Lundi 3 mars 2008

Ces jours derniers ont été fertiles en évènements.

D'abord l'offensive israélienne contre la bande de Gaza. Un déluge de feu s'est abattu sur ce territoire palestinien. Plus de 70 morts, dont beaucoup de civils, femmes et enfants. Tel Aviv prétend qu'il s'agit d'une opération "d'autodéfense" visant à faire cesser l'envoi de roquettes sur les villes d'Israël, proches de la frontière. Les représailles sont toujours le commode prétexte de l'occupant, face à la résistance des peuples que l'on veut soumettre. Dimanche, le premier ministre hébreu,Olmert annonce que l'offensive se poursuivra tant que les roquettes palestiniens tomberont sur Israël. Et ceux-ci, malgré l'action militaire d'envergure, continuent de s'abattre. Et, brusquement, lundi matin, les forces isréliennes cessent le combat et amorcent un mouvement de repli...Le Hamas crie victoire et compare celle-ci à celle que le Hesbollah a remportée au Liban. Que s'est-il passé ? La résistance palestinienne plus forte que prévue, l'émotion suscitée dans le monde par l'ampleur et la violence de l'offensive de Tsahal, condamnaient celle-ci soit à envisager une guerre totale et l'occupation globale du territoire de Gaza, avec le risque d'une guerre de maison à maison, soit un retrait et la fin de l'opération militaire. L'Etat d'Israël craint comme la peste l'enlisement meurtrier de la guerre urbaine. Il ne faut pas exclure que l'arrêt des opérations résulte également d'une pression des Etats-Unis sur Tel Aviv, non pas par souci humanitaire, mais pour éviter un embrasement dans la région.

Second front de l'actualité de cette fin de semaine : les élections présidentielles russes. Dimitri Medvedev est élu avec 70% des voix, avec un taux de participation annoncé de 67% . C'est un succès, certes, mais le successeur de Vladimir Poutine ne reccueille les suffrages que de la moitié à peine des électeurs. Ce pourcentage n'autorise pas à parler d'un scrutin "fait d'avance". Le candidat du Parti comuniste obtient, lui, 17,80 % des voix, plus que les sondages ne lui en accordaient. Les médias occidentaux, les français, en particulier, oscillent entre l'idée que "rien ne va changer", en Russie, Poutine restant dans l'ombre. Il resterait ainsi  l'homme fort qui va poursuivre la même politique, à travers sa créature. L'autre hypothèse, c'est l'espérance que Medvedev, le dauphin désigné, va se révéler un habile politique  qui, par ambition, va tenter de se débarasser de son mentor. Cette perspective, souhaitée par l'Union européenne,  va de pair avec le sentiment que le nouveau président est davantage porteur de l'idéologie libérale que son prédécesseur.

Troisiéme sujet d'incertitude : la violation du territoire de l'Equateur effectuée par les militaires colombiens, sur ordre du président Alvaro Uribe,  et le massacre de guerrilleros des FARC, dont Raul Reyes, le numéro deux du mouvement. Les vives réactions des présidents Rafael Correa et Hugo Chavez à l'égard du pouvoir de Bogota, avec  l'envoi de blindés vénézueliens à la frontière colombienne, expriment la volonté de Caracas et de Quito de faire face aux provocations hostiles du protégé de Washington. Ces évènements sont pris au sérieux par le gouvernement français, qui craint qu'ils rendent plus difficiles la libération des otages, dont Ingrid Betancourt, objectif proclammé par Nicolas Sarkozy, à des fins d'image personnelle.

Enfin, sur le plan international, la visite officielle du président iranien à Bagdad, avec toutes les démonstrations d'amitié entre les représentants de l'Iran et de l'Irak, pose une question : la réception avec tous les honneurs de Mahmoud Ahmadinejad, y compris dans la "zone verte" ultraprotégée des Américains dans la capitale, a-t-elle pu s'effectuer sans l'autorisation de l'administration US ? Si oui, pourquoi permettre à l'ennemi juré des USA  d'effectuer ce voyage ? Sinon, le gouvernement irakien a-t-il la latitude de développer une politique autonome par rapport à celle du Département d'Etat ? La solidarité entre pouvoirs chiites paraît une explication courte.

