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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 14:23

 
 

 

 

30 Janvier 2015

Grève pour obtenir

le repos du dimanche ...

Le 17 mai...1869 !

 

Grève pour obtenir le REPOS du DIMANCHE ...Le 17 Mai...1869 !


AFFICHES CGT

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 11:37

Repères contre le racisme

 

Jeudi 22 janvier 2015

http://www.syndicat-magistrature.org/local/cache-vignettes/L300xH99/siteon0-da8dd.png

 

 

 

 

 

 

C’est plus que jamais lorsque l’effroi nous saisit et bouscule tous les repères que la justice doit faire preuve de sérénité et résister à la vague de l’émotion.

Las, la ministre de la Justice a fait le choix d’entonner le discours de l’intransigeance de principe et d’enfermer les tribunaux dans la justice de l’urgence. Des consignes diffusées le 12 janvier soumettent les magistrats du parquet à des injonctions contradictoires de « systématisme » et « d’individualisation », de « pédagogie » et « d’application ferme de la loi », dont seul l’appel à la répression paraît être entendu, comme il fallait naturellement le craindre.

C’est ainsi que depuis quelques jours s’enchaînent les procédures expédiées, où l’on a examiné et jugé le contexte, à peine les circonstances des faits, si peu l’homme, poursuivi pour avoir fait l’apologie du terrorisme. Non pas pour avoir organisé une manifestation de soutien aux auteurs des attentats, élaboré et diffusé à grande échelle des argumentaires, pris part à des réseaux, mais pour des vociférations, lancées sous le coup de l’ivresse ou de l’emportement : en fait, des formes tristement actualisées de l’outrage. Les lourdes condamnations pleuvent, assorties d’incarcérations à l’audience.

Telle est la désastreuse justice produite par le recours à la comparution immédiate dont la loi du 13 novembre 2014 a fait une nouvelle arme de lutte contre le terrorisme.

Comme si la justice pénale, devenue l’exutoire de la condamnation morale, pouvait faire l’économie d’un discernement plus que jamais nécessaire en ces temps troublés.
Comme si certains de ses acteurs avaient brutalement oublié qu’elle doit être rendue avec recul, sur la base d’enquêtes approfondies, en se gardant des amalgames - entretenus jusque dans cette circulaire, qui englobe violences urbaines et apologie du terrorisme - et, surtout, des réactions hystérisées qui la délégitiment et la société avec elle.

Pourtant, loin de tirer les conséquences de ces condamnations aveugles et démesurées, d’interroger leur effet sur ceux qui, ainsi labellisés « terroristes », en retirent surtout la certitude légitime de l’injustice, la ministre surenchérit. Elle annonce sa volonté de modifier le régime juridique des insultes et de la diffamation, qui pourront également être poursuivies en comparution immédiate dès lors qu’elles comportent un caractère raciste, antisémite ou homophobe.

S’il est légitime que la République condamne clairement le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie, la répression la plus dure de leurs manifestations les moins construites est un aveu de faiblesse inutile et dangereux. Et une société qui, par millions, descend dans la rue proclamer son attachement à la liberté d’expression ne peut, sans se contredire, emprisonner sur l’heure celui qui profère des mots hostiles à la loi qui affirme ses valeurs.

 

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:45

CHINE

INFORMATIONS

Chine : 8.427 km de nouvelles voies ferrées  en 2014. 18.000 km voies TGV en 2015

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Dai Ying, le 29/01/2015 11:37

La Chine a investi 809 milliards de yuans (132 milliards de dollars) dans la construction de chemins de fer et a inauguré une longueur record de 8.427 km de nouvelles voies ferrées en 2014, a annoncé jeudi la China Railway Corporation (CRC).

Début 2014, la Chine s'était fixé pour objectif d'investir 800 milliards de yuans dans le secteur, de mettre en service 7.000 km de chemins de fer et de lancer la construction de 64 nouveaux projets ferroviaires.

