Dimanche 22 juin 2008

Vive l'Irlande libre! Vive le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes! Quittons l'Union Européenne carcan totalitaire !

Déclaration du « Comité Valmy »

Opiniâtre, depuis la campagne contre le traité de Maastricht, le « Comité Valmy » contribue avec détermination au combat pour la liberté et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Il ne peut donc que se réjouir intensément du Non du peuple irlandais au traité de Lisbonne, ce traité constitutionnel bis.

Il souligne l'importance majeure de ce nouvel échec significatif et symbolique infligé par le peuple irlandais à l'Europe fédérale des länder, néolibérale et antisociale, atlantiste, belliciste, totalitaire et illégitime. La victoire des Irlandais, déjà remise en cause par l'oligarchie euro -étasunienne est également celle du peuple de France dont la souveraineté et le Non à la constitution européenne ont été trahis lors de la forfaiture de Versailles par les parlementaires fédéralistes et en tout premier lieu, par ceux de l'UMPS, hostiles à la Nation et à la République. Bien évidemment elle est tout autant celle du peuple néerlandais, lui aussi considéré comme quantité négligeable par l'oligarchie et ses agents.

Nous estimons que le peuple de France ainsi que tous les peuples bâillonnés d'Europe et ceux du monde entier qui luttent solidairement pour la liberté, la paix et le progrès social, doivent remercier le peuple d'Irlande qui par son courage et sa lucidité, est devenu le symbole de la Résistance des peuples face à la mondialisation et à tous les impérialismes qu'elle exprime. Nous devons aussi manifester à son égard en retour, notre solidarité et notre soutien, car il va subir de dures pressions dans le but de remettre en cause son vote souverain.

Persévérant dans l'erreur supranationale mal camouflée par le mirage d'une Europe capitaliste à visage humain, la dirigeante d'un parti qui en d'autres temps fut avec les gaullistes, le fer de lance de la Résistance patriotique et anti-nazie mais qu'elle entraîne aujourd'hui avec d'autres, dans une dérive qui ne cesse d'accroître le retard du PCF par rapport à la prise de conscience populaire, s'est cru fondée d'interpréter le non des Irlandais comme l'expression du désir d'une autre Europe. De son coté un responsable trotskiste objet d'une inquiétante promotion médiatique, affirme que « personne ne fera l'économie d'un grand débat à mener avec les populations sur quelle Europe construire. » Cette persévérance dans le mythe d'une Europe sociale, démocratique, féministe, écologique et néanmoins fédérale relève t-elle de la cécité politique, de la méthode Coué ou encore d'une démarche de diversion ?

Le « Comité Valmy » a été favorable à une « autre Europe » à une Europe confédérale, celle des peuples libres et des nations souveraines. Cette vision est devenue obsolète et utopique avec le rejet par l'oligarchie financière qui détient tous les pouvoirs, de toute pratique démocratique. L'Europe fédérale carcan des peules est intrinsèquement perverse. Elle n'est pas amendable. Elle ne sera jamais sociale, démocratique ou pacifique. Sa nature est néolibérale et pour paraphraser Jaurès, elle porte en elle la guerre atlantiste et le choc des civilisations, comme la nuée porte l'orage. Ouvrons les yeux et abandonnons les illusions : l'intérêt du peuple de France est de reconquérir sa liberté et de sortir de l'Union Européenne. C'est un préalable nécessaire à toute démanche conséquente visant à construire une véritable solidarité entre les peuples.

Le 16 juin 2008

par Jean Lévy publié dans : Europe
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Samedi 21 juin 2008

Nicolas Sarkozy comptait sur la présidence de l’Union européenne, à laquelle il va accéder pour six mois, le 1er juillet, pour faire « avancer l’Europe ». La Défense intégrée de l’UE, l’Union pour la Méditerranée, une politique commune de l’énergie, la réforme de la PAC, la mise en pratique du traité de Lisbonne, figuraient parmi les projets qui, pour lui, étaient prioritaires. Fort de son activisme débordant qu’il met en pratique en France pour imposer ses « réformes », il se croyait en mesure d’arriver à ses fins, malgré les réticences des autres Etats membres, en particulier, celle de l’Allemagne d’Angela Merkel.

Las, les rêves de notre Président se sont évaporés : le peuple irlandais s’est mis en travers des perspectives élyséennes.

Que faire dans ces conditions ?

Le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement, réunis à Bruxelles, le 19 juin, ont décidé « qu’il était urgent d’attendre ».

