Dimanche 8 novembre 2009

Walter, retour en résistance :
un film qui enrage les fans de la moitié de Carla !

 

Avant qu'il ne soit déprogrammé, un film à voirLe nom de  « Walter » et le mot « résistance », Gilles Perret les a toujours associés. Avant même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté dans un camp de concentration du nom de Dachau …

Aujourd’hui Walter Bassan a 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-savoie, et mène une vie pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages de la guerre, Walter continue son long combat, fait de petites batailles, contre toutes les formes de démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans, et qu’il « jouait » comme il dit, à distribuer des tracts anti-fascistes dans les rues commerçantes d’Annecy alors occupée, Walter agit en écoutant son cœur. « Je n’ai pas changé », comme il se plait à rappeler.

Partageant ces mêmes « raisons du cœur », Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet homme calme et insurgé. Nous sommes invités à les suivre en passant du Plateau des Glières à Dachau, à faire des retours en arrière pour mieux comprendre l’Histoire, à partager leurs inquiétudes face à un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain, à poser les questions qui fâchent...

Sans prétention, et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire révèle l’actualité, l’importance, et la nécessité, d’une résistance au quotidien. N’en déplaise à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, qui met en garde le réalisateur contre toutes tentatives d’amalgames...

 © Productions La Vaka

Par Gri-Gri International

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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Dimanche 8 novembre 2009
Samedi 7 novembre 2009

 

Je suis ici à titre personnel, comme animateur du blog Réveil Communiste, et comme membre revendiqué du PCF. Je  représente aussi Pasquale Noizet, membre du Comité national du PCF, qui ne peut pas être présente aujourd’hui pour raison professionnelles, mais qui est de cœur avec nous.
Je rappelle que 40% des militants du PCF se sont prononcés au congrès de décembre 2008 pour un retour aux fondamentaux marxistes et ouvriers.
Il ne faut pas tirer une croix sur la PCF, même si sa direction est souvent absente des luttes, à commencer par celle-ci.


Nous sommes réunis ici pour réaffirmer que la cause du socialisme est juste et qu’il représente le seul avenir possible pour l’humanité.


La campagne de propagande des 20 ans du mur, qui mobilise tous les médias, essaye de montrer le contraire. Cette campagne édifiante, lourde et grossière va se retourner contre ses promoteurs, elle montre en définitive tout ce qu’elle veut cacher.

 

Nombreux dans le public, confrontés aux difficultés quotidiennes de l'existence, aggravées par la crise, vont s’interroger sur les raisons de ce bourrage de crâne.


Les communistes, et les anciens pays socialistes ne devaient pas être si mauvais pour que la sainte alliance des médias, des mystiques de tout poil, des politiciens de tout bord et des renégats se donne tant de mal.


Et l’idée communiste ne cesse pas de les hanter.

 

En 1989, a pris fin la première grande expérience socialiste à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Elle a pris fin à cause des pressions hostiles constantes et formidables exercées de l'extérieur par le monde capitaliste, et sous l'effet de contradictions internes.
Cette expérience nous devons la traiter comme une expérience : nous devons l’étudier pour construire sur ces bases un nouveau socialisme.


Mais ce socialisme ne sera pas entièrement nouveau : il inclura certainement la définition minimale du socialisme, la propriété collective des moyens de production.


C’est d’ailleurs une nécessité pour l’avenir de la liberté de pensée dans le capitalisme actuel qui évolue rapidement vers un monde du contrôle total, où la pensée, la recherche, l'information sont privatisées par les nouveaux monopoles des médias et des technologies.

 

Aujourd’hui le capitalisme est un danger permanent pour la paix, pour les peuples, leur souveraineté et leurs droits. La campagne actuelle pour célébrer l'annexion de la RDA coïncide, comme par hasard, avec l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, imposé au Français malgré le vote "non" du 29 mai 2005, et qui prive notre pays d'une bonne part de sa souveraineté.


Le capitalisme va jusqu'à mettre en danger la planète elle-même.
La proposition d’une alternative est une nécessité vitale.


Mais nous ne sommes en rien nostalgiques : ce que l’histoire des pays socialistes européens a montré, c’est l’importance de la liberté et de la démocratie dans le mouvement communiste. Les peuples n’ont pas voulu le retour au capitalisme, mais ils ont exigé le respect des libertés individuelles, dont celle bien concrète de voyager à l'étranger. Et surtout, les peuples des pays socialistes sont restés passifs pour l’essentiel devant la destruction des acquis sociaux, qu'ils regrettent massivement aujourd'hui.
Pourquoi?
Il est évident pour tous que le socialisme réel, organisé de manière trop bureaucratique, avait découragé les initiatives critiques constructives et n’avait pas cultivé l’intervention populaire de masse.
C’est à mon avis la leçon principale à en tirer, pour construire l'avenir du socialisme.

 

Et nous devons donc développer maintenant un mouvement communiste uni dont le fonctionnement démocratique efficace et réel préfigurera le futur socialisme réel.


GQ, membre du CE de la section de Paris XXème,
le 7 novembre 2009


 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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Samedi 7 novembre 2009
REPRIS
du site
L'INFO DECODE
de Michel COLLON

TEXTE de
Zhang Wei Wei   

 

Beijing a célébré le 60e anniversaire de la République populaire et la fanfare agacera certainement ceux dont les penchants idéologiques ne tolèrent pas qu’un “pays communiste” soit aussi fier de lui. Mais cela vaut la peine de porter un regard objectif sur la Chine, pour voir ce qui lui a permis de passer en une génération d’un pays de pauvreté à une des plus importantes économies mondiales.

 


Les critiques de la Chine aiment affirmer que, malgré ses succès économiques, le pays n’a pas de “grandes idées” à proposer. Mais je pense au contraire que ce sont précisément des grandes idées qui ont formaté sa spectaculaire ascension. Voici huit de ces idées.  

 
1) Chercher la vérité dans les faits. C’est un vieux concept chinois, et c’était le credo de Deng Xiaoping, qui pensait que les faits plutôt que les dogmes idéologiques – qu’ils soient de l’est ou de l’ouest – doivent servir de critère ultime dans la détermination de la vérité. Beijing a conclu, en examinant les faits, que ni le modèle communiste soviétique ni le modèle démocratique occidental ne pouvaient s’appliquer à la modernisation d’un pays en développement, et que la démocratisation ne précédait pas la modernisation mais le plus souvent la suivait. En conséquence, Beijing a décidé en 1978, d’explorer sa propre voie de développement et d’adopter une approche pragmatique d’essais et d’erreurs pour son programme de massive modernisation.

2) La primauté des conditions de vie du peuple. Beijing a adopté ce vieux principe de gouvernement chinois en considérant que l’éradication de la pauvreté était le droit humain le plus fondamental. Cette idée a ouvert la voie à l’immense succès de la Chine qui a sorti en une génération près de 400 millions d’individus de la plus abjecte pauvreté, un succès sans précédent dans l’histoire de l’humanité.
On peut dire que la Chine a suppléé une négligence historique dans le domaine des droits de l’homme prônés par l’Occident qui, depuis les Lumières, s’est presqu’exclusivement préoccupé de droits civils et politiques. Cette idée peut avoir une grande importance pour les pauvres de la planète.

3) L’importance d’une pensée holistique. Influencée par sa tradition philosophique, la Chine a élaboré une stratégie holistique de modernisation depuis le début des années 1980 jusqu’à nos jours. Cela a permis à Beijing d’établir un modèle d’ensemble de priorités et de séquences pour les différentes étapes de la transformation, avec des réformes faciles suivies par des réformes plus décisives et difficiles – à la différence de la politique populiste à court terme suivie par la plus grande partie du monde aujourd’hui.

4) Le gouvernement comme une vertu nécessaire. Dans la longue histoire de la Chine, les époques prospères ont toujours été associées à un Etat fort et éclairé. Contrairement à l’opinion américaine que l’Etat est un mal nécessaire, la transformation de la Chine a été menée par un Etat attaché au développement. Et contrairement à Mikhaïl Gorbatchev, qui a abandonné son vieil Etat pour se retrouver avec un empire en morceaux, Deng Xiaoping a réorienté son vieil Etat pour le faire passer de l’utopie maoïste à la modernisation.
L’Etat chinois, quels que soient ses défauts, est capable de susciter un consensus national sur la modernisation et de poursuivre de durs objectifs stratégiques, comme imposer des réformes au secteur bancaire, développer des énergies renouvelables ou stimuler l’économie face à la dépression globale.
5) Une bonne gouvernance est plus importante que la démocratisation. La Chine rejette la dichotomie stéréotypée entre démocratie et autocratie et considère que la nature  de l’Etat, y compris sa légitimité, doit être définie par sa substance, c’est-à-dire par sa bonne gouvernance, et jugée sur ce qu’elle peut réaliser.
Malgré ses lacunes en matière de transparence et d’institutions légales, l’Etat chinois a bâti l’économie à la croissance la plus rapide du monde et amélioré de façon spectaculaire les conditions de vie de son peuple. 76 % des Chinois, sondés en 2008, se sont révélés optimistes en ce qui concernait leur avenir, devant les 17 pays majeurs consultés par Pew, un centre de recherches de Washington.

6) La légitimité de la performance. Inspiré par la tradition de méritocratie du confucianisme, Beijing applique, pas toujours avec succès, le principe de la légitimité de la performance à tout l’espace politique. Des critères comme des succès dans l’éradication de la pauvreté ou, de plus en plus, dans la purification de l’environnement, sont des facteurs-clés de la promotion des officiels. Les leaders chinois sont compétents, sophistiqués et constamment testés aux différents niveaux de leurs responsabilités.

