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La ligne entre Buzançais et Loches est aujourd’hui abandonnée.

La ligne entre Buzançais et Loches est aujourd’hui abandonnée. 

© (Photo cor NR : Daniel Aubin)

 

Trains Châteauroux-Tours : une hypothèse déterrée

L’hypothèse a ressurgi la semaine dernière, lors de la visite d’Élisabeth Borne, à Châteauroux. La CGT cheminots a interpellé la ministre des Transports et réclamé que l’État et la Région œuvrent à la réouverture du trafic passagers de la ligne Châteauroux-Tours, interrompu depuis 1971. Celle-ci a répondu que l’État privilégie la modernisation de l’existant, comme la ligne Polt. « Mais si nous voulons un aménagement équilibré du territoire, il faut des conditions attractives pour le sud de la Région Centre, particulièrement sinistré, et donc des investissements publics », insiste Florence Dumont, responsable régionale de la CGT. L’aménagement d’un triangle ferroviaire Orléans-Châteauroux-Tours lui semble un moyen idéal pour « développer le castelroussin »« Et cela permettrait de connecter Châteauroux à la grande vitesse via Tours et Saint-Pierre-des-Corps », relève Jean-Claude Durandeau, secrétaire départemental de la CGT cheminots.
 

Aujourd’hui, les 40 km entre Tours et Loches proposent des liaisons ferroviaires aux passagers mais, dans l’Indre, seuls des trains de fret circulent sur les rails, entre Buzançais et Châteauroux. « On transporte 120.000 tonnes de marchandises chaque année », souligne Christophe Vandaele, président de l’association Transport Fer Val de l’Indre. Ces céréales sont contraintes de passer par Vierzon avant d’être acheminées vers le port de La Rochelle, via Tours, le tronçon Buzançais-Loches étant aujourd’hui à l’abandon. Pour Christophe Vandaele, parler d’une reprise du trafic voyageurs entre Châteauroux et Tours est utopique « à court ou moyen termes, précise-t-il. A long terme, non. » 

Mais le maire de Vendœuvre pense qu’il faut « procéder par étapes » et le développement du fret est la première d’entre elles. Début 2018, les collectivités ont financé le nettoyage des voies entre Loches et Buzançais pour tenter d’impulser un mouvement.

En vain. « Ni la Région, ni l’État, ni la SNCF n’ont bougé, il faudra recommencer. »

“ Plusieurs centaines de millions d’euros ”

 

« Les infrastructures ne sont pas de notre compétence, rappelle Philippe Fournié, vice-président de la Région délégué aux Transports. Et il faut savoir prioriser les investissements. » L’élu assure que la Région soutient le projet de réouverture au fret de la ligne Buzançais-Loches. Pour le trafic passagers, cela paraît plus compliqué. La circulation d’un train de marchandises à 30 km/h ne nécessite pas les mêmes aménagements qu’un convoi circulant à plus de 100 km/h. Il faudrait aussi sécuriser l’ensemble des passages à niveau. « La ligne court sur 70 km et les investissements se monteraient à plusieurs centaines de millions d’euros », avertit Philippe Fournié.

Un montant qui semble rédhibitoire pour le moment.
 

réaction

C’est un choix politique

 

« L’aménagement de cette ligne est un choix politique, prévient Jean-Christophe Fourré, responsable des relations institutionnelles SNCF Réseau Centre-Val de Loire.

Nous sommes au service de l’État et de la Région, nous ferons ce qu’on nous demande faire. Le montant des travaux dépendrait de plusieurs critères.

Aujourd’hui, il y a des expérimentations sur des motrices à hydrogène, ce qui éviterait l’électrification de la voie et réduirait les coûts.

Et puis à quelle vitesse voudra-t-on rouler ?

A 70 km/h, comme entre Tours et Loches, ou à 180, comme entre Tours et Orléans ? Ce ne sont pas les mêmes aménagements. Il faudrait ensuite des années pour le mettre en œuvre.

Le vrai sujet reste les finances publiques.

On est en plein dedans avec la loi d’orientation des mobilités. »

Tag(s) : #Services publics, #SNCF
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