Dimanche 22 novembre 2009

Dimanche 22 novembre 2009

Al-Manar


Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a changé de ton par rapport à la construction à Guilo de nouveaux logements, après avoir regretté mercredi la décision israélienne.

 
Kouchner : "J’accepte les constructions dans la colonie israélienne de Guilo"

19 novembre 2009


Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a changé de ton par rapport à la construction à Guilo de nouveaux logements, après avoir regretté mercredi la décision israélienne.

(JPG) "J’ai compris du premier ministre Benjamin Netenyahu qu’il ne s’agit pas d’une décision politique, mais de simples mesures de planification et de construction, et j’accepte cela", a-t-il affirmé lors d’une rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

"La construction dans ce quartier de Jérusalem ne devrait pas être un obstacle à la reprise des négociations entre Israël et les Palestiniens", a ajouté le responsable français.

Pour sa part, Liberman a considéré que "Guilo fait partie intégrante d’Israël tout comme Tel Aviv", prétendant que les mesures de planification en cours sont légales et qu’il ne compte pas intervenir.

Par ailleurs, Kouchner a fait savoir mercredi soir au cours d’une conversation avec des journalistes israéliens que la France ne reconnaîtrait pas la proclamation unilatérale d’un Etat palestinien.

Qualifiant les déclarations des Palestiniens de "sans fondement", il a affirmé que le chef de l’Autorité Palestinienne Abou Mazen, avait fait cette déclaration pour attirer l’attention du monde autour de la question de l’Etat palestinien.


Al-Manar

 

"Démolitions, incursions, agressions et détentions : c’est la politique d"Israël"

20/11/2009

(JPG) Les bulldozers de l’occupation israélienne ont démoli une habitation palestinienne dans le quartier d’Al Akaba, au village d’Al Essawia, au nord-est de la ville sainte occupée d’Al Qods.

La maison détruite était construite de deux étages et s’étendait sur une superficie de 240 mètres carrés. Elle abritait plus de 14 personnes.

Les Palestiniens ont condamné fortement la politique de punition collective et discriminatoire exercée quotidiennement par les autorités occupantes israéliennes, appelant à une intervention digne et juste pour sauver leur destin humanitaire et légal sur leurs terres historiques.

"La commission d’habitat alliée à la municipalité sioniste à Al Qods a ordonné récemment de détruire plus de 14 maisons, dans la partie Est d’Al Essawia, élevant à 70 le nombre de maisons menacées par la destruction sioniste".

Il est à noter que l’occupation s’est emparée de la plupart des terres d’Al Essawia (10 mille dunums - 1 000 hectares), en laissant rien que 2 mille dunums pour une population palestinienne qui dépasse 15 mille personnes.


D’autre part, les forces armées occupantes et les équipes de la municipalité sioniste ont envahi l’entrée principale du camp de Chaefat en confisquant les biens et les légumes après avoir agressés les vendeurs.


Dans la bande de Gaza aussi, les agressions sionistes ne finissent pas.

En effet, l’armée de l’occupation israélienne a arrêté des dizaines de Palestiniens lors d’une incursion dans la région industrielle, près du passage de Beit Hanoun, au nord de Gaza, a annoncé le comité de l’initiative locale dans la ville.

"Les soldats sionistes ont ouvert le feu sur les ouvriers palestiniens, à partir de leurs tours de surveillance aux alentours du passage, blessant plusieurs personnes et détenant d’autres", a souligné le comité dans son communiqué.

Plus de 30 soldats sionistes ont attaqué les lieux de travaux des ouvriers, et transporté certains d’entre eux vers le passage militaire


20 novembre 2009 -

Al-Manar



 

http://www.info-palestine.net/article.php3?...........


Les articles et autres textes publiés ne reflètent pas  obligatoirement les opinions de l'association "Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5ème (CJPP5)", qui dénie toute responsabilité dans leurs contenus, lesquels n'engagent que leurs auteurs ou leurs traducteurs. Nous sommes attentifs à toute proposition d'ajouts ou de corrections.
Le contenu de ce site peut être librement diffusé aux seules conditions suivantes, impératives : mentionner clairement l'origine des articles et autres textes, le nom du site et/ou du journal, ainsi que celui des traducteurs.
Par Info-Palestine.net / Al Manar - Publié dans : Regard régional
Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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Dimanche 22 novembre 2009

Les affamés du monde
ont besoin d’une volonté politique claire

Un enfant meurt de faim toutes les six secondes. Pourtant, les participants de la réunion au sommet de la FAO (Fond des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) se sont seulement prononcés pour l’élimination définitive de la faim dans le monde « le plus rapidement possible ».
L’absence des chefs d’état des principaux pays développés
à cette réunion qui vient de s’achever le 18 novembre dernier à Rome, explique pourquoi il était pratiquement impossible qu’au-delà des bonnes intentions, elle puisse offrir l’occasion de parvenir à l’élaboration d’un véritable plan d’action.
La situation paradoxale confrontée durant la réunion au sommet a été clairement expliquée par le président du Brésil, Lula da Silva :
« Les  leaders des plus importants pays du monde n’ont pas douté une seconde de la nécessité de dépenser des centaines et des centaines de billions de dollars pour éviter aux banques une chute spectaculaire. Avec moins de la moitié de ces ressources, il serait possible d’éliminer la faim dans le monde entier ».
Les études réalisées montrent que...

