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Commun COMMUNE !

 

 

 

Grèce : Pas de sortie de l'austérité, pas de résistance et de conquêtes sociales sans rupture avec l'Union Européenne!
 
 

Ce qui se passe en Grèce, comme syndicalistes nous intéresse grandement.

Car ce qui est en jeu ce sont les politiques d'austérité et de régression sociale imposées par l'oligarchie.

 

Voilà un peuple qui de manière extrêmement claire a voté contre l'austérité, pour la dignité nationale et donc contre les diktats de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et le FMI coalisés (la fameuse troïka).

La réponse de cette coalition a été elle aussi très claire par la voix du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui brandissant les traités contre le vote du peuple grec a osé dire :

« Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. ».

Dès le départ, nous avons refusé de procéder aux pratiques du procès d'intention considérant que la messe était dite, que l'histoire était écrite d'avance et que par conséquent Syriza allait plier devant la pression et l'adversité.

D'abord parce que nous avons partagé la joie d'un peuple debout et fier devant l'arrogance des puissants et décidé à se dresser contre le sort infâme qui lui était fait.

Et parce que la posture de donneur de leçons n'est une aide pour personne!

Et parce que ce sont les peuples qui font l'histoire et qu'ils n'ont pas dit leur dernier mot quels que soient les obstacles et les pièges dressés par les forces de domination et d'exploitation.

Et cela demeure.

Mais force est de constater que la réponse du nouveau gouvernement grec aux injonctions de l'Union européenne constitue un recul incontestable qui provoque approbation et contentement du côté des institutions européennes et de la finance : remboursement intégral de la dette, prévision de mener à terme le programme précédent, engagement de finaliser les réformes à négocier ultérieurement en « coopération étroite » avec les créanciers.

Autrement dit, il s'agit d' accepter d’être mis sous tutelle de la Troïka rebaptisée pour les circonstances les « institutions ».

Cet accord initial ne peut donc être présenté comme une victoire du peuple grec!

Notre rôle :

continuer à être auprès du peuple grec dans sa lutte pour se libérer de la dictature de la Troïka ET des « institutions »!

en dénonçant le rôle de notre propre gouvernement et des commissaires européens dont le socialiste Pierre Moscovici complices des diktats de Merkel et de la dictature des marchés financiers.

Tirer les enseignements de cette leçon de l'histoire en grandeur nature :

il n'est pas possible dans le cadre de l'UE et de ses traités de mettre en œuvre une véritable politique en faveur du peuple, sans rupture avec ce cadre et avec ces traités!

l'objectif d'une « Europe sociale » transformée de l'intérieur est une pure illusion!

le silence retentissant de la CES face à ce chantage éhonté de l'UE est la marque de la dépendance de cette centrale aux institutions européennes y compris financièrement et pose le problème de notre affiliation pour exercer effectivement notre indépendance d'analyse et d'action!

continuer à laisser le monopole de la radicalité de la contestation du système à l'extrême-droite (contestation trompeuse et truquée) c'est continuer à faire son jeu, continuer à la laisser désigner des bouc émissaire et laisser le peuple et les travailleurs désarmés devant sa démagogie et ses mensonges!

Tag(s) : #Europe
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