Oh ! Les bons conseils n’ont pas manqué. Le président italien, Giorgio Napolito (un ancien dirigeant communiste rallié au libéralisme), déclarait tout de go :

« L’heure est venue d’accomplir un chois courageux pour ceux qui veulent donne un développement cohérent à la construction européenne, laissant en dehors ceux (…) qui menacent de la bloquer ». Exclure l’Irlande de l’Union pour « faute grave » (le vote de leurs citoyens), « ce n’est souhaitable ni juridiquement, ni moralement », a répondu Jean-Pierre Jouyet, notre secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, qui s’était dit pourtant « effondré » à l’annonce des résultats du référendum irlandais. Par contre, sans jamais l’exprimer verbalement, nombre d’eurocrates songeaient aux conditions, d’un nouveau scrutin à Dublin. C’est vrai, « ils » ont l’habitude : déjà en 2001, ils avaient dû revoter du fait du rejet populaire du traité de Nice. Mais, cette fois, Brian Cowen, le premier ministre irlandais, n’a pu prendre , à Bruxelles, aucun engagement de ce genre, ayant proclamé, avant le scrutin, « qu’il n’y aurait de second référendum », et persuadé qu’un résultat positif « est improbable dans le contexte actuel ».

Alors, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont contentés sagement d’attendre des jours meilleurs, espérant trouver « un arrangement juridique » avec Dublin.

Les difficultés des dirigeants européens ne se limitent pas au cas irlandais. Une ratification du traité de Lisbonne n’est pas assurée en République tchèque. Le parlement est divisé, le président Vaclav Klaus est « eurosceptique » et l’opinion populaire demeure hostile.

Mais comme un malheur ne vient jamais seul, la décision de la Cour suprême britannique a suspendu la ratification votée par la Chambre des Lords, jusqu’à son propre examen du traité. Or, le vote positif du parlement de Londres demeurait le seul élément de réconfort des dirigeants européens !

Donc, le « sommet » de Bruxelles n’a débouché sur rien.

Nicolas Sarkozy a bien tenté de jouer les matamores en menaçant d’interrompre l’élargissement de l’Union européenne si le traité de Lisbonne n’était pas ratifié par les « 27 ». Mais ce chantage a eu pour effet de provoquer des réactions scandalisées de petits Etats, tel celui du Danemark…

En attendant, la ratification du traité « doit se poursuivre », telle a été la « décision » prise à Bruxelles ! Par la voie parlementaire, naturellement telle qu’elle avait été pratiquée en Irlande, avec 95% des élus ayant voté OUI. .On connaît la suite …

Le Monde, pour sa part, préconise, dans son édition des 15 et 16 juin, une Europe à deux vitesses :

« Pour sortir de ce cercle vicieux, il n’y a qu’une seule possibilité : créer à côté de l’Union européenne actuelle, une avant-garde composée de pays prêts à accepter la rèle de la majorité qualifiée pour approfondir l’intégration ».

La fuite en avant, en quelque sorte.

Le quotidien du soir, qui note, page 7, « le divorce croissant entre l’Europe et les citoyens, qui se sentent délaissés », estime, page 6, que « selon le dernier sondage d’Eurobaromètre publié en décembre 2007, les Néerlandais et les Irlandais sont parmi les Européens les plus favorables à l’Union. Ils sont 79% et 74% à considérer l’UE ‘comme une bonne chose’ ». Et seulement 60% des Français à partager le même sentiment…

Comme quoi les sondages ne sont pas le reflet de l’opinion, mais un moyen de pression psychologique pour peser sur les électeurs.

 

Nous avons donc déjà un sursis de quatre mois assuré jusqu’au nouveau Conseil prévu en octobre. Faisons de ce délais une intense période de mobilisation populaire contre les projets européens, et au-delà, pour exiger que notre peuple exerce son droit souverain de pouvoir se prononcer sur son avenir.

 

 

 

par Jean Lévy publié dans : Europe
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Vendredi 20 juin 2008


Sur de nombreux blogs, nous évoquons ce que nous appelons « la contre-révolution » menée, tambour battant, par le pouvoir sarkozien.

Ce terme globalise les « réformes » initiées par le président de la République, qui visent à casser, non seulement l’ensemble des acquis sociaux imposés par une lutte ouvrière centenaire, mais également les avancées démocratiques et laïques de la République. Il s’agit donc d’une offensive d’envergure, cohérente et systématique, pour modeler l’Etat selon les critères du libéralisme afin de le mettre au service exclusif des grandes sociétés et du capital financier.

Nous ne sommes donc pas en présence d’une traditionnelle politique « de droite », partagée par la sociale-démocratie sur le plan économique, quand celle-ci est aux affaires. Cette alternance répond, en effet,  au choix commun des uns et des autres, en faveur de la loi du marché et de la libre concurrence, codifiés par l’Union européenne et imposés aux peuples des vingt-sept pays qui la composent.

Aussi, face à une stratégie d’ensemble, déployée au pas de charge par le pouvoir, il faut organiser également une riposte globale.

La CGT comme toutes les autres Confédérations syndicales, s’y refusent. La direction du Parti communiste français fait de même. Sur le plan syndical, comme sur le plan politique, la CGT et le PCF réagissent comme si nous étions encore en régime démocratique. Bernard Thibault « joue le jeu » de la concertation avec les pouvoirs publics. Ses réactions sont vives quand il se sent personnellement floué par Nicolas Sarkozy et ses ministres. Rien de tel lorsque le Code du travail et les droits sociaux sont bafoués, mis en pièces avec cynisme.

« Une journée d’action » par ci, une autre, un mois après par-là. Aucune campagne d’explication n’est menée pour dénoncer le caractère global de l’offensive du pouvoir, de sa nature « contre-révolutionnaire », de ses conséquences catastrophiques pour le monde du travail. Rien n’est dit sur le lien naturel qui existe entre la politique de réaction sociale et la construction de l’Europe. Au contraire, les dirigeants cégétistes se complaisent dans les salons dorés de la ‘Confédération Européenne des Syndicats’, qui est l’appendice social de la Commission de Bruxelles ;

De son côté, le PCF s’élève contre chacune des mesures prises sans, pour autant, dénoncer le plan du gouvernement « pour remodeler la société française ». Le cadre européen de cette « contre-révolution » ‘est rarement évoqué, et quand il l’est, c’est pour chanter les louanges d’une « Europe sociale » soluble dans l’Union européenne.

Le capital n’est plus en situation de céder, ne serait-ce que sur des revendications limitées.

Aux prises avec une concurrence sans merci sur le plan mondial, il n’a plus de marges de manœuvre. Il n’est plus en capacité de négocier. Au contraire, ce qui reste de droits sociaux, lui est insupportable : il l’apprécie comme un handicap inadmissible dans le climat de lutte acharnée pour le plus haut taux de profit. Engagé dans une course folle dans la rotation du capital, la moindre hausse de salaire réduit d’autant cette rotation.

 

Cette situation exclut l’idée de victoires partielles, concédées par le patronat et le pouvoir, dans le champ social ou politique.

Il faut rompre avec cette politique de « relations civilisées » avec le pouvoir.

Celui-ci est « l’ennemi » qu’il faut dénoncer, contre lequel il faut se battre.

Il faut travailler à une mobilisation populaire d’envergure.

La souffrance ouvrière est insupportable.
Elle doit conduire à la révolte.

 

 

par Jean Lévy publié dans : Social
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Mercredi 18 juin 2008

Nicolas Sarkozy a rendu publique la nouvelle politique de défense qu’il entend imposer à la France. Pour rendre « efficace » l’Armée française, selon les propos du président, il faut réduire ses effectifs et la doter des matériels les plus sophistiqués. L’objectif, c’est de disposer d’une force de 30.000 hommes, rompue au combat et disponible en six mois. Ce nombre restreint de soldats mobilisables, son armement réduit à quelques centaines de chars Leclerc, de Rafales et d’unités navales, explicitent clairement les buts de la réforme. Son objectif est de posséder une force d’intervention rapide pour la projeter sur l’ensemble de la planète, jusqu’à 8000 kms, afin de protéger "nos intérêts" dans le monde.
De quels intérêts s’agit-il ?
Bien sûr, il s’agit du pétrole et des sources de matières premières. On se croirait revenu au bon vieux temps de la politique de la « canonnière ».
Mais, au-delà de cette perspective, c’est l’intégration de notre armée dans l’OTAN, c’est-à-dire dans l’Alliance militaire dominée par les Etats-Unis, dont il est essentiellement question. Ainsi, l’Armée française deviendrait une sorte de « Légion étrangère » au sein de l’US Armee*.
Ce qu’avait délibérément refusé le général de Gaulle.
Tout au long de notre histoire républicaine, l’Armée était, disait-on à l’époque, le garant de la défense nationale.
Le service militaire obligatoire, depuis la IIIe République, permettait, en permanence, d’associer la Nation à la protection du territoire.
Certes, cette idée fut transgressée souvent au profit de guerres de conquêtes coloniales, et de guerres impérialistes.
Mais, la levée en masse, lors de la Révolution française, pour sauver la patrie et la République, les francs-tireurs de 1871, se substituant à l’armée impériale en déroute, les FFI durant la Résistance (dont les FTP furent une avant-garde héroïque), la colonne de volontaires du colonel Fabien, en Alsace, en 1944, montrent l’efficacité d’un peuple en armes, au service de la Nation.
La suppression du service militaire, il y a quinze ans, pour le remplacer par une armée de métier, a créé la première brèche dans l’idée de « défense nationale ».
Certes, il fallait revoir nombre d’aspects vétustes et dégradants de ce service. Cependant, en excluant les citoyens des moyens de défense du pays, le pouvoir visait déjà à revoir la nature même du rôle de l’armée. Avec son « Livre blanc », le pouvoir sarkozyste va plus loin. C’est la notion même de « défense nationale »qui est mise en cause. A celle-ci, est substituée la notion d’interventionnisme militaire mondial.
Nos paras pourront crapahuter partout où les intérêts du Capital seront jugés en danger. Les forces françaises seront mises à disposition de la stratégie de l’appareil militairo-industriel US.
Le président de la République « réforme » dans ce domaine comme dans les autres au profit exclusif d’intérêts privés, y compris d’outre-atlantique.
C’est l’avenir de la France qui est en jeu.


