Mardi 30 juin 2009
                                                                  ELLE N'EST PAS MORTE !

Paroles de Eugène Pottier 

   

On l'a tuée à coups d' chassepot,

A coups de mitrailleuse,

Et roulée avec son drapeau

Dans la terre argileuse

Et la tourbe des bourreaux gras

Se croyait la plus forte.

Tout ça n'empêch' pas,

Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte !

   

Comme faucheurs rasant un pré,

Comme on abat des pommes,

Les Versaillais ont massacré

Pour le moins cent mille hommes.

Et ces cent mille assassinats

Voyez c' que ça rapporte.

Tout ça n'empêch' pas,

Nicolas,

Qu' la Commune n'est pas morte !

   

On a bien fusillé Varlin.

Flourens, Duval, Millière,

Ferré, Rigault, Tony Moilin,

Gavé le cimetière.

On croyait lui couper les bras

Et lui vider l'aorte.

Tout ça n'empêch' pas,

Nicolas,

Qu' la Commune n'est pas morte !

   

Ils ont fait acte de bandits,

Comptant sur le silence,

Ach'vés les blessés dans leurs lits,

Dans leurs lits d'ambulance.

Et le sang inondant les draps

Ruisselait sous la porte.

Tout ça n'empêch' pas,

Nicolas,

Qu' la Commune n'est pas morte !

   

Les journalistes policiers

Marchands de calomnies,

Ont répandu sur nos charniers

Leurs flots d'ignominies

Les Maxim' Ducamp, les Dumas,

Ont vomi leur eau-forte.

Tout ça n'empêch' pas,

Nicolas,

Qu' la Commune n'est pas morte !

   

C'est la hache de Damoclès,

Qui plane sur leurs têtes.

A l'enterrement de Vallès

Ils en étaient tout bêtes.

Fait est qu'on était un fier tas

A lui servir d'escorte !

C'qui vous prouve en tout cas,

Nicolas,

Qu' la Commune n'est pas morte !

    

Bref, tout ça prouve aux combattants

Qu'Marianne a la peau brune,

Du chien dans l'ventre et qu'il est temps

D'crier : Vive la Commune !

Et ça prouve à tous les Judas

Qu'si ça marche de la sorte,

Ils sentiront dans peu,

Nom de Dieu !

Qu' la Commune n'est pas morte !

-
 
Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture
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Mardi 30 juin 2009

Entr’acte

 

Depuis novembre 2007, « canempechepasnicolas » publie, jour après jour, de multiples textes : informations, commentaires, prises de position claires, ouvrant le champ au débat démocratique.

Les évènements de politique intérieure et internationale sont, pour l’essentiel, traités avec la volonté de les aborder dans une orientation de lutte de classes et d’internationalisme.

Pour nous, « l’axe du mal », c’est le Capital, c’est l’impérialisme - d’abord celui des Etats-Unis et de  l’Union européenne, le nouvel Empire, qui nous impose la « concurrence libre et non faussée »,  le règne du « marché », au service exclusif de l’Argent.

Mais nous ne sommes pas seulement « contre ». Notre vision du monde est positive. Nous luttons, en France pour bâtir un Etat démocratique, qui réponde aux besoins essentiels collectifs et individuels des citoyens.

Cet objectif ne peut être atteint dans une société capitaliste, basée sur le profit.

Nous voulons donc contribuer, par nos écrits, à la construction d’une nouvelle société, que nous appelons le communisme.

Certes, nos moyens sont très limités. Nous en avons conscience. « canmpechepasnicolas » est une petite pierre, qui concourt, avec d’autres, avec beaucoup d’autres, à ce juste combat.

Nous l’avons commencé, il y a maintenant  dix-neuf mois.

Un texte, deux par jour, au début de l’aventure, c’était le bout du monde.

Aujourd’hui, avec nos propres écrits, et la diffusion  d’autres textes, tirés de blogs amis, El Diablo, le Réveil communiste, la Lettre volée, le blog de Jacques Tourtaux, Révolution 94, et divers sites, ceux de la Polex, d’Initiative communiste, du Comité Valmy, du « Collectif syndicalisme de classe », notre « univers » s’est élargi, notre public s’est étendu, toujours plus nombreux.