LIRE LA SUITE
sur le blog
El Diablo 

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme
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Dimanche 22 novembre 2009


11e Rencontre Internationale
des
partis communistes et ouvriers


"La crise du capitalisme international, des travailleurs et la lutte des peuples, les alternatives et le rôle des communistes et du mouvement ouvrier "

20-22 Novembre 2009, New Delhi, Inde
http://www.11imcwp.in

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Lisez la "Revue communiste internationale"
la revue théorique des partis communistes et ouvriers
N°1 paraitra en format papier en décembre en anglais, espagnol, grec, russe
http://www.iccr.gr/

Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Dimanche 22 novembre 2009
"canempechepasnicolas"
publie, ci-dessous,
pour votre information 
les commentaires officiels
sur le contenu du nouveau traité
qui entre en vigueur au 1er décembre 2009

Bruxelles2
(L'Europe de la Défense et de la Sécurité)


La politique (européenne) de sécurité et de défense commune (PeSDC) - le 2e pilier de l'Union européenne - avance discrètement derrière les murs du
Justus Lipsius (le Conseil de l'UE), du Charlemagne (DG Relex et service diplomatique), du Cortenbergh 150 (l'Etat major), du Berlaymont (Commission européenne) ou de la rue des Drapiers (l'Agence européenne de Défense).

 

Stratégie, politiques, industrie, gestion de crise et secours d'urgence, missions militaires et civiles (Bosnie, Kosovo, Géorgie, Moldavie, Afghanistan, Irak, Palestine, Congo, Guinée-Bissau, Somalie, Tchad...), logistique, transport aérien, surveillance maritime…

 

Ce blog se veut un média, à part entière, sur une politique mal connue de l'UE et respecte les principes journalistiques 

Par Nicolas Gros-Verheyde

 

Traité de Lisbonne: qu'est-ce qui change ?
Explications et commentaires


Le Traité de Lisbonne entre en vigueur le 1er décembre. C'est bientôt.

 

Pour en découvrir (ou en redécouvrir) les principaux aspects, voici quelques uns des articles déjà publiés.

D'autres seront publiés dans les jours qui viennent.

Pour ceux qui veulent le texte brut, vous trouverez les textes du nouveau Traité concernant les dispositions sur les politiques étrangère (PESC), de sécurité et de défense commune (PeSDC) et le Haut représentant (HR).

 

Traité de Lisbonne : principaux changements institutionnels

 

Ce Traité instaure des changements fondamentaux en matière institutionnelle. On a parlé de simplification. Il serait plus exact serait de parler de "raffinement". L'Union européenne devient un plus adulte, s'enrichissant de nouveaux attributs, de nouvelles compétences... tout en respectant celles des Etats membres et en tentant d'établir un lien nouveau avec les citoyens

 

1) Le Conseil européen, qui n'était auparavant qu'un "club" réunissant les chefs d'Etat et/ou de gouvernement devient une institution à part entière, présidée de façon permanente, par un président (élu par ses pairs pour 2 ans et demi, mandat renouvelable une fois).

 

2) Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère voit son rôle renforcé. Il devient vice-président de la Commission et présidera désormais les conseils des ministres des Affaires étrangères. Il dispose d'un service diplomatique et de sécurité" constitué des différents services existants au niveau européen (qu'il s'agisse de la Commission ou du Conseil, qu'ils soient civils ou militaires) renforcés par des experts des Etats membres.

A terme, il aura la haute main sur toutes les délégations extérieures de l'UE ainsi que des envoyés spéciaux et des missions civiles ou militaires de la PeSDC.

 

NB : En gros, il cumule dans un gouvernement national les rôles de ministre des Affaires étrangères et de la Défense, tout en disposant des moyens financiers et juridiques.

 

3) La Commission européenne pourrait voir le nombre de ses commissaires réduits à compter de 2014 (cette disposition a cependant été suspendue sur demande de l'Irlande, chaque Etat tenant à conserver "son" commissaire, et le principe acté dans un futur Traité).

 

4) Le Parlement européen voit son rôle renforcé, particulièrement dans les domaines de l'Agriculture, de la Justice et des Affaires intérieures.

 

5) La présidence des autres conseils des ministres (affaires générales, affaires économiques et financières, ...) continue d'être exercée à tour de rôle par chaque Etat membre qui sont libres de déterminer ainsi certaines priorités nouvelles. La présidence "tournant" tous les six mois.

 

6) Deux nouveaux acteurs font leur apparition dans le "jeu institutionnel". Les Parlements nationaux auront la possibilité de suspendre une procédure législative qui leur paraît enfreindre le principe de subsidiarité. Le droit d'initiative populaire est en partie reconnu : un million d'Européens dans une majorité d'Etats membres pourront demander à la Commission européenne de prendre une initiative législative

NB : celle-ci pourra refuser mais en le justifiant.

 

7) L'Union européenne aura quelques nouvelles compétences en matière de protection civile, de sport, de santé publique (sur les sujets d'épidémies seulement

 

La Communauté est morte, vive l'Union ! Conséquence pour les relations extérieures

C'est ce qu'on pourrait dire un huissier solennellement le 1er décembre, le jour de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Celui-ci fait, en effet, disparaître la "Communauté européenne" et ne laisse à la place que l'Union européenne qui, du coup, acquiert une pleine "personnalité juridique" (1).

Après la disparition du "Marché commun", de la "Communauté européenne du Charbon et de l'Acier", c'est un nouveau symbole de "l'Europe de Papa" - l'Europe des années 1950 - qui disparaît

 

Un changement délicat juridiquement.