Enfin, sur le plan intérieur, nous assistons à un réglement de compte entre patrons. Mais que signifie la volonté du MEDEF (ou du groupe soutenant Laurence Parisot) d'imposer sa loi à sa plus puissante fédération, l'UIMM. L'initiative de la PDG de l'IFOP est encensée par les confédérations ouvrières, de même que par l'UMP et le PS, comme si l'amie de Nicolas Sarkozy allait réellement "faire le ménage" dans le patronat ! Le Bureau de l'UIMM (qui comprend les plus grands noms des PDG de la métallurgie), se réunit aujourdhui.  Cette réunion  permettra-t-elle de nous éclairer sur les dessous de ce conflit ?
Nous y reviendrons.

 

par Jean Lévy publié dans : international
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Dimanche 2 mars 2008

L'Etat hébreu, fort de l'appui inconditionnel des Etas-Unis et du soutien bienvaillant de l'Union européenne, développe actuellement une nouvelle agression armée contre Gaza. Les bombardements meurtriers, les incursions de troupes au sol, provoquent la mort de nombreux Palestiniens. L'assassinat politique ciblé des militants du Hamas, les destructions systématiques des infrasrtuctures des territoires palestiniens, s'ajoutant à un blocus implacable, menace la population d'une véritable "shoah", selon l'expression employée par des membres du gouvernement d'Israël.
La communauté internationale laisse faire. Le véto permanent des USA au Conseil de sécurité rend juridiquement impossible les sanctions qui s'imposeraient à l'égard des autorités de Tel Aviv. Celles-ci considèrent les résolutions de l'ONU comme des chiffons de papier. 
L'opinion mondiale doit réagir et vite. Le peuple français doit faire pression sur le gouvernement de notre pays pour que celui-ci modifie son attitude de compréhension vis-à-vis de l'Etat d'Israël.
La France et son peuple doivent se rappeler les Accords de Munich, en 1938, que le gouvernement d'alors avait signés,  pour soit-disant "sauver la paix" en laissant les mains libres à Hitler en Tchécoslovaquie.
Un an après, c'était la guerre et l'occupation allemande.
Il ne faut pas laisser les "mains libres" au gouvernement de Tel Aviv.
Le gouvernement français doit menacer Israël d'une rupture des relations diplomatiques, si l'agression contre Gaza et le blocus des territoires palestiniens se poursuivent. 
Laisser violer le droit international sur un point du globe ouvre la voie à d'autres violations, à d'autres agressions contre la souveraineté des  peuples. Déjà, le président de la Colombie, Uribe,avec la complicité US, se croit en position de force en bombardant le territoire souverain  de l'Equateur, pour assassiner les dirigeants des FARC. 
Demain, où se produira la prochaine intervention militaire de l'impérialisme ?

Chacun de nous doit réagir et vite, avant qu'il ne soit trop tard.

Et d'abord, en signant cette pétition pour exprimer sa volonté de mettre un terme à l'agression israélienne à Gaza, et exiger du gouvernement français la rupture des relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, si l'opération continue.

Utilisez les 'commentaires' qui suivent ce texte pour apposer votre signature, accompagnée de votre nom
et, si vous le désirez, de votre adresse e-mail.

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme
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Vendredi 29 février 2008

                          "LA RESISTANCE COMMUNISTE ALLEMANDE"
                                              1933-1945

Tel est le titre de cet ouvrage, écrit par T. DERBENT, et publié aux Editions Aden, à Bruxelles.
L'auteur explique, dans sa quatrième page de couverture, les raisons qui l'ont poussé à écrire ce livre:
"Selon l'histoire officielle, la résistance allemande au nazisme fut le fait de quelques humanistes isolés, comme les étudiants de  la 'Rose blanche' et des officiers qui tentèrent de tuer Hitler le 20 juillet 1944. La résistance communiste est tenue pour inexistante. Et pourtant...
Des saboteurs qui envoient par le fond des dizaines de navires, des propagandistes qui publient et diffusent la presse clandestine du premier au dernier jour du IIIème  Reich, des guerilleros qui résistent victorieusement aux détachements SS, des taupes qui informent quotidiennement l'Armée rouge des plans de bataille hitlériens, des ouvriers qui envoient au rebus la production de toute une année d'une étude aéronautique...Dans les usines, les prisons, les maquis, la résistance antinazie des communistes allemands a été menée dans des difficultés inconcevables et au prix de sacrifices inouïs. Cette lutte constitue une page de gloire,mais aussi une expérience précieuse - ce qui permet d'expliquer les misérables mensonges de l'histoire occidentale à son sujet
".

Mais commençons par le commencement.
Nous sommes dans les toutes dernières années qui précèdent l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir.
Le  Parti communiste allemand, le KPD,  mène une lutte acharnée, y compris physique, contre les nazis. Ceux-ci provoquent les violences : les provocations armées des SA sont quotidiennes. Le sang ouvrier coule dans les quartiers populaires où fait face la Ligue de combat contre le fascisme, organisation de défense du KPD. L'orientation de ce parti, "classe contre classe" et "la lutte sur deux fronts", donne lieu à contreverse. Sa position hostile aux sociaux-démocrates lui est souvent reprochée. Il faut se souvenir cependant que l'assassinat, en 1919,  de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg par le gouvernement du socailiste Noske,  date de moins de dix ans. Et à la fin des années 20, les autorités régionales sociales-démocrates font tirer sur les manifestants communistes.C'est le cas à Berlin, le 1er mai 1929, où la police du préfet socialiste fait feu sur le défilé. 33 militants du KPD sont tués. L'année suivante, le SPD vote l'article 48 de la Constitution qui allait permettre aux nazis d'obtenir les pleins pouvoirs en 1933. 
En 1932, la socialzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee-démocratie fait voter pour le maréchal Hindenburg qui, quelques mois plus tard, appellera Hitler à la chancellerie !
Désigné le 30 janvier, celui-ci met le KPD hors-la-loi, en février. 10.000 communistes sont arrêtés, dont les principaux membres du Comité central et les deux tiers des cadres moyens, dans la nuit du 27 au 28 février. 
Dès avril, les premiers camps de concentration sont installés par les SS.
Pourtant, le  KPD poursuit le combat. En un mois de batailles de rue, on compte 29 morts communistes, 14 nazis, 8 socialistes. Une grève générale  est décidée au lendemain de l'incendie du Reichstag, à laquelle le SPD refuse de participer. 
Mais la lutte est inégale. le Parti se prépare à la clandestinité.
Ainsi commence une longue résistance qui va durer treize ans .
Dès novembre 33, on dénombre 60.000 communistes arrêtés. 2000 sont assassinés.
L'auteur du livre révèle les actions multiples, diversifiées des communistes allemands, réprimées dans le sang et toujours recommencées. Une organisation clandestine se met en place. Le temps d'effectuer des actions de propagande, de distribuer des tracts, de s'implanter dans une ville, dans une usine, de saboter la production et le groupe est décimé, ses militants arrêtés, torturés, déportés. Nombreux seront ceux qui seront décapités. Dans les mois qui suivent, un autre groupe prend la relève. Encore des distributions des journaux interdits, à nouveau des sabotages et cela dure des semaines, un mois, et c'est sa chute. Une nouvelle organisation est mise en place... 
L'auteur explore tous les champs d'activité du KPD clandestin :
de la propagande au sabotage industriel et militaire en Allemagne, à l'engagement au sein des Brigades internationales en Espagne,  jusqu'à l'action menée parmi l'armée allemande dans les territoires occupés. La présence des militants du KPD est particulièrement active, sur le plan politique parmi les soldats de la Whermacht et de la Kriegmarine. Elle l'est également dans le domaine militaire et celui du renseignement en lien avec la Résistance, avec le PCF clandestin en France, en Belgique, à l'Est de l'Europe, derrière le front russe aux côtés des partisans soviétiques.
Le livre explore tous les aspects de l'immense travail accompli au prix de pertes énormes par les communistes allemands, de 1933  jusqu'à la guerre, en 1939, puis au cours de celle-ci. 
La victoire, en 1945, va permettre aux militants  survivants de constituer les cadres de la nouvelle RDA.

L'ouvrage de Derbent doit permettre, par les informations précises qu'il fournit aux lecteurs, de faire justice des mensonges répandus, depuis soixante ans, par l'histoire officielle occidentale sur l'activité des communistes allemands contre Hitler et le régime nazi. 
Le silence, les mensonges répandus à ce sujet font partie de l'offensive idéologique menée par l'impérialisme pour dénaturer le communisme.
Un bon conseil : procurez-vous ce petit livre, une centaine de pages, qui rétablit la vérité sur un passé méconnu.