*Rappelons que le budget militaire des USA représente à lui seul 50% des dépenses mondiales d’armement, soit autour de 500 milliards de dollars, alors que le budget russe

par Jean Lévy publié dans : Politique
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Mercredi 18 juin 2008

Hier, 17 juin, la nouvelle journée revendicative organisée par la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaire, n’a pas rencontré le succès espéré par les directions de ces Confédérations.. Au contraire, elle a mobilisé moins de monde que la dernière, réalisée en mai. Pourquoi ? Depuis l‘automne dernier, de nombreuses manifestations de ce type se sont succédées au fil des mois. Chacune visait un aspect particulier de la politique de « contre-révolution sociale » accentuée par Nicolas Sarkozy depuis son élection à la présidence de la République. Cette « parcellisation » des objectifs syndicaux, le refus de globaliser tous les sujets de mécontentements, l’absence volontaire de stratégie du « tous ensemble », ont permis au pouvoir de poursuivre simultanément la casse généralisée de tous les acquis sociaux, des garanties collectives, du Code du Travail.
L’attitude démobilisatrice des Confédérations, scindant à plaisir les ripostes nécessaires à ces offensives orchestrées par le Medef et le gouvernement, a permis aux forces du Capital d’avancer, sans coup férir, à un rythme jamais atteint.
D’autre part, les organisations syndicales se sont, en permanence, refusées à démontrer le rôle essentiel de catalyseur, joué par l’Union européenne (par la Commission de Bruxelles et le Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement des vingt sept pays membres) dans la mise en œuvre programmée de cette politique antisociale. Par cette attitude, la CGT, comme les autres syndicats, a désarmé idéologiquement la protestation sociale, dans chaque pays, berçant les peuples dans l’illusion d’une « Europe sociale ». Or, rappelons-le : l’Union européenne a été, depuis les origines de sa mise en chantier, construite pour imposer aux peuples, les orientations qui correspondent aux intérêts exclusifs du Capital. Aussi, attendre de celui-ci que de loup il devienne mouton, relève, soit de la naïveté politique, soit de la mauvaise foi. Comment attendre de la maffia, qu’elle opère sa reconversion en une association de bienfaisance …
La responsabilité des dirigeants syndicaux, en mal de reconnaissance gouvernementale, pèse lourd dans le sentiment d’impuissance ressenti par le monde du travail.
Pourtant le mécontentement grandit, s’élargit à d’autres couches de la population, touche d’autres catégories sociales. Le Capital financier, dans sa logique interne de profit maximum à court terme, est conduit à pénaliser des secteurs d’activité qui jusque là vivaient dans son orbite. Un nombre réduit d’hommes peut, aujourd’hui, s’enrichir hors des normes admises dans les décennies précédentes et concentrer dans quelques dizaines de milliers de mains, des fortunes colossales, y compris en franchissant, allégrement et sans dommage, la ligne jaune de la corruption.
Cette course effrénée à l’enrichissement sans limite est une course à l’abîme.
Parallèlement, jamais les salariés n’ont souffert autant qu’aujourd’hui. Nombre sont toujours privés d’emploi. Demain, ils seront contraints d’accepter des emplois au rabais ou la perte de leurs allocations. Soumis à la souffrance au travail, au stress permanent, au chômage partiel, les ouvriers, les employés, les cadres voient leur pouvoir d’achat fondre, mois après mois, le temps de travail s’amplifier, l’âge de la retraite devenir un horizon lointain.
Toutes les conditions sont créées pour rassembler toutes les victimes du Capital financier : les salariés du public comme du privé, les privés d’emplois, les retraités. Il est plus que temps de semer le vent de la révolte.
On ne peut plus vivre de son travail en 2008.
Face à une petite minorité de privilégiés, d’aristocrates de la finance et de leurs auxiliaires politiques et médiatiques, qui règne en maître en France, comme les « aristos » en 1788, il faut que le peuple se souleve.
Pour faire rendre gorge aux nantis.
Pour établir une autre société.
Pour le socialisme
.

par Jean Lévy publié dans : Lutte de Classe
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Samedi 14 juin 2008

COMMUNIQUE

de

canempechepasnicolas

 

             Ce blog, qui fonctionne depuis le 4 novembre 2007,

 

                     va s’interrompre très provisoirement

 