 

Ce changement a une première conséquence : il va falloir très rapidement le signifier à tous les partenaires avec qui la Communauté européenne a signé un accord international. Ce qui est, de fait, une succession entre deux organisations internationales. Plusieurs centaines d'accords sont concernés. Simple en apparence, cette disposition recèle une vraie difficulté, d'ordre pratique et juridique : il faut éviter toute interruption dans l'application des accords internationaux, dans les droits et obligations auxquels la CE se trouvait engagée.

Mais une telle information ne peut se faire que quand le processus de ratification du Traité de Lisbonne est clos.

 

Trouvaille pratique.

 

La solution trouvée par les juristes habiles du Conseil : toutes « les notifications devront être faites après le dépôt du dernier instrument de ratification mais avant l'entrée en vigueur du Traité », selon la note qui a été diffusée aux délégations des Etats membres. Donc entre le 13 novembre (Jan Fisher, le Premier ministre tchèque, a affirmé qu'il accomplirait cette formalité directement à Rome, vendredi prochain) et le 30 novembre (le Traité entrant en vigueur, selon les dispositions inscrites le "1er du mois suivant le dépôt du dernier instrument de ratification", donc le 1er décembre.

Une lettre type d'information des Etats ou organisations avec lequel la CE est partie a été adoptée.

 

Conséquence indirecte pour la PESD.

 

A noter que ce changement ne concerne pas directement la plupart des accords passés avec les Etats tiers pour les opérations de la PESD (association d'Etats tiers aux opérations ou missions de l'UE, accord de protection de force SOFA ou de mission SOMA, accord de transfert de suspect - pour l'opération Atalanta), ceux-ci ayant déjà été signés au nom de l'Union européenne.

En revanche, il concerne tous les accords ou dispositifs de soutien négociés par la Commission européenne (développement, aide humanitaire, partenariat économique...) et des accords "fondateurs" comme ceux signés avec les pays ACP (pays en développement Afrique Caraïbes Pacifique) ou avec l'OMC (Organisation mondiale du commerce).

A terme, il va faciliter la négociation de certains accords, puisqu'il n'y aura plus qu'une seule personnalité juridique pour la structure européenne. (1) On a beaucoup glosé sur cette personnalité juridique, "novation" du Traité de Lisbonne. A mon sens, la novation est beaucoup moins importante qu'il y paraît et ressort davantage de la rationalisation et renforcement que du bouleversement. L'UE a déjà signé des accords internationaux en tant que telle (notamment pour la PESD).

Traité de Lisbonne: la PESD devient PeSDC un peu plus commune ?

A l’image de la politique extérieure, dont elle constitue un des attributs, la politique de défense - quasi-inexistante dans les premiers traités - a désormais une place notable. Au passage, elle gagne l’attribut « commun » : la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) devient la « politique de sécurité et de défense commune » (PeSDC ou CDSP en anglais) (1).

 

Les rédacteurs du nouveau Traité ont cependant pris soin d’encadrer la politique de défense afin qu’elle ne déborde pas sur les compétences nationales. Les différences substantielles de visions des États membres et de leurs capacités militaires expliquent cette série de dispositions.

• Le processus décisionnel en matière de politique de défense reste entièrement soumis à la règle du vote à l’unanimité. Et l’adoption d’actes législatifs est exclue (article 24 du Traité sur l’UE - TUE).

• Aucune possibilité d’évolution vers la majorité qualifiée n’est prévue (article 333 du Traité sur le fonctionnement de l’UE - TFUE).

• Dans le même esprit, la Cour de justice de l’Union européenne n’est pas compétente (article 24 TUE et article 275 TFUE).

 

Le Traité mentionne aussi à plusieurs reprises de nombreuses réserves sur le caractère spécifique de la politique de défense de certains Etats membres (les pays neutres notamment), ainsi que la nécessité de préserver l'autonomie de l’OTAN (demande britannique notamment) ou de ne pas donner davantage de pouvoirs à l'Union européenne.

 

Il a ainsi été précisé que : •

« La politique de l'Union au sens de la présente section n'affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l'Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. » (article 42 § 2)

 

• « Les dispositions régissant la politique commune en matière de sécurité et de défense ne préjugent pas de la nature spécifique de la politique de sécurité et de défense des États membres. L’UE et ses États membres demeureront liés par les dispositions de la Charte des Nations unies et, en particulier, par la responsabilité première incombant au Conseil de sécurité et à ses États membres d’assurer le maintien de la paix et de la sécurité internationales » (Déclaration N° 13).

 

• « Les dispositions concernant la politique étrangère et de sécurité commune, y compris pour ce qui est du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ainsi que du service pour l'action extérieure, (1) n'affecteront pas la base juridique existante, les responsabilités ni les compétences de chaque État membre en ce qui concerne l'élaboration et la conduite de sa politique étrangère, son service diplomatique national, ses relations avec les pays tiers et sa participation à des organisations internationales, y compris l'appartenance d'un État membre au Conseil de sécurité des Nations unies ; (2) ne confèrent pas de nouveaux pouvoirs à la Commission de prendre l'initiative de décisions ni n'accroissent le rôle du Parlement européen ; (3) sont sans préjudice du caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense des États membres. » (Déclaration n° 14)

 

Mais l’ambition réitérée est d’avoir « une définition progressive d’une politique de défense commune qui peut conduire à une défense commune » (article 24 TUE). Le passage à la défense commune est décidé par le Conseil européen, à l’unanimité ; il recommande alors aux États membres d’adopter une décision, selon leurs propres règles constitutionnelles nationales (article 42 § 2 TUE).

 

Une politique un peu plus offensive.

