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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 16:35

 

Front Syndical de Classe

 

TRES URGENT

Ce matin à 6H30, la police a arrêté et perquisitionné 2 des 5 camarades roannais comme de vulgaires criminels.

Cette arrestation fait suite au refus des 5 camarades de passer des tests ADN hier.

Ces camarades avaient été reconnus coupables mais sans exécution de peine l'année dernière, pour avoir écrit sur les murs de la sous préfecture lors d'une manifestation contre les retraites en 2010. Suite à cela ils avaient reçu une convocation pour passer des tests ADN et ainsi être fichés. C'est un véritable acharnement du Procureur de la République contre les camarades roannais.

La confédération, mais aussi la fédération de la Santé ainsi que notre fédération interviennent au plus haut niveau de l'Etat pour que soient relachés ces 2 camarades et que cesse cet acharnement.

Nous demandons à tous les syndicats d'envoyer des motions ou déclaration auprès du Procureur afin d'exiger leur libération immédiate.
Voici les numéros où adresser ces documents !


Fax du Palais de Justice : 04 77 44 48 22
Fax Police : 04 77 67 76 05
Fax Sous Préfecture : 04 77 71 42 78

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 16:26

INVESTIG'ACTION

 

 


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Les médias dominants ont fait de la célèbre devise Bachar-massacre-son-propre-peuple, le slogan anti-syrien le plus usité. Un journaliste occidental, un de plus, vient de démentir ces accusations en deux minutes à peine, dans un reportage réalisé pour Sky News. On y voit des civils protégés par l’armée syrienne en proie aux tirs des rebelles qui occupent leur quartier.

 

Les crimes commis au nom de la « liberté » et de la « démocratie » atteignent des sommets stratosphériques en Syrie au point qu’aucun média ne peut les ignorer, pas même Sky News.

Le 15 mai dernier, le correspondant de la chaîne britannique Tim Marshall a été le témoin d’un nouveau crime commis contre des civils, cette fois contre des Palestiniens chassés du quartier de Yarmouk à Damas par des groupes wahhabites ou apparentés.
 


L’équipe de Sky News a accompagné un millier de réfugiés cherchant à regagner leur foyer malgré les menaces de mort des rebelles qui occupent Yarmouk.

A peine ont-ils franchi le no man’s land entourant leur quartier que les manifestants palestiniens ont été la cible des balles de la rébellion.

L’officier qui avait insisté pour escorter les journalistes de Sky News a lui aussi été atteint par les tirs.

L’armée a aussitôt répliqué pour protéger les civils.

Interrogés par Sky News, les habitants de Yarmouk proclament sous une pluie de balles leur hostilité envers les groupes armés et supplient les journalistes de dire la vérité sur la guerre en Syrie ("Some screamed at us : Please tell the world the truth ! We don't want the fighters here, we want the army to kill them !" dans Tim Marshall, Civilians Come Under Fire From Rebels, Sky News, 15 mai 2013).

Au bout d’une heure d’affrontement, le journaliste Tim Marshall a comptabilisé au moins trois soldats et cinq civils blessés.

Il rapporte en outre que selon les sources militaires, dix rebelles ont été tués durant l’accrochage.

Cet épisode de la tragédie syrienne montrant des civils hostiles aux rebelles ainsi que des civils et des militaires victimes des tirs rebelles, rappelle étrangement celui de janvier 2012 à Homs qui se solda par la mort du journaliste Gilles Jacquier et de huit Syriens loyalistes.

Sauf que cette fois, les journalistes britanniques se sont gardés de spéculer sur l’origine évidente des tirs comme l’ont fait les grands médias français lors du massacre de Homs.

En s’attaquant à une population martyre comme les réfugiés palestiniens, les rebelles « syriens » ont franchi une nouvelle limite dans la cruauté.

Israël ne peut que s’en réjouir.

 


 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Contre l'impérialisme - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 15:04

Les enfants ne savent pas reconnaître les légumes...

et les Français le vrai du faux

 

Le Point.fr - Publié le 23/05/2013 

Betterave, poireau, courgette...

Les petits sont incapables de les désigner sur les étals.

Ils ignorent même que les frites sont faites de pommes de terre.