              à partir du 14 juin, et ne reprendra que le 18 juin,

 

        pour cause de déménagement provisoire à la campagne

 

Donc, je demande à chacun de continuer à m’adresser le courrier à

 

                               jean.levy@dbmail.com

 

A bientôt, donc, à vous lire…

par Jean Lévy
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Vendredi 13 juin 2008

Vendredi 13 juin...18 heures

Le peuple de l'Eire, parmi les vingt-sept pays de l'Union européenne, est le seul à avoir été consulté sur le traité de Lisbonne.
Le NON l'emporte, avec près de 54% des suffrages exprimés, et dans 37 des 43 circonscriptions que compte la République.  Il est massif dans les quartiers populaires et dans les régions agricoles.
Seul un Irlandais sur cinq électeurs a voté OUI.
Nicolas Sarkozy avait raison de prédire un rejet collectif de ce traité, s'il était soumis à référendum. Aussi, la prudence étant de règle, vingt-six gouvernements ont préféré recourir à la voie parlementaire. Cette procédure est de tout repos pour les dirigeants européens, sachant que la grande majorité des élus, de "gauche" comme de droite, ne représentent pas l'opinion de leurs électeurs. Comme quoi, la "démocratie" fonctionne à merveille en Occident !

La victoire du NON est d'abord une grande victoire du peuple irlandais.
Contre l'ensemble de la classe politique, qui s'est dépensée sans compter pour obtenir un vote positif, les citoyens de l'Eire n'ont pas été impressionnés par une propagande massive et mensongère diffusée par toutes les autorités constituées, civiles et éclésiastiques. Les Irlandais ont également dû faire face au chantage relayé par les chantres de l'Union européenne.
Rien n'y a fait.
La construction européenne, comme après le vote négatif des Français et des Néerlandais, en 2005, subit, à nouveau, une grave défaite. Il est clair que le peuple d'Irlande a parlé au nom de tous les autres peuples de l'UE, privés du droit de dire NON.

Les réactions n'ont pas tardé :
"Je suis effondré" déclare le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, le socialiste Jean-Pierre Jouyet.
De son côté, le directeur du centre de réflexion European Policy Center, constate
"qu'il s'agit du troisième NON au même texte puisque le traité de Lisbonne reprend pour l'essentiel les éléments du projet de constitution européenne, déjà rejeté par la France et les Pays-Bas".
Et, selon l'agence Reuter, "un diplomate de haut niveau" considère avec stupeur que
"l'Irlande, de pays le plus pauvre d'Europe en 1973, est devenue (grâce à l'Europe) le plus riche après le Luxembourg". Et elle a voté NON !
Et d'ajouter : 
"Ca va tanguer monstrueusement en Europe. Cela aura unprofond retentissement en France. Le camp du NON va se réveiller. Le NON irlandais est pire que le NOn français !".
Pourtant, ce diplomate éploré estime, magnanime,
""On ne peut pas envoyer paître le seul pays qui a permis à ses citoyens de se pronocer directement".

En France, comme dans les autres pays, l'exigence  d'un référendum revient à l'ordre du jour.
Une campagne doit être immédiatement engagée pour que les citoyens soient consultés.
Refuser ce recours à la vox populi signifierait un défi lancé à notre peuple.
La preuve est faite : nos élus ne représentent qu'eux-mêmes. En 2005, la quasi totalité de ceux-ci avaient approuvé le projet de constitution. Ils ont été désavoués par 55% des Français. En Irlande, 160 députés sur 166  s'étaient prononcés pour dire OUI au traité de Lisbonne. Une petite minorité de citoyens  l'ont approuvé.
Le fossé est immense entre "
l'élite
" qui gouverne et les citoyens qui subissent.
Comblons-le.
En faveur du peuple.

par Jean Lévy publié dans : Europe
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Vendredi 13 juin 2008

DANS L'ATTENTE DU RESULTAT DU REFERENDUM...

Selon The Daily Telegraph

DE BRUXELLES

De hauts responsables à Bruxelles préparent des plans pour s'assurer que le traité de Lisbonne sera bien appliqué ailleurs au cas où l'Irlande le rejetterait par référendum. Des mesures comme la création d'un président de l'Union européenne (UE), d'un ministre des Affaires étrangères et de services diplomatiques seront peut-être retardées, mais elles devraient malgré tout finir par être mises en place.

A en croire un diplomate, un "mécanisme de soudure" serait en discussion. Si l'Irlande rejette le traité, peut-être sera-t-elle simplement retirée de la liste des signataires. Elle ne serait ainsi pas légalement contrainte d'en respecter les clauses.

D'ici à la fin de 2009 ou au début de 2010, quand la Croatie entrera dans l'UE, un "traité d'adhésion" ayant valeur d'amendement sera voté par tous les membres, y compris Dublin. Il comprendrait une série de protocoles prévoyant sur le papier des "issues" aux problèmes que l'Irlande peut avoir avec l'UE, comme les pouvoirs fiscaux ou une plus grande coopération militaire.