 

Les missions de la PeSDC ont été sensiblement élargies par rapport au mandat donné dans les précédents traités (en souligné les ajouts) :

« les actions conjointes en matière de désarmement, les missions humanitaires et d'évacuation, les missions de conseil et d'assistance en matière militaire, les missions de prévention des conflits et de maintien de la paix, les missions de forces de combat pour la gestion des crises, y compris les missions de rétablissement de la paix et les opérations de stabilisation à la fin des conflits. Toutes ces missions peuvent contribuer à la lutte contre le terrorisme, y compris par le soutien apporté à des pays tiers pour combattre le terrorisme sur leur territoire. »

 

On peut le voir, toutes les missions nouvelles, traduisent les évolutions de ces dernières années : du terrorisme internationalisé (2001 et 2004) et les interventions en Irak ou en Afghanistan. Indéniablement, la PeSDC entend couvrir un champ un peu plus offensif.

 

(1) Le texte français du Traité de Lisbonne contient à une ou reprises, la mention "politique commune de défense et de sécurité", cette appellation ne semble pas exacte, du moins pas conforme aux autres mentions dans la même version française et aux autres versions (notamment anglaise) du texte.

 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Dimanche 22 novembre 2009

  

·         Mes articles sur « l’identité nationale », publiés par « canempechepasnicolas », et reprise sur le site de Valmy, font l’objet, sur ce site,  de commentaires et de critiques, parfois opposées sur le fond. Ces prises de position alimentent utilement le débat sur la question. Mais comme il ne s’agit pas de « joutes personnelles », il me semble inutile de « répondre aux réponses ».

·         Chaque lecteur se fera, en toute liberté, sa propre opinion.

·         Nous continuerons de publier des textes intéressants par leur contenu, sans que celui-ci reflète notre propre sentiment

·         Nous publions donc , ci-dessous, de nouveaux commentaires suscités par mes prises de position.

 

21 novembre 2009 ,

par jean Baumgarten

Bonjour Je rappellerai au camarade Levy qu’il existait quelques divergences au sein du groupe Manouchian sur le sens donné au mot "français" : L’un des membres du groupe était trotskiste et n’aimait sûrement pas chanter "La Marseillaise " mais préférait "L’internationale" ! Voici ci-dessous le texte que j’ai écrit le 16 novembre dernier/// Amicalement

Jean Baumgarten

A propos de l’identité nationale .

Qui suis-je ?

Mes parents ont quitté la Pologne en 1921 et 1923 pour fuir l’antisémitisme qui régnait la bas.

Ils sont venus en France « le pays des droits de l’homme » où ils n’ont obtenu la nationalité française ( plusieurs fois refusée) que lorsque ma sœur aînée âgée de 12 ans venait d’être classée première de la ville de Paris au certificat d’études, en 1934...

Ils ont subi le racisme du gouvernement français , la haine des Juifs et ont été sauvés par hasard grâce à quelques français . Ils ont perdu leur nationalité en 1942 …

La soeur de ma mère - Ida - et sa petite fille Irène ainsi que la sœur de mon père Esther et son mari Moïse on été déportés en juillet 1942 .

Moi même âgé de 10 ans j’ai porté l’étoile jaune du début juin 1942 au 20 juin environ et je l’ai déchirée et jetée dans le caniveau qui se trouvait devant l’école communale où j’allais cinq fois par semaine suivre des cours et où le professeur nous faisait chanter « Maréchal nous voilà »… j’ai vécu la guerre comme un proscrit et j’ai échappé à la déportation … La famille de mon père et celle de ma mère restées en Pologne ont totalement été exterminées par le régime nazi. ( Sauf deux petits cousins perdus de vue depuis 60 ans).

J’ai subi dans ma jeunesse :

 La guerre d’Indochine , odieuse et synonyme du pire colonialisme : et je me suis battu au quartier latin contre un nommé le Pen et ses acolytes .

 Ensuite il y a eu la guerre d’ Algérie , odieuse et synonyme du pire colonialisme.

En 1958 j’ai lutté contre le colonialisme patronné par de gaulle et Guy Mollet et qui a imposé à la France un régime constitutionnel réactionnaire dans lequel nous vivons toujours 51 ans après…

Je milite depuis l’année 1947 où j’ai connu les Auberges de jeunesse ( le MLAJ ) internationaliste, mixte , démocratique, anti-colonialiste et autogestionnaire , puis le Parti Communiste Internationaliste ( Trotskiste ) auquel j’ai fait adhérer François de Massot ( le fils de l’écrivain surréaliste) , Félix Guattari Jean Marie Vincent … et quelques autres .

A partir de l’année 1956 j’ai participé à l’ Union de la Gauche avec Yvan Craipeau, Pierre Naville, et Claude Bourdet.

En 1960 j’ai participé à la création du PSU, où, en tant que membre de la tendance marxiste révolutionnaire j’ai été élu membre du Bureau fédéral de la région parisienne avec à ma droite Mireille Osmin transfuge du Parti Socialiste ainsi que Michel Rocard . J’ai participé à mai 1968, à la manifestation de Malville (en 1976) ou j’ai vu des CRS envoyer des grenades sur des jeunes allemands en les estropiant à vie ( et où j‘ai crié avec des milliers d‘autres « CRS - SS ») , j’ai adhéré aux Verts en 1995 et j’en ai démissionné en 2000 : aujourd’hui je suis membre du NPA et je vomis d’horreur à chaque fois que j’entends ce petit prétentieux de Sarkosy parler .

