Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Face aux citoyens...Quand les "Services" sont au-dessus des lois
Face aux citoyens...Quand les "Services" sont au-dessus des lois
Face aux citoyens...Quand les "Services" sont au-dessus des lois
Face aux citoyens...Quand les "Services" sont au-dessus des lois

Les "services" au desus des lois

UNE MENACE POUR LA DEMOCRATIE

par Jean LEVY

 

Au nom de la nécessité de la lutte contre le terrorisme, le gouvernement PS veut placer "les services" et leurs activités clandestines d'espionnage des citoyens au-dessus des lois. Plus de contrôle, ni de recours judiciaire envisagé pour vérifier le bien fondé des pratiques  qui pourraient s'avérer contraires aux libertés individuelles, et partant aux libertés démocratiques dont jouissent encore les citoyens.

On nous rétorque : "nécessité fait loi" : la lutte contre le "terrorisme" vise à nous protéger, vous et moi,  contre les actes sanglants comme ceux du 17 janvier à Paris, ou du musée du Pardo, hier à Tunis... Certes, les attentats sanglants des organisations meurtrières d'Al-qaïda et des  bandes de l'Etat dit Islamique doivent être déjoués avant qu'ils aient lieu. Et que cette nécessité vaut, nous répête-t-on,  quelques accrocs à la légalité républicaine.

Seulement voilà : qui nous garantit que les autorités du moment ne vont pas, pour des raisons dites de sécurité, étendre très largement la notion de "terrorisme" et l'appliquer à tout mouvement contestataire menaçant la politique du pouvoir en place ?

Poser ces questions ne relèvent ni d'esprits fiévreux, qualifiés de "complotistes", ni de politique fiction. L'histoire est là, encore proche, où la Résistance et ses combattants étaient qualifiés de "terroristes"  pour"faire peur aux passants" comme dit le poême, pour justifier une justice de sang.

On va sûrement nous rétorquer que nous évoquons-là une période révolue, celle de l'Occupation allemande et de la collaboration d'un gouvernement de trahison, alors qu'aujourd'hui la France vit en démocratie, attachée aux valeurs de liberté...

Certes, telle est la petite musique qui nous est quotidiennement diffusée.

Or, c'est vrai, pour l'heure, le pouvoir, hier de droite, aujourd'hui colorié en rose, n'a aucune raison de pratiquer une politique de répression : aucune force crédible ne menace l'ordre établi.

Encore que des procès sont montés de toutes pièces contre des militants ouvriers coupables d'avoir dans leur colère saccagé deux tables et trois chaises dans une sous-préfecture, alors que l'ex ministre du Budget PS Gérôme Cahuzac, ayant violé la loi, vit en toute liberté, et que de grands patrons du CAC 40, accusés de délit d'initiés,  sont exonérés de poursuites judicières, ayant été blanchis par une instance financière interne. 

Mais revenons à notre histoire passée. 

C'est bien le gouvernement de la Troisième république, celui du radical Daladier qui, en 1938, un an avant la déclaration de guerre,  qui a mis en place les camps de concentration (Mars 1939), où étaient parqués les "étrangers indisérables", selon la formule de l'époque : les antifascistes d'Europe pourchassés par les régimes fascistes, puis les combattants républicains espagnols, fuyant les hordes franquistes soutenus par les divisions de l'Allemagne nazie. 

C'est bien ce même gouvernement radical et socialiste,  qui, en dehors de toute légalité, interdit dès Août 39, la presse communiste, décide de la dissolution du Parti communiste et l'arrestation de ses députés.  

Cest un mistre socialiste*, décrétant la peine de mort pour "activité communiste" en Avril 1940, pour n'avoir pas condamné le pacte de non agression entre l'Allemagne  et l'Union soviétique (traité qui permit de gagner deux ans de préparation militaire à l'URSS, et lui permit peu d'années après, d'infliger la plus grande défaite de Stalingrad à la Whermacht, etconduit à la libération de la France). 

On le voit : ce sont des lois, prises par les autorités  de la République, au nom de la Liberté et de la Démocratie,  qui ont permi  au gouvernement Pétain de traquer la Résistance.