"La Chine a accéléré la construction ferroviaire à la fois en termes d'échelle et d'intensité pour remplir ses objectifs annuels de 2014, et cet élan se poursuivra en 2015", a fait savoir Sheng Guangzu, directeur général de la CRC, lors d'une réunion de travail annuelle.

Fin 2014, six ans après la mise en service des premières lignes ferroviaires à grande vitesse, le pays comptait 16.000 km de lignes à grande vitesse sur un total de 112.000 km de voies ferrées, soit le plus grand réseau de voies à grande vitesse au monde.

La CRC estime que le réseau de voies à grande vitesse atteindra 18.000 km à la fin de cette année et sera capable de relier deux villes adjacentes en une à deux heures d'ici 2020.

Les chemins de fer chinois ont transporté 2,32 milliards de passagers en 2014, en hausse de 12% en glissement annuel.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:45

 

      UN TEST POLITIQUE...

      ELECTION PARTIELLE DANS LE DOUBS

Pierre Moscovici

commissaire européen

a démissionné de l'Assemblée nationale

Une élection législative partielle va être organisée dans le Doubs

pour le remplacer. Ce scrutin pourrait menacer la majorité absolue

du groupe socialiste à l'Assemblée nationale,

qui ne tient plus qu'à un siège

      Doubs-4emeCIRC.jpg

Résultats des élections législatives 2012Doubs - 4ème circonscription

Résultats du 2ème tour

Candidat élu

Parti socialiste

Pierre Moscovici (Parti socialiste)

 49,32% (19 311 voix)

Union pour un mouvement populaire

Charles Demouge (Union pour un mouvement populaire)

 26,21% (10 260 voix)

Front national

Sophie Montel (Front national)

 24,47% (9 581 voix)

Inscrits:67 392

Abstentions: 40,87% (27 540 inscrits)

Votants: 59,13% (39 852 inscrits)

Exprimés: 58,10% * (39 152 votes)

Blancs ou nuls: 1,04% * (700 votes)

 

 

Résultats du 1er tour

Candidat en ballotage

Parti socialiste

Pierre Moscovici (Parti socialiste)

 40,81% (16 421 voix)

Front national

Sophie Montel (Front national)

 23,87% (9 605 voix)

Union pour un mouvement populaire

Charles Demouge (Union pour un mouvement populaire)

 23,21% (9 341 voix)

Front de gauche

Chantal Adami (Front de gauche)

 3,11% (1 252 voix)

Divers gauche

Ilker Ciftci (Divers gauche)

 2,39% (961 voix)

Europe Écologie Les Verts

Bernard Lachambre (Europe Écologie Les Verts)

 1,99% (801 voix)

Parti radical

Didier Klein (Parti radical)

1,67% (673 voix)

Le Centre pour la France

Jean-Claude Durupt (Le Centre pour la France)

1,02% (409 voix)

Extrême gauche

Daniel Jeannin (Extrême gauche)

0,57% (230 voix)

Extrême gauche

Michel Treppo (Extrême gauche)

0,52% (208 voix)

Ecologiste

Guillaume Reffay (Ecologiste)

0,45% (182 voix)

Extrême gauche

Antonio Sanchez (Extrême gauche)

0,38% (154 voix)

 

Inscrits:67 395

Abstentions: 39,50% (26 624 inscrits)

Votants: 60,50% (40 771 inscrits)

Exprimés: 59,70% * (40 237 votes)

Blancs ou nuls: 0,79% * (534 votes)

* calculé par rapport au nombre d'inscrits

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:42

Souverainetés nationales

 

Alors que la France brade

l'aéroport de Toulouse

à Pékin...