LA RESISTANCE COMMUNISTE ALLEMANDE
1933-1945
de T. Derbent
Editions Aden
10 euros en vente à la FNAC- Forum

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme
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Jeudi 28 février 2008

La "découverte", par les services officiels allemands, d'une évasion généralisée de capitaux vers le Liechtenstein, une principauté située dans une vallée alpine, de 24 kms de long, entre la Suisse et l'Autriche, pose publiquement l'existence de "paradis fiscaux". Il s'agit de teritoires,  dûment répertoriés, où des conditions plus que  favorables aux capitaux, permettant à des particuliers soucieux de camoufler leur fortune et de payer beaucoup moins d'impôts que dans leur pays d'origine. Mais limiter le rôle de ces "paradis" à la satisfaction d'intérêt individuels, réduit la fonction essentielle qui est dévolue à ces "zones de non-droit international". Celles-ci concentrent l'ensemble des sociétés transnationales, financières en particulier, qui y trouvent un refuge discret. C'est le cas du Liechtenstein, mais aussi d'Andorre, de Monaco, des îles anglo-normandes, de Gibraltar, sans parler du Luxembourg et de la Suisse, où le secret bancaire bien gardé, pour ne parler que de l'Europe. 
Ces paradis fiscaux, "comme ceux de la zone Caraïbe ( Bahamas, Iles Vierges...),  sont au coeur de la finance internationale", note Le Monde du 27 février. 
Le quotidien ajoute : 
"La moitié des transactions bancaires mondiales passent par ces Etats". 
Et de citer un ouvrage qui leur est consacré
:
"
Les rayer juridiquement de la carte du monde ne prendrait pas plus d'une ligne. Il suffirait que les marchés financiers importants inscrivent dans leur loi que toute transaction en provenance ou à destination de ces territoires est illégale".

On le voit : rien de plus facile à faire. Mais, chacun le sait, aucune mesure n'est prise à l'encontre de ces pseudo-Etats. Or, ce ne sont pas les obstacles juridiques ou les barrières diplomatiques qui créent problème.  L'un des deux 'princes' qui ont autorité sur Andorre se nomme Nicolas Sarkozy. Jersey et Guernesey sont partie intégrante du Royaume Uni. Qui croit  que la principauté de Monaco peut se doter d'une politique fiscale qui n'aurait pas l'agrément de la France ? 
De toutes façons, l'Union européenne, les Etats-Unis n'observent pas, vis-à-vis de la souveraineté des Etats, une déférence telle, que cette attitude les priveraient d'intervenir quand bon leur semble. Le blocus de Cuba depuis plus de quarante ans, les interventions armées US dans l'île de Grenade, pour rester en mer Caraïbe, montrent les limites du respect de l'indépendance des nations. Quand un contingent de Marines débarque sur un territoire étranger, c'est pour lui imposer la loi du marché. Les USA privilégient le mouvement de troupes aux mouvements de capitaux.
En clair, les "paradis fiscaux" sont INDISPENSABLES à l'économie capitaliste mondiale. Ils permettent de brouiller les pistes, d'obscurcir à dessein toutes les opérations illégales menées par l'impérialisme. 
Ainsi, les transferts de fonds de banque à banque demeurent opaques. Ils peuvent servir aussi bien les trafics mafieux, permettre le versement illicite de "pots-de-vin" de service officiel à entreprise, alimenter des subventions occultes dans le cadre de "révolutions colorées" à l'est de l'Europe. 
C'est la stratégie du secret bancaire du Capital.
Selon le Larousse, le "paradis", c'est "le lieu de délices où Dieu plaça le premier homme".
Le "paradis fiscal",serait plutôt "le lieu de délices où le Veau d'Or plaça la première somme" !
Espérons que ceux qui y ont recours ne l'emporteront pas ... "au paradis
"
!

par Jean Lévy publié dans : Social
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Jeudi 28 février 2008

