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Vallourec va supprimer 550 postes en France et cherche un repreneur pour les 350 salariés de son aciérie dans le Nord. - Photo Caroline Seidel/dpa

Vallourec va supprimer 550 postes en France et cherche un repreneur pour les 350 salariés de son aciérie dans le Nord. - Photo Caroline Seidel/dpa

POUR ACCROÏTRE SES PROFITS

Vallourec, le spécialiste des tubes sans soudure,

va réduire ses effectifs de 2000 postes,

dont 900 en France

 

Vallourec entre dans le dur de sa restructuration. Le spécialiste des tubes sans soudure pour le secteur pétrolier va réduire ses effectifs de 2.000 postes dans le monde (soit une baisse d'environ 10 %), afin de réduire sa base de coûts de 350 millions d'euros sur la période 2015-2016. L'Europe est particulièrement visée : la France va contribuer à hauteur de 900 postes - sur environ 5.000 salariés -, et l'Allemagne à hauteur de 600 emplois

Ces annonces s'ajoutent aux mesures conjoncturelles déjà dévoilées en février, qui prévoyaient la suppression de 15 % des heures travaillées dans les usines du groupe, soit l'équivalent de 1.400 postes dans le monde, dont 200 en France.

Emmanuel Macron sera très attentif au dossier Vallourec et ne veut pas de fermetures en France.

Ces mesures traduisent l'impact de la chute des cours du baril de brut, mais aussi une refonte plus structurelle du groupe. « Par rapport à la dernière baisse des cours du pétrole en 2009, ce retournement est très rapide et très profond. Mais il est aussi arrivé à un moment où le secteur se posait des questions sur ses coûts et la rentabilité de ses investissements », explique le président du directoire de Vallourec, Philippe Crouzet.

Au premier trimestre, le chiffre d'affaires a reculé de 17,2 % sur un an, à 1,05 milliard d'euros, et le résultat brut d'exploitation a été divisé par quatre (à 53 millions d'euros). Le groupe a affiché une perte de 76 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année, mais il maintient son objectif d'un cash-flow disponible positif sur l'exercice.

Une usine Vallourec en Allemagne Caroline Seidel/AP/SIPA

L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis plus juteux au niveau des profits que l'implantation en France

Les réductions d'effectifs prévues en France se décomposent en deux parties. Le plan prévoit tout d'abord la « recherche d'un partenaire majoritaire » pour son unique aciérie de produits de spécialités située à Saint-Saulve (Nord) et ses 350 salariés. « Nos besoins ne nous permettent plus de charger notre aciérie », justifie Philippe Crouzet. Vallourec, qui a lourdement investi ces dernières années aux Etats-Unis et au Brésil, cherche à ramener sa capacité de production européenne de 1,3 million de tonnes de tubes par an à 900.000 tonnes. « Le développement de Vallourec au Brésil a fortement accentué ses surcapacités européennes », a critiqué la CFDT de la métallurgie mercredi.

Le groupe conservera en revanche sa part de 20 % dans son aciérie allemande HKM (groupe ThyssenKrupp) de Duisburg-Huckingen« Cela fonctionne très bien et c'est le modèle que nous voudrions reproduire à Saint-Saulve », explique Philippe Crouzet.

Si les postes de Saint-Saulve ont vocation à être maintenus par un futur repreneur, 550 emplois seront en revanche supprimés dans les sept autres sites du groupe en France, y compris au siège. « Entre les mesures d'âge, le travail temporaire et la création d'un centre de services partagés à hauteur de 50 à 80 postes, nous avons l'ambition d'avoir peu de départs contraints à l'arrivée », indique Philippe Crouzet. Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie, a fait savoir mercredi soir que l'Etat sera « attentif à ce qu'il n'y ait ni départ contraint, ni fermeture de site en France ». 


 

Tag(s) : #Capitalisme
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