7) L’éducation sélective et l’adaptation. La culture séculaire de la Chine prône le fait d’apprendre des autres. Les Chinois ont développé une remarquable capacité d’assimilation sélective et d’adaptation à de nouveaux défis, comme le prouve la rapidité avec laquelle ils ont adopté la révolution de la technologie informatique et s’y sont vite illustrés.

8) L’harmonie dans la diversité. Beijing a réanimé l’ancien idéal confucéen d’une société vaste et complexe. Rejetant les notions conflictuelles de style occidental, Beijing a fait de grands efforts pour renforcer la communauté d’intérêts de différents groupes, pour désamorcer les tensions sociales résultant de changements rapides et pour établir le plus vite possible un filet de sécurité sociale pour tous.

La Chine doit encore faire face à de nombreux défis, comme la lutte contre la corruption ou la réduction des disparités régionales. Mais il est probable qu’elle continuera à évoluer sur la base de ces idées, plutôt que de prendre le parti de la démocratie libérale occidentale, parce que ces idées ont apparemment été fécondes et se sont mariées relativement bien avec le bon sens et la culture politique unique du pays, résultat de plusieurs millénaires – comprenant plus de 20 dynasties, dont  sept ont duré plus longtemps que toute l’histoire des USA.
Alors que la Chine va continuer à profiter des leçons de l’Occident, il serait peut être temps pour l’Occident, selon la célèbre formule de Deng, “d’émanciper sa pensée” et d’en apprendre pour son bien un peu plus sur les grandes idées de la Chine, quelque différentes qu’elles puissent paraître.
Ceci non seulement pour éviter de continuer à faussement percevoir de façon idéologique cette si importante nation – une civilisation par elle-même – mais pour enrichir la capacité du monde à relever avec sagesse des défis allant de l’éradication de la pauvreté aux changements climatiques et au clash des civilisations.
 

 

Zhang Wei Wei est professeur à l’Ecole de diplomatie et de relations internationales de Genève et aux universités de Tsinghua et de Fudan en Chine et fut interprète pour l’anglais de Deng Xiaoping et d’autres leaders chinois dans les années 80.

Article publié dans le New York Times du 1er octobre 2009.
Traduit par Louis Dalmas pour B. I. n°148,  novembre 2009.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Samedi 7 novembre 2009

 

 

REPRIS DU SITE
L'INFO DECODEE
de Michel COLLON

TEXTE DE
Silvia CATTORI

Thabet El Masri, Directeur de l’Unité de soins intensifs de l’Hôpital Shifa, un hôpital public de la bande de Gaza, répond ici aux questions de Silvia Cattori concernant la récente augmentation du nombre de bébés, nés avec des malformations.


 

Le 15 octobre 2009

 

Silvia Cattori : En juin, vous avez commencé à être préoccupé par une augmentation du nombre de bébés nés avec des malformations. Nous serions très intéressés d’avoir votre évaluation médicale et de connaître le résultat de l’étude que vous avez menée au sujet de ce phénomène inquiétant. Pouvez-vous nous dire quel est le rapport des anomalies congénitales prénatales et postnatales constatées dix mois après les attaques sur Gaza, par comparaison avec la même période en 2008, en termes de nombre de cas concernés ?

 

Thabet El Masri : Oui, j’ai suivi le phénomène continu de bébés nés avec une malformation congénitale. J’ai calculé le nombre de bébés nés avec des malformations congénitales en juillet, août et septembre 2009. J’ai comparé ces trois mois avec les mêmes mois en 2008. Voici les chiffres : En juillet 2009, il y a eu à l’Hôpital Shifa 15 cas de ce genre, contre 10 en 2008 ; en août 2009, il y a eu 20 cas, contre 10 en 2008 ; et en septembre 2009, 15 bébés sont nés malformés, contre 11 en 2008. Le nombre moyen de naissances à l’Hôpital Shifa est d’environ 1’100 par mois.

 

Silvia Cattori : Lorsque ce rapport est sorti, il a causé beaucoup d’émotion et d’inquiétude. Beaucoup de gens ont immédiatement attribué l’augmentation des malformations congénitales chez les fœtus avortés et nouveau-nés, à l’utilisation par l’armée israélienne d’obus au phosphore blanc. Est-ce justifié ?

 

Thabet El Masri : Nous pouvons soupçonner, mais nous ne pouvons pas confirmer, que c’est l’utilisation d’armes chimiques par Israël qui a causé cette augmentation des malformations congénitales.

 

Silvia Cattori : Les bébés atteints de malformations congénitales viennent-ils tous des populations habitants dans les camps de réfugiés particulièrement soumises aux bombardements israéliens ? De quelles zones viennent les mères ?

 

Thabet El Masri : Les bébés souffrant de malformations congénitales viennent de partout dans la bande de Gaza. Mais la moitié des femmes qui ont donné naissance à des bébés frappés de malformations proviennent du camp de réfugiés de Jabaliya.

 

Silvia Cattori : Que pouvez-vous faire dans la présente situation à Gaza pour rassurer les femmes enceintes qui sont maintenant très inquiètes ?

 

Thabet El Masri : En fait, rien. Il n’y a rien que nous puissions faire pour garantir que leurs bébés seront normaux. Comment pourrions-nous empêcher la présence de produits chimiques qui peuvent causer des défauts de naissance ?

 

Silvia Cattori : Y a-t-il des embryologistes à Gaza qui sont capables de faire des tests génétiques ?

 

Thabet El Masri : Nous ne sommes malheureusement pas équipés pour effectuer des tests génétiques pour voir si les anomalies congénitales sont dues seulement à des facteurs génétiques et non pas aux produits chimiques. Au bout du compte, c’est un problème de génétique, mais les produits chimiques pourraient bien être responsables de ces mutations.

 

Silvia Cattori : Qu’en est-il des chercheurs internationaux qui ont pris des échantillons en 2006 pour être testés dans des laboratoires européens ? Y a-t-il déjà eu des résultats ?

 

Thabet El Masri : Comment pouvons-nous résoudre ce problème ? Si les facteurs chimiques sont responsables, cela est très difficile à prouver. Comment pouvez-vous prouver que les produits chimiques sont à l’origine de ces mutations ? Comment pouvons-nous être sûrs que les Israéliens ont utilisé des substances interdites ?

 

Silvia Cattori : Nous comprenons que, en tant que médecin, vous êtes profondément inquiet et que, dans la situation désespérée actuelle, vous avez besoin d’urgence d’une aide internationale ?

 

Thabet El Masri : Oui. Je voudrais suggérer quelque chose qui pourrait nous aider, sans épuiser nos ressources financières limitées dans le domaine de la recherche génétique, laquelle nécessite une énorme quantité d’argent. Pour le dire simplement : il serait extrêmement utile de convaincre les Israéliens de ne pas répéter à nouveau la guerre chimique de l’hiver dernier.

 

Silvia Cattori : Quels types de pathologies observez-vous chez les nouveau-nés de cet été ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples des défauts de naissance constatés ?

 

Thabet El Masri : Vous trouvez des problèmes du système nerveux central, hydrocéphalie, anencéphalie et d’autres malformations comme les cardiopathies congénitales et les obstructions du tube digestif. Les problèmes rénaux sont très fréquents. Les malformations visibles sont rares : les problèmes sont généralement internes. Maintenant, vous voyez quels sont les problèmes auxquels nous devons faire face. Les mères sont sans défense, nous n’avons pas de réponses pour elles. Elles savent que nous sommes tous seuls dans cette situation. Elles ne peuvent que prier. C’est la seule chose qu’il leur reste.

 

Silvia Cattori : Vous n’avez pas de contacts à l’extérieur ?

 

Thabet El Masri : Nous n’avons absolument aucun contact à l’extérieur. Je vous ai donné un aperçu du problème principal. Comme je l’ai dit, il y a une probabilité que les produits chimiques pourraient être une des causes de la tendance à la hausse des défauts de naissance, parce que ceux-ci ont augmenté depuis l’assaut de décembre et janvier. Toutefois, cette conclusion est impossible à prouver.

 

Silvia Cattori : Nous vous remercions.


Traduit de l’anglais par JPH

Source: Mondialisation

 

NOS INVITES > ARTICLES INVITES
Mercredi, 21 Octobre 2009 10:06   Imprimer Envoyer  
 

Thabet El Masri, Directeur de l’Unité de soins intensifs de l’Hôpital Shifa, un hôpital public de la bande de Gaza, répond ici aux questions de Silvia Cattori concernant la récente augmentation du nombre de bébés, nés avec des malformations.


 

Le 15 octobre 2009


Silvia Cattori : En juin, vous avez commencé à être préoccupé par une augmentation du nombre de bébés nés avec des malformations. Nous serions très intéressés d’avoir votre évaluation médicale et de connaître le résultat de l’étude que vous avez menée au sujet de ce phénomène inquiétant. Pouvez-vous nous dire quel est le rapport des anomalies congénitales prénatales et postnatales constatées dix mois après les attaques sur Gaza, par comparaison avec la même période en 2008, en termes de nombre de cas concernés ?

 

Thabet El Masri : Oui, j’ai suivi le phénomène continu de bébés nés avec une malformation congénitale. J’ai calculé le nombre de bébés nés avec des malformations congénitales en juillet, août et septembre 2009. J’ai comparé ces trois mois avec les mêmes mois en 2008. Voici les chiffres : En juillet 2009, il y a eu à l’Hôpital Shifa 15 cas de ce genre, contre 10 en 2008 ; en août 2009, il y a eu 20 cas, contre 10 en 2008 ; et en septembre 2009, 15 bébés sont nés malformés, contre 11 en 2008. Le nombre moyen de naissances à l’Hôpital Shifa est d’environ 1’100 par mois.

 

Silvia Cattori : Lorsque ce rapport est sorti, il a causé beaucoup d’émotion et d’inquiétude. Beaucoup de gens ont immédiatement attribué l’augmentation des malformations congénitales chez les fœtus avortés et nouveau-nés, à l’utilisation par l’armée israélienne d’obus au phosphore blanc. Est-ce justifié ?

 

Thabet El Masri : Nous pouvons soupçonner, mais nous ne pouvons pas confirmer, que c’est l’utilisation d’armes chimiques par Israël qui a causé cette augmentation des malformations congénitales.

 

Silvia Cattori : Les bébés atteints de malformations congénitales viennent-ils tous des populations habitants dans les camps de réfugiés particulièrement soumises aux bombardements israéliens ? De quelles zones viennent les mères ?

 

Thabet El Masri : Les bébés souffrant de malformations congénitales viennent de partout dans la bande de Gaza. Mais la moitié des femmes qui ont donné naissance à des bébés frappés de malformations proviennent du camp de réfugiés de Jabaliya.

 

Silvia Cattori : Que pouvez-vous faire dans la présente situation à Gaza pour rassurer les femmes enceintes qui sont maintenant très inquiètes ?

 

Thabet El Masri : En fait, rien. Il n’y a rien que nous puissions faire pour garantir que leurs bébés seront normaux. Comment pourrions-nous empêcher la présence de produits chimiques qui peuvent causer des défauts de naissance ?

 

Silvia Cattori : Y a-t-il des embryologistes à Gaza qui sont capables de faire des tests génétiques ?

 

Thabet El Masri : Nous ne sommes malheureusement pas équipés pour effectuer des tests génétiques pour voir si les anomalies congénitales sont dues seulement à des facteurs génétiques et non pas aux produits chimiques. Au bout du compte, c’est un problème de génétique, mais les produits chimiques pourraient bien être responsables de ces mutations.

 

Silvia Cattori : Qu’en est-il des chercheurs internationaux qui ont pris des échantillons en 2006 pour être testés dans des laboratoires européens ? Y a-t-il déjà eu des résultats ?

 

Thabet El Masri : Comment pouvons-nous résoudre ce problème ? Si les facteurs chimiques sont responsables, cela est très difficile à prouver. Comment pouvez-vous prouver que les produits chimiques sont à l’origine de ces mutations ? Comment pouvons-nous être sûrs que les Israéliens ont utilisé des substances interdites ?

 

Silvia Cattori : Nous comprenons que, en tant que médecin, vous êtes profondément inquiet et que, dans la situation désespérée actuelle, vous avez besoin d’urgence d’une aide internationale ?

 

Thabet El Masri : Oui. Je voudrais suggérer quelque chose qui pourrait nous aider, sans épuiser nos ressources financières limitées dans le domaine de la recherche génétique, laquelle nécessite une énorme quantité d’argent. Pour le dire simplement : il serait extrêmement utile de convaincre les Israéliens de ne pas répéter à nouveau la guerre chimique de l’hiver dernier.

 

Silvia Cattori : Quels types de pathologies observez-vous chez les nouveau-nés de cet été ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples des défauts de naissance constatés ?

 

Thabet El Masri : Vous trouvez des problèmes du système nerveux central, hydrocéphalie, anencéphalie et d’autres malformations comme les cardiopathies congénitales et les obstructions du tube digestif. Les problèmes rénaux sont très fréquents. Les malformations visibles sont rares : les problèmes sont généralement internes. Maintenant, vous voyez quels sont les problèmes auxquels nous devons faire face. Les mères sont sans défense, nous n’avons pas de réponses pour elles. Elles savent que nous sommes tous seuls dans cette situation. Elles ne peuvent que prier. C’est la seule chose qu’il leur reste.

 

Silvia Cattori : Vous n’avez pas de contacts à l’extérieur ?

 

Thabet El Masri : Nous n’avons absolument aucun contact à l’extérieur. Je vous ai donné un aperçu du problème principal. Comme je l’ai dit, il y a une probabilité que les produits chimiques pourraient être une des causes de la tendance à la hausse des défauts de naissance, parce que ceux-ci ont augmenté depuis l’assaut de décembre et janvier. Toutefois, cette conclusion est impossible à prouver.

 

Silvia Cattori : Nous vous remercions.


Traduit de l’anglais par JPH

Source: Mondialisation

Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Samedi 7 novembre 2009

Lettre de membres du comité départemental du PCF Paris
à MG Buffet et à l'exécutif national,
portant sur la question du local de la section Halle Bourse,
à ce jour restée sans réponse


Faute de réponse, la lettre ci-dessous envoyée à MG Buffet il y a plus d'un mois est rendue publique.

 

Parti communiste français

                                                                       2, Place du Colonel Fabien

75019 PARIS

A L’intention de Marie-George Buffet et des membres de l’exécutif national

 

                                                                       Paris, le 2 octobre 2009

 

Chers camarades,

 

Nous, membres du CD de la fédération de Paris, tenons à attirer votre attention sur le litige potentiellement très dommageable pour l’image de notre parti qui oppose la fédération de Paris à la section des 1er et 2ème arrondissements, au sujet de l’utilisation du local du 62 rue Montmartre.

La fédération a obtenu par voie judiciaire l’expulsion de la section, et tente aussi en quelque sorte de la dissoudre et de la remplacer en refusant de remettre leurs cartes aux camarades des 1er et 2ème arrondissements et en désignant un secrétaire de section contrairement à la volonté des militants, qui ont légitimement choisis Simone Goenvic, ancienne élue municipale et camarade connue et respectée des parisiens.

La commission des conflits a d’ailleurs donné tort à la fédération sur ce point.


Nous ignorons si ces procédures sont la traduction d’un désaccord politique, ou s’il s’agit d’un différent purement pécuniaire, mais elles n’ont pas leur place entre camarades.


Nous vous demandons d’intervenir afin de susciter un compromis acceptable par les deux parties, sachant que ce litige porté devant les tribunaux contribue à nous ridiculiser et nous discréditer. Qu’est ce que c’est, en effet, qu’un parti où on se fait des procès entre ses propres organisations ?

Les camarades de la section des 1er et 2ème doivent pouvoir recevoir normalement leurs cartes, et disposer d’un local pour se réunir, sachant que le local, s’il est bien formellement propriété de la Société immobilière Rochechouart qui gère les biens immobiliers du PCF Paris, a bel et bien été acheté et toujours géré par les militants de la section. On ne peut donc pas en disposer sans leur accord.

 

Fraternelles salutations.

 

Pasquale Noizet

Membre du Conseil National  et du Conseil Départemental  de Paris

 

Christine Carpentier , Joëlle Girard , Gilles Gourlot, membres du Conseil Départemental de Paris

Par Réveil Communiste -

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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Samedi 7 novembre 2009

Montée de l’agressivité de Washington
à l’égard du
Venezuela, de la Bolivie, de l’Equateur


Un article de
Éric Toussaint
REPRIS DU SITE
Cercle Bolivarien de Paris

 

  

L’agressivité des Etats-Unis à l’égard des gouvernements vénézuélien, bolivien et équatorien augmente dans la mesure où ils réagissent à une réduction de leur emprise sur l’ensemble de l’Amérique latine et de la Caraïbe qu’ils attribuent en particulier à Hugo Chavez (et à Cuba, mais de ce côté, ce n’est pas nouveau).

Quelques signes de cette perte de contrôle : lors des négociations qui ont suivi l’agression de l’Equateur par la Colombie le 1er mars 2008 |1.|, au lieu de recourir à l’Organisation des Etats américains (OEA) dont les Etats-Unis font partie, les présidents latino-américains se sont réunis à Santo Domingo sans les grands voisins du Nord dans le cadre du Groupe de Rio et ils ont clairement donné tort à la Colombie, alliée des Etats-Unis.

En 2008, le Honduras, traditionnellement et entièrement subordonné à la politique de Washington, a rejoint Petrocaribe créé à l’initiative du Venezuela afin de fournir aux pays de la région non exportateurs d’hydrocarbures du pétrole à un prix inférieur au prix du marché mondial. Le Honduras a également adhéré à l’ALBA, autre initiative d’intégration régionale lancée par le Venezuela et Cuba.
En décembre 2008, a eu lieu un important sommet réunissant la plupart des présidents latino-américains à Salvador de Bahia avec la présence remarquée du chef d’Etat cubain, Raul Castro, à côté duquel était assis Felipe Calderon, président du Mexique qui, jusqu’à récemment, adoptait une attitude hostile à l’égard de Cuba suivant ainsi les injonctions de Washington.
Quelques mois plus tard, l’OEA décidait, malgré l’opposition des Etats-Unis, de réintégrer Cuba qui en avait été exclu en 1964. En 2009, l’Equateur a rejoint lui aussi l’ALBA et a mis fin à la concession de la base de Manta octroyée à l’armée des Etats-Unis.


Depuis le début des années 2000, Washington a tenté systématiquement de contrecarrer le tournant à gauche pris par les peuples d’Amérique latine :
 - soutien au coup d’Etat contre Chavez en avril 2002,
 - soutien financier massif à l’opposition anti-chaviste,
 - soutien à la grève patronale vénézuélienne de décembre 2002 - janvier 2003,
 - intervention active de l’ambassadeur des Etats-Unis en Bolivie pour empêcher l’élection d’Evo Morales,
 - téléguidage de l’intervention de la Banque mondiale en Equateur en 2005 pour obtenir la démission de Rafael Correa alors ministre de l’Economie et des Finances,
 - organisation de manœuvres militaires conjointes dans le Cône Sud,
 - réactivation de la 4e flotte, très forte augmentation de l’aide militaire à son allié colombien qu’il utilise comme tête de pont dans la région andine.
  Et pour surmonter l’échec de l’ALCA de novembre 2005, la négociation et/ou la signature d’un maximum de traités de libre commerce bilatéraux (Chili, Uruguay, Pérou, Colombie, Nicaragua, République dominicaine, Salvador, Guatemala, Honduras, Costa Rica).