Mais nous devons développer l’expérience, nouer des contacts plus étroits avec ces blogs et sites amis, plus haut évoqués. Notre volonté est aussi – et peut-être surtout – d’améliorer le contenu et la présentation de notre blog, « canempechepasnicolas».

C’est à ces perspectives que nous allons travailler cet été.

 

Mais, c’est à vous également, amis lecteurs, d’apporter vos suggestions, vos critiques – articles trop longs, trop techniques, pas assez divers (au point de vue « culture », par exemple), trop « péremptoires », pas assez « ouverts », sujets jamais abordés, débats mal engagés, pas d’illustrations, ni de dessins  - et, pour ouvrir encore mieux « canempechepasnicolas », adressez-nous votre propre prose !

C’est sur vous que je compte en premier pour métamorphoser notre blog !

 

Mais les vacances sont les vacances – les premières depuis l’automne 2007 – et la « technique » d’Internet n’est pas totalement au point. C’est ainsi que mon lieu de repli, en juillet et août, n’est pas couvert par ce prodigieux moyen de communication…

Donc, amis et camarades, il va falloir que vous patientiez deux mois avant de retrouver quotidiennement « canempechepasnicolas ».

Dans cette attente, un bon conseil : branchez-vous, sans attendre,  sur nos blogs et sites amis*.

Ainsi, vous resterez informés tout l’été.

Et bonnes vacances à vous aussi !

 

*

http://eldiablo.over-blog.org/

http://reveilcommuniste.over-blog.fr/

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/article-30654672.html

http://revolution94.blogspot.com/

http://lalettrevolee.net

http://www.collectif-communiste-polex.org/

http://www.comite-valmy.org/

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/

http://collectif-syndical-classe.over-blog.com/

http://r-sistons.over-blog.com/

Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture
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Mardi 30 juin 2009

Une majorité d'Allemands de l'Est nostalgiques de l'ex-RDA

 

LEMONDE.FR avec AFP | 26.06.09 |


Près de vingt ans après la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 1989, que pensent les Allemands de l'Est de l'ex-République démocratique allemande (RDA) ? D'après un sondage de l'Institut Emnid publié vendredi 26 juin par le quotidien Berliner Zeitung, une majorité d'entre eux sont d'avis que l'ex-RDA avait "davantage d'aspects positifs que négatifs", alors que leurs concitoyens de l'ouest du pays sont d'un avis contraire.

"Il y avait quelques problèmes, mais globalement on y vivait bien", soulignent ainsi quarante-neuf pour cent des 1 208 personnes interrogées dans l'est du pays. Si l'on y ajoute les 8 % de sondés dans les "nouveaux Länder" (Etats fédérés) qui estiment que "la RDA avait surtout de bons côtés [et qu'on] y vivait heureux et mieux que dans l'Allemagne réunifiée d'aujourd'hui", ce sont en tout 57 % des Allemands de l'Est qui défendent l'héritage de l'ancien Etat communiste.

A l'inverse, dans l'ouest du pays, les trois quarts des personnes interrogées dressent un bilan négatif de la RDA. Pour 52 %, l'ex-Allemagne de l'Est avait "surtout des aspects négatifs" et pour 26 % "davantage d'aspects négatifs que positifs". Selon le ministre en charge de l'ex-RDA, Wolfgang Tiefensee, commanditaire de cette étude, ces résultats montrent la nécessité de "ne pas relâcher les efforts pour nous confronter à l'histoire de la RDA".

Selon un rapport officiel présenté début juin, le niveau de chômage demeure presque deux fois plus important dans l'ex-RDA que dans les régions de l'ex-Allemagne de l'Ouest (13,2 % contre 7 %), mêmes si l'Est encaisse "pour le moment" mieux que l'Ouest l'onde de choc provoquée par la crise économique.


Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Mardi 30 juin 2009
KARLSRUHE, Allemagne (AFP) - 30.06.2009 09:40


La Cour constitutionnelle allemande a suspendu mardi en l'état le processus de ratification du Traité de Lisbonne, réclamant une loi pour garantir les droits du Parlement allemand.

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe
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Mardi 30 juin 2009

A l'attention de Gérard Courtois


Monsieur le directeur éditorial et cher confrère,

 

Comme certainement beaucoup de vos lecteurs, j’ai suivi avec grande attention les événements qui ont marqué l’Iran dans la dernière période. Je voudrais vous faire part ici de ma réaction quant au traitement que votre journal a réservé à ce dossier.

 

Ces dernières années, Le Monde n’avait jamais fait montre de tendresse immodérée pour le président Ahmadinejad. Avant, pendant, et plus encore après le scrutin du 12 juin, il n’a pas caché sa préférence marquée pour le principal concurrent de celui-ci. C’est le droit le plus strict du Monde que de choisir sa ligne éditoriale, en cette matière comme dans toutes les autres. Du reste, ce choix ne saurait surprendre.

 

En revanche – et tel est en l’occurrence mon propos – tout se passe comme si, dès lors qu’il s’agit d’un pays et d’un dirigeant associé à « l’axe du Mal », les qualités journalistiques essentielles, qui font la réputation de votre quotidien, semblaient ne plus s’imposer. Un peu comme si, dès l’instant où est en cause un responsable politique étranger démonisé par le chœur médiatique, une sorte d’« état d’urgence » suspendait, par exception, les règles que vous vous prévalez, souvent à bon droit, d’appliquer pour le reste de l’actualité.

 

De fait, Le Monde ne fait nullement exception dans un concert quasiment sans fausse note – du Figaro à l’Humanité, sans parler de l’imbattable Libération. Simplement, il n’est pas illégitime de faire preuve d’un niveau d’exigence sensiblement plus élevé à l’égard de votre journal.

 

Bref, la ligne éditoriale est une chose. Le renoncement aux règles habituelles d’équilibre, de vérification de l’information, de prudence et de distance en matière d’analyse en est une autre. J’ai en outre été frappé par les rafales successives de tribunes (« Horizons Débats ») accordées aux partisans, souvent très virulents, de l’opposition, alors que pas un seul texte – sauf omission de ma part – n’était signé d’un auteur soutenant l’actuel président, ou même souhaitant exprimer un point de vue nuancé. Plus remarquable encore : l’émission Internationales, diffusée par TV5 Monde, recevait le 21 juin l’ambassadeur d’Iran en France, sans qu’une seule ligne dans vos colonnes ne fasse écho à ce long entretien, et ce, alors même que Le Monde est partenaire associé de la dite émission. Une situation qui me semble pour le moins paradoxale, pour ne pas dire schizophrénique.

 

Votre journal, comme à peu près toute la presse, écrite ou audio-visuelle, a ainsi décliné une thèse qu’on pourrait résumer ainsi : Mahmoud Ahmadinejad a, lors de son précédent mandat, conduit son pays au désastre, et n’a dû sa réélection qu’à une fraude massive (« que plus personne ne conteste », 23/06/09), en contradiction avec la vague d’espoir populaire qui a marqué la campagne et devait assurer la victoire de Mir Hussein Moussavi.

 

S’agissant de l’« échec économique » imputé au président sortant par les éminents commentateurs occidentaux, on pourrait être tenté d’ironiser sur les brillants succès dont peuvent s’enorgueillir les dirigeants européens ou américains quant à leurs propres économies, succès qui justifient ainsi à l’évidence cette hautaine condescendance quant aux résultats économiques de l’Iran.

 

De même, les appels lancés depuis Paris, Londres, Berlin ou Bruxelles appelant à « respecter le vote des électeurs » résonnent étrangement aux oreilles de qui se souvient que, exactement un an auparavant, soit le 12 juin 2008, les citoyens irlandais opposaient un Non sans bavure au dit « traité de Lisbonne » ; et que, six mois plus tard, le Conseil européen décidait très officiellement que ce verdict était nul et non avenu et qu’il convenait de revoter.

 

Plus prosaïquement, s’agissant de la fraude alléguée en Iran, je n’ai vu aucune information permettant d’affirmer avec certitude son existence ou de mesurer son ampleur, si ce n’est bien sûr, les affirmations de l’opposition. Ces dernières ne sont probablement pas à balayer, mais il est également difficile de les prendre pour argent comptant. Quoiqu’il en soit, il me semble que tout esprit rationnel devrait s’interroger sur la difficile vraisemblance d’une fraude portant sur les onze millions de suffrages qui séparaient les deux premiers candidats selon les résultats officiels.

 

Comme vous, je regrette bien sûr que plusieurs confrères aient dû quitter Téhéran (même si on ne peut totalement exclure qu’un petit nombre d’entre eux aient eu une conception, disons, extensive de leur mission). Il est cependant dommage que leurs rédactions respectives ne leur aient pas demandé de profiter de cette circonstance pour faire un crochet, géographiquement modeste, par Sanaa. Je ne vous apprendrai rien en rappelant que les autorités du Yémen ont prestement repoussé à 2011 les élections qui devaient avoir lieu, sans que cela semble émouvoir outre-mesure les chancelleries occidentales. Au contraire, le Yémen va bénéficier d’une aide renforcée de la part de l’Union européen. Sans doute faut-il en conclure qu’il vaut mieux annuler un scrutin, que de le tenir en s’exposant aux accusations d’en fausser les résultats.

 

Cependant, n’étant nullement spécialiste de l’Iran, je n’ai aucune compétence pour discuter plus avant les arguments de tous ceux qui vouent le régime du président réélu aux gémonies. Il y a en revanche une affirmation récurrente, dans vos colonnes comme partout ailleurs, susceptible de laisser perplexe qui s’intéresse tant soit peu aux relations internationales : il s’agit de la thèse selon laquelle les quatre années de présidence Ahmadinejad auraient abouti à un fiasco diplomatique se traduisant par « l’isolement » de la République islamique, isolement qui serait encore renforcé par son attitude actuelle.

 

Ainsi, dans votre édition du 18 juin, une « étudiante iranienne à Paris » conclut sa contribution en déplorant une « présidence qui nous place au ban des nations ». Cette affirmation ne se retrouve pas seulement dans nombre de « tribunes », mais également dans vos articles d’information. Pour ne prendre que la même édition, Marie-Claude Decamps termine son papier en s’inquiétant de ce que M. Ahmadinejad ne veuille « seul contre tous, s’enfoncer dans une spirale fondamentaliste ». Seul contre tous ?

 

Il se trouve que, précisément ce même 18 juin, votre manchette de Une affirme : « Iran : la Russie et la Chine soutiennent Ahmadinejad ». Un titre au demeurant parfaitement justifié, soutenu par le cliché des présidents russe et iranien, et appuyé par le long développement en pages relatant le sommet des dirigeants de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Mahmoud Ahmadinejad a donc reçu l’appui de Moscou et de Pékin, ainsi que des pays d’Asie centrale.

 

Exception asiatique ? En réalité, les liens de la République islamique se sont développés, depuis quelques années, avec plusieurs pays latino-américains, dont Cuba ; avec le Venezuela, les relations s’étaient forgées entre ces deux fondateurs de l’OPEP bien avant l’arrivée au pouvoir de leurs dirigeants actuels, et se sont renforcées. A l’instar du président brésilien, aucun chef d’État du continent sud-américain n’a jugé utile de prendre ses distances par rapport au président réélu – tant il va de soi, pour leurs peuples, que les protestations démocratiques des dirigeants occidentaux sont suspectes. Il en va de même en Afrique, si ce n’est – et encore – dans le cas de certains dirigeants arabes, pour des raisons qui ne tiennent peut-être pas essentiellement à l’amour de la transparence électorale.

 

Bref, pour un pays mis « au ban des nations », on a connu pire isolement.

 

Sauf, bien sûr, à donner un sens très particulier au terme d’« isolement » : serait ainsi réputé « isolé » tout pays placé sous le feu des critiques (voire pire) des dirigeants occidentaux, souvent humblement auto-baptisés « communauté internationale ». Peut-être ceux-ci devraient-ils cependant prendre garde : à force d’« isoler » avant-hier les dirigeants yougoslaves, hier ceux du Venezuela, du Zimbabwe, de la Biélorussie, de la Syrie, du Soudan, du Sri Lanka, de la RPDC, aujourd’hui de l’Iran…, ils pourraient bien s’apercevoir que les plus isolés ne sont pas forcément ceux qu’on pense.

 

Pour l’heure, je vous souhaite sincèrement de veiller à ne pas trop « isoler » votre journal, en prenant soin de traiter les pays et les dirigeants avec la même rigueur journalistique, quels que soient les sentiments que vous pouvez nourrir à leur égard.