Je n’ai pas choisi d’être français, j’ai honte très souvent , de l’être :

Par exemple quand je vois de jeunes Français se faire tuer ou blesser dans cette guerre honteuse d’ Afghanistan où on n’a pas demandé de vote aux citoyens français, mais dont on sait par sondages qu’ils la rejettent à une grande majorité .

Quand je vois la France officielle protéger des régimes africains corrompus de Guinée, du Gabon, de Côte d’Ivoire, du Tchad etc.

Quand je vois ce petit mec dit « Sarko » recevoir ce fasciste de Nethanyaou et n’avoir rien voulu faire quand l’Etat colonial et raciste israélien avait déclenché la guerre contre Gaza et n’avoir, aujourd’hui encore même pas eu l’idée et encore moins la volonté, de mobiliser l’Europe contre les méfaits de l’Etat colonial et raciste israélien ; ou encore quand j’entends ce petit teigneux faire de la propagande pour « l’identité nationale » !

Qu’ est - ce donc l’identité nationale ? Quels sont les Français qui sont fiers de leur nationalité et qui endossent tous les méfaits réalisés depuis plus de 150 ans en leur nom ? Quels sont les Français qui sont fiers de l’écrasement de la Commune de Paris et de la mort de 40.000 communards massacrés par ce Nabot de Thiers ? Qui sont ces Français qui sont fiers de la victoire de 1918 et dont les grands parents ou les arrière grands parents se sont laissés entraîner dans une guerre injuste, imbécile et qui a déclenché finalement une deuxième guerre mondiale atroce où sont morts 60 millions de personnes dont certaines dans les fours crématoires nazis …

Qui sont donc ces Français fiers de leur passé colonialiste et de la haine qu’ils véhiculaient ?

Non je ne suis pas français, je n’ai absolument rien à voir avec tous ces Franchouillards qui n’ont rien compris à l’histoire.

Je ne suis pas non plus européen : je suis Internationaliste , je suis du côté de ceux qui n’ont rien , qui luttent contre un état de classe, raciste, qui refait aujourd’hui contre les immigrés « les étrangers » , les clandestins, ce qu’il faisait pendant la dernière guerre contre les Juifs, les Roms, les Espagnols .

Je suis internationaliste et à ceux qui chantent aujourd’hui la Marseillaise je réponds par L’Internationale qui dit clairement et simplement :

« C’est la lutte finale et demain l’Internationale sera le genre humain ».

Répondre à ce message

Monsieur Baumgarten, vous êtes un frère des hommes, de ceux qui souffrent tous les jours, des enfants petits dont on voit les côtes et les yeux qui pleurent, des torturés, des éventrés, de ceux qui montaient le plus haut possible dans la chambre à gaz pour chercher quelques molécules d’oxygène, des Palestiniens martyrisés par les enfants des martyrs, des irakiens gazés à l’uranium. Nos parents, les singes qui sont méchants sans calcul, ont fait leur premier mutant qui nous a légué par les chromosomes et par l’exemple, les horreurs que vous décrivez ; moi, je n’étais pas juif,pendant la guerre d’Algérie, resté en métropole je n’ai ni tué, ni torturé... Certes, peut-être l’aurais-je fait par peur de ma propre mort. Pourtant je me suis mis à croire aux paroles de Jésus... Pour faire face à ma propre mort ? Bien sûr le mal est là, mais il suffit d’un comme vous pour que le soleil brille dans le ciel bleu, que l’air soit plein des senteurs des herbes que j’appelle les parfums de Dieu....Pour le Grand Charles, je ne suis pas d’accord avec vous ! Malheureusement la constitution est restée avec un congrès qui a le dernier mot sur la volonté populaire. Lui respectait le peuple pourtant...