La Chine digère mal l'arrêt de la privatisation du Pirée en Grèce - Asie-Pacifique - RFI

La Chine digère mal l'arrêt

de la privatisation

du Pirée en Grèce

mediaLe Premier ministre chinois Li Keqiang lors d'une visite en Grèce, au port du Pirée, en 2014.Reuters
 

Athènes n’a pas peur de froisser ses partenaires commerciaux. Et la Chine est l’un des premiers pays à subir les conséquences du virage à gauche, avec l’arrivée au pouvoir du gouvernement anti-austérité d’Alexis Tsipras. Elle comptait racheter le plus grand port de Grèce, le Pirée près d’Athènes. Une opération désormais compromise.

Avec notre correspondante à Pékin,Heike Schmidt

L'arrêt de la privatisation du port du Pirée a pris Pékin par surprise. Se disant « très préoccupée » par cette annonce, la Chine exhorte le gouvernement grec à protéger les droits et intérêts légaux des sociétés chinoises en Grèce, dont Cosco, l'un des plus importants acteurs mondiaux dans le transport maritime. En 2008, Cosco avait investi 4,3 milliards d'euros pour exploiter deux terminaux du Pirée. Depuis, l'entreprise plaçait ses pions pour racheter les 67% de parts que l'Etat grec possède dans la société portuaire.

L'annonce d'Athènes de mettre un terme à la privatisation a douché ses espoirs et vexé les autorités chinoises, qui n'avaient de cesse de louer ce projet comme « bénéfique pour les deux peuples ». 

Le quotidien Global Times parle même d'une « trahison » : « La Grèce a un besoin urgent d'aide, puisque les créanciers en Europe ont refusé de renégocier sa dette, écrit le journal proche du pouvoir. Mais même si la Chine apporte ce dont la Grèce a besoin, les Grecs n'ont pas tenu promesse. » L'éditorialiste conseille aux Chinois de mieux mesurer les risques politiques dans l'avenir, afin de garantir la sécurité de ses investissements.

 
 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:41

Médiapart

 

La France en guerre contre ses enfants

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:41

Réveil Communiste

 

 

Quand Hitchcock monte un film

sur la libération d'Auschwitz par les Soviétiques ...

censuré pour cause de Guerre froide

30 Janvier 2015 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #Front historique

Quand Hitchcock monte un film sur la libération d'Auschwitz par les Soviétiques ... censuré pour cause de Guerre froide

Lu sur PCF bassin :

Quand Hitchcock monte un film sur la libération d'Auschwitz par les Soviétiques ... censuré pour cause de Guerre froide

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Un document exceptionnel, sur l'horreur des camps de la mort nazis. Et pourtant il faut attendre 2015 pour le voir exhumer, 70 ans après son montage par un certain Alfred Hitchcock. Un film victime de la censure « démocratique » de la Grande-Bretagne.

La commémoration des 70 ans de la libération du camp d'Auschwitz par les troupes soviétiques est l'occasion de remémorer l'horreur absolue, surtout de comprendre comment le racisme, le fascisme, peuvent s'imposer dans les pays dits avancés pour justifier l'extermination en masse.

En ce début d'année, la presse internationale salue le projet « Night will fall » (La nuit tombera), un film britannique inédit de 1945 sur la réalité de la libération de 11 camps de concentration. Un travail exhumé par l'Imperial war museum, chaperonné par le groupe médiatique américain HBO.

L'histoire remonte au printemps 1945 : le gouvernement britannique commissionne le magnat médiatique Sidney Bernstein, qui travaillait pour le Ministère de l'Information, pour réaliser un film intitulé « Enquête factuelle sur les Camps de concentration allemands ».

Bernstein sollicite alors l'aide de deux personnages pour monter les films réalisés par les équipes sur place après la découverte de Bergen-Belsen par les Britanniques, Buchenwald par les Américains ou Auschwitz par les Soviétiques, en tout 11 camps sont intégrés à cette « enquête filmique ».

Le premier était le futur Ministre travailliste – anti-communiste – Richard Crossman chargé du script du film. Le second est un certain Alfred Hitchcock, qui débarque d'Hollywood pour aider au montage des rushs accumulés.