Que l'opinion française prenne en compte l'expérience sanglante du passé pour s'opposer aujourd'hui aux lois liberticides, dont notre peuple pourrait être victime demain.

 

*Albert Sérol, Avocat, est un homme politique français né le 21 juillet 1877 à Roanne (Loire) et décédé le 9 mai 1961 à Roanne.

Maire de Roanne.

  • Député socialiste de la Loire de 1924 à 1940;

Il signe en avril 1940 comme garde des sceaux le décret Sérol qui étend la condamnation à mort de tout français qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l'armée ou de la nation.

Le décret du 12 avril 1940 visait déjà plus particulièrement les communistes, dont le Parti avait déjà été dissous par le décret-loi du 26 septembre 1939 (l'article 12 de la Loi de 1901 est abrogé et remplacé par un Titre IV )1, et dont les élus avaient été déchus de leurs mandats par la loi du 20 janvier 1940, nombre de députés condamnés à mort ou embastillés2. le 10 juillet 1940, Il s'abstient volontairement lors du vote accordant les pleins pouvoirs à Pétain

 

LE FIGARO.fr

 

Ecoutes, balises, micros :

ce que la nouvelle loi sur le renseignement va autoriser

 

INFO LE FIGARO - Le très attendu projet de loi sur le renseignement, dont Le Figaro dévoile le contenu, sera présenté jeudi en Conseil des ministres. Il détaille comment les services de police vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes, via des écoutes téléphoniques, la pose de balises sur des véhicules ou de micros et des caméras espions.

Inovation majeure du projet de loi, qui sera présenté jeudi prochain en Conseil des ministres, les services de renseignements vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes potentiels grâce à des autorisations administratives, sans passer par la case judiciaire. Moyennant une stricte règle de proportionnalité entre l'autorisation d'emploi de techniques spéciales du recueil de l'information et la défense des libertés individuelles, ils vont désormais bénéficier de toute la palette des outils mis à leur disposition.

Dans son titre V, le projet de loi «définit les techniques spécialisées de recueil du renseignement» que les agents pourraient mettre en œuvre après autorisations. Outre les «accès administratifs aux données de connexions», notamment les fadettes où apparaissent les contacts téléphoniques et les échanges du nombre de SMS, ils pourront effectuer en toute légalité des «interceptions de sécurité» portant sur les contenus électroniques des mails et des conversations téléphoniques, dès lors qu'ils seront un lien direct avec l'enquête. «Les propos liés à la vie privée et n'intéressant pas la sûreté de l'État ne seront pas archivés», précise une source informée. Par ailleurs, le projet de loi prévoit aussi le «recours à des appareils enregistrant les paroles et les images de personnes ou à des logiciels captant les données informatiques». Ce qui permettra aux agents de renseignement de poser des micros et des caméras espions.

Des appareils espions qui «siphonnent» les données

Grâce à des logiciels espions de type «keylogger», ils pourront aussi lire et enregistrer, de façon indétectable et en temps réel, ce que les illuminés frappent sur leurs claviers. Eu égard au «caractère plus intrusif de cette technique», dont l'usage sera contingenté, le projet prévoit que «la durée de mise en œuvre est limitée à deux mois». Enfin, encadrés dans des conditions très strictes, des «agents spécialement habilités» auront le feu vert pour s'«introduire dans un véhicule, un lieu privé ou un système automatisé de traitement de données (…) aux seules fins de poser, mettre en œuvre ou retirer les dispositifs de captation». Le texte précise toutefois qu'«il ne pourra y être procédé si aucun autre moyen n'est possible pour obtenir le renseignement recherché». Outre l'emploi de balises «permettant de localiser en temps réel un véhicule ou un objet», le projet de loi prévoit aussi de permettre «l'utilisation de dispositifs mobiles de proximité». Il s'agit notamment d'appareils espions de type «Imsi Catcher» qui, lorsqu'ils passent à proximité de la cible, «siphonnent» un nombre plus restreint de données techniques que s'ils étaient employés dans un cadre judiciaire. En aucun cas, ils ne peuvent capter le contenu des conversations et des métadonnées
.

Tag(s) : #Histoire
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :