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Les animaux malades de la peste

Les animaux malades de la peste

 
Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.Canaille le Rouge,
           le c@rnet, ses p@ges.

 

Quand manger

un pain au chocolat chez Lidl

est un délit plus grave

que de se payer aux frais de l'INA

40975 euros de taxis...

 

Publié le 27 Avril 2015

...Du coté

des hors-sols

saison (x+1)

 

 

Acte 1 (Thèse) :

"L'hôtesse de caisse âgée de 27 ans était employée en CDI chez Lidl Houdemont (banlieue de Nancy) depuis 2010. Elle a appris son licenciement par courrier pour «faute grave, sans préavis ni indemnité».
La direction du magasin accuse l'employée du magasin d'avoir mangé durant son service un pain au chocolat sans l'avoir réglé. La pâtisserie à l'origine de l'affaire coûte 39 centimes. La caissière aurait répété le vol à deux reprises durant le mois d'août selon la direction de l'enseigne
"

 

Acte 2 (Anti-thèse) :

 

"La présidente-directrice générale de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), Agnès Saal, est soupçonnée d'avoir dépensé des sommes exorbitantes auprès de la compagnie de taxi G7, selon Le Figaro éco. En dix mois, elle aurait accumulé plus de 40 000 euros de factures.

Cette révélation a été faite à la suite d'un courrier anonyme envoyé aux administrateurs de l'INA à la veille du conseil d'administration qui s'est tenu le 23 avril, précise le quotidien. A la réception de ce courrier anonyme citant des documents de l'entreprise, l'INA a lancé une enquête interne et envisage de porter plainte, a appris Le Monde.

Sur le montant global (40 915 euros), un peu plus de 7 000 euros concernent l'abonnement et 32 000 euros les déplacements. Agnès Saal a indiqué avoir déjà remboursé une partie des dépenses de taxi relevant de ses déplacements privés."


*40 000€ = 102 564 pains au chocolat

Acte 3 (Synthèse) :

La patrone de l'INA se pointe dans les studios pour s'excuser, la vendeuse pointe à pôle emploi

"l'histoire de toutes les sociétés humaines jusqu'à nos jours n'est que l'histoire de la lutte des classes".(K MARX : le manifeste communiste)

Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur être; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience.
(K. MARX, Préface à la Contribution à la Critique de l'Économie Politique).

 

« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes. » (K. MARX,l'idéologie allemande)

 

Les Animaux malades de la peste

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

Canaille le Rouge, le c@rnet, ses p@ges.

Tag(s) : #Justice
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