Hitchcock aurait été horrifié par les images confiant aux commanditaires que cela « lui donnait la nausée » et ne désirait pas aller plus loin, en voir plus : les corps émaciés de survivants cadavériques voisinant les ossements, les piles de dents, de lunettes, de cheveux.

Il a néanmoins donné des conseils décisifs au réalisateur : la multiplication des plans fixes pour marquer les consciences mais surtout l'usage didactique de cartes et de plans englobant la campagne environnante, pour situer historiquement les camps et ne pas rester dans l'émotion.

Le projet était quasiment abouti au printemps 1945. Les images ont même été utilisées au Tribunal de Nuremberg et à Lüneburg pour identifier, juger et condamner des commandants de camp comme le terrifiant Josef Kramer, dit la « Bête de Belsen ».

5 bobines achevées, et 100 bobines compilant des séquences filmées ont pourtant croupi dans les archives britanniques 70 années durant, empêchant ce qui est considéré comme un chef d’œuvre de sortir et connaître le sort d'un Nuit et Brouillard par exemple. Pourquoi un tel gâchis ?

En s'appuyant sur un mémorandum du Foreign office signifiant notamment que « diffuser un film sur ces atrocités n'étaient pas une bonne idée », les historiens pointent le changement de contexte au cours de l'année 1945 et l'installation d'une logique de Guerre froide anti-communiste.

Pour les Britanniques, il devenait dangereux de montrer les Soviétiques comme force de libération, alliée des anglo-américains, et surtout d'accabler l'Allemagne qu'il s'agit de relever – y compris dans son appareil militaire – pour construire une Europe occidentale unie face au monde communiste.

Les bobines de Hithcock sont donc remisées dans les cartons. Elles ressortiront sous une forme très incomplète au Festival du film de Berlin en 1984. Avant de connaître une seconde vie en 2015. Il était temps.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 10:40

Cuba n'acceptera pas d'ingérence des Etats-Unis, prévient Castro

 

 

SAN JOSE, Costa Rica (Reuters) - Les autorités cubaines n'accepteront aucune ingérence des Etats-Unis dans le cadre de la normalisation des relations bilatérales annoncée en décembre, a averti mercredi le président Raul Castro.

La secrétaire d'Etat adjointe Roberta Jacobson a rencontré vendredi des dissidents cubains à La Havane pour souligner l'importance que Washington accorde au respect des droits de l'homme dans ses discussions avec les autorités cubaines, ce qui a irrité La Havane.

"Tout semble indiquer que l'objectif est de générer une opposition politique artificielle par des moyens économiques, politiques et de communication", a déclaré le président cubain, qui s'exprimait à l'occasion d'un sommet de la communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes (Celac) au Costa Rica.

"Si ces problèmes ne sont pas résolus, ce rapprochement diplomatique entre Cuba et les Etats-Unis sera sans objet", a-t-il poursuivi, tout en se disant décidé à poursuivre les discussions entamées la semaine dernière dans le cadre du processus de normalisation annoncé le 17 décembre.

Raul Castro a par ailleurs invité Barack Obama à alléger par décret l'embargo en vigueur depuis 1962 et à étendre à tous les secteurs de l'économie les mesures d'ouverture annoncées dans les télécommunications.

Parlant d'un geste "significatif", il s'est toutefois félicité que son homologue américain ait invité les parlementaires à débattre de sa levée et s'est dit conscient que le processus serait "long et ardu".

 

Le président cubain Raul Castro a invité mercredi son homologue américain à alléger l'embargo en vigueur depuis 1962 par décret et a assuré qu'il n'accepterait aucune ingérence des Etats-Unis dans le cadre des négociations bilatérales entamées la semaine dernière. /Photo prise le 28 janvier 2015/REUTERS/Présidence du Costa Rica

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:48

Ce que Syriza

pense de la Russie

Syriza, la coalition de la gauche radicale qui a remporté les élections législatives en Grèce le 25 janvier 2015, a déjà affiché sa rupture avec la politique de l’UE vis-à-vis de la Russie. Le Courrier de Russie a recueilli les déclarations les plus marquantes de ses représentants à ce sujet.