Par Anne Bernet

 

"Maman, c'est quoi ça ?"... Une betterave, mon chéri ! 87% des enfants de 8 à 12 ans ne connaissent pas ce légume. Ils ne savent pas non plus que les nuggets viennent du poulet, ou le jambon du porc... Ce sont les résultats édifiants d'une enquête de l'Association santé environnement France publiée jeudi. Habitués à la junk food plus qu'aux légumes frais, 20% des écoliers sont en surpoids. 

Réalisée dans les écoles au cours du premier trimestre 2013, cette étude révèle que les enfants ne boivent pas assez d'eau, consomment trop d'assaisonnement, ignorent de nombreux fruits et légumes et l'origine des aliments transformés, comme les frites ou les nuggets. A table près d'un enfant sur quatre boit du sirop, du jus de fruit ou du soda et seulement 20% disent ne jamais rajouter de sel ou du sucre dans leur plat. Quant aux sauces mayonnaise et ketchup, ils sont 10% à déclarer en rajouter systématiquement.

C'est comme les Français avec les médias...

par Jean LEVY

Comment reconnaître le vrai du faux, le mensonge de la vérité ?

Depuis combien de temps, sont-ils victimes de la télé, de la radio, et pour ceux qui les lisent, les journaux ?

Les "moins de cinquante ans" n'ont jamais vécu, en tant qu'adultes, des luttes ouvrières victorieuses. 1936, 1946, 1968 sont des dates évoquant des événements aussi lointains que la guerre de Cent Ans et se confondent dans leur mémoire avec la Grande guerre ou même celle 1870.

Aussi, politiciens, journalistes et experts en tous genres font prendre aux citoyens sans repères, des vessies pour des lanternes et les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.

 

La majorité de notre peuple n'a jamais connu le temps où  l'adage populaire annonçait  le progrès continu, et donc comme allant de soi,  chacun était sûr que ses enfants vivraient mieux que leurs parents, et les enfants de ces enfants davantage encore.

Or, depuis plus de vingt ans, on leur serine à longueur d'émission qu'ils devaient "payer la crise", accepter la chute continue de leurs conditions de vie, que gauche et droite étaient contraints de mener la même politique, que la Nation  était, comme la souveraineté populaire, une notion dépassée, voire périmée. Seule" l'Europe" constituait l'horizon indépassable. Et que seuls les "populistes" et autres terroristes diffusaient des idées contraires.

Comment, dans ces conditions, croire à un autre monde, un monde sans capital régnant sur ses sujets, un monde d'espoir et de luttes ?

Sinon, en "renversant la table", en montrant que les carrés sous célophane de poissons pannés ne vivent pas dans l'océan, et que les patrons ne sont pas de droit divin, que notre peuple à pris la Bastille, et tranché la tête à son roi, imposé le repos du dimanche, la semaine de cinq jours, la sécurité sociale et le droit de grève. Preuve comme dit l'autre, que tout demeure possible.

A condition de reconnaître le vrai du faux et ne pas confondre Hollande et le socialisme.

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Philosophie - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 13:49

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

CGT-sante-15-06-2013.jpg

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Par Jean Lévy - Publié dans : Lutte de Classe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 12:20

AgoraVox le média citoyen

Le Marché Transatlantique

fait un retour discret

au Parlement Européen

On avait presque oublié ce fameux marché transatlantique, qui souvenez-vous, avait été rendu célèbre par Jean Luc Mélenchon (on peut au moins lui reconnaitre cela) il y a quelques temps. Les empoignades européennes actuelles nous conduisent à nous repencher sur ce dossier, puisque ce projet de Grand Marché Transatlantique, initié à travers une résolution formelle du 3 mars 2009[1] au Parlement Européen, est porté sur un objectif 2015 qui se trouve maintenant à moins de 3 ans de nous. Ce dessein n’est pas nouveau et découle d’un historique déjà riche sous la présidence du Commissaire Jacques Santer, mais il a été fortement promu dans les années 2008-2009 par des personnalités politiques ou par des think-tanks néolibéraux. 