Un évènement majeur est intervenu à Massy, ce jour-là. 
Nous sommes le 21 février 2008. La scène se passe au siège de l'Union locale CGT. Cent travailleurs africains sont présents. Ils ont un emploi, mais ils sont dépourvus de "papiers". Raymond Chauveau, le secrétaire de l'UL, les a réunis pour organiser collectivement leur défense. L'objectif premier est d'exiger pour eux, un 'titre de séjour'. Cette action doit se mener au grand jour, dans une démarche officielle. La CGT en prend la responsabilité.  Le secrétaire syndical donne des conseils "Il ne faut pas se rendre seul à la Préfecture, même si la convocation semble 'honnête'. Soyons unis dans la CGT". 
Le succès obtenu, après une semaine de grève,  par les sept cuisiniers africains "sans-papiers", du restaurant de la Grande Armée, près de l'Etoile, donne confiance. 
Rien qu'à Massy, ils seraient plus de 400, venus du continent noir, syndiqués à la CGT. 
Au-delà des perspectives offertes par cette manifestation publique et collective, les travailleurs présents ont gagné leur dignité d'homme : hier, ils étaient des "clandestins", cloîtrés dans leur peur quotidienne, sans  existence légale. Aujourd'hui, ils constituent ensemble une force collective, intégrée au combat de leur classe. Ils sont devenus des hommes, fiers de l'être, qui luttent au grand jour.
L'action de Massy est exemplaire. Il devrait se répandre comme une trainée de poudre parmi les centaines de milliers de salariés, privés de papiers, clandestins malgré eux, exploités sans mesure par des patrons qui profitent de l'aubaine.La CGT est là pour les rassembler.
Songeons à ce que signifierait un mouvement d'ensemble des travailleurs  immigrée rejoignant leurs frères de misère de souche métropolitaine !
Soyons clairs : patrons et gouvernement jouent du fossé qui sépare artificiellement  les salariés - et les privés d'emploi - du fait de leur origine, de leur langue, de leur implantation territoriale. Le pouvoir sème la haine entre eux, désigne l'ennemi : la population des quartiers qu'il appelle "sensibles", les jeunes, en premier. Les riches ont toujours peur des pauvres, et des plus pauvres, en particulier. La crainte des nantis, c'est d'imaginer le rassemblement des exploités. Aussi, tout est bon pour les diviser.
Imaginons une manif' qui regrouperait salariés et chômeurs, déboulant des  "cités" et des autres quartiers, pour se rejoindre dans un même flot...
Nous pourrions dire alors qu'une nouvelle page de l'histoire ouvrière s'écrit. 
Avec la perspective de la victoire du peuple uni.

par Jean Lévy publié dans : Social
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Mercredi 27 février 2008

Après la chute du Mur et l'effondrement de l'Union soviétique, les "élites" mondiales esquissaient un pas de danse du scalp autour de la "dépouille" du communisme. 
Les grands esprits dissertaient sur la fin des "idéologies". 
La grande peur occasionnée par la Révolution d'Octobre, la vue du Drapeau rouge flottant sur un sixième du globe, la victoire de Stalingrad et l'avancée jusqu'à Berlin de l'armée soviétique, n'étaient plus qu'un mauvais souvenir. "On" allait, avec la fin du siècle, pouvoir enfin se retrouver "entre soi". La loi du marché et de la concurrence libre et non faussée allait régner enfin sur le monde entier...ou presque. 
Certes, une petite île caraïbe de rien du tout (dix millions d'habitants, vous pensez ! Et à 100 kms des Etats-Unis !), privée du soutien de l'URSS, Cuba et le régime de Fidel Castro, allaient s'effondrer , c'était sûr. 
Demeurait la Chine qui se revendiquait toujours du communisme. Elle n'avait pas encore atteint, en 1990, son développement actuel. Elle constituait alors un marché gigantesque pour le commerce occidental. Et son entrée à l'OMC contraindrait, pensait-on, son économie à s'ouvrir au capitalisme...
En Europe, divers Partis communistes, dont le PCF, inquiets de l'évolution du monde, évoluaient vers la "mutation", cherchant à donner des gages de rupture avec leur passé internationaliste Ils se joignaient au concert d'imprécations vis-à-vis de l'ex-grand frère soviétique. Croyant regagner une audience en déclin par un alignement sur l'idéologie dominante, les dirigeants du Parti communistes français brûlent avec la même conviction du dévôt, ce qu'ils avaient adoré hier.
On sait à quel point de décrépitude, cette attitude l'a mené.
Contrairement aux idées reçues, l'avenir radieux du Capital n'émerge pas à l'horizon.

Cuba, dans une situation tragique, isolée par un blocus implacable, fait face. 
Seule pendant une décennie, l'île rebelle est rejointe dans son combat pour l'indépendance et le socialisme par d'autres pays d'Amérique latine. Le Venezuela, d'Hugo Chavez, la Bolivie d'Evo Morales, l'Equateur de Rafael Correa, se libèrent du joug étatsunien et de l'emprise des multinationales. Ils s'unissent avec Cuba dans le combat contre l'impérialisme. Ils tissent de nouvelles prespectives de développement sur le plan des échanges économiques et sociaux.

Les Etats-Unis,empêtrés en Afghanistan et en Irak, ne sont plus à même de pouvoir jouer du "gros bâton" dans leur "arrière-cour". A l'autre bout du monde, la Chine communiste est en passe de devenir la troisième puissance mondiale. Sa population sort, année après année, de la misère et du sous-développement. Il faut compter avec elle sur le pan mondial.
A l'inverse, les Etats occidentaux, les USA comme l'Union uropéenne, traversent une crise grave. La récession guette. Leurs peuples sont sacrifiés aux intérêts privés menacés. L'idée traverse notre planète que le capitalisme a fait son temps, qu'il est urgent de changer de société gagne les esprits.
En France, malheureusement, le PCF s'aveugle dans une stratégie du renoncement. Il se pose la question : faut-il saborder l'idée du communisme et changer de nom ? Ses dirigeants tentent de se retrancher dans les municipalités, qu'ils nomment "lieux de pouvoir".

C'est alors qu'en Europe, au sein même de l'Union européenne, dans une île de la Méditerrannée, à Chypre, le peuple vient de voter majoritairement pour le candidat de l'AKEL, le Parti communiste chypriote. 
Chypre a maintenant un président communiste !
L'élection de Dimitris Christofias démontre que le mot "communiste", non seulement ne fait plus peur, mais qu'il rassemble un peuple.
Une leçon pour le Parti communiste français.
Un espoir pour tous ceux qui agissent pour une autre société.
 

"Le communisme, une idée neuve pour l'Europe !"

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme
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Mardi 26 février 2008

Hier soir, Florence Parisot était l'invitée de l'émission "Le franc-parler", sur France Inter.
La première question posée à la présidente du Medef par les journalistes porte, naturellement, sur ses réactions aux propos "musclés" ou "virils" (selon les expressions utilisées par les supporters du Président ), tenus par Nicolas Sarkozy, au Salon de l'Agriculture. 
La dame Parisot tient immédiatement à en relativiser l'importance :
"N'en faisons pas un drame !".
Pour elle, l'essentiel n'est pas là.
A la question : 
"L'impopularité actuelle du président est notamment liée à son style. Est-ce de nature à compromettre les réformes que vous appelez de vos voeux ?", 
Laurence Parisot répond :
"C'est vrai, on explique mieux les réformes quand on est populaire que quand on l'est moins. Il y a eu une incompréhension qui ne me semble pas si grave, si fondamentale. La preuve, il a choisi une équipe gouvernementale, qui reste très populaire. Qu'est-ce qui est le plus important ? Cet incident, qui est regrettable mais qui n'est qu'un incident ne portant pas à conséquence. Ou le fait que nous sommes en train de travailler sur la durée du travail ?"

Laurence Parisot fait en permanence le panégyrique des "réformes" entreprises par le Président de la République depuis le mois de juin dernier. Elle se pâme devant l'oeuvre déjà réalisée : la réforme des régimes spéciaux de retraites, les restrictions au droit de grève, le nouveau "contrat de travail" qui va être voté, la liquidation de la loi des 35 heures, l'extension de la précarité - ce que le Medef nomme "la flexibilité" -  du travail. Elle se réjouit d'avance des lois en préparation qui seront, à ses yeux, encore plus spectaculaires. 
N'a-elle pas dit que :
"La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?"
En clair, Laurence Parisot considère que le bilan social de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est exemplaire. Le reste, ses écarts de langage, ne sont que pécadille. 

Et si la "patronne des patrons" avait raison ? 
"Canempechepasnicolas" ne dit pas autre chose. 
 
Le Président a été choisi, soutenu dans sa campagne et propulsé à l'Elysée par la Bande des Quarante Valeurs, qui fait la loi au Médef. Aujourd'hui, celui-ci est plus que satisfait du blilan de Nicolas Sarkozy. Ce ne sont pas, pour les représentants du Capital,  quelques paroles malheureuses qui changent la donne.
 
Cette vérité devrait éclairer l'opposition, les dirigeants socialistes, en particulier. Ceux-ci devraient, en premier lieu,  dénoncer la poltique de la droite. 
Faudrait-il, pour cela, qu'ils défendent une autre politique. 
Ce n'est pas le cas. Le PS, au gouvernement, n'a jamais remis en cause les lois antisociales prises par Balladur, Chirac ou Juppé. Dans le cadre  de l'Union européenne, les socialistes mènent une politique similaire à celle de la droite, à Lisbonne, par exemple. La vive réaction du peuple portugais en est la preuve. C'est vrai également à Rome. En Allemagne, droite et sociaux-démocrates sont associés au pouvoir, comme en Autriche. La raison de tout cela, c'est l'accord de fond au niveau de l'Union européenne, le futur "Empire", selon Dominique Straus-Kahn, et sur le plan mondial, au FMI, à l'OMC.

Dans ces conditions, il est plus facile de  hausser le ton et de mobiliser à propos de l'attitude de Sarkozy, que de
fustiger sa politique et de sensibiliser le monde du travail pour s'y opposer.

par Jean Lévy publié dans : Social
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Dimanche 24 février 2008

Un observateur attentif de la vie politique française répond à nos questions  :

Quel regard portez-vous sur notre nouveau Président ?

Depuis des mois, il s'étale; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue...Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan.Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habileté, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Tout est là...Il ne reste pas un moment tranquille; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle, décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?
 
Non, cet homme ne raisonne pas; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et q'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande comment a-il fait ? On déompose l'aventure et l'aventurier...On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent...Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? De sa volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte...Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités...Ma foi, vivons, faisons des affires, tripotons dans les actions de zinc ou des chemins de fer, gagnons de l'argent; cest ignoble, mais c'est excellent; un scrupule en moins, un louis de plus; vendons notre âme à ce taux !On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte...Une foule de dévouements intépides assiègent l'Elysée et se groupe autour de l'homme. C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. 

Non, il ne s'agit pas de celui à qui vous pensez. 
"L'observateur attentif", c'est Victor Hugo qui décrit le Prince-Président, le futur Napoléon III, dans son ouvrage corrosif : "Napoléon le Petit".

par Jean Lévy publié dans : Histoire
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Dimanche 24 février 2008

Depuis des semaines, les médias et nombre de personnalités politiques, dénoncent avec vigueur Nicolas Sarkozy. On pourrait s'en féliciter. On s'étonne cependant que les critiques virulentes émises à l'encontre du président de la République proviennent de gens qui se classent dans sa mouvance et dans la majorité de droite qui l'a élu. A y regarder de plus près, on constate que les propos critiques tenus condamnent son comportement de "nouveau riche",  qui paraît incontrôlable, son attitude de défit permanent, la hâte fébrile qui caractérise les prises de position présidentielles. 
C'est vrai : Sarkozy semble propulser, jour après jour,  des idées  qu'on pourrait juger provocatrices vis-à-vis de l'opinion, y compris envers ses propres électeurs. Certaines de ses iniatives  conduisent à une levée de boucliers de la part de secteurs professionnels, par exemple ceux  des avocats, des juges et des juristes, qui mettent en doute le bien-fondé de ses entreprises. Tant mieux.
Mais il faut être clair :  ce n'est pas la politique 'sociale' de la droite, qui fait problème. 
Sarkozy peut retarder l'âge de départ à la retraite, réduire comme une peau de chagrin le droit de grève, mettre en cause les garanties collectives des salariés, refuser à ceux-ci des salaires décents, piétiner le Code du travail, sans que ces mesures suscitent, parmi ses détracteurs médiatiques, la  moindre opposition. 
Le dernier sondage, certes émanant de l'IFOP de Laurence Parisot, accentue encore la perte d'audience de Nicolas Sarkozy, avec 36% d'opinions favorables. Mais en même temps, ce même sondage conforte comme jamais le score du Premier ministre : François Fillon est crédité de 57%, en très nette hausse. Et les médias d'en conclure que ce n'est pas la politique du Président qui est contestée, mais seulement sa personnalité.
Alors, on peut se poser la question : les forces économiques, qui ont ont choisi et lancé dans l'arêne Nicolas Sarkozy, ne craignent-elles pas que l'attitude intempestive de celui-ci desserve la politique qu'il doit mener, la rende plus délicate à appliquer. 
Certes, changer de monture en plein gué, ne semble guère possible. Il n' y a pas, aujourd'hui, de 'clone' du Président, à mettre sur le marché pour pousuivre sa politique, sans faire trop de vagues.

Donc, attention ! Le rôle d'une opposition politique conséquente n'est pas de s'inserer dans le schéma que peuvent élaborer les patrons. Elle doit, avant tout, lutter contre l'orientation économique et sociale commune de la bourgeoisie, contre son plan de contre-révolution sociale, découlant de sa stratégie d'intégration européenne. 
La vraie gauche doit faire échec au  défi lancé par le gouvernement, soutenu  par un majorité de députés et de sénateurs, y compris socialistes, contre la souveraineté populaire.
Le problème n'est pas de choisir entre les hommes du capital  mais à combattre sa politique. 
La vraie gauche ne doit pas se tromper de combat.
  

par Jean Lévy publié dans : Politique
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Samedi 23 février 2008

