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Europac à Guégon. Le ton monte et la grève se durcit : la CFDT demande 1,1% d'augmentation, la direction propose 0,40% ...

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À Guégon, les salariés d’Europac ont voté à l’unanimité pour la poursuite de la grève. Désormais, ils bloquent l’accès au site.

Depuis mercredi, les salariés d’Europac sont en grève. Le syndicat CFDT, représenté par Arnaud Malard, délégué syndical central, a procédé à un vote, hier, suite à la réouverture des négociations proposées dès vendredi.

« Nous avons demandé 1,1 % d’augmentation générale sur les salaires, tandis que la direction campe sur 0,40 %, a expliqué Arnaud Malard. Pour l’instant, ce mouvement de grève est à durée indeterminée, mais les salariés restent, eux, déterminés à 100 %. »

Depuis mercredi dernier, les salariés de la société Europac, à Guégon, sont en grève. Pour mémoire, SCA Emballages, auparavant détenu par un groupe suédois, a été repris par un groupe espagnol depuis deux ans. « Ce mouvement résulte d’un ras-le-bol depuis que nous avons été repris par ce groupe », explique Arnaud Malard, délégué syndical central CFDT.

« En deux ans, aucune embauche n’a été faite. Dans le but de trouver une certaine compétitivité, nous avons signé un accord. Celui-ci portait sur le réaménagement du temps de travail. Si nous refusions, c’était 37 emplois en moins, alors avions-nous le choix ? Pour toutes ces raisons, nous avons décidé de stopper les machines », ajoute Arnaud Malard.

De son côté, Eric Ligerot, directeur d’exploitation, arrivé en janvier, ne comprend pas ce mouvement : « Nous sommes dans un processus de renégociation annuel. Mercredi, nous en étions à notre troisième réunion. Nous venons avec des propositions concrètes ! Les salariés ont préféré débrayer avant d’entendre ces nouvelles propositions. Ils ont tout rejeté en bloc.

« Je reste positif, le site de Guégon à du potentiel, et des clients reconnus dans les quatre départements bretons. Je reste persuadé que les salariés y sont très attachés. Alors je suis près à continuer de discuter dans la mesure où le site reprend le travail. »

Le site n’est pas bloqué, chacun peut y accéder, et les camions peuvent entrer et sortir. « Mais ils ne trouveront personne pour les décharger. À l’heure actuelle, le dialogue avec la direction est rompu. Nous sommes déterminés », indique le délégué. Affaire à suivre.

Ouest-France  
Tag(s) : #Lutte de classes

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