L’agressivité des Etats-Unis contre la contagion chaviste en Amérique latine est montée d’un cran en juin-juillet 2009 avec le coup d’Etat militaire au Honduras qui a renversé le président libéral Manuel Zelaya alors qu’il proposait à la population de se prononcer en faveur de la convocation de l’élection d’une assemblée constituante au suffrage universel. Si une assemblée constituante avait été élue au suffrage universel elle aurait immanquablement dû statuer sur la demande de réforme agraire, ce qui aurait remis en cause les énormes privilèges des grands propriétaires fonciers et des transnationales étrangères de l’agro business présentes dans le pays.
C’est principalement pour cela que la classe capitaliste locale, dont le secteur agraire constitue une fraction très importante, a soutenu le coup. Il faut aussi prendre en compte que cette classe capitaliste est une bourgeoisie comprador totalement tournée vers l’import-export et dépendante des bonnes relations avec les Etats-Unis. C’est pour cela qu’elle a appuyé la signature avec Washington d’un traité de libre commerce et qu’elle était opposée à l’ALBA. L’augmentation du salaire minimum décrétée par Manuel Zelaya constitue aussi une des raisons qui a poussé les patrons à comploter pour le renverser |2.|
Par ailleurs, on sait aussi que Manuel Zelaya comptait demander à Washington de libérer la base aérienne de Soto Cano située à moins de 100 km de la capitale afin de la transformer en aéroport civil. Le Pentagone n’avait pas digéré le virage à gauche d’un président dont il attendait un comportement docile car le Honduras fait partie de ses subordonnés dans la région.
En imaginant même, ce qui est hautement improbable, que les généraux honduriens aient agi de leur propre initiative en concertation avec la classe capitaliste locale, il est inconcevable que Roberto Micheletti, le fantoche désigné par ces militaires, puisse rester au pouvoir si les Etats-Unis s’y opposent réellement. Ceux-ci forment depuis des décennies les généraux honduriens ; ils maintiennent dans le pays une importante base militaire à Soto Cano (avec 500 militaires états-uniens présents en permanence) ; et, comme l’a reconnu Hillary Clinton après le coup, ils ont largement financé l’opposition au président Zelaya ; leurs transnationales, notamment de l’agrobusiness, sont fortement implantées dans ce pays qu’elles considèrent comme une république bananière.

Afin d’augmenter encore un peu plus la menace contre le Venezuela et l’Equateur, Washington a obtenu du président Alvaro Uribe l’annonce en juillet 2009 de l’octroi aux militaires états-uniens de sept bases colombiennes. Le délai très court qui relie le coup militaire au Honduras à l’annonce du président colombien n’est en rien une coïncidence : Washington indique là très clairement qu’elle veut mettre un coup d’arrêt à l’extension de l’ALBA et tuer dans l’œuf le socialisme du XXIe siècle. Il serait irresponsable de sous-estimer la capacité de nuisance de Washington et la continuité qui marque la politique extérieure des Etats-Unis malgré l’accession de Barack Obama à la présidence et une rhétorique plus soft.
Au moment où ces lignes sont écrites, Washington refuse toujours de considérer qu’il y a eu un coup d’Etat le 28 juin 2009 au Honduras. Alors que le président Manuel Zelaya, rentré clandestinement dans son pays le 21 septembre 2009, a trouvé refuge dans l’ambassade du Brésil à Tegucigalpa et que les putschistes répriment violemment les manifestations des partisans du président constitutionnel, ferment les médias d’opposition |3.| et ont décrété le 27 septembre un Etat de siège d’une durée de 45 jours, tout ce que le n°2 de Washington à l’OEA a trouvé à dire est : « le retour de Zelaya est irresponsable et idiot » |4.|

Par ailleurs, Hillary Clinton n’a pas condamné le couvre-feu prolongé décrété par Micheletti pour empêcher que la population ne se rassemble en face de l’ambassade du Brésil. A la lumière de cette expérience, on peut affirmer que l’administration Obama ne montre pas une volonté de rompre avec plusieurs méthodes qui ont été mises en oeuvre par ces prédécesseurs :
 - le financement massif de différents mouvements d’opposition dans le cadre de sa politique de « renforcement de la démocratie »,
 - le lancement de campagnes médiatiques de discrédit à l’égard des gouvernements qui ne partagent pas son orientation (Cuba, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, le Honduras de Manuel Zelaya…),
 - le maintien du blocus contre Cuba,
 - le soutien aux mouvements séparatistes en Bolivie (la media luna, capitale Santa Cruz), en Equateur (la ville de Guayaquil et sa province) et au Venezuela (l’Etat pétrolier de Zulia, capitale Maracaïbo),
 - le soutien à des agressions militaires comme celle perpétrée par la Colombie en Equateur en mars 2008 ainsi qu’à des actions des forces paramilitaires colombiennes ou autres au Venezuela.


Il est frappant de constater que l’Union européenne adopte une politique très proche de celle de Washington. Déjà lors du putsch contre Chavez, le 11 avril 2002, l’Union européenne, par la voix de José Maria Aznar, avait apporté son soutien aux putschistes. En août 2009, elle a annoncé qu’elle maintient les accords commerciaux avec le Honduras et qu’elle ne dénoncera pas comme illégales les élections organisées dans ce pays par les putschistes.
En matière de négociations et de signatures de traités de libre commerce, l’Union européenne est aussi agressive que les Etats-Unis quand elle n’exige pas des concessions encore plus importantes que celles accordées par les pays latino-américains à Washington.


Notes


|1.| L’Armée colombienne a bombardé et a capturé des éléments d’un camp de la guérilla des FARC en territoire équatorien, faisant une vingtaine de morts dont des civils. Il faut savoir que l’armée colombienne, pourtant extrêmement forte, est très peu présente sur la frontière Colombie-Equateur, ce qui permet à la guérilla des FARC d’y installer certains camps dont celui où se trouvait, à cette époque, un de ses principaux dirigeants, Raul Reyes, responsable des relations internationales. Le gouvernement colombien, entièrement couvert par les Etats-Unis, a utilisé les méthodes appliquées systématiquement par l’armée israélienne à l’égard de ses voisins : y mener des opérations militaires au mépris de leur souveraineté. L’Equateur a régulièrement reproché à la Colombie de ne pas assurer un contrôle adéquat de la frontière commune entre les deux pays.


|2.| our une description détaillée des secteurs qui ont appuyé le coup d’Etat, lire l’étude de Decio Machado qui dresse une liste des entreprises et de leurs dirigeants ayant incité ou soutenu activement les putschistes : « Quiénes apoyan al gobierno ilegítimo de Roberto Micheletti »
http://www.cadtm.org/Quienes-apoyan...


|3.| L’armée hondurienne a pris le contrôle des locaux de la radio Globo le lundi 28 septembre 2009 à l’aube (heureusement Globo continue d’émettre via internet à partir d’une maison privée) et a mis fin aux émissions télévisées du Canal 36, la seule chaîne qui diffusait des informations non favorables aux putschistes. Par ailleurs, un décret, diffusé dimanche 27 septembre dans la soirée par toutes les chaînes de télévision, suspend les libertés d’expression et de réunion durant au moins 45 jours et prévoit la fermeture des médias "qui incitent à l’insurrection".


|4.| “Zelaya’s return to Honduras is irresponsible and foolish and it doesn’t serve the interests of the people nor those seeking a peaceful reestablishment of democratic order in Honduras,” Lewis Amselem, représentant permanent adjoint des Etats-Unis à l’OEA.
Il faut savoir que ce diplomate a été accusé par des organisations de défense des droits de l’homme de refus d’assistance et de diffamation à l’égard de sa compatriote Dianna Ortiz, une religieuse progressiste états-unienne de l’ordre des ursulines, qui a été torturée et violée à plusieurs reprises par des éléments des forces de sécurité guatémaltèque en 1989. A cette époque il travaillait à l’ambassade des Etats-Unis à Guatemala City comme officier des droits humains.
http://www.kaosenlared.net/noticia/...


[6]
http://www.vtv.gov.ve/noticias-inte...
http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?page=article&id_article=494&lang=es


Par Cercle Bolivarien de Paris

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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Samedi 7 novembre 2009

Hélas !
Le Mur de Berlin est tombé...
par
Eva R-sistons



Honteux ! La propagande médiatique se saisit du Mur de Berlin pour déverser des torrents de mensonges. Plein pot ! Le joli prétexte que voilà pour dissuader ceux qui cherchent des modèles afin de remplacer la bête immonde capitaliste, qui rend l'âme en achevant de sacrifier les populations à ses appétits insatiables ! 
La barbarie du Nouvel Ordre Mondial nazi rôde.
L'Europe, tremplin du NOM, vient de sceller la mort des Etats souverains avec la capitulation du Président Tchèque, arrachée autant par la pression que par des promesses qui ne seront probablement pas tenues, comme en Irlande.
Vous ne votez pas comme nous voulons ?
Votez à nouveau jusqu'à ce que les requins de la Finance soient satisfaits, c'est ça la démocratie de l'Occident, donnée en exemple partout et imposée par la force si le modèle ne séduit pas suffisamment.


Ecoutez FR2 la télé aux mains des ultra-sionistes. Un documentaire présenté par la grande prêtresse des guerres, d'Israël et du libéralisme, Marie Drucker. Ecoutez, bonnes gens, lavez votre cerveau docilement,  "la main de fer s'étend sur la RDA", "l'ORDRE soviétique règne", voici "le rituel stalinien des grandes messes collectives", les "victimes de la répression", "le camp soviétique est vraiment un camp",  "à l'Ouest les élections sont libres (!) et nous ne sommes plus des esclaves", "à l'Est les conditions de vie et de travail sont aggravées", "Berlin devient le symbole de l'air libre contre l'oppression soviétique"...