Alexis Tsipras, Premier ministre grec

Alexis Tsipras. Crédits: links.org.au

« Les sanctions contre la Russie nuisent à l’Europe elle-même. En adoptant une telle stratégie, l’UE scie la branche sur laquelle elle est assise. Nous voulons qu’il n’y ait aucune opération militaire et qu’un dialogue soit entamé pour trouver une solution diplomatique.

La Russie est un grand pays avec une expérience, une histoire et un potentiel colossaux. Y compris l’expérience de sortir des crises. Sans une Russie occupant en son sein la place qui lui revient, l’Europe n’a pas de sens. […] Je pense que l’intégration de la Russie en Europe doit se faire de façon plus adéquate. Et de grandes initiatives en ce sens doivent venir de l’Europe elle-même. »

À l’occasion d’une visite officielle à Moscou en mai 2014, sur invitation du gouvernement russe

« Nous soulignons que vous n’avez pas le consentement de notre pays [sur les sanctions contre Moscou, ndlr]. Vous n’avez pas consulté la Grèce avant d’annoncer que l’UE se préparait à intensifier la pression sur Moscou. L’Union européenne ignore le principe de consensus prévu en cas de prise de décision importante. »

Au cours d’une conversation téléphonique avec Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à propos du communiqué de l’Union européenne, publié le 28 janvier, qui condamne les agissements russes dans l’Est ukrainien et menace de prolonger, voire de renforcer, les sanctions contre Moscou

Nikos Kotzias, ministre grec des affaires étrangères

Nikos Kotzias. Crédits: nikoskotzias.com

« La Grèce veut éviter de creuser un fossé entre la Russie et l’UE, bien que les deux parties soient engagées dans un conflit aigu, depuis les dix derniers mois, concernant l’assaut de Moscou sur l’Ukraine. »

À l’occasion d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE, jeudi 29 janvier à Bruxelles, Nikos Kotzias a refusé de signer le passage-clé sur le renforcement des sanctions

Kostas Sirixos, directeur du département des affaires étrangères au sein de Syriza

Kostas Sirixos. Crédits: rg.ru

« Notre première tâche est de rétablir la souveraineté de la Grèce. […] En matière de politique étrangère, notre pays, sur lequel pèse une dette de 340 milliards d’euros, a tendance à exécuter docilement la volonté de ses créanciers. Notre deuxième priorité est de coopérer avec nos alliés politiques en Europe afin de contrer l’influence économique et géopolitique que Berlin essaye d’exercer, en particulier sur les pays du sud et de l’est de l’Europe et des Balkans.

À moyen et long termes, nous devons élaborer et utiliser de nouveaux vecteurs de politique étrangère en dehors de l’Union européenne. Le gouvernement Syriza a notamment l’intention de coopérer avec les pays BRICS, et en particulier la Russie, dans tous les domaines présentant des intérêts mutuels.
(…)

Nous devons nous rappeler que les relations entre nos pays [la Grèce et la Russie, ndlr] sont bien plus importantes que l’ordre du jour international. Nous partageons la même religion, des racines culturelles et des liens historiques. Notre parti vise depuis longtemps à améliorer les relations avec les forces politiques et le gouvernement russes. Nous avons d’excellents contacts avec l’ambassade de la Fédération de Russie en Grèce et personnellement avec M. Maslov, le nouvel ambassadeur russe à Athènes. Il est très probable qu’au cours des trois ou quatre prochains mois, c’est à Moscou que notre leader Alexis Tsipras effectuera l’un de ses premiers voyages à l’étranger.

(…)

Nous n’avons pas voté pour les sanctions européennes contre la Russie, nous nous y sommes vivement opposés. Nous avions prévenu – et la suite des événements nous a donné raison – que la Russie adopterait des mesures de réponse. Certaines de ces « contre-sanctions » russes font peser une lourde charge sur l’économie grecque, en particulier sur notre agriculture. Nos agriculteurs ont perdu près de 430 millions d’euros avec l’interruption des exportations grecques en Russie. Je pense qu’avec Syriza à sa tête, la Grèce, en tant qu’État-membre de l’UE, pourrait ouvrir la voie vers un dialogue avec la Russie. »

À l’occasion d’une interview le 21 janvier pour le journal russe Rossiskaya Gazeta sur les orientations de Syriza en matière de politique étrangère

Manolis Glezos, député du parti Syriza au Parlement européen

Résistant dès 1941 contre le nazisme, Manolis Glezos, est une légende en Grèce Crédits: left.gr

« Ancien « camarade » et désormais « monsieur » Poutine… Alors que l’Ukraine est devenue un jouet aux mains de bandes de fascistes, nous défendons de nouveau le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En Grèce, nous étions contre la dislocation de la Yougoslavie et les bombardements en Serbie, contre l’invasion de l’Irak et les menaces contre la Syrie. Pour cela, nos nations, la Grèce et Chypre, ont payé le prix fort. Nous connaissons la position de notre gouvernement actuel à l’égard de la Russie. Mais j’en appelle à votre humanité pour vous demander de lever les sanctions qui touchent nos agriculteurs. »

Dans une lettre à Vladimir Poutine datée du 8 août 2014, qui demandait au président russe de ne pas appliquer l’embargo russe aux produits grecs

Yorgos Tsipras, coordinateur du département de politique étrangère de Syriza et cousin germain d’Alexis Tsipras

« Nous sommes à l’épicentre de deux zones conflictuelles : l’Ukraine au nord, et la Syrie au sud-est. Nous voulons développer nos relations avec la Russie et les inscrire dans une politique multidimensionnelle. Nous ne voulons plus de la politique d’alignement euro-atlantique. Les sanctions contre la Russie ont fait perdre beaucoup d’argent à la Grèce, qui n’y a rien gagné. »

Dans une interview pour l’AGEFI (quotidien de l’Agence économique et financière, basée à Genève) sur les intentions du nouveau parti au pouvoir en Grèce

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 08:01

«Apologie du terrorisme» : un prof de philosophie suspendu

Kim HULLOT-GUIOT

30 janvier 2015


Le professeur de philosophie est suspendu pour quatre mois à titre conservatoire. (Photo Thomas Samson. AFP)

HISTOIRE

Enseignant au lycée Victor-Hugo de Poitiers, il est suspendu quatre mois et une enquête est ouverte. Des actions de soutien sont mises en place.

Après les meurtres perpétrés par Coulibaly et les frères Kouachi, la plupart des enseignants, souvent démunis, ont voulu faire circuler la parole,organiser des débats, poser des mots sur ces événements glaçants. Dans le même temps, la ministre de l’Education nationale prévenait : tous les élèves ou les enseignants qui tiendraient des propos discutables seraient sanctionnés, voire signalés à la police.

Un exercice difficile qui pourrait coûter cher à Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor-Hugo de Poitiers. Il s’est vu reprocher d’avoir «tenu des propos déplacés» lors de la minute de silence (à laquelle il assure cependant n'avoir pas assisté), jeudi 8 janvier, en hommage aux victimes, rapporte la Nouvelle République. «Il y a eu des plaintes de familles, a expliqué au journal régional le recteur de l’académie de Poitiers, Jacques Moret. L’enseignant aurait tenu des propos déplacés […]. J’ai immédiatement diligenté une enquête. Le professeur a été suspendu. Il fallait l’éloigner de ses élèves. La procédure suit son cours. Le conseil de discipline statuera [le 13 mars] sur la suite de sa carrière.»