En répondant à Jean Lévy sur l’identité nationale, je n’avais pas l’intention d’entrer dans une polémique, et mon propos était d’exprimer pour l’ensemble des lecteurs de cette publication un avis différent sur l’origine de la nation française, ramenée par les descendants dits républicains d’une partie des artisans de la Révolution, à la seule paternité de celle-ci. Je suis choqué par ce réductionnisme et je l’ai dit et je vais le répéter. Certes, la nation française avant la Révolution était très différente de celle qu’elle est devenue après, pour toutes sortes de raisons qu’il me paraît inutile d’évoquer car Jean Lévy les connait aussi bien que moi. Il y a évidemment les langues locales, que l’édit de Villers-Cotterets n’a pas éradiquées, pas plus que la révolution elle-même, il y a les législations bouleversées par le code Napoléon après la mise au pas des juges par Louis XIV, les guerres de religions et leurs conséquences, les guerres civiles et étrangères plus ou moins subies par les populations plus ou moins impliquées dans icelles. (Il faut bien rire un peu)... J’ai cité dans ma précédente réponse 3 éminents historiens français qui ne partageaient pas, loin s’en faut, l’analyse de Jean Lévy. Je pourrais y ajouter des Allemands puisque J. Lévy fait allusion à l’apport des peuples germaniques à notre pays, non négligeable puisque il lui a même donné son nom. Je me contenterai d’un seul, connu pour son "antinationalisme", qui fait partie de l’Institut de France et qui, dans un ouvrage monumental sur l’origine de nos deux peuples à un mal de chien à repousser les origines de la France, et plus encore de l’allemagne, bien au-delà du traité de Verdun entre les 3 fils de Louis le Pieux. NON, NON et encore NON, je ne peux pas laisser dire que la nation française date de 1792 que je considère pour ma part comme la fin du siècle des Lumières avec son cortège d’horreurs et une gouvernance bourgeoise qui a fait le lit du capitalisme sauvage. Il ne faut pas confondre l’histoire de la France et celle de la Nation, me dit J. Lévy !!! Il est de bon ton aujourd’hui de tabler sur la fin de l’Histoire, bien que j’ai cru percevoir chez un autre Levy quelques frémissements de réticence à suivre Fukuyama trop loin. Dissocier la nation française de l’histoire de France comme tente de le faire Jean Lévy n’est qu’une carabistouille. Et que viennent faire les persécutions anti-juives de Louis IX à l’époque où Edouard 1er les chassaient d’Angleterre alors que, seule en Europe, l’Aquitaine anglaise leur permettait d’acquérir de la terre, celle de Montaigne par exemple, plus tard bien sûr. Et les massacres de protestants... et de catholiques. Et les sorcières brûlées, les Dragonnades, l’Inquisition. Je n’ai jamais dit que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes ni que la France d’avant la Révolution était une démocratie. En revanche, j’affirme qu’aujourd’hui elle est loin d’être ce que je voudrais qu’elle soit mais qu’en plus, elle a vendu la capacité de s’améliorer en liquidant sa souveraineté fondée sur deux mille ans d’Histoire au moins, même si ses fondateurs étaient minoritaires quand ils sont arrivés sur notre sol, ce qui est commun à tous les pays comme l’a bien expliqué Camille Julian. Ma famille, d’origine modeste, peut-être mérane (Caminade = chemineau = ?> juif errant) a payé un lourd tribut à ce pays. Quatre de mes grands-oncles sont morts à la guerre de 14, mon père a fait 5 ans de captivité malgré 3 évasions, mon grand-père paternel, né pourtant après la commune de Paris, prenait tous ses repas sous une gravure de l’Illustration couverte de chiures de mouches représentant Ravachol à son procès. Malgré son âge et ses poumons bouffés par l’ypérite respirée dans les tranchées, il a repris du service, si j’ose dire, en faisant courir des risques à la famille pour cacher et faire passer en Espagne, grâce je pense à un réseau de républicains espagnols qui travaillaient avec lui à des tâches d’intouchables, la belle soeur juive d’une famille de bijoutiers juifs de la Place de la Victoire, à Bordeaux. Le plus jeune frère de ma mère, après s’être disputé avec ses parents communistes, 18 ans à peine, a rejoint les Gaullistes en Afrique. Conducteur de char, il a participé à la libération de Paris et de Strasbourg où il est entré le premier sans aller bien loin : seuls de l’équipage, lui et le copilote ont survécus. Aujourd’hui, 86 ans il est porte-drapeau de la 2e D.B. dans les défilés commémoratifs, tant qu’il peut. Alors oui, je regrette le temps où on commençait le cours d’Histoire ainsi : "Il y a deux mille ans, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants les Gaulois." Les ON étaient Catholiques, Protestants, Juifs, Athées, parfois Musulmans. Blancs, Noirs, Italiens ou Espagnols, Basques ou Alsaciens, riches ou pauvres, parfois très pauvres. Ils étaient Gaullistes ou Communistes, Nationalistes ou Anarchistes... Ils étaient Français où aspiraient à le devenir !!

Christian Caminade

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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Samedi 21 novembre 2009

Salah Hammouri                                                                   

 

 France 2 diffusera  dimanche 22 novembre, dans son 13H15,
un reportage consacré à Salah Hammouri. Il aura fallu  que l’acteur François Clouzet intervienne, dimanche 8 novembre dernier , pour que France 2 apprenne que Salah Hammouri, citoyen français,  était en prison  en Israël.


                                                            
 était en prison  en Israël.
 Le reportage, signé Marie-Pierre Farkas,   et auquel, Charles Enderlin, correspondant à Jérusalem de France 2, a participé,donnera la parole à quelques membres du comité de soutien, comme Jean-Pierre Lefort(PCF).
 (cf l'Huma du 21 novembre -www.humanite.fr)


REPRIS
de
BANDERA ROSSA
       France 2 diffusera demain dimanche, dans son 13H15, un reportage consacré à Salah Hammouri. Il aura fallu  que l’acteur François Clouzet intervienne, dimanche 8 novembre dernier , pour que France 2 apprenne que Salah Hammouri, citoyen français,
Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Samedi 21 novembre 2009

Michael Moore
appelle
à éradiquer le capitalisme

AFP


"Le capitalisme, c'est le mal et l'on ne réforme pas le mal, on l'éradique pour le remplacer par le bien pour tous: la démocratie", lance Michael Moore dans "Capitalism : a love story" son dernier brûlot sur la crise économique aux Etats-Unis, ovationné à la 66e Mostra. 

Vingt ans après avoir filmé les ravages causés dans sa ville de Flint (Michigan) par des licenciements massifs chez General Motors ("Roger et moi"), Moore constate que "bien des villes aux Etats-Unis" sont aussi mal en point. "Une famille est expulsée de sa maison toutes les sept secondes et demie. C'est un chiffre frappant", a déclaré samedi soir à Venise l'Américain, à la veille de la projection de gala de son film, en lice pour le Lion d'or. Enfants en larmes à la rue ou forcés de dormir dans un camion avec leurs parents, familles ou retraités ruinés émaillent "Capitalism: a love story".