Qu’en est-il exactement de l’actualité de ce projet déjà ancien et qui prend une forme de plus en plus tangible ? Pour tenter d’en savoir plus, nous aurons l’occasion de suivre les débats qui porteront sur les « Relations commerciales et économiques avec les États-Unis » lors de la plénière du 23 octobre 2012 au Parlement de Strasbourg, qui seront peut-être l’occasion pour le député européen Moreira de faire valider une proposition de résolution visant à autoriser la Commission à engager des négociations directes avec le gouvernement américain en vue du projet de Marché Transatlantique.

 Le rapport Moreira.

En effet, le 7 septembre 2012 nous est parvenu le projet de rapport du député européen Vital Moreira (Groupe parlementaire socialiste S&D, Portugal) sur les relations commerciales et économiques avec les Etats-Unis[2]. Ce rapport, qui sera probablement présenté à l’occasion de la prochaine plénière d’Octobre 2012 à Strasbourg, est riche d’informations qu’il convient ici de relever et d’analyser, pour saisir cet autre mouvement euroatlantiste, qui à l’ombre des éclats du très contesté Pacte Budgétaire, s’occupe de construire des ponts sur l’Océan. Reste à comprendre, quelle idéologie l’on veut y faire rouler.

Ce document de dix pages est introduit par un rappel pratique des initiatives ou des procédures ayant précédé ledit rapport, notamment :

· « Vu la déclaration conjointe du sommet UE–États-Unis, datée du 28 novembre 20111, et la déclaration conjointe du Conseil économique transatlantique UE–États-Unis, datée du 29 novembre 20112,

· vu les lettres adressées à Barack Obama, Président des États-Unis, le 22 février 2012, par vingt membres des deux partis du Sénat des États-Unis, et le 14 mai 2012, par cinquante-et-un membres des deux partis de la Chambre des représentants des États-Unis,

· vu la lettre adressée à José Manuel-Barroso, Président de la Commission, et à Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen, le 19 mars 2012, par quatre membres de la commission du commerce international du Parlement européen pour exprimer leur soutien au groupe de travail à haut niveau UE–États-Unis sur l'emploi et la croissance,

· vu la déclaration conjointe du sommet du G8 qui s'est tenu à Camp David, États-Unis, les 18 et 19 mai 20123, et la déclaration conjointe du sommet du G20 qui s'est tenu à Los Cabos, Mexique, les 18 et 19 juin 20124,

· vu le rapport intérimaire aux dirigeants par les coprésidents du groupe de travail à haut niveau, daté du 19 juin 20125,

· vu la déclaration conjointe du 19 juin 2012 de Barack Obama, Président des États-Unis, José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen6,

· vu les conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012, ainsi que le « paquet pour la croissance et l'emploi » y annexé7,

· vu ses résolutions antérieures, en particulier celles du 1er juin 2006 sur les relations

économiques transatlantiques UE–États-Unis8, du 22 mai 2007 sur l'Europe mondialisée :

aspects extérieurs de la compétitivité9, du 19 février 2008 sur la stratégie de l'UE pour assurer aux entreprises européennes un meilleur accès aux marchés extérieurs10, du 5 juin 2008 sur le thème « assurer l'application de la politique commerciale grâce à des règles et des procédures d'importation et d'exportation efficaces »1, du 9 juillet 2008 sur les litiges Airbus/Boeing devant l'OMC2, du 5 février 2009 sur le renforcement du rôle des PME européennes dans le commerce international3, du 11 novembre 2010 sur le prochain sommet UE-États-Unis et sur la réunion du Conseil économique transatlantique4, du 6 avril 2011 sur la future politique européenne dans le domaine de l'investissement international5, du 27 septembre 2011 sur la nouvelle politique commerciale pour l'Europe dans le cadre de la stratégie Europe 20206, du 17 novembre 2011 sur le sommet UE-États-Unis du 28 novembre 20117 et du 13 décembre 2011 sur les barrières aux échanges et aux

investissements8,

· vu la déclaration conjointe de la 72e réunion interparlementaire du dialogue transatlantique des législateurs, tenue à Copenhague les 9 et 10 juin 2012 et à Strasbourg le 11 juin 2012,

· vu l'étude, datée du 11 décembre 2009, réalisée pour la Commission par ECORYS Nederland, publiée sous le titre « Non-Tariff Measures in EU-US Trade and Investment – An Economic Analysis »9,

· vu l'article 207, paragraphe 3, et l'article 218 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne,

· vu l'article 48 de son règlement,

· vu le rapport de la commission du commerce international et l'avis de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs (A7-0000/2012).  »

Cette introduction suffit à illustrer l’état des discussions engagées à ce jour sur le sujet. Mais passons maintenant en revue quelques-uns des points les plus intéressants du rapport Moreira. Des points qui évoquent précisément le fameux marché transatlantique, ainsi que l’objectif 2015.