 

Bien cordialement,

Pierre Lévy


Par Jean Lévy - Publié dans : Pages d"écriture
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Lundi 29 juin 2009

Naissance de l'association

 

Front Syndical de Classe

 

 

 

Samedi 27 juin, des militants syndicaux (CGT, FSU, CGT-E Dalkia), venant de 28 départements et de nombreux secteurs d'activités (Métallurgie, Livre, Énergie, Transports, Santé, Poste, Éducation de la Maternelle à l'université...), ont fondé l'association « Front Syndical de Classe », dans le sillage du succès de la « Lettre ouverte aux Etats-Majors syndicaux ».

 

Après lecture d'un message de soutien de Jean-Pierre Page, ancien responsable international de la CGT, ils ont adopté à l'unanimité les statuts ci-joints et élu le conseil d'administration composé de 19 membres (10 CGT, 8 FSU, 1 CGT-E Dalkia).

 

Le bureau de l'association est composé de :


Cukierman Maurice, FSU

Foucambert Benoit, FSU, secrétaire général

Lacroix-Riz Annie, FSU, secrétaire

Omer Jacky, CGT, trésorier

Parquet Bernard, CGT, secrétaire

Rodriguez Gilbert, CGT

Silvain Roger, CGT, Président

Six Gérard, CGT, secrétaire

 

Un site Internet va être ouvert et, en plus du travail de diffusion d'informations et de construction de liens « à la base », des commissions de travail ont été mises en place afin d'intervenir au plus vite sur tous les terrains de la lutte de classe et du syndicalisme de classe :


- Salaire, Salaire socialisé et protection sociale

- Emploi-produire en France

- Fonction Publique

- Répression anti-syndicale et libertés démocratiques

- Congrès CGT

- Congrès FSU.

 

Outre des militants individuels, des syndicats CGT et une Union locale CGT ont adhéré au FSC.

Est encouragée la formation de collectifs et/ou associations locales.

 

Adhésion : 30 euros annuels pour les personnes (10 euros pour les petits revenus), 50 euros minimum pour les organisations, carte de bienfaiteur (100 euros minimum).

(Chèques à envoyer à : Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon, à l'ordre de "Front Syndical de Classe")

 

Le bureau, le 29 juin 2009

 

PS :

- le FSC salue la grande victoire des salariés de la SBFM et de leur syndicat CGT qui ont su, par leur détermination et leur unité dans l'action pour gagner, imposer la reprise par Renault de leur entreprise menacée (avec la totalité des salariés).
Seule la lutte paie !

Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe
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Lundi 29 juin 2009

Réflexions du compañero Fidel

 

UNE  ERREUR SUICIDAIRE

 

J’ai écrit voilà trois jours dans mes Réflexions du jeudi 25 au soir : « Nous ignorons ce qu’il se passera cette nuit ou demain au Honduras, mais la conduite courageuse de Zelaya passera à l’Histoire. »

J’avais aussi écrit deux paragraphes plus haut : « Ce qu’il se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’administration étasunienne. »

L’antédiluvienne institution interaméricaine, qui s’était réunie le lendemain à Washington, avait promis dans une résolution en demi-teinte et tiède de faire aussitôt les démarches pertinentes pour chercher une harmonie entre les parties en conflit. Autrement dit une négociation entre les putschistes et le président constitutionnel du Honduras.

Le haut gradé, qui restait à la tête des forces armées honduriennes, se prononçait publiquement contre les positions du président, dont il ne reconnaissait l’autorité que du bout des lèvres.

Les putschistes n’attendaient pas autre chose de l’OEA. Peu leur importait la présence d’un grand nombre d’observateurs internationaux qui étaient arrivés dans le pays pour attester d’une consultation populaire et avec lesquels le président Zelaya s’était entretenu jusque tard dans la nuit. Ce matin, au petit jour, ils ont lancé contre la résidence du président environ deux cents soldats de métier bien entraînés et armés qui, écartant rudement l’escouade de la garde d’honneur, ont séquestré Zelaya, qui dormait alors, l’ont conduit à la base aérienne, l’ont fait monter de force dans un avion et l’ont déposé sur un aéroport costaricien.