Ces textes ne seraient pas sans rappeler les clauses d'exemption dont dispose le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les questions sociales dans le traité de Lisbonne actuellement ratifié à Westminster. Comme le reste de l'Europe, l'Irlande n'organise pas de référendums sur les traités d'élargissement de l'UE. Avec les nouveaux protocoles, Dublin pourrait faire passer un traité d'adhésion au Parlement irlandais sans avoir recours à une consultation du peuple.

"Ce mécanisme ne serait pas plus incompréhensible ou légaliste que le traité lui-même", déclare-t-on de source officielle. "Il n'est probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais. Tout est une question de temps."

Ces dernières semaines, les responsables irlandais se sont réunis à huis clos pour débattre de la possibilité d'une application du traité, avec ou sans référendum. Lors de discussions portant sur la création d'un corps diplomatique européen, les 7 et 13 mai, les diplomates irlandais ont défendu leur position sur la composition du Service d'action externe européen et le rôle du futur ministre des Affaires étrangères de l'UE.

Les minutes secrètes de ces rencontres, que le Daily Telegraph a pu examiner, montre que Bobby McDonagh, représentant de l'Irlande auprès de l'UE, a plaidé auprès de ses collègues afin que ces négociations et la position de Dublin restent confidentielles:
 "[Nous] devons nous montrer prudents quant à la façon de présenter ces questions !"

Bruno Waterfield
The Daily Telegraph
        
   

par Jean Lévy publié dans : Europe
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Mercredi 11 juin 2008

Le PRCF commente l’actualité sur ce site internet.

 

Merci de diffuser largement autour de vous.

 

Action du 10 juin 2008 : LA REVOLTE DES SYNDICALISTES COMBATIFS

 

Ca suffit ! Hier, dans les maigres cortèges de la nouvelle « journée » de lutte organisée ( ?) par plusieurs syndicats de la fonction publique, c’était la colère qui dominait.

Colère contre le gouvernement, qui dynamite le service public et le statut des fonctionnaires sous couvert de « mobilité », un pseudo qui cache mal la volonté de détruire la garantie de l’emploi mise en place en 1945 par Maurice Thorez, de mettre au pas la FP et l’Education nationale, de briser le droit de grève et surtout, de créer les conditions juridiques pour que les 30 000 suppressions de postes par an annoncée par le casseur Sarkozy s’accompagnent à l’avenir de milliers de LICENCIEMENTS pour insuffisance de « mobilité ».

Colère également contre ces directions syndicales qui organisent la défaite en feignant d’appeler à l’ « action ». Il était clair qu’en réalité, la CGT et la CFDT n’avaient pas mobilisé hier, quitte à envoyer les troupes au casse-pipe alors que certains secteurs des impôts et de l’Education nationale sont déjà depuis longtemps dans l’action. Clair qu’on ne peut pas appeler à l’action résolue contre le pouvoir de brutes patronales tout en signant avec lui, comme la FSU, un texte sur le « dialogue social » (aujourd’hui même Darcos dépose un texte sur le service minimum qui ouvre la voie, à terme, pour l’interdiction de fait de la grève dans les services publics). Clair qu’on ne peut pas éternellement taper sur Sarkozy (qui le mérite mille fois plus) tout en clamant comme Thibault (France-Inter, 9 juin) qu’il est « légitime » et surtout, en ménageant honteusement l’Union européenne qui somme quotidiennement la République bananière de France de « réduire ses dépenses publiques » !

Clair enfin et surtout qu’on pourra de moins en moins compter sur les salariés pour faire grève sur des journées sans perspective, faites non pour gagner sur nos revendications et rejeter à 100% les projets gouvernementaux, mais pour alimenter des « négociations » bidon qui sont cadrées de  A à Z par le MEDEF, l’Europe et Sarkozy. Alors que selon les sondages, une majorité (61%) de salariés se déclarent « prêts à participer à un mouvement d’ensemble contre la politique du gouvernement », le jaune Chérèque « vend la mèche dans Le Monde en grondant le gouvernement qui « nous entraîne dans une mobilisation globalisante ce contre quoi j’ai toujours résisté, y compris dans la CFDT ». Mais au lieu de se distancier de ce personnage « fluide » (pour parler comme l’ex-patron de l’UIMM D. Gautier-Sauvagnac), Thibault et Aschiéri, les dirigeants des organisations issues du syndicalisme de classe font l’impossible pour éviter le « tous ensemble et en même temps » contre l’ENSEMBLE de la politique gouvernementale et européenne. Rien n’est fait non plus pour se rapprocher de la jeunesse des lycées et des facs, qui a été laissée seule dans la lutte par MM. Thibault et Cie. Rien pour unir les salariés actifs, retraités et les chômeurs, que le gouvernement veut forcer à accepter leur déclassement sous peine d’être laissés sans ressources ! Rien non plus pour que les salariés et les petits entrepreneurs en lutte (pêcheurs, routiers, petits agriculteurs) se retrouvent ensemble dans la lutte pour le pouvoir d’achat, laminé par les firmes pétrolières, par les déremboursements Sécu, par la décote des retraites, par la politique de rentabilisation des ex-services publics.