Car la grave crise actuelle frappe de plein fouet les Américains modestes, dont cet "activiste politique" s'est fait le porte-parole. Elle est liée, dit le film, à la collusion entre les grandes banques d'affaires et l'administration de l'ex-président George W. Bush, mais aussi à un travail de sape antérieur nommé "dérégulation", qui a permis à Wall Street de se transformer en "vrai casino où l'on peut parier sur n'importe quoi". "Les gens ont permis à Wall Street de décimer l'infrastructure industrielle de notre pays pour dégager de plus grands bénéfices", a dit Moore à Venise.


Car les Etats-Unis ne sont plus une démocratie mais une "plutonomie" où une infime minorité détient la quasi-totalité des richesses, affirme le réalisateur en voix off, reprenant le concept d'un économiste de la banque Citigroup.
Quant au plan de sauvetage des banques de quelque 700 milliards de dollars adopté cet automne aux frais du contribuable américain, c'est un "coup d'Etat financier".
Dans une irrésistible séquence, le documentariste barre la luxueuse entrée d'une grande banque avec un ruban jaune portant la mention "scène de crime - ne pas franchir".
Alors, pourquoi la majorité ne se rebelle-t-elle pas ?

C'est qu'elle croit pouvoir s'enrichir un jour, dit Michael Moore sur d'hilarantes images d'un petit chien qui saute désespérément en l'air pour atteindre un petit bout de gâteau, posé sur une table.


Maniant habilement, comme à son habitude, interviews sauvages, images choc, ironie dévastatrice et commentaires à l'emporte-pièce, Michael Moore donne en vrac, quelques exemples des excès du capitalisme à l'américaine. Des compagnies aériennes sous-paient leurs pilotes au point que ceux-ci doivent prendre un deuxième emploi pour vivre, des promoteurs rachètent pour rien mais revendent au prix fort les maisons saisies par les banques. Et de grandes entreprises comme Bank of America, Citibank ou AT&T contractent des polices d'assurances pour leurs employés qui leur permettent, lorsque ceux-ci décèdent, de toucher un pactole.


Très applaudi par la critique, "Capitalism: a love story", qui se termine sur l'air de l'Internationale en version jazzy, poussera chaque spectateur à se mobiliser contre ce système, espère-t-il. Car un prêtre qu'il a interrogé l'assure: le capitalisme est "immoral, obscène, c'est le mal absolu".

Les projecteurs sont braqués sur l'auteur de "Bowling for Columbine", Oscar du meilleur documentaire en 2003 et de "Fahrenheit 9/11" Palme d'or en 2004.
Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
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Samedi 21 novembre 2009

En Californie, des étudiants occupent leurs universités

lefigaro.fr avec AFP et AP 

Crédits photo : AP

Ils manifestent contre une hausse de 32% de leurs frais de scolarité. Des dizaines d'étudiants ont été arrêtés au prestigieux campus de Berkeley.

A l'Université de Californie, la hausse des frais de scolarité a beaucoup de mal à passer. Vendredi, des dizaines d'étudiants ont occupé durant toute la journée le prestigieux département d'Anglais du campus Berkeley, après avoir rallié une partie des centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés devant le bâtiment. La police, qui a procédé une quarantaine d'arrestations, a dû boucler les alentours de ce bâtiment, tandis que les cours ont été annulés.

Situé près de San Francisco, peu habitué à ce type de protestation, Berkeley est un des campus universitaires les plus connus au monde, dont sont issus vingt-et-un Prix Nobel. L'occupation fait suite au vote la veille, par la direction de l'Université de Californie qui possède des campus à travers tout l'Etat d'une hausse des frais de scolarité de 32%, motivée selon elle par les coupes dans les budgets alloués par la Californie à l'éducation. L'augmentation, effective en janvier 2010, fera passer les frais de scolarité de 7.788 à 10.302 dollars pour la plupart des étudiants.

Dès jeudi, quelque 2.000 manifestants s'étaient rassemblés sur le campus de Los Angeles (UCLA), où avait lieu le vote, et 50 étudiants ont été arrêtés ainsi qu'au moins un professeur, sur le campus de Davis. Le campus de Santa Cruz est lui aussi touché par le mouvement. Depuis jeudi soir, environ 200 étudiants occupent des bâtiments administratifs. Le mouvement de protestation était toujours en cours samedi.

Ces manifestations éclatent alors que la Californie se débat contre un déficit budgétaire chronique, qui a obligé les autorités à couper drastiquement dans les dépenses, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation. Le déficit budgétaire de l'Etat le plus peuplé et le plus riche des Etats-Unis - mais touché de plein fouet par la crise économique et la hausse du chômage - est estimé à 21 milliards de dollars pour l'exercice fiscal en cours.  

Par Jean Lévy - Publié dans : international
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Samedi 21 novembre 2009

 

 


Irlande : plus facile de revoter le traité de Lisbonne
que de rejouer le match.
Après la "main de Dieu", la main du capital


Billet d’humeur de Georges Gastaud après France-Eire

 

 

Grâce au capitaine de l’équipe de France, qui a expliqué que tricher fait partie de sa morale sportive à condition de ne pas se faire prendre, l’équipe de France ira au Mondial.