Le Monde voit rouge (si l'on peut dire !) quand est évoqué le nom de Fidel Castro. Le 'lider' cubain fait partie des ennemis personnels du quotidien du soir avec  Mahmoud Ahmadinejad, Valdimir Poutine, Hugo Chavez et 'les dirigeants chinois'. Tous sont marqués du sceau de l'infamie : ils ont en commun le souci premier de préserver l'indépendance de leur peuple, face à l'impérialisme, étatsunien en premier lieu. Péché impardonnable pour ce journal, dont l'ancien directeur affirmait, il y a peu d'années encore, : "Nous sommes tous américains !". 
Cuba dans ce concert d'imprécations occupe une place de choix.  
Le 21 février dernier, Le Monde consacre à Fidel et à la révolution cubaine un éditorial, une page de commentaires confiés à des opposants au régime, ainsi qu'une enquête, de deux pages encore, menée par Paulo A. Paranagua, un adversaire patenté de Castro. 
Comme cela ne suffisait pas, Bertrand Le Gendre, éditorialiste, s'en prend, le lendemain, avec véhémence aux Français qui ont marqué, ou qui marquent encore, une sincère amitié pour l'expérience du socialisme caraïbe. Sa chronique a pour titre : "Le castrisme, une passion française". L'auteur ne décolère pas contre les intellectuels qui ont soutenu la révolution cubaine : Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, d'abord, et même Jean Daniel (il y a très longtemps...), Régis Debray,  "le futur compagnon du 'Che' en Bolivie (qui) se forme à la guérilla dans les camps d'entrainement de l'île". Le Gendre ajoute à sa 'liste rouge'  "Claude Julien, du Monde, qui a même devancé Sartre dans une série de six 'papiers' chaleureux, "Cuba, ou la ferveur contagieuse". 
Le Gendre est indigné : lire cela dans Le Monde, voyez-vous çà !  
Aussi, il explique :
"L'influence du Monde dans l'intelligensia est alors comparable à celle de France-soir dans le grand public. Ils donnent le la".
Certes, l'influence du quotidien du soir n'est plus la même aujourd'hui. 
Le chroniqueur, scandalisé, commente :
"A l'heure où Sartre et Le Monde s'extasient, 'Fidel', Raoul Castro et Guevara ont déjà fait exécuter plus de six cents partisans du dictateur Batista, ou prétendu tels. Le nouveau régime refuse d'organiser des élections. La presse est bâillonnée et les prisons se remplissent d'opposants".
Le Monde est moins effarouché par le camp US de Guantanamo, à Cuba aussi, mais du "bon côté", là  où les internés sans procès, sont l'objet de tortures. Certes, il n'approuve pas son caractère d'illégalité made in USA. Ces pratiques sont jugées regrettables.  Mais elles n'affectent en rien l'admiration que le journal porte à la 'grande Démocratie américaine'. Par contre, à Cuba, le 'monde des affaires' n'existe pas. Il ne peut donc pas contrôler la presse. Celle-ci  n'a pas de financier comme Alain Minc, ni de banquier, tel Louis Schweitzer, pour présider ses Conseils de surveillance, ni de Lagardère dans son  capital. 
Le Monde, du temps de Claude Julien, non plus.
Que l'île, parce que le régime castriste a refusé la loi du marché et la libre concurrence, soit l'objet d'un blocus américain depuis près de cinquante ans, ne pose aucune question à Bertrand Le Gendre. 
Que Cuba socialiste figure parmi les tous premiers états du monde, au palmarès établi par l'UNESCO, dans le domaine de la santé et de l'éducation, laisse de marbre cet éditorialiste. 
Celui-ci, au contraire, s'étonne et s'émeut du fait qu'il demeure encore aujourd'hui des gens pour admirer Fidel. Et de pointer du doigt Danielle Mitterrand "qui voit en Castro 'le porteur d'un message d'une révolution différente de la campagne de diffamation portée contre lui'". 
La colère du quotidien se fait plus âpre encore : 
"Il faut ouvrir Le Monde diplomatique pour constater que le soleil de la révolution cubaine luit encore faiblement (...) On y lisait que 'l'anticastrisme primaire est le libéralisme des imbéciles'". 
On comprend que Le Monde se sente visé. 
Plus grave encore la constation morose qu'il fait  :
"Une certaine gauche a reporté sa ferveur d'antan sur l'avènement en Amérique latine du "socialisme du XXIème siècle" dont Hugo Chavez, le président vénézuélien, est la figure de proue".
Et c'est sans compter l'Equateur et la Bolivie, les Etats qui, avec le Venuezuela, reconnaissent en Cuba socialiste, la courageuse nation qui leur a permis de s'émanciper eux-mêmes.
C'est à désespérer de l'intelligence du monde. Du Monde

par Jean Lévy publié dans : Internationalisme
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