C’est pourquoi la pétition lancée par le Comité unitaire pour un Front syndical de classe remporte un vrai succès dans les manifs, y compris et surtout chez des syndiqués CGT et FSU, quand elle invite les salariés à demander des comptes, non seulement à Sarkozy, mais à ses « accompagnateurs agréés » des états-majors syndicaux.

C’est pourquoi le PRCF appelle les salariés les plus conscients à faire du 17 juin, malgré le caractère restrictif de la mobilisation envisagée par Chérèque et Thibault, une grande journée contre l’ENSEMBLE de la politique sarkozyste et pour une nouvelle politique progressiste.

C’est pourquoi il devient incontournable que tous les progressistes, à commencer par les vrais communistes, se concertent pour lancer ensemble une campagne pour que l’on ne laisse pas de répit à Sarkozy, président de la Franceurope du capital, pour casser le pays pendant l’été, et pour qu'une
 
            GREVE NATIONALE INTERPRO RECONDUCTIBLE
 
                                soit lancée à la rentrée pour :

-le déblocage des salaires et du pouvoir d’achat ; 
            -le SMIC tout de suite à 1500 € nets,

-l’abrogation des contre-réformes Sarkozy déjà adoptées et l’annulation des contre-réformes en cours (sécu, ASSEDIC-ANPE, indemnités chômage, retraites, avec le retour à 37ans ½ pour tous, Fonction publique et Education nationale, privatisations…) ;

-la régularisation des travailleurs sans-papiers ;

-plate-forme revendicative offensive permettant l’augmentation des salaires et des revenus du travail, la taxune ation du capital, l’interdiction des délocalisations et des licenciements économiques de masse, une nouvelle politique nationale industrielle, la reconquête et l’élargissement des grands acquis du Front populaire, du CNR et de mai 68 que le pouvoir est en train de dynamiter ;

-la défense des libertés démocratiques, y compris l’annulation du scandaleux et illégitime vote du parlement UMPS en faveur de la constitution européenne bis refusée par les Français le 29 mai 2005.
 

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF ; 
            Benoit Foucambert, responsable du secteur Luttes et syndicalisme

par Jean Lévy publié dans : Social
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Mercredi 11 juin 2008