 

Comment un « bon Français » (pas un de ces « Auvergnats » raillé par Hortefeux…) pourrait-il ne pas s’en réjouir ? Grâce à cet éclatant succès, on va pouvoir oublier patriotiquement que le capitalisme mondialisé, Sarko-MEDEF et leur Europe patronale désossent notre industrie et nos services publics, que le pouvoir démonte ce qui reste des retraites et de la Sécu, que la contre-réforme Balladur-Vallini détricote la République une et indivisible pour installer les euro-régions, que pour des millions de familles se nourrir est un tracas quotidien, que l’Education nationale devient un service public bas de gamme livré aux démolisseurs.
Qu’importe, vous dis-je, puisqu’« on-a ga-gnéééé ! ». « L’identité nationale » façon Sarko est sauve !
Alors, en toute sérénité, Champion et Auchan peuvent se rebaptiser respectivement Carrefour Market et Simply Market, Pécresse et Lagarde peuvent basculer en catimini notre pays au « tout-anglais » en strangulant la langue de Molière et d’Eluard pour « booster » les actions du CAC 40 détenues par les fonds de pension US ! Qu’importe que Sarko ait violé le vote du peuple français en faisant adopter par la voie parlementaire la constitution supranationale rebaptisée « Traité de Lisbonne » ?

 

« We are the champions ! » et, sur la base d’une tricherie « petit bras » qui, montre ce qu’est devenu le sport en régime capitaliste en fait d’ « exemple pour les jeunes » ! :On va pouvoir refonder l’ « identité nationale » sur un chauvinisme d’autant plus creux que son vrai rôle est de permettre au trio Sarko-Barroso-Parisot de démolir la nation populaire héritière des Lumières, des Sans Culotte, des Communards et du CNR ?

 

Alors, honneur aux vrais sportifs, à ces joueurs amateurs, dirigeants bénévoles, autres profs d’EPS et autres dinosaures de « l’esprit chevaleresque » qui n’oublient pas, eux, que sport veut dire à l’origine jeu, épanouissement personnel, esprit d’équipe et respect de l’adversaire. Et que mieux vaut perdre en jouant le jeu que gagner en trichant.

 

Georges Gastaud

Ce billet était acompagné de ce message de Jacques Coignard :


Les Irlandais qui ont dû revoter car les résultats du premier match électoral ne convenait pas aux européens, demandent que le match de foot qu’ils ont perdu grâce à la tricherie de l’équipe adverse, soit rejoué ; mais d’ores et déjà , Sarkozy, Bachelot , Fillon, sont montés au créneau en  rétorquant qu’il ne fallait pas mélanger la politique et le sport !  c’est ce qui s’appelle botter en touche ; c’est ce qui montre surtout  que pour tous ces braves gens qui gouvernent la France, l’éthique sportive ne pèse pas lourd face à la marchandisation du sport
.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Vendredi 20 novembre 2009

TEXTE REPRIS
de
Sauvons l'Ecole

Universités occupées en Suisse
la vague européenne prend de l'ampleur

Communiqué de presse de la StuRa et de l'UNES du 17/11/09
Non à l'augmentation des taxes d'études
La formation est un bien public!


http://www.vss-unes.ch/typo3/fileadmin/vss_dateien/Dokumentation/Medien/2009-11-17-d-f-PC-ZH-taxes.pdf


Hier, des motions proposant de réduire de 22 millions de francs le budget des hautes écoles du canton de Zürich obt été discutées au Grand Conseil Zürichois. Si ces demandes devaient aboutir, les Hautes Ecoles seraient forcées soit de réduire massivement leur offre, soit de doubler les taxes d'études. L'Union des étudiant-e-s de Suisses (UNES) et l'Association des étudiant-e-s zürichois-e-s (StuRa) condamnent fermement cette tentative.

L'UDC, avec le soutien du PDC et du PLR, visent avec leur motion à effectuer une coupe drastique dans la formation supérieure, ce qui provoquerait implicitement une augmentation des taxes d'études. «Ces coupes sont inacceptables!» déclare Sylvie Fee Michel, présidente de l'Association des étudiant-e-s de l'université de Zürich (StuRa).
Les taxes d'études représentent un obstacle financier excessif pour beaucoup d'étudiant-e-s. On continue d'augmenter la participation financière de personnes pour qui l'accès à la formation supérieure est déjà restreint, à cause des taxes d'études et d'un système de bourses insuffisant. En outre, il est démontré que l'éducation ne génère pas de rendements privés, et doit par conséquent être considérée comme un bien public. Or la formation supérieure doit elle aussi rester ouverte à tou-te-s celles et ceux qui le souhaitent et en ont les capacités.
Les taxes d'études s'élèvent déjà en Suisse à environ 1200 CHF par année, et constituent une lourde charge pour les étudiant-e-s. Là-dessus s'ajoutent encore les coûts de la vie, de sorte que déjà actuellement plus de 70% des étudiant-e-s doivent travailler régulièrement en dehors de leurs études pour les financer. Avec le resserrement des programmes de formation dus à Bologne, la réussite des études sera de plus en plus menacée.
En Suisse, où la formation est généralement considérée seule ressource, l'augmentation des taxes d'études n'est pas seulement une atteinte à l'égalité des chances - et donc une attaque contre les droits fondamentaux de chacun-e - mais c'est aussi une mesure dévastatrice en ces temps de crise, durant lesquels la Suisse ferait mieux d'investir dans son futur: la formation!
Les exigences actuelles démontrent une vue à court terme, et sont tout simplement scandaleuses. La réalité des étudiant-e-s n'est pas prise en compte et ces coupes vont provoquer des répercussions négatives sur toute la société. La collectivité n'a pas à payer les erreurs des responsables de la crise!

L'UNES et la StuRa s'opposent avec force aux coupes prévues et aux augmentations des taxes d'études - et exigent des responsables qu'ils/elles retirent leurs plans de coupes budgétaires. La formation est un bien public ! Non aux augmentations des taxes d'études!

Par Jean Lévy - Publié dans : Social
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