Rien que ça ! La belle occasion que voilà de dresser les crédules contre le communisme ET contre le futur ennemi russe, à nouveau créé de toutes pièces pour des raisons hégémoniques !

Mensonges ! Désolée, j'ai vu ! Oui, j'ai vu....

Ma mère était russe. Voyez son arrogance : "TOUT dans la région, disait-elle,  appartenait à ma famille, même le cinéma muet qu'on venait d'y implanter pour la première fois"; "Madame ma Mère est morte d'une congestion pulmonaire en visitant SES pauvres"; "Quand on est "bien né", on peut tout se permettre"... Oui, en effet. Dr Jivago ! L'immense maison appartenant à UNE seule famille, tandis que les sans logis mouraient de froid en hiver comme des mouches... La Russie du Tsar, la Russie d'avant le communisme ! Et après ? Je suis allée voir, avant la chute de l'URSS. Par curiosité. A quoi ressemblait le "diable" soviétique - tel, du moins, que la propagande le représentait. En sachant que je ne pourrai faire un pas sans le KGB à mes trousses !

 

 


Toute jeune journaliste, je regarde, j'observe. Et que vois-je ? L'ordre totalitaire ? Non, une société en ordre, où tout fonctionne parfaitement: Pas de chômeurs, pas de pauvres, pas de sans-logis, pas de clochards, pas de retraités à l'abandon... Et tout est gratuit ! La crèche, l'école, la fac, les bibliothèques,  le transport (ou presque, et avec un métro somptueux), la culture, le sport, l'Hôpital - un membre de notre groupe, malade, est pris en charge gratuitement -, les produits de première nécessité sont subventionnés,  les écrivains sont subventionnés (à condition de ne pas critiquer le régime: Devrait-on cracher sur son bienfaiteur ?), les vacances sont suventionnées, tous ont un logement : Le toit étant considéré comme une nécessité, on a un logement pour le prix d'une voiture (et la voiture, alors considérée comme moins nécessaire qu'un toit, était plus chère qu'un appartement)... Tous avaient un travail ! Tous !

De l'autre côté du "rideau de fer", chômage, disparités, individualisme exacerbé, compétition, misère, sans domicile, etc. Mais qu'elle est belle la crise, qu'ils sont beaux les dégraissages, les délocalisations, les méthodes de management "modernes", la casse sociale, la destruction des protections... comme tout est beau, plutôt, n'est-ce pas, que la "prison" soviétique (mot entendu à l'instant dans le documentaire de FR2 sur le Mur de Berlin) ! Les faillites, les krachs, les dépressions, les bulles, les conflits, les guerres, les pandémies artificielles, oui tout plutôt que cette abominable "prison" communiste ! Tout plutôt que le communisme stalinien qui tue la liberté ! Même une shoah planétaire, pour le profit des Multinationales de la Chimie et le "bon" plaisir des dirigeants repus d'or et d'arrogance ! Allons, foules dociles, suivons les Merlin l'Enchanteur, les magiciens de la communication, les promoteurs de la mondialisation heureuse, les chantres de la liberté et de la démocratie, les souriantes présentatrices de la télévision et les charmants Obama ! Faisons-leur confiance, ils veulent notre bien ! 

Démocrates staliniens 

Ah bon ? Et un documentaire comme celui-là qui diabolise le communisme, la Russie, et plus généralement tout ce qui n'est pas l'Occident, c'est quoi, au fait ? Ne serait-ce pas de la propagande pure, comme la stalinienne toujours invoquée, mais sans les avantages sociaux, sans l'emploi, sans la satisfaction des principaux besoins humains ? En pleine crise, en plein efffondrement du capitalisme pourri jusqu'à la racine, en pleine récession et même dépression ? Le communisme représenterait-il trop d'attraits, trop d'espérances, trop de risques pour un Système aux abois qui ne repose plus que sur la coercition, les mensonges des médias, les manipulations, les diabolisations des espérances ou des régimes populaires, le sabotage et même l'assassinat des expériences différentes ?

Si les peuples savaient qui sont réellement les "démocrates" occidentaux, le cas qu'ils font des préoccupations des citoyens, les projets qu'ils nourrissent - de spoliation complète de tous ceux qui n'appartiennent pas à la caste des biens nés ou des plus nantis - , ne seraient-ils pas tentés par d'autres Systèmes, d'autres alternatives ? Ils sentent bien, au fond, que la "machine" ne tourne pas rond... C'est là qu'interviennent les Médias pour désigner les coupables, bénéficiant d'une niche fiscale, ou assistés, ou étrangers... et aussi, bien sûr, offrir des jeux, "des Racines et des Ailes" (nom d'une émission) nous conviant à participer à la vie des riches en voyeurs, des visites de châteaux, et toutes les miettes du rêve occidental.... Amusés, abusés, anesthésiés, les peuples reconduisent à leur poste leurs bourreaux... et même en leur disant merci !

Parfois une petite lucarne s'ouvre sur la réalité comme ce soir, à FR3, refuge des derniers journalistes libres, pour laisser passer un brin de nostalgie, en Allemagne de l'Est, lorsqu'un couple d'informaticiens ose regretter le bon temps où l'on "disait NOUS, et pas  je comme aujourd'hui, le bon temps où la solidarité existait..."

Lorsque la Russie rouge s'est ouverte à la liberté chère à l'Occident, les vieillards ont  été chassés des centres villes pour laisser la place aux promoteurs immobiliers, de gré ou de force, et puis on a vu pour la première fois des enfants envahir les rues froides, les égoûts à la recherche d'un peu de chaleur, et les hommes privés de travail se consoler avec la vodka, et les suicides se multiplier... mais là nul photographe, nul cinéaste, nul historien.. La propagande bat son plein. "Stalinienne" ?  Quelle ironie !

C'est vrai qu'aujourd'hui Hollywood comme les Maisons d'Edition (essentiellement de livres d'Histoire) sont aux mains d'une seule communauté, d'un seul Clan d'"Elus" (d'élus ?), ce qui bien sûr ne peut garantir à personne l'équité, la neutralité, l'objectivité. A l'école comme au cinéma, on encense l'Amérique et ses valeurs, on critique les adversaires de l'Occident, on fait pleurer encore et toujours sur les victimes (juives seulement) de la Shoah... Les positions d'influence sont cadenassées. Pensée unique, bien sûr ! Au service des prédateurs, des criminels, des adversaires des peuples... Le documentaire de ce soir, "Un mur à Berlin", de Patrick Rotman, en est la parfaite illustration. Tous les ingrédients y sont réunis, jusqu'à la caricature ! De la propagande dans le plus pur style nazi, stalinien ou berlusconien... Au fait, avant la Présidentielle, n'était-ce pas ce même FR2 qui avait projeté un docu-fiction à la gloire de Rambo-Sarko ? Ou qui avait mobilisé un "A vous de Juger" en entier en faveur du futur Président, juste avant le décomptage du temps de parole ?

Rideau de fer sur l'information, Mur de l'Argent

"Good bye, Lenin" ?  Un film de propagande suit un documentaire de propagande, toujours sur FR2 la chaîne "stalinienne" par excellence. Ne sont-ils pas vilains-vilains, ces messieurs du KGB ou de la Stasi ?
Au fait, à quand un documentaire sur les atrocités commises par les Américains ou par les Israéliens ?
A  quand un film sur les exactions des Occidentaux, ou sur les folies du capitalisme ? Mais non, rien, on a beau chcrcher, rien, vraiment rien, sur Guantanamo, sur les prisons secrètes, sur les victimes palestiniennes des bombardements, sur les sacrifiés de la mondialisation "heureuse".... Un rideau est tombé, en Occident, réellement de fer, sur l'information. Elle n'est plus qu'un instrument de propagande ! La liberté est assassinée, la démocratie, ou ce qu'il en reste, est morte... C'est l'heure du "Concert", le film "à voir absolument", contre la Russie et sur les persécutions des Juifs. Un refrain déjà vu, tellement vu.... Au fait, vous vous souvenez ? Qui a dit que la Russie était l'avenir culturel, commercial et de paix, de l'Europe ? Le Gl de Gaulle ! Le grand visionnaire, le prophète, le Sage par excellence... Il n'est plus dans l'air du temps sarkozien ou "crifien" !

Le mur de Berlin est tombé ? L'équilibre du monde est mort. Plus de contrepoids à l'hyper-puissance américaine ! Et à la place du Mur de Berlin, contenant les folies orgiaques, pantagruéliques, des Anglo-Saxons, voici à la place le Mur de l'Argent, le Mur de Mâmon. Et celui-là ne tombera jamais, même si toute l'humanité doit en pâtir !

Pourtant, le règne de Babylone* l'infidèle, l'impure, la prostituée, n'est pas éternel. Si elle n'est pas renversée par les hommes, tous unis, le Juge suprême se chargera  d'intervenir.  Et là, le châtiment sera terrible ! Quelle consolation pour les croyants....

 

 

Eva R-sistons. Première surprise: Je me promène où je veux, comme je veux, dans Moscou comme à Vilnius. La curiosité aidant, je pousse même des portes fermées. C'est ainsi que je me retrouve un jour dans une Université au demeurant désertée, le soir, et en réalité bruissante de la joie d'étudiants en fête. Nous sommes conviés, mon mari et moi, à participer à la liesse générale. Derrière le rideau de fer....
Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Samedi 7 novembre 2009

José Fort

Interview Egon Krenz,
le dernier président du Conseil d’Etat de la République démocratique allemande (RDA) évoque la chute du mur, le rôle de Gorbatchev, ses relations avec Kohl, ses propres erreurs, le socialisme
.