Sa suspension de quatre mois a été agrémentée d’une plainte en justice. Le parquet de Poitiers a ouvert une enquête pour «apologie d'actes de terrorisme». La teneur des propos en question n’a pas été précisée.

«On a très peu d'infos, on sait simplement que [Jean-François Chazerans] n'était pas à la minute de silence [qu'il est accusé d'avoir perturbée]. Est-ce que dans son débat il y a des choses qui ont été interprétées par les élèves, puis répétées et à nouveau interprétées par les parents ? […] On peut se demander si le fait qu'il ait essayé de réfléchir à la montée du jihadisme chez les jeunes n'a pas été interprété comme une façon de leur trouver des excuses», a expliqué à Libération Nadine Aloisio, membre du bureau de Sud Education.

Décrit par le quotidien régional comme un militant d’extrême gauche, Jean-François Chazerans s'était exprimé, samedi, affirmant que les élèves avaient été à l’initiative du débat : «Je ne sais pas ce qu’on me reproche. Je ne sais pas quel cours, quel débat est concerné. [Les inspecteurs d’académie m’ont] juste dit : "Ce sont des propos qui ont été tenus en classe." On évoque qu’il y avait eu des plaintes d’élèves et de parents qui sont montées directement au rectorat. Je suis sonné, je m’attendais à tout sauf à ça. Ce fameux jeudi, j’ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l’émotion du moment

Il poursuit : «Ma réaction de citoyen est de dénoncer avec force ces actes odieux, horribles. On ne peut quand même pas m’accuser d’avoir la moindre sympathie pour les jihadistes. Ce sont des groupes fascistes que je combats. Il n’y a pas eu une quelconque apologie du terrorisme lors de mes cours. Au contraire…»

Contacté par le Figaro, un membre du personnel de l’établissement parle d’un prof «qui a le goût du débat avec les élèves, toujours soucieux de faire s’exprimer ses élèves, [animateur] de longue date d’un café-philo».

Sur une page Facebook de soutien à Jean-François Chazerans, un jeune homme qui se présente comme un ancien élève abonde :

«Il aime vraiment son métier, respecte ses élèves, et transmet à travers ses cours des messages pacifistes. Il amène ses élèves à réfléchir par eux-mêmes, c’est ce qu’on attend d’un prof de philo…» Un père d’élève : «Je connais bien Jean-François Chazerans comme militant, certes, mais aussi comme prof. Il a été le prof […] d’un de mes fils et je peux témoigner de la valeur de cet enseignant qui sait inculquer à ses élèves les méthodes leur permettant une pensée autonome.» Un autre élève : «Il m’a toujours fait penser à Robin Williams dans le Cercle des poètes disparus et cette figure m’a permis d’avancer. Il est des professeurs qui s’inquiètent réellement du sort de ses élèves N’en jetez plus !

Un rassemblement de soutien a eu lieu mercredi à Poitiers et une pétition a été lancée. Le syndicat Sud Educ s’interroge : «Comment pourrait-on le suspecter de ne pas respecter les victimes de ces actes odieux, qu’il condamne par ailleurs, alors qu’il partage bien des engagements qui sont ceux de l’hebdomadaire Charlie Hebdo Au-delà du fond, Nadine Aloisio dénonce aussi la méthode : «[Jean-François Chazerans] n'était même pas au courant [que des parents avaient appelé le lycée]. La parole du prof vaut donc moins que celle de l'élève ou des parents ? On est des punching-balls ? Voilà comment on protège les profs : on les met en première ligne, puis on ne les soutient pas.»

La proviseure du lycée, que nous avons contactée, n'a pas souhaité s'exprimer. L'intersyndicale des enseignants du lycée Victor-Hugo

a lancéun préavis de grève pour le jeudi 5 février.

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