C’est à huit heures et demie du matin que nous avons appris par TeleSur cet assaut contre la maison présidentielle et l’enlèvement. Le président n’a pas pu assister au lancement de la consultation populaire qui devait se dérouler ce dimanche-ci. On ignorait encore son sort.

La télévision officielle a été interrompue. Les putschistes souhaitaient empêcher une divulgation prématurée de leur trahison à travers TeleSur et CubaVisión Internacional, qui informaient des faits. Aussi ont-ils suspendu les centres de retransmission et fini par couper le courant dans tout le pays. Le Congrès et les hauts tribunaux, impliqués dans la conspiration, n’avaient pas encore publié les décisions qui la justifiaient. Ils ont d’abord fait leur coup d’État inqualifiable, puis l’ont légalisé.

Le peuple s’est réveillé, a constaté ce fait acquis et a commencé à réagir avec indignation. On ignorait toujours le sort de Zelaya. Trois heures après, la réaction populaire était telle qu’on a vu des femmes frapper du poing des soldats dont les fusils leur tombaient presque des mains tant ils étaient désarçonnés et nerveux. Au départ, on aurait dit qu’ils livraient un étrange combat contre des fantômes ; plus tard, ils ont tenté de bloquer de leurs mains les objectifs des caméras de TeleSur, ils visaient, tremblant, les reporters et quand  les gens avançaient, ils reculaient parfois. Les putschistes ont envoyé des transports blindés armés de canons et de mitrailleuses. La population discutait sans peur avec les occupants des blindés. Étonnante réaction populaire !

Vers deux heures de l’après-midi, en coordination avec les putschistes, une majorité domestiquée du Congrès a déposé Zelaya, le président constitutionnel, et nommé un nouveau chef d’Etat, affirmant au monde, après avoir présenté une signature falsifiée, qu’il avait démissionné. Quelques minutes après, depuis un aéroport costaricien, Zelaya a informé de ce qu’il se passait et a démenti catégoriquement avoir démissionné. Les conspirateurs se couvraient de ridicule aux yeux du monde.

Bien d’autres choses se sont déroulées aujourd’hui. CubaVisión s’est consacrée presque toute entière à démasquer le putsch, informant tout le temps notre population.

Certains faits ont revêtu un caractère nettement fasciste. Bien que prévisibles, ils ne cessent d’étonner.

La cible fondamentale des putschistes a été, après Zelaya, Patricia Rodas, la ministre hondurienne des Affaires étrangères. Ils ont dépêché un autre détachement chez elle. Courageuse et résolue, il a agi vite et n’a pas perdu une minute pour dénoncer le putsch par tous les moyens. Notre ambassadeur, Juan Carlos Hernández, était entré en contact avec elle pour s’informer de la situation, comme l’ont fait d’autres ambassadeurs. À un moment donné, elle a demandé aux représentants diplomatiques du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba de la rejoindre, car, férocement harcelée, elle avait besoin d’une protection diplomatique. Notre ambassadeur, qui avait été autorisé dès le premier instant à offrir le plus grand appui possible à la ministre constitutionnelle et légale, s’est alors rendu chez elle.

Alors que les ambassadeurs étaient déjà avec elle, le commandement putschiste envoie le commandant Oceguera l’arrêter. Les ambassadeurs forment un écran devant elle et informent le militaire qu’elle se trouve sous protection diplomatique et qu’elle ne se déplacera qu’en leur compagnie. Oceguera discute avec eux respectueusement. Quelques minutes après, de douze à quinze hommes en battle-dress et encagoulés pénètrent dans la résidence. Les trois ambassadeurs font alors bloc autour de Patricia ; les encagoulés agissent brutalement et parviennent à séparer les ambassadeurs vénézuélien et nicaraguayen, mais le nôtre, Hernández, est accroché si fort à son bras que les encagoulés les traînent tous les deux jusqu'à une fourgonnette, les conduisent jusqu’à la base aérienne, parviennent à les séparer et emmènent Patricia. Alors que notre ambassadeur est arrêté, Bruno Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, qui a eu des nouvelles de l’enlèvement, parvient à l’avoir sur son portable, mais un des encagoulés tente brutalement de le lui arracher. Notre ambassadeur, qui avait déjà reçu des coups chez Patricia, lui crie : « Ne me bouscule pas, cojones ! » Je ne me rappelle pas si Cervantès a déjà utilisé ce mot, mais notre ambassadeur Juan Carlos Hernández a sûrement enrichi notre langue.