 

Egon Krenz vit avec sa famille près de Rostock. Notre rendez-vous a eu lieu à Berlin dans un endroit discret. Il doit prendre des précautions n’étant pas à l’abri d’une provocation. La presse de droite allemande le salit, l’insulte. Or, il n’a jamais commis le moindre crime et a tout fait pour que les événements de 1989 puissent se dérouler sans la moindre violence. Egon Krenz est un homme chaleureux, courageux, fidèle à ses engagements. L’autre jour à Berlin, il est descendu de sa voiture. En face, dans l’immeuble en construction, trois maçons l’ont reconnu. « Egon, droit toujours », lui ont-ils lancé. Ses yeux ont brillé un instant. Et nous avons parlé…

 

JF. Vous avez été emprisonné pendant plusieurs années. Comment allez-vous ?

 

EK. J’ai la chance d’avoir une famille intacte et des amis fidèles. Les vrais, ceux qui gardent la tête haute. J’ai l’espoir que mes petits enfants réussiront ce nous avons tenté de construire. En 1989, ce n’est pas l’idée socialiste qui a été enterrée mais plutôt un certain modèle de socialisme. Je suis optimiste. Je ne crois pas que le capitalisme soit le dernier mot de l’histoire. Vous n’avez pas devant vous un personnage écroulé dans un petit coin d’Allemagne mais un homme debout.

 

JF. D’autres se sont écroulés ?

 

EK. Oui, malheureusement. La dureté de notre défaite et le triomphe de l’anticommunisme ont eu des retombées redoutables. Certains se sont retirés. D’autres ont déserté.

 

JF. Qui par exemple ?

 

EK…….

(Il me regarde fixement. Son regard lumineux soudain s’assombrit. Il garde le silence)

 

JF. Des membres du Bureau politique du parti socialiste unifié (SED), par exemple ?

 

EK. Notamment. Pour revenir à votre première question, ces années de prison ont été surtout dures pour ma famille car les attaques visaient mon honneur personnel. Je savais qu’on ne m’offrirait pas des fleurs. Pour une raison simple : dès son élaboration, la loi fondamentale de la RFA stipulait que les territoires allemands situés hors RFA devaient être récupérés, tous ceux y exerçant une fonction responsable étant considérés comme des criminels, des malfaiteurs. Je savais cela depuis longtemps. J’étais prêt à subir la prison. Mais je refusais et refuse toujours les accusations qui ont été portées contre moi. L’histoire me libérera. Mon sort personnel importe peu. En revanche, le calvaire vécu par de nombreux citoyens de la RDA relève de l’inadmissible. Je pense à tous ceux qui ont perdu leur travail alors qu’il n’y avait pas de chômage en RDA. Je pense aux intellectuels de la RDA décapités. Je pense à tous ceux qui ont été marginalisés. Un exemple parmi tant d’autres, celui de l’hôpital de la Charité à Berlin : la plupart des médecins, des spécialistes reconnus mondialement, ont été licenciés. La division de l’Allemagne n’était pas chose naturelle. Elle était contraire à notre histoire. Mais avez-vous remarqué que les dirigeants de la RFA ont tout mis en œuvre pour éviter la prison aux nazis. Moi, j’ai scrupuleusement respecté les lois de la RDA. Je n’ai commis aucun crime.

 

JF. Comment avez-vous vécu les derniers jours de la RDA ?

 

EK. Je ne suis pas de la génération de ceux qui venaient des camps de concentration, de la guerre, de la Résistance, de Moscou. Au bureau politique du SED, j’étais le plus jeune. Je suis un enfant de la RDA. Tous les autres avaient survécu au nazisme. J’ai exercé de nombreuses fonctions : de représentant des élèves dans mon collège jusqu’à la présidence du Conseil d’Etat. Avec la disparition de la RDA, c’est une bonne partie de ma vie que j’ai enterrée.

 

JF. Aviez-vous passé des accords avec le chancelier Kohl ?

 

EK. Nous avions décidé d’ouvrir plusieurs points de passage. La date avait été fixée par mon gouvernement au 10 novembre 1989. Or, la veille, un membre du bureau politique, Schabowski, a annoncé publiquement non pas l’ouverture de passages mais la « destruction du mur ». Nous nous étions mis d’accord avec Kohl pour l’ouverture en « douceur » des frontières. Il ne s’agissait pas à ce moment là de la fin de la RDA, de la fin du pacte de Varsovie et de Berlin comme territoire au statut particulier. Il s’agissait d’ouvrir les frontières.

 

JF. Avez-vous pensé, un moment, faire utilisation de la force ?

 

EK. Je peux jurer que nous n’avons jamais envisagé une telle décision. Je savais qu’un seul mort aurait eu des conséquences tragiques. L’utilisation de la force, et nous en avions les moyens, aurait conduit à la catastrophe. Nous avons refusé de tirer sur le peuple.

 

JF. Dans un de vos ouvrages vous vous élevez contre la réécriture de l’histoire.

 

EK. Tant de choses ont été écrites… Il faut en revenir à l’essentiel : sans Hitler, le nazisme, la Seconde guerre mondiale et la réforme monétaire de 1948, l’histoire de l’Allemagne aurait pu s’écrire autrement. Le malheur du peuple allemand, c’est le fascisme.

 

JF. Pensez-vous à vos propres responsabilités ?

 

(Il observe un instant de silence puis s’approche de la table. Visiblement, il est ému)

EK. J’y pense constamment. Je pense au fossé entre la direction et la base, au déficit de confiance entre le parti et la population. Le manque de démocratie, de débat, la différence entre la réalité et la propagande. Les plus anciens refusaient le débat direct. Une terrible erreur. Il fallait combattre l’adversaire sur le plan des idées. Il fallait accepter la confrontation idéologique. Nous ne l’avons pas fait. Nous rencontrions de gros problèmes économiques et faisions comme si tout allait bien. Pour les citoyens de la RDA, les acquis sociaux étaient chose normale. Il fallait dire la vérité, montrer les difficultés, parler franchement. Nous n’avons pas su ou pas voulu ouvrir la société.

 

JF. Vous n’évoquez pas l’environnement international, la guerre froide, le rôle de l’Union soviétique et de Gortbachev.

 

EK J’y viens. Je l’avoue, j’ai été naïf. J’avais une grande confiance en Gorbatchev, une grande confiance dans la perestroïka comme tentative de renouvellement du socialisme. J’ai rencontré Gorbatchev le 1er novembre 1989 à Moscou. Quatre heures d’entretien. Je lui ai dit : « Que comptez vous faire de votre enfant » ? Il me regarde étonné et me répond : « Votre enfant ? Qu’entendez-vous par là »? J’ai poursuivi : « Que comptez-vous faire de la RDA ? » Il m’a dit : «Egon, l’unification n’est pas à l’ordre du jour ». Et il a ajouté : « Tu dois te méfier de Kohl ». Au même moment, Gorbatchev envoyait plusieurs émissaires à Bonn. Gorbatchev a joué un double jeu. Il nous a poignardés dans le dos.

 

JF. Egon Krenz, le Gorbatchev allemand, disait-on à l’époque.

 

EK. En 1989, je l’aurais accepté comme un compliment car l’interprétant comme reconnaissant mon action visant à améliorer, à moderniser, à démocratiser le socialisme. Pas à l’abattre. Aujourd’hui, si certains me collaient cette étiquette j’aurais honte.

 

JF. Vos relations avec Helmut Kohl ?

 

EK. Le premier entretien date des obsèques de Konstantin Tchernenko (1) à Moscou. J’accompagnais Erich Honecker et Kohl avait demandé à nous rencontrer. Les Soviétiques étaient opposés à cette rencontre et me l’ont fait savoir avec insistance. Erich Honecker s’est aligné. Mais comme le rendez-vous était déjà pris à notre résidence, Erich m’a dit en consultant sa montre : « Dis à Kohl que nous ne pouvons pas à l’heure indiquée. Tu prétexteras un entretien avec Gorbatchev à la même heure. Or, Erich Honecker n’avait pas mis sa montre à l’heure de Moscou. Nous avons vu arriver Kohl. Il s’est installé et nous a dit : « Enfin, une rencontre en famille ». Nous avons longuement parlé puis nous avons rédigé un court texte mettant l’accent sur le respect des frontières. Mon dernier contact a eu lieu le 11 novembre 1989. Kohl m’a téléphoné, a évoqué l’ouverture pacifique des frontières et m’a remercié.

 

JF. Vingt après la fin de la RDA, le socialisme selon vous est-il mort ?

 

EK. L’idée socialiste, les valeurs socialistes vivent et vivront. Je reste persuadé que l’avenir sera le socialisme ou la barbarie. Le système ancien est définitivement mort. Je considère que j’ai failli. A d’autres de construire le socialisme moderne et démocratique. Un nouveau socialisme.

 

Entretien réalisé par José Fort

 

1        Chef d’Etat soviétique décédé le 10 mars 1985

 

Par valenton rouge

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Histoire
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Vendredi 6 novembre 2009
Vendredi 6 novembre 2009

Lettre de protestation au CSA


COMITE INTERNATIONALISTE pour la SOLIDARITE de CLASSE (CISC).
Président national Désiré Marle, prêtre-ouvrier, ancien délégué syndical des Laminoirs de Lens, 11 rue Desrousseaux, 62320 Rouvroy-sous-Lens.
Présidence du Comité de parrainage,
Henri Alleg, militant anticolonialiste,
Margot Honecker, militante anti-nazie, ex-ministre de l’Education nationale de la RDA,
Mumia Abu-Jamal, journaliste afro-américain des droits civiques scandaleusement condamné à mort par la justice raciste de Pennsylvanie,
Georges Hage, ancien député du nord et ancien doyen de l’Assemblée nationale française.


