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Quel sorte de marxiste est Varoufakis? critique par "Réveil Communiste"

Réveil Communiste

 

Quel sorte de marxiste est Varoufakis?
Critique par Réveil Communiste

8 Mars 2015 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #GQ#Théorie immédiate#Grèce

Varoufakis, le ministre des finances de la Grèce qui voudrait sauver le capitalisme pour mieux le combattre ...

Il pense en technocrate narcissique et n'a guère réfléchi aux conditions subjectives. La révolution est faite par les masses, et non les gouvernements§

Pour aller vite, il dit que les forces de gauche, anticapitalistes, ne doivent pas accélérer la crise du capitalisme, parce que pour le moment il n'y a en face que des forces d'extrême-droite qui seraient les seules à profiter d'une crise politique majeure. Il faudrait donc attendre des conditions objectives plus favorables. On reconnait là le type de raisonnement que les révisionnistes sociaux démocrates comme Bernstein mettaient en avant vers 1900, parlant aussi des "erreurs de Marx", etc. Cependant comparaison n'est pas raison, la situation n'est pas la même plus d'un siècle après, et une vraie social-démocratie, aujourd’'hui, ce ne serait déjà pas si mal, quoique de l'ordre du rêve, au vu du rapport de force mondial.

Je ne pense pas que Syriza soit un mouvement négatif, sa victoire électorale a créé un saut qualitatif et une situation nouvelle pleine de possibilités, qui ne sont pas forcément celles que Syriza envisage d'affronter, mais cette victoire électorale n'est pas la fin mais le commencement de la lutte.

Le problème qu'il ne voit pas (dans ce texte relativement ancien) c'est que si les forces "de gauche" comme il le pense ne précipitent pas la crise politique du système capitaliste, l'extrême droite continuera à prospérer et à croître tranquillement comme opposition de façade. Elle prospère déjà tellement qu'elle commence à se diviser en deux, comme tous les partis vainqueurs le font.

Le dilemme est donc le suivant : ou bien la "gauche" qui est certes bien faible s'attaque vraiment au capital, et alors il y a un risque de réaction fasciste, ce qui a toujours été le cas dans de telles conjonctures, ou bien elle ne le fait pas, et alors le fascisme se développe à sa place et exploite le mécontentement des masses. C'est en prenant le taureau par les cornes et en rompant avec l'Union européenne que Syriza peut effectivement combattre le fascisme. Il faut faire confiance aux masses et foncer dans la brèche qui ne restera pas ouverte très longtemps.

GQ 8 mars 2015

Ps : pour se libérer du mauvais sort que lui a lancé madame Thatcher, il faudrait qu'il reconsidère d'un œil neuf l'histoire et l'économie de l'Union Soviétique qu'il n'a pas l'air de connaitre autrement qu'à travers les clichés du "storytelling" occidental (clichés libéraux et gauchistes, ce sont souvent les mêmes): si on pense que le bilan soviétique est négatif, on part perdant d'avance. Tout ce qu'on peut reprocher aujourd'hui à l'URSS est de n'avoir pas gagné la Guerre Froide, d'o l'effondrement de la civilisation à laquelle nous assistons maintenant.

Voir par exemple :http://www.reveilcommuniste.fr/article-la-destruction-des-partis-communistes-par-le-haut-et-comment-y-remedier-ou-la-fin-du-centralisme-d-120569304.html

Tag(s) : #Europe
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