Tout d’abord, Point A. Justification du projet :

« A. considérant que l'Union européenne et les États-Unis sont chacun le principal partenaire commercial de l'autre, les deux économies réunies représentant près de la moitié de la production économique mondiale et près du tiers des flux commerciaux dans le monde, ce qui fait de ce partenariat la relation économique la plus importante à l'échelle mondiale ; »

Ensuite, pour combattre la crise, il faut bien sûr renfoncer la coopération :

« C. considérant que l'économie mondiale demeure vulnérable, ce qui a des effets négatifs sur la vie quotidienne de tous les peuples de la planète, en particulier dans les domaines de l'emploi, du commerce, du développement et de l'environnement, et considérant que les crises économique et financière qui touchent toujours l'Union européenne et les États-Unis menacent la stabilité et la prospérité de nos économies et le bien-être de nos citoyens, et qu'une coopération économique plus étroite entre l'Union européenne et les États-Unis est nécessaire afin de combattre et surmonter les crises ; »

Mais encore, pour introduire, point H :

« H. considérant que l'élaboration de normes communes à l'Union et aux États-Unis aurait automatiquement des retombées positives sur les pays de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), et qu'un cadre réglementaire plus homogène entre les deux rives de l'Atlantique serait, de façon générale, plus profitable ; »

Quid du calendrier des négociations ? Point M :

« M. considérant que la Commission a exprimé son espoir d'ouvrir déjà d'éventuelles négociations dès le début de l'année 2013 et de mener à bien ces négociations avant la fin de son mandat ; »

Puis l’on passe au point numéro 1. Joli pamphlet antiprotectionniste par ailleurs :

« 1considère qu'il importe de mieux employer les échanges et l'investissement étranger pour

stimuler une croissance intelligente, forte, durable, équilibrée, inclusive et utilisant efficacement les ressources, qui conduise à la création d'un plus grand nombre d'emplois et qui améliore le bien-être des populations à travers le monde ; se félicite de la volonté affichée par les décideurs du G8 et du G20 d'ouvrir le commerce et l'investissement, d'élargir les marchés et de lutter contre le protectionnisme sous toutes ses formes, créant ainsi les conditions nécessaires à une relance mondiale de l'économie, de l'emploi et du développement ; »

Et maintenant, nous y sommes. Point numéro 2 :

« 2. salue les discussions conjointes en cours entre l'Union et les États-Unis sur la manière de travailler ensemble pour optimiser le potentiel de croissance et pour stimuler la stabilité financière afin de créer des emplois de qualité ; souligne qu'afin de garantir à long terme prospérité et emplois, un engagement et des efforts conjoints sont nécessaires pour créer de nouvelles perspectives pour les grandes et petites entreprises, et pour tirer le meilleur parti des avantages offerts par le marché transatlantique, qui se distingue par son degré élevé d'intégration ; »

Pour l’instant, c’est très clair, mais il y a bien mieux. Point numéro 5, explicite :

« 5appelle de nouveau à l'achèvement, d'ici à 2015, d'un marché transatlantique fondé sur le principe d'une économie sociale de marché, ce qui, aux côtés de l'achèvement du marché intérieur de l'Union, jouera un rôle clé pour la relance de la croissance mondiale et pour la sortie de crise ; »

Cela est par ailleurs tout à fait intéressant. L’argumentaire consiste là aussi, à représenter ce grand marché transatlantique, comme une solution à la crise économique, au même titre que les plans de sauvetage et l’intégration à marche forcée contribuent à s’extraire de la récession. Avec ce rapport, nous nous apprêtons à revoir surgir l’Eurocratie ultralibérale dans une splendeur impatiente et renouvelée :