Vincent Flament, Georges Gastaud, secrétaires du CISC, Lens, le 6 novembre 2009 / gastaudcrovisier2@wanadoo.fr /
courrier postal à adresser à Désiré Marle.


A M. le président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel ;
copie aux médias et journaux, copie aux manifestants du 7 novembre à Paris.


objet:
protestation contre la campagne anticommuniste sur les médias publics. Demande d’intervention du CISC dans les médias au titre du pluralisme et du droit de réponse.


Monsieur le Président,


Une indécente campagne totalitaire[1] et grossièrement manichéenne de diffamation contre l'histoire, les idéaux et les militants du Mouvement communiste international, est actuellement menée à l'occasion du 20ème anniversaire de la rupture de la frontière berlinoise de la RDA. A notre connaissance, le CSA, pourtant charger de faire régner le pluralisme sur les ondes, est resté silencieux devant cette infamie.


Tous les jours, à chaque heure de la journée, sur toutes les chaînes privées et publiques payées par l'argent de tous les citoyens et de tous les consommateurs, est propagée une présentation caricaturale, foncièrement partiale et dénuée d’objectivité historique, des évènements qui entourèrent  l’érection puis la chute du mur de Berlin. Nul souci de montrer que ce mur, dont la signification tragique renvoie aux tensions planétaires des années soixante, fut érigé dans les conditions d'une guerre froide qui pouvait à tout moment dégénérer en conflit nucléaire mondial.
 - Rien à notre connaissance, dans les présentations caricaturales qui ont été proposées jusqu’ici dans les médias, ne permet aux Français de savoir que la division de l'Allemagne résulta du refus des Occidentaux d'accepter la proposition soviétique de mettre en place une Allemagne unifiée, démilitarisée et sérieusement dénazifiée.
 - Rien qui permette de comprendre que le "mur" fut une réponse tardive de la RDA et du camp socialiste à la tentative permanente de l'Occident de déstabiliser l'Allemagne socialiste.
 - Rien qui permette de comprendre que la RDA était alors un pays pauvre, qui finissait de régler ses dettes de guerre à l'URSS, alors que la RFA fut dispensée par l’Ouest de régler ses réparations et que le "miracle allemand" dut beaucoup au plan Marshall et à la remilitarisation de l’Allemagne capitaliste en tant que pays de la « ligne de front » antisoviétique.
 - Rien qui permette à la jeunesse d’apprendre que la création de l'OTAN a précédé de loin celle du Pacte de Varsovie, de même que la création unilatérale de la RFA par ses occupants occidentaux, suivie du rattachement illégal de Berlin-Ouest à la RFA capitaliste, a précédé et suscité la création de la RDA sur l'ex-zone d'occupation soviétique.
 - Rien non plus pour indiquer aux usagers du service public que les acquis sociaux, éducatifs, sanitaires, culturels (le pays de Brecht !) et civilisationnels de la RDA (égalité hommes/femmes garantie par l’emploi massif des femmes et par les crèches d’entreprise) étaient très importants : c’est pourquoi la majorité d’« Ossis » qui juge positivement le bilan du socialisme, n’est pas constituée de "nostalgiques" sentimentaux ; comme en Russie, où selon les sondages, 80% des citoyens jugent le « socialisme supérieur au capitalisme », ces Allemands de l’est comparent, expérience faite, ce que leur a apporté le capitalisme (chômage de masse, destruction acharnée de leur mémoire, disparition des solidarités, réunification vécue comme une annexion, chasse aux sorcières et licenciement pour délit d'opinion de milliers d' enseignants et de cadres "Ossis" remplacés par des "Wessis", « retraites de punition » pour les vétérans communistes, etc.) à ce que leur assurait le socialisme en matière de solidarité sociale.
Et cela ne signifie pas qu’ils ferment les yeux sur les manquements, contradictions, défauts et déformations (E. Honecker a livré ses propres analyses sur ce point dans ses "Moabiter Notizen") dont ce socialisme de première génération fut porteur dans les conditions très difficiles que l'Occident lui a constamment faites (course aux armements incessante, concurrence entre deux camps inégaux du point de vue de la puissance économique, pression anticommuniste permanente, pression permanente sur Berlin qui était la « ville-front » où s’affrontaient le plus directement le système capitaliste et le système socialiste).


Nous sommes tout spécialement outrés de la décision des chaînes publiques de transformer le lundi 9 novembre en lundi brun de l'anticommunisme d'Etat obligatoire : ce jour-là, en tout « pluralisme anti-totalitaire», les auditeurs auront le « choix » entre l'anticommunisme et l'anticommunisme, toutes les chaînes offrant le même programme.
Jamais dans ces ex-pays socialistes qu'on accuse de totalitarisme on n'est allé si loin dans le conditionnement idéologique. Cette charge totalitairement anticommuniste contre le "communisme totalitaire" serait risible si elle ne cachait une entreprise continentale de criminalisation du communisme, de chasse aux sorcières et de réhabilitation insidieuse du fascisme, qui prend de l'ampleur dans toute l'Europe supranationale et dans nombre d'Etats de l'UE, dont la France. On assiste en effet ces derniers temps, sans que les médias en disent rien, à la mise en place de lois scélérates amalgamant le communisme au nazisme, quitte à banaliser le second tout en avilissant le premier.
Ce n'est pas seulement une insulte aux Soviétiques (près de 30 millions !), et spécialement de communistes soviétiques, qui donnèrent leur vie pour permettre à l'Armée rouge d'écraser les nazis, de prendre seule Berlin et d’y faire flotter le drapeau rouge, mais c'est une injure aux communistes français qui moururent par milliers pour libérer la France des nazis, et dont de nombreux monuments portent trace de Chateaubriand au Mont-Valérien en passant par la Citadelle d’Arras.
C’est aussi une insulte aux victimes du génocide hitlérien qu’il est indigne de banaliser et dont maint survivant doit la vie aux libérateurs de l’Armée rouge.
C'est une insulte aussi au Général De Gaulle qui déclara en 1966 : "les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération".
Enfin, c'est une menace pour les libertés car à l'abri de cette campagne de négation de l'histoire, qui permet à Hitler de prendre une revanche posthume sur les "rouges" allemands qui furent ses opposants les plus déterminés, des mesures liberticides sont prises partout, ou sont sur le point d’être prises dans l’Europe de Maastricht, pour réprimer les partis communistes. A terme de telles mesures menaceront toute opposition à l'U.E., toute forme de syndicalisme de classe, toute forme de militance anticapitaliste, comme c’est déjà le cas en ex-RDA, en Hongrie, en Tchéquie, dans les pays baltes où les ex-Waffen SS bénéficient de la complaisance scandaleuse des autorités.
Et quand chez nous on honore Guy Moquet, c’est en cachant aux lycéens qu’il fut réprimé en vertu de lois anticommunistes antérieures à l’Occupation (le décret Sérol), du même genre que celle que voudraient raviver en Europe des dirigeants italiens ouvertement nostalgiques de Mussolini.


De manière plus générale, comme de très nombreux citoyens, nous sommes excédés par ces campagnes médiatiques harcelantes qui durent des semaines et où un seul thème bien-pensant est martelé en violation du droit à la différence, à la pensée libre et au droit de chacun d'entendre des arguments contradictoires pour forger sa propre conviction politique. Qui donc décide en haut lieu que pendant des semaines on martèlera sur les ondes, tantôt que le communisme est intrinsèquement pervers, tantôt (après le 11 septembre) que "nous sommes tous américains", tantôt que les Français doivent toutes affaires cessantes se passionner pendant des jours aux présidentielles américaines, etc.
Qui décide d’embrigader ainsi notre jeunesse ?
Trouverait-on en haut lieu que cette jeunesse est encore trop rebelle, trop anticapitaliste et insuffisamment « européenne » comme elle l’a certes montré lors du référendum de mai 2005, des luttes anti-CPE et des européennes…?
Quand les médias se décideront-ils à laisser les gens penser par eux-mêmes au pays de Descartes ?
Qu'est-ce qui fait que, par ex., on consacre des milliers d'heures d'émission à sens unique au mur de Berlin alors qu'on évoque à peine, et sans les dénoncer franchement, ces "murs de la honte » bien réels et très actuels qu’ont érigés les puissances dominantes du monde capitaliste- : mur construit par Israël pour ghettoïser le peuple de Palestine, mur érigé pour empêcher la réunification pacifique des deux Corée, barbelés séparant les riches USA des pauvres du Mexique, murs invisibles protégeant « l’Europe-forteresse » des « dangereux immigrés » qui fuient la faim créée chez eux par les spéculateurs du monde capitaliste…
Pourquoi ce « deux poids, deux mesures » permanent sinon parce que les grands médias ne défendent pas les droits de l’homme, mais le CAPITALISME ?


Dans ces conditions, nous exigeons, en tant que citoyens ayant droit à la libre expression de leurs opinions, que l’opération totalitaire de lundi 9 novembre (une journée entière sur le mur de Berlin avec programme unique et à sens unique de toutes les radios de Radio-France !!!), soit annulée et qu’un débat contradictoire et « à armes égales » soit organisé à une heure de grande écoute sur les médias publics à propos du bilan comparatif du « socialisme réel » et de la restauration capitaliste à l’Est.

Et qu’on n’inverse pas les choses en disant que notre modeste organisation, constamment censurée ou caricaturée depuis sa fondation, appelle à la censure : elle appelle au contraire au respect du PLURALISME et à la RUPTURE DE LA CENSURE qui frappe les communistes (exceptés ceux qui font profession d’autoflagellant !).