Après, les encagoulés l’ont abandonné sur une route, loin de l’ambassade, et l’ont averti avant de le libérer que s’il parlait, il risquait de lui arriver quelque chose de pire. « Rien n’est pire que la mort ! », leur a-t-il rétorqué dignement, « et pourtant vous ne me faites pas peur. » Les habitants de l’endroit l’ont aidé à regagner l’ambassade d’où il est aussitôt entré de nouveau en contact avec Bruno.

On ne peut négocier avec les hauts gradés putschistes. Il faut exiger leur démission, et que des officiers plus jeunes et non compromis avec l’oligarchie se substituent à eux. Sinon, il n’y aura jamais de gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » au Honduras.

Les putschistes, acculés et isolés, n’ont aucune échappatoire possible si on leur fait face avec fermeté.

Jusqu’à Mme Clinton a déclaré dans l’après-midi que Zelaya était le seul président hondurien. Et les putschistes, sans l’appui des États-Unis, n’osent même pas respirer.

Encore en pyjama voilà quelques heures, Zelaya sera reconnu par le monde entier comme le seul président constitutionnel du Honduras.

 

 

 Fidel Castro Ruz

28 juin 2009

Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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Lundi 29 juin 2009

RESULTATS
DE
L’ELECTION MUNICIPALE

DU 28 JUIN 2009,

A HENIN-BEAUMONT

Votants: 11.629

Exprimés: 11.402

Taux de participation: 60,15%

                                                                                  Premier et second tour

Steeve Briois (FN) :               39,34%  -  2008 : 28, 53% et 28,83%

Daniel Duquenne (DVG):     20,19%  – 2008 : 18,64% et 19,23%  

Pierre Ferrari (PS) :               17,01%  -  2008 :   43,09 et 51,94% (Dalongeville)

Régine Calzia (Verts) :             8,52% -  

Pierre Darchicourt (DVG):       5,29%                 (23,78 en 2001)

Nesrédine Ramdani (UMP) :   4,34%  -2008 :      5,49%

Séverine Duval (NPA) :             2,42%  - 2008 :     4,25%

Laurent Bocquet (DVD ) :        2,08%

Jean-Marie Monka (SE) :           0,82%  

L’analyse des résultats du premier tour des élections municipales à Hénin-Beaumont, du 28 juin 2009, conduit  à diverses réflexions.

D’abord, l’avancée spectaculaire du Front National, depuis le scrutin des 11 et 16 mars 2008 : ses candidats (inchangés) gagnent 11%, passant de 28,53% à 39, 34%.  Ils ont certes  bénéficié d’une situation politique locale particulière.

 Voyons les divers éléments de celle-ci  :

1° - le maire socialiste sortant (43%09% au premier tour de 2008), Gérard Dalongeville, est en prison pour escroquerie. Aujourd’hui, la liste conduite par le socialiste Pierre Ferrari  l’ancien adjoint de Dalongeville, comprend en outre des candidats du PCF et du Modem.

Malgré « l’ouverture au centre », Ferrari ne regroupe que 17,01%.

2° - Deux  listes « divers gauche » étaient en concurrence : la première, conduite, comme en 2008, par Daniel Duquenne, a obtenu 20,19% des voix  (il  s’était alors maintenu au second tour), obtenant 19, 23% des voix.  La seconde, comptabilisant  5,29% des suffrages,  avait à sa tête, Pierre Darchicourt, une personnalité locale,  qui avait obtenu 23,78% en 2001.

3° - L’UMP, déjà très peu représentative en 2008, ne réalise que 4,34% (5,49% en 2008).

4° - Hier, se présentaient en outre une liste « Verte » (8,52%) , absente en 2008, une liste NPA-LCR, comme en 2008 (2,42% contre 4,25%) et deux autres listes, une « Divers droite », avec 2,08%, et une « sans étiquette » avec 0,82%, toutes deux absentes en 2008.

A ces aspects « locaux », s’ajoutent des remarques proprement politiques.

Hénin-Beaumont est une localité ouvrière, très frappée par la crise, les licenciements, les délocalisations Dans nombre de ses entreprises, des conflits du travail ont marqué l’actualité. Le FN, avec Marine Le Pen,  experte en la matière, a tenu un discours « social » démagogique, à la population, tout en dénonçant la corruption de l’ancienne municipalité.