« 7. se rallie à l'avis selon lequel, au vu des droits de douane en moyenne peu élevés, le démantèlement des barrières non tarifaires, principalement des procédures de douane et des restrictions réglementaires « après la frontière », est l'élément essentiel qui permettra d'optimiser pleinement le potentiel de la relation transatlantique ; souscrit aux objectifs ambitieux proposés par le groupe de travail d'évoluer progressivement vers un marché transatlantique encore plus intégré, tout en concédant qu'aucun accord ne saurait résoudre immédiatement tous les problèmes d'ordre réglementaire existants dans le respect du droit de chaque partie à réglementer de façon à accorder à la santé, à la sécurité et à l'environnement le degré de protection que chaque partie juge approprié ; »

Excellente idée : c’est en supprimant de nouvelles sources de recettes que nous sortirons nos finances du marasme du déséquilibre. Quant à l’agenda de ce projet, il nous est encore dévoilé ici :

« convient qu'une préparation soigneuse est nécessaire pour assurer que de telles négociations sur un accord global bilatéral sur le commerce et l'investissement, si elles avaient lieu, aient des résultats concrets et soient menées à bien dans les meilleurs délais ; attend avec intérêt le rapport final (y compris une recommandation sur une décision concernant les négociations) du groupe de travail à haut niveau ; prie la Commission européenne et le gouvernement des États-Unis de présenter le résultat final des travaux du groupe de travail lors de la 73e réunion du dialogue transatlantique des législateurs, qui se tiendra d'ici à la fin de 2012 ; »

La Commission européenne négocierait directement avec le Gouvernement américain.

Notez bien qu’ici, nous avons à faire à un projet curieusement mené en collaboration directe et exclusive avec le gouvernement des Etats-Unis, tandis que le Parlement et surtout le Conseil, demeurent pour l’instant comme effacés. L’activité du Parlement devrait donc reprendre à partir de ce mois d’Octobre, notamment à travers la commission parlementaire affectée à cette issue. C’est aussi le Parlement qui aura à se prononcer en faveur ou non, sur l’ouverture des négociations entre l’Union Européenne et les Etats-Unis.

Encore une fois, c’est bien la Commission européenne qui mènera ces négociations, aussi incroyable que cela puisse paraitre concernant un projet d’une telle ampleur. Cette dernière a clairement signifié avoir l’intention que ces négociations débutent avant 2013, c’est-à-dire avant la fin du mandat des commissaires actuels. Il faut donc croire que le Parlement Européen sera amené à se prononcer rapidement sur l’ouverture de ces négociations portant sur un projet aux dimensions proprement inédites et impliquant directement les intérêts profonds des économies des états-membres. Que répondent les dirigeants français à cela ? Il serait sans doute utile que des responsables politiques questionnent les gouvernants à ce sujet.

Le rapport de Moreira constituera donc la proposition de résolution au Parlement Européen cet Automne. Considérant avec réalisme les majorités libérales et socialistes que l’on y trouve, il n’y a aucun doute à penser que la résolution sera adoptée, bien que l’on doit s’attendre, espérons-le, à la levée de bouclier de quelques députés européens qui ne manqueront pas de dénoncer ce vaste projet encore une fois mené et ourdi loin des peuples, en plus de se détacher complétement de l’idéal de la construction européenne elle-même. Mais les initiés savent que tout revient à sa source. Comme le député européen Moreira était dans sa jeunesse, un jeune bourgeois marxiste du Parti Communiste Portugais (tout comme le Président Barroso), il se fait aujourd’hui l’architecte des plus brillantes réclames pour l’ultralibéralisme intégral. Comme l’Etat profond de l’Union Européenne, revient en quelque sorte aux fondamentaux qui animaient et animent encore ses réels bâtisseurs.

Quant à nous, nous aurons peut-être la chance dans quelques jours, d’assister à une saillie en règle de la part de notre ami le député européen Nigel Farage (EUD, Royaume-Uni), en attendant de voir ce qu’il adviendra de la proposition de résolution. Nous porterons également un œil curieux quant aux probables challengers pour le poste de Président de la Commission européenne. En effet, la passation de pouvoir sera un évènement probablement peu relayé, mais tout à fait important pour les objectifs de l’Eurocratie, qui aura à porter son projet global sur deux caps majeurs : 2015 pour le Marché Transatlantique. 2020 pour l’Union politique. 

