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Note de frais Mediapart

Champagne, huitres et gambas

 

 

Voilà un champion hors catégorie. Mieux que François de Rugy, c'est dire. Selon Mediapart, le député LREM, Jean-Jacques Bridey, se faisait rembourser, entre 2016 et 2017, des notes de frais par la ville de Fresnes, dont il était maire, et par la société d'économie mixte locale d'aménagement de Fresnes (Semaf) qu'il présidait également. Un repas, deux remboursements !

Politique.net

La chambre régionale des comptes a épluché la comptabilité de la mairie de Fresnes et comptabilisé 25 repas en 2016 et une petite dizaine pour le premier semestre de 2017. L'essentiel des déjeuners et dîners se passaient au restaurant "A la marée" à Rungis. Avec le même rituel, raconté par Mediapart : "en quittant le restaurant de Rungis, Jean-Jacques Bridey emportait avec lui deux tickets, le premier était adressé aux services de la mairie, le second, « réimprimé », à la petite équipe de la Semaf. Lesquelles procédaient ensuite, chacune de leur côté, au remboursement du repas. Cette pratique a été répétée quasiment tous les mois entre 2016 et 2017".

Une bouteille de Meursault à 250 euros

Par exemple, "en mars 2016, la mairie de Fresnes et la Semaf ont toutes deux remboursé 724,20 euros – soit 1 448,40 euros in fine – pour un déjeuner (le 14 mars, trois couverts, 303,80 euros) et deux dîners (le 2 mars, trois couverts, 215,60 euros et le 23 mars, deux couverts, 204,80 euros)", détaille le site d'information. Et visiblement, le maire savait se faire plaisir : les notes détaillées précisent que des coupes de champagne, des bouteilles de vin, des huîtres, des gambas, des St-Jacques étaient commandées. Pas mal.

Mais il y a mieux : certains rendez-vous "de travail" se déroulaient dans des restaurants plus chics, à Paris. Par exemple, le 6 juillet 2017, le député a dépensé 712 euros, pour deux personnes, au restaurant du Park Hyatt. Une note salée liée notamment à la commande d'une bouteille de Meursault à 250 euros.

Interrogé par Mediapart, le député a reconnu avoir peut-être envoyé "quelques doublons" à la mairie et à la société d'économie mixte par erreur. Quelques doublons ? Mediapart en compte 30... Le député s'est engagé à rembourser le trop perçu.



*** Source
- Antton Rouget et Hélène Salvi, "Affaire Bridey: le député se faisait rembourser deux fois ses notes de frais", Mediapart, 09.09.2019

Tag(s) : #Macronie : affaires
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