Nous demandons aussi que l'un ou plusieurs d'entre nous soi(en)t invité(s) à une heure de grande écoute lundi 9 novembre pour présenter le "livre noir de l'anticommunisme" édité par notre comité avec la participation de plusieurs PC : au nom de quoi les auteurs très controversés du « livre noir du communisme » (sic) bénéficieraient-ils d’un quasi-monopole d’expression ? Y aurait-t-il une vérité historique officielle en France ?
Et qu'on ne nous dise pas que le harcèlement médiatique anticommuniste est mené sous le contrôle scientifique d’historiens au-dessus de tout soupçon : à notre connaissance, aucun historien NON ANTISOVIETIQUE n'a été récemment accueilli sur les chaînes ; à aucun moment on n'a entendu à une heure de grande écoute d’anciens dirigeants NON REPENTIS de la RDA évoquer leur bilan.
Qu'est-ce donc que ce procès anticommuniste permanent où la parole n'est jamais accordée qu'à l'accusation, sauf à dose homéopathique et en dehors des heures de grande écoute ? 

Nous demandons aussi que les médias permettent à ces organisateurs d’annoncer le rassemblement du 7 novembre à Paris à 15 heures, devant le métro Stalingrad, en l'honneur du 92ème anniversaire de la Révolution d'Octobre et avec le soutien du PRCF, de l'URCF, du RCC, de G. Hage, de dirigeants locaux ou nationaux du PCF, et la participation des PC de Grèce, de Cuba, d’Algérie, du PC Brésilien, des défenseurs allemands du Mémorial Ernst Thälmann, le président du KPD assassiné par les nazis, un monument dont le démontage est en cours.

 
Cela ne compensera pas pour autant l'énorme déséquilibre médiatique qui est créé pour discréditer le communisme à une époque où le capitalisme fait chaque jour un peu plus, y compris dans notre pays, la preuve de sa nocivité pour les acquis sociaux, l'emploi, les conditions de vie des travailleurs, le pouvoir d’achat populaire, la souveraineté des peuples, les libertés et la paix.

On connaît le mot célèbre: "quand ils s'en sont pris aux communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste... Quand ils ont arrêté les Juifs, je n’ai pas bougé, je n’étais pas juif  (…) ; quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour me défendre"...
Que nul ne dise à nouveau un jour qu'il ne savait pas, surtout parmi ceux qui sont payés pour défendre le pluralisme et la liberté et qui propagent en réalité jusqu’à l’écoeurement la « pensée unique » anticommuniste. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de notre vigilance indignée.

pour le CISC,

V. Flament et G. Gastaud, avec le soutien de Landini Léon - Officier Lég. d'honneur – Méd. de la Résistance - Grand Mutilé de Guerre - décoré par L'URSS - Officier FTP-MOI. Roussel René – Chev. Lég. d'Honneur – Méd. de la Résistance - Croix de Guerre – Resp. cadres FTP Zone Sud - Liquidateur Nat. auprès du ministère des Armées du Front National pour la Libération de la France - des FTPF et FTP-MOI. Tchakarian Arsène – Chev. de la Lég. d'Honneur -  Croix de Guerre – Compagnon de Manouchian aux seins des FTP-MOI de la RP. Pranchère Pierre, a. député, a. FTPF des Maquis de Corrèze ; Hage Georges, a. député du nord ; Hemmen Jean-Pierre,  fils de Jean Hemmen membre du C.C. des J.C., commissaire pol. des Brigades Internationales, commandant FTPF fusillé au Mont Valérien (médaille de la Résistance, médaille de C.V. de la Résistance à titre posthume). 



[1] Au sens que l’idéologie dominante donne à ce mot.

Par Réveil Communiste
Par Jean Lévy - Publié dans : Histoire
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Vendredi 6 novembre 2009

 

Samedi 7 novembre 2009,
à 15 heures,
devant la station de métro Stalingrad,
fêtons la Révolution d’Octobre


 

A P P E L     U N I T A I R E 


Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF),
Comité Internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC),
Union des Révolutionnaires-Communistes de France (URCF),
Section de Douai du PCF,
Rassemblement des cercles communistes
(RCC) ;

S’associent à l’appel :

G. Hage, a. député du nord,
G. Questiaux, m. du C.E. de la section PCF/Paris 20ème,
Pascale Noizet, m. du CN du PCF,
M. Mélinand, d’« Unité communiste.org »,
P. Pranchère, a. député,
Jean-Jacques Candelier, député du nord …


Présence de représentants des
PC de Grèce, de Cuba, du PADS (Algérie), du P.C. des Peuples d’Espagne, de l’Union du 8 mars des Femmes d’Iran/Afghanistan, du PC Brésilien, du cercle J. Lahaut (Belgique), du collectif Ernst Thälmann (Allemagne), soutien du PC Brésilien.

Le CAPITALISME CONDUIT L’HUMANITÉ dans le MUR !

L’AVENIR EST plus que jamais au COMMUNISME !


A l’approche du 20ème anniversaire de la rupture de la frontière berlinoise de la RDA, les tenants du capitalisme en crise, droite, fausse gauche et pseudo-extrême gauche,attisent l’anticommunisme et l’antisoviétisme dans tous les grands médias.

 

Leur but n’est nullement de permettre une discussion sereine sur le bilan historique de la première expérience socialiste de l’histoire, née de la Révolution d’Octobre conduite par Lénine.Les forces anticommunistes sont d’autant plus hargneuses que tous les sondages réalisés à l’Est, de la Russie à l’Allemagne de l’Est en passant par la Hongrie, prouvent que les travailleurs et les peuples de ces pays REGRETTENT, expérience faite, la perte des acquis du socialisme , plein emploi, logement bon marché, soins médicaux gratuits, concorde sociale, accès du peuple à l’université et à la culture. Les Russes interrogés déclarent même très majoritairement qu’expérience faite, …


LE SOCIALISME EST SUPERIEUR AU CAPITALISME !


Leur but réel est de criminaliser le communisme, son histoire, ses organisations, ses idéaux d’avenir, pour priver d’espoir et de perspective politique les travailleurs et la jeunesse en lutte contre un système capitaliste de plus en plus destructeur et inhumain.

La campagne anticommuniste amalgame “URSS=Allemagne nazie” pour mieux gommer la nature de classe du Troisième Reich exterminateur, création du grand capital, et celle de l’URSS ouvrière et paysanne. Il est odieux d’assimiler l’URSS aux nazis alors que c’est le pays des Soviets qui a payé le prix fort pour délivrer le monde de la barbarie fasciste et que c’est l’Armée rouge, qui a écrasé la Wehrmacht nazie de Stalingrad à Berlin permettant la libération de toute l’Europe. En amalgamant communistes et nazi-fascistes on vise à criminaliser les antifascistes les plus conséquents, – les communistes –, et àréhabiliter le fascisme, le racisme et l’extrême droite.

Cette campagne est promue par l’Union européenne, cette construction réactionnaire du Capital, qui cherche à se donner une légitimité face au rejet croissant dont elle est l’objet par les peuples, ce dont témoignent les résultats réels des référendums (France, Pays-Bas, Irlande) et les élections de juin dernier. Elle vise à faire oublier son incroyable déni de la démocratie, le caractère de plus en plus policier des Etats qui la composent.

En criminalisant le communisme, les forces du capital monopoliste, ceux qui le soutiennent (les dirigeants du PCF ont été félicités par le rapport néo-fasciste de Lindblatt, pour leur démarcation de l’histoire du communisme), cherchent à désespérer les travailleurs, la jeunesse, en barrant la seule perspective d’alternative au capitalisme, le socialisme, c’est à dire le pouvoir des travailleurs et la propriété sociale des moyens de production et d’échange. Il s’agit aussi partout de justifier la remise en cause des conquêtes sociales issues de la victoire sur le nazisme en 1945 et de *conjurer *la peur des capitalistes de l’époque de voir triompher les révolutions sociales. C’est cette politique mise en œuvre par Sarkozy en France qui détruit les acquis sociaux portés par leConseil National de la Résistance en cassant la Sécu, les retraites par répartition, les services publics, le secteur public industriel, le CNRS, les statuts et les conventions collectives, la protection des mineurs. Toutes ces conquêtes sociales furent arrachées quand le PCF (qui se référait alors au marxisme-léninisme) sortait puissant et auréolé du combat contre le nazisme et Vichy et obtenait 25% des voix.

La criminalisation du communisme accompagne donc le recul de civilisation auquel nous sommes confrontés, et vise à empêcher la ré-émergence d’un parti communiste, parti révolutionnaire porteur des aspirations populaires à la justice sociale. Elle prépare l’opinion à une répression accrue dans toute l’Union Européenne contre le mouvement ouvrier et démocratique.

C’est pourquoi nous appelons la jeunesse, les travailleurs, les démocrates, à s’opposer à la campagne de criminalisation du communisme et de réhabilitation du fascisme.

C’est pourquoi, ne pliant pas face à elle, dénonçant le capitalisme et sa “construction européenne”, nous réaffirmons que :


LE SOCIALISME et le COMMUNISME
RESTENT L’AVENIR DE
L’HUMANITE et de la FRANCE.


Le samedi 7 novembre 2009,
à 15 heures,
devant la station de métro Stalingrad,
fêtons la Révolution d’Octobre,

par un rassemblement avec prise de parole éventuellement suivi d’une manifestation.

Loin de toute “nostalgie”, il s’agira d’un acte de RESISTANCE AU PRESENT préparant les COMBATS et la CONTRE-ATTAQUE POPULAIRE DE DEMAIN!


NON A LA CRIMINALISATION DU COMMUNISME !
VIVE LA REVOLUTION SOCIALISTE !

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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