Encore une fois : il est important que les responsables politiques du rassemblement patriote commencent à travailler sur cette question, notamment en vue des élections européennes de 2014. Quant aux socialistes, ils feraient bien de se méfier des promesses formulées par le Premier Ministre Ayrault (nous n'en croyons évidemment rien), qui a dernièrement assuré que la prochaine fois, pour les prochains traités, il y aura référendum. Parce qu’il faudra nécessairement un Traité pour encadrer ce marché transatlantique, que l'on nous présentera sans aucun doute, comme l'issue géniale à la crise, le retour de la croissance, du développement et de l'emploi.

Et naturellement, une telle Union transatlantique conduit à la question monétaire. Mais nous sommes encore loin de tout cela. Quoique ?

Guillaume de Gail, pour les Lettres de Strasbourg.



[1] Rapport du 3 mars 2009 sur l'état des relations transatlantiques après les élections qui ont eu lieu aux États-Unis (2008/2199(INI)) , Commission des affaires étrangères, Rapporteur : Francisco José Millán Monhttp://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A6-2009-0114+0+DOC+XML+V0//FR

[2] Projet de Rapport sur les relations commerciales et économiques avec les Etats-Unis(2012./2149(INT)), Commission du commerce international, Rapporteur : Vital Moreira, consultable sur le site du Parlement européen :http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/inta/pr/912/912234/912234fr.pdf

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 11:22

 


 

Par Jean Lévy - Publié dans : Social - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 11:16

mardi 21 mai 2013

Nouvelles de la vallée de la misère - 2 -

 
Sur le chemin de la pauvreté !
Selon l'INSEE :

En 2012, "le pouvoir d’achat des ménages se replie fortement" 
"En 2012, le revenu disponible brut des ménages augmente seulement de 0,9 % en valeur, après + 2,7 % l’année précédente. Parallèlement, le prix de la dépense de consommation finale s’accroît de 1,9 % après + 2,1 %, les prix de l’énergie augmentant plus modérément.
  
Le pouvoir d’achat du revenu disponible recule donc (- 0,9 %, après + 0,7 %). Cette évolution est mesurée sur l’ensemble des ménages. Compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel (pouvoir d’achat par unité de consommation) se replie de 1,5 %, alors qu’il était stable en 2011. C’est la plus forte baisse depuis 1984 (- 1,9 %)".
 
Source :
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1447#inter5
Par Jean Lévy - Publié dans : Economie - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:25

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO
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Le capitalisme est ainsi fait… Il a besoin de raconter des histoires pour faire croire aux gens que le mérite finit toujours par payer, que les postes et les responsabilités sont assignés à ceux qui auront démontré leurs aptitudes ou leur intelligence.

Beaucoup se sont ainsi extasiés devant la réussite en mythifiant de manière caricaturale son fondateur Steve Jobs. Mais ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer. Le Congrès a ainsi découvert que la célèbre firme à la pomme avait fraudé le fisc de quelque 74 milliards de dollars.

 

Le fait que les multinationales étasuniennes utilisent toutes les failles dans les législations fiscales pour échapper aux impôts est un secret de polichinelle, mais le montant de l’évasion a cette fois-ci de quoi laisser interdits tous les spécialistes.

Le rapport de la commission d’enquête du Sénat, composée du démocrate Carl Levin et du républicain John McCain, a été rendu public lundi 20 mai. Il ressort qu’Apple, qui détient à l’étranger 102 des 145 milliards de cash, a peu ou pas du tout payé d’impôts depuis des années sur ses bénéfices à l’étranger, ni aux États-Unis, ni dans les pays concernés.

Et pour cause : la firme n’était enregistrée nulle part. La commission d’enquête a reconstruit tout un réseau de filiales à l’étranger, opportunément situées dans les paradis fiscaux ou en Irlande.

Apple négociait par exemple directement avec Dublin un taux d’imposition très bas de 2 %. Une des filiales de la Pomme, l’Apple Sales International, aura fait encore mieux puisqu’elle n’aura payé en Irlande que 10 millions de dollars de taxes en 2001 sur un chiffre d’affaires de 22 milliards de dollars… soit un taux d’imposition de 0,05 %.

