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Le Drian a-t-il mobilisé le quai d'Orsay pour ses petits-enfants ?

" La pandémie est la continuation,  par d’autres moyens,  de la lutte     entre puissances », 
déclare le ministre des Affaires étrangères dans un l'entretien donné à Laurent Lagneau du "Monde" daté du 21 avril

« Il me semble que nous assistons à une amplification des fractures qui minent l’ordre international depuis des années. La pandémie est la continuation, par d’autres moyens, de la lutte entre puissances », a ensuite développé le chef de la diplomatie française, inspiré par le stratégiste Clausewitz [« La guerre n’est rien d’autre que la continuation de la politique par d’autres moyens »].

« Cette lutte, c’est aussi la systématisation des rapports de force qu’on voyait monter bien avant, avec l’exacerbation de la rivalité sino­-américaine. C’est enfin l’extension de la compétition internationale, voire de l’affrontement, à tous les secteurs », a enchainé le ministre. Et « cela se poursuit, dans cette crise, sur le terrain de l’information. Je pense à ce qu’on appelle les ‘infodémies’ et au terrain politique où l’on essaie de comparer les modèles de gestion de crise », a-t-il ajouté.

Pour ce vétéran du PS passé au service de Macron, parlant " des États-Unis, le ministre note qu’ils semblent « hésiter » à tenir leur « rôle de leadership au niveau mondial », ce qui entraîne leur « repli » et « rend difficile une action collective sur les grands enjeux de l’humanité ». La nature ayant horreur du vide, la « Chine se sent en situation de pouvoir dire un jour ‘je suis la puissance et le leadership’, a-t-il continué. « Nous souhaitons que les États­-Unis remplissent leurs responsabilités et gardent une relation de confiance avec leurs alliés », a-t-il enchaîné.

Ce qui l'amène à souhaiter  que ce rôle soit joué par l'Union européenne pour laquelle il revendique une souveraineté pleine et entière : 

"L’Europe, a poursuivi M. Le Drian alors qu’il était interrogé sur l’attitude à avoir face à la Chine, « doit devenir géopolitique » et « être au rendez-­vous de son histoire » tout en assumant ses « responsabilités sur le plan international. »

Ça n'empêche pas Nicolas                                 Ça n'empêche pas Nicolas

 

Le Drian politise l'épidémie pour en faire un enjeu mondial entre puissances.

Au lieu de proposer une coopération internationale entre tous les états pour vaincre partout la maladie.

En clair, le ministre de Macron se situe en termes d'affrontement sur le plan international. Selon lui, les Etats-Unis "hésitent" à jouer leur rôle de leader de l'Occident, ce que Le Drian regrette, en souhaitant que "l'Europe", pleinement souveraine, lui  succède, en particulier face à la Chine,  visée comme voulant dominer le monde.

C'est là un positionnement dangereux, qui rappelle les temps de guerre froide. Le ministre ex(?) PS se  retrouve-là dans ses origines : en première ligne contre "l'ennemi",se situant toujours dans le camp du capital international.

Mais n'est-ce là le choix fait par le Président de la République ?

A lui de répondre.

 

 

 

 

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