La situation locale est ainsi en divorce avec celle des localités et régions où le Front National avait, jusqu’en 2007, une position de force,  où sa base était, comme dans le midi, constituée d’anciens « pieds-noirs », sympathisants de toujours de l’extrême droite. Massivement, Sarkozy et l’UMP ont vampirisé cet électorat. Rien de tel à Hénin-Beaumont.

Aussi, il faut s’attendre, surtout en cas de victoire au second tour, à un virage « social » du Front National, du moins de son langage, visant les exclus, les victimes de la crise, le mécontentement populaire.

Le PCF, face à cette situation et à la colère populaire, a préféré s’allier avec les socialistes déconsidérés et le MoDem…Le score dérisoire de cette coalition ambiguë, 17%, montre l’inutilité des alliances sans principe et le rejet de telles coalitions, qui ne répondent pas aux attentes populaires.

Une liste unique, soutenue par l’ensemble de la classe politique, du PCF à l’UMP (qualifiée de ‘droite républicaine’), conduite par un « divers gauche », ayant pour unique objectif l’échec du Front National, serait suicidaire pour le PCF, et pour la gauche en général.

De même, le désistement de la liste PS-PCF-MoDem pour celle de Daniel Duquenne, serait autant négatif, tant sur le plan social, que sur le plan politique. Les travailleurs, victimes des patrons, n’accepteront pas une alliance entre le parti de l’Argent et le PCF, voire le NPA.

On veut nous rejouer le second tour des présidentielles de 2002 et le « danger Le Pen ». Pour le plus grand profit de la droite.

Là est le piège. 

Par Jean Lévy - Publié dans : Politique
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Lundi 29 juin 2009
Samedi 4 Juillet

Fête & Rassemblement à partir de 12h30,
au Parc de la mairie de Margny-les-Compiègne,
Restauration sur place, barbecue, concerts et animations diverses...

16h30, Meeting de soutien concernant les 7 salariés de Continental et pour l'arrêt des poursuites judiciaires.

Puis poursuites des festivités jusqu'au soir...

Venez nombreux !!!

Par Réveil Communiste
Par Jean Lévy - Publié dans : Social
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Lundi 29 juin 2009
Lundi 29 juin 2009

     NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
                NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !

Au Honduras, vient de se produire un coup d'état contre la démocratie. Le président constitutionnel de la république, Manuel ZELAYA, a été séquestré par l'armée et emmené de force au Costa Rica. C'est une tentative des forces les plus réactionnaires contre la démocratie en Amérique Latine.
Les démocrates, les progressistes, les hommes et les femmes de paix, devons nous mobiliser pour affirmer notre solidarité avec le peuple hondurien, appelé ce dimanche à une consultation populaire qui a servi de prétexte au coup de force.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour des heures sombres de la dictature.
Nous exigeons le retour du président ZELAYA dans ses fonctions.
Ici, en France, nous appelons toutes les associations latinoaméricaines, les mouvements citoyens et internationalistes à se mobiliser

      

                DEVANT L'AMBASSADE DU HONDURAS à PARIS
                                         Angle rue Crevaux et avenue Foch 
                                                    
(Métro Victor Hugo)

 
 
                                       
Premiers signataires :

                            CE LUNDI 29 JUIN DE 18H30 A 20H00

 

  • Association France Amérique Latine
  • Association Nuestra America en Marcha
  • Association Simon Bolivar (Rennes)
  • Cercle Bolivarien de Paris
  • Collectif des Péruviens en France
  • Colores Latino Americanos (Lille)
  • Comité d'Information sur l'Amérique Latine de Nanterre
  • Comité Pérou
  • Communistes péruviens en France
  • Conseil Pro Bolivia
  • CPCP. Coordination Populaire Colombienne à Paris
  • Petite Amérique
  • Parti Nationaliste Péruvien - CAI
  • Racines Cubaines
  • Radio Latinos
  • Union des Associations latinoaméricaines en France
  • UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui
    et
    le blog "canempechepasnicolas"

 

Par Cercle Bolivarien de Paris
Par Jean Lévy - Publié dans : Internationalisme
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