Quant à l’Apple operations international (AOI), qui a généré entre 2009 et 2011 quelque 30 milliards de bénéfices, elle n’aura nulle part payé l’impôt sur les sociétés. Si l’AOI n’a aucun bureau ni employé, elle détient tout de même une boîte à lettres en Irlande. Difficile de faire mieux…

 

Belle vie pour les multinationales qui, à la différence des travailleurs, jouissent d’une quasi impunité devant la loi. Carl Levin sur son site, finit par lâcher « qu’Apple ne se contente pas de transférer ses profits dans les paradis off shore, elle recherche systématiquement l’exonération totale en prétendant en pas avoir de résidence fiscale ».

Pour les admirateurs de Steve Jobs, c’est un brusque retour à la réalité.

 

Capitaine Martin

 

Source: Résistance.fr

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Economie - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 10:11

 

La lettre volée 

Vendredi 24 mai 2013

L'harmonisation fiscale est la nouvelle tarte à la crème des partisans de l'europe-qui-nous-rend-plus-forts.

 

Avec l'harmonisation fiscale, tout ira bien et l'Union européenne sera enfin le truc efficace qu'elle a toujours voulu être.

En soi, ce rêve d'harmonisation dans tous les domaines est, à mon avis, un truc de dingues. Un symptôme qui devrait attirer l'attention de n'importe quel clinicien.

 

Peu importe, imaginons que ce soit un objectif louable.

 

J'aimerais alors qu'on m'explique pourquoi le statut de société européenne permet à une entreprise implantée dans n'importe quel pays membre, de choisir de s'installer juridiquement au Luxembourg, pour voir passer son impôt sur les sociétés à 6%.

 

Les échos citaient en effet récemment le cas de la société Solutions 30qui va devenir "société européenne", grâce à quoi "cela fait aussi passer notre taux d'impôt sur les sociétés de 33 % à 6 %, c'est plus qu'appréciable mais ce n'était pas notre objectif premier", selon son dirigeant, qui est au choix, jésuite, pince-sans-rire, simplet ou un grand européen.

 

La simple adoption du statut de société européenne a donc un véritable effet magique - mais fera probablement perdre pas mal de rentrées au fisc français.

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En matière fiscale, rien n'est simple et je ne voudrais pas m'aventurer trop fortement en soupçonnant ce statut de n'être qu'un instrument d'évasion fiscale.

Une recherche rapide me permet cependant de tomber sur une note juridique émanant d'un cabinet d'avocats spécialisé en droit fiscal, sur le statut de société européenne.


Petit extrait : "les milieux industriels ont toujours incité la Commission à créer un instrument transnational transversal, plus ou moins hors d'atteinte des griffes du législateur national".

*

Exemple typique de ce qu'est la construction européenne. Ce projet de société européenne est ancien (la note citée doit dater de 2002 ou 2003). Mais les lobbies les plus structurés, les entreprises, savent faire avancer leurs pions, dans l'indifférence totale.

 

Si l'opinion se rendait compte de ce que permet la "société européenne" en terme fiscal, de quoi auraient l'air les chefs d'état qui nous jouent du violon sur l'air de l'impérative harmonisation. Que n'ont-ils bloqué ce projet de statut européen en temps utile ?

 

Deuxième caractéristique de tout ce qui est européen : les insiders font avancer des mesures parfaitement discrètes, qui vident de tout contenu le pouvoir des élus, lesquels sont là pour faire croire aux populations que tout continue comme avant, et qu'ils ont les choses bien en main.

 

Vivement la fin de ce grand n'importe quoi.


 

 

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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Samedi 25 mai 2013 6 25 /05 /Mai /2013 09:55

INFO REPRISE SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun commune

PCOHongrie.jpgLa pression s'intensifie au cœur de l'Union européenne contre la seule alternative réelle à la crise capitaliste, celle portée par les Partis communistes. Interdits dans les pays baltes, menacé en République tchèque, désormais c'est en Hongrie que le Parti communiste est attaqué violemment par le régime fascisant de Viktor Orban.



Nous publions ci-dessous le communiqué de nos camarades communistes hongrois.



Chers camarades,


Le Parti communiste ouvrier hongrois a organisé son 25 ème Congrès extraordinaire, le 11 mai 2013, à Budapest.

 

Nous avons changé le nom du parti. Notre parti s'appellera à l'avenir Parti ouvrier hongrois.