En France, nous sommes en "démocratie". Tout le monde le dit. L'arc-en-ciel politique, dans son ensemble,  le répète. Qui oserait prétendre le contraire ?
Et pourtant, le "Clan de la Finance" impose, "démocratiquement", à la grande majorité des salariés, des privés d'emplois et des retraités, des conditions de vie chaque jour plus difficiles, des horaires sans fin à la discrétion des patrons, des conditions de travail accablantes, des salaires réduits, la précarité organisée, le chômage réparti sur le plus grand nombre, aec des droits sociaux en régression constante.
"Ce sont les Français qui l'ont voulu en élisant Sarkozy !"
et, pourrait-on ajouter, en votant pour une majorité parlementaire à sa botte. 
Nous sommes là au coeur du débat. 
Comment une infime minorité de privilégiés, d'aristocrates de la finance, peut-elle se servir du suffrage universel, pour écraser de leurs talons de fer, le monde du travail, au nom de la "démocratie" ? On peut rappeler que seuls, 43% du corps électoral (si on tient compte des bulletins blancs et des abstentions) se sont prononcés pour l'actuel président. Et que celui-ci en tire sa légitimité pour légiférer contre les intérêts du peuple.
Mais ce n'est pas l'essentiel.
Voyons plutôt d'abord, comment se déterminent les électeurs.
Rappelons-nous : pendant plus d'une année, les médias, tous les grands médias - qui ne font qu'un avec l'aristocratie de l'argent - ont, jour après jour, martelé sur tous les tons, que seuls deux candidats (qu'ils avaient présélectionnés), avaient une chance d'être élus. Tous les deux, bien entendu, vantaient les mérites de la loi du marché et de la libre concurrence; tous deux, comme un seul homme (si on peut dire...), chantaient les vertus de l'Union européenne. Tel était le seul "choix" laissé aux électeurs.
Nicolas Sarkozy fut le plus habile dans l'art de manier la démagogie.
Il était le mieux placé, aux yeux de ses mentors du CAC 40, pour réaliser leurs objectifs.
Il fut donc élu, et dans la foulée, une majorité de députés UMP représentant une minorité d'électeurs. Car le système électoral, mis en place depuis la Ve République, vise à éliminer les minorités, qui, au total, représentent la majorité des citoyens. Seuls demeurent en lice au second tour l'un des deux partis, qui depuis des décennies se partagent le pouvoir alternativement. C'est ce qu'on appelle le "bipartisme" - une sorte d'animal bipède qui possède deux pattes pour un seul corps - qui garantit la continuité en politique, quel que soit le vainqueur. 
Certes, depuis qu'il existe, le suffrage universel à été détourné de son objectif - représenter honnêtement l'ensemble des citoyens - par divers
 expédients utilisés pour en fausser les résultats :  la loi électorale remaniée en permanence, le sytème proportionnel, seul véritable miroir de l'opinion, rejeté par les gouvernants, le "découpage" des  circonscriptions en faveur du parti au pouvoir, les conditions d'accès aux seconds tours pour évacuer du scrutin les candidats non admis dans la ronde de l'alternance, tout est mis en oeuvre pour fausser le vote et obtenir une Assemblée conforme aux voeux de la classe dirigeante.
Au-delà des péripéties et des "magouilles" électorales, l'objectif recherché est de maintenir les "élites" à la direction des affaires, sans que le peuple y mette son nez. On peut compter  le nombre d'ouvriers, d'employés et de chômeurs, qui figurent parmi les élus. Il serait intéressant d'étudier l'origine sociale des députés (et celle des sénateurs), comparée à la population.  Cette "ségrégation" n'est pas fortuite. Elle est, au contraire, l'objectif recherché. Vous vous rendez compte des effets d'une Assemblée dans laquelle plus de cent députés seraient des salariés au Smic ou à la recherche d'un emploi ?
Au XIXe siècle, pour empêcher les pauvres de voter, la bourgeoisie de l'époque avait inventé le cens électoral. Il fallait posséder une certaine fortune pour participer au scrutin. Aujourd'hui, un résultat pratiquement identique est atteint avec des moyens "démocratiques".
Les "représentants du peuple" n'appartiennent pas à la même classe que leurs électeurs.

Mais le pouvoir n'est même pas dans les mains des élus.
Les députés n'ont pas l'iniative des lois.
Avec la Ve République, les décisions appartiennent au Président. Ainsi, Nicolas Sarkozy a décidé que le peuple ne sera pas consulté au sujet du traité de Lisbonne,  car, a-t-il dit, "la réponse serait NON". Quoi de plus "démocratique", en vérité ?
De même, l'Assemblée n'est pas consultée au sujet de l'envoi de troupes, et de leur engagement dans un conflit, sur un territoire étranger. Cela ne concerne pas, selon la Constitution, les représentants du peuple. C'était vrai hier avec Jospin en Afghanistan. Ca continue sous Sarkozy.
Quant à la liberté de la presse et des médias, dans notre pays, le fait qu'elle soit confisquée par les puissances d'argent, n'altère en rien l'dée qu'elle demeure le symbole de la "démocratie" !

Mais soyons justes. La "démocratie"  fonctionne de la même manière dans les autres "grandes démocraties". Aux USA, le Président décide de faire la guerre sur la base de mensonges avérés. Que pensez-vous qu'il advint ? Les Etats-Unis poursuivent la guerre depuis cinq ans, sans que le Président ait à répondre de ses actes et du sang répandu. Qui oserait dire, au sei de notre "élite médiatico-politique", que le gouvernement de Washington n'est pas "démocratique" ? Le cas "étatsunien" n'est pas isolé. Malgré ses forfaits quotidiens, sa politique de domination coloniale, l'Etat d'Israël n'est-il pas considéré comme le modèle "démocratique" par excellence ?
En Grande-Bretagne, un gouvernement peut diriger la pays avec une majorité d'élus représentant seulement 36% des suffrages exprimés, soit un électeur sur trois, grâce à une loi électorale sur mesure. Est-ce bien "démocratique" ?
Ailleurs, en Allemagne comme en Autriche, par exemple, les partis sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates, qui se combattent pendant la campagne électorale, face aux citoyens, s'entendent, après le scrutin, pour gouverner ensemble sans se soucier des promesses faites. Pourtant, ces deux pays font partie des "grandes démocraties"...
En réalité, le vocable "démocratie" n'est qu'un slogan publicitaire, qui n'engage en rien la firme qui l'affiche. C'est un certificat de "bonne conduite" que se donnent  les puissances dominées par le Capital, contre les Etats qui ne se conforment pas à ses vues et ses intérêts. La "démocratie" n'est qu'un déguisement habile et cynique du pouvoir de l'Argent, dont il se pare pour faire illusion. 
Il appartient aux peuples de ne pas tomber dans ces filets.
 

par Jean Lévy publié dans : Politique
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