Le changement de nom de notre pays n'est révélateur d'aucun changement politique ou idéologique. Nous voulons continuer notre combat contre le capitalisme publiquement, plutôt que d'être forcé d'entrer dans l'illégalité. Voilà pourquoi le congrès a modifié le nom du parti afin de s'enregistrer comme Parti ouvrier hongrois.


Bien que notre nom change, nos principes ne changent pas. Nous restons un parti marxiste-léniniste, communiste luttant contre le capitalisme.


Camarades,


nous avons été contraints d'organiser ce congrès car le gouvernement hongrois a lancé une nouvelle attaque, très grave, contre le parti. Le 19 novembre dernier, le parlement a adopté un nouveau statut interdisant le recours public à des noms liés aux « régimes autoritaires du 20 ème siècle ».


La loi est entrée en vigueur ce 1 er janvier. Selon la constitution hongroise et la ligne du gouvernement actuel, ces « régimes autoritaires » comprennent la dictature fasciste menée par Ferenc Szalasi, qui a duré d'octobre 1944 à avril 1945, et tous les gouvernements liés à la construction socialiste de 1948 à 1990.

Et non, vous pouvez le noter, la dictature de Miklos Horthy, de 1919 à 1944.

 

Ainsi, aucun parti politique, média, aucune association, rue, place ne peut inclure le « nom de personnes qui ont joué un rôle important dans la fondation, le développement ou la consolidation de régimes politiques autoritaires du 20 ème siècle, ou de mots et d'expressions ou de noms d'organisations directement liés aux régimes politiques autoritaires du 20 ème siècle ».


Cela signifie que 43 rue Lénine, 36 rues Karl Marx et six rues de l'Etoile rouge ont du être renommées. Ce sera aussi le cas de 44 rues de la Libération – à l'origine nommées ainsi pour fêter la libération de la Hongrie du fascisme hitlérien – et 53 rues Endre Sagvari nommées ainsi en l'honneur du plus célèbre des martyrs anti-fascistes, tué en 1944 par la police fasciste.

Son nom ne doit plus être prononcé.

Tout comme ceux des rues de l'Armée populaire, du Front populaire et de la République populaire, qui vont disparaître.

La célèbre place de Moscou à Budapest a récemment été renommée.

 

De fait, le recours public à des mots et des concepts tels que « communiste », « socialiste », « libération » et bien d'autres sont devenus illégaux.

 

Pourquoi les forces pro-capitalistes attaquent-elles notre parti ?

Car la Hongrie est en crise. On compte officiellement près de 500 000 chômeurs – un peu plus de 11% de la main d’œuvre. Approximativement le même nombre de jeunes travailleurs dans les autres pays de l'UE, en particulier en Grande-Bretagne, en Autriche et en Allemagne, car ils ne peuvent pas trouver un emploi en Hongrie. Malgré cela, le taux de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans s'élève en Hongrie à plus de 28%.

 

Le gouvernement Fidesz (Union civique) mené par le Premier ministre Viktor Orban est au fait de ces éléments, quand ils parlent de « miracle hongrois ». La réalité, c'est que beaucoup de Hongrois vivent plus mal que jamais.


Les forces pro-capitaliste en Hongrie savent très bien que notre parti propose une réelle alternative au chômage de masse, à la pauvreté et à l'oppression coloniale de la Hongroie par les multi-nationales.


De plus en plus de personnes se réveillent et réalisent que ce ne sont pas seulement les gouvernements capitalistes qui sont responsables de leur sort. C'est le système capitaliste dans son ensemble qui ne fonctionne pas – au moins pour eux. Ils apprécient également le fait que les communistes hongrois se trouvent au côté des travailleurs. Notre parti a accumulé un considérable capital moral dans notre société.


Chers camarades,

 

merci de votre solidarité dans notre lutte. Informez, nous vous en prions, vos adhérents de la situation hongroise et dites-leur qu'ils peuvent compter aussi sur les communistes hongrois à l'avenir.


Salutations fraternelles

Gyula Thürmer

Président du Parti communiste ouvrier hongrois

 

Traduction MA

Source: Solidarité Internationale PCF

  

Par Jean Lévy - Publié dans : Europe - Communauté : Communard toujours !
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