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Numéro 2232 du 18 juin 2015      Exit Sarkozy...Vive Juppé;;; ou Hollande ?

Numéro 2232 du 18 juin 2015 Exit Sarkozy...Vive Juppé;;; ou Hollande ?

Le Point, qui appartient à françois Pinault, une des premières fortunes de France, rejoint dans son analyse celle de "canempechepasnicolas" : Nicolas Sarkozy n'est pas "le candidat de la droite", mais seulement d'une fraction de celle-ci...

"canempechepasnicolas"

du

24 Mai 2015 :

Publié par Jean Lévy

Et si Juppé était le meilleur candidat

de l'UMPS ? Sondage

francetvinfo.fr

Si le premier tour de l'élection présidentielle

avait lieu ce dimanche,

Marine Le Pen obtiendrait 30%, Nicolas Sarkozy 25% et François Hollande 17%. Mais si Alain Juppé est candidat, il arriverait en tête avec 34%, devant Marine Le Pen 31% et François Hollande 16%...

NOTE de canempechepasnicolas

Il s'agit bien sûr de pourcentages calculés sur les suffrages exprimés...

Même si le nombre de ceux-ci était le même qu'en 2012 (80%) - qui y croit ? - les résultats des sondages d'aujourd'hui devraient être réduits de 20% pour connaître le nombre d'électeurs qui s'exprimeraient pour tel ou tel candidat.
Pour ne prendre que l'exemple de François Hollande, cela lui donnerait que 12,60% du total des électe
urs !

En cas de second tour Juppé-Le Pen,

le maire de Bordeaux l'emporterait avec 67% contre 33% pour la présidente du FN. Nicolas Sarkozy gagnerait lui avec 59% des voix, contre 41% pour Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy l'emporterait aussi face à François Hollande, à 58% contre 42%. Alain Juppé obtiendrait lui 71%, contre 29% pour l'actuel chef de l'Etat.

« Le préféré, c’est Juppé ». Dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, un sondage qui « donne des ailes » au maire de Bordeaux. Pour la première fois, d’après l’enquête Odoxa, l’ancien Premier ministre devance Nicolas Sarkozy dans la future primaire de la droite et du centre. Il le dominerait même très largement dans un face à face.

et

Les deux Dupond et Dupond de la Droite

lundi 1 juin 2015

Juppé, Sarkozy : deux nuances d’impasse

Samedi, les militants de l’UMP ont validé le changement de leur nom en Les Républicains. L’occasion pour les deux principaux rivaux de l’élection primaire qui devrait avoir lieu en 2016 de s’affronter par discours et média interposés, samedi et dimanche. Une impasse pour la France.

Deux variantes de l’eurolibéralisme

Comme le note Maxime Tandonnet sur le Figarovox, les deux hommes sont très proches idéologiques. Bien sûr, ils n’ont pas toujours fait les mêmes choix, comme en 1995, encore qu’Alain Juppé s’était dessiné une position gagnante quel que soit le vainqueur. Mais sur la plupart des sujets de fond, leurs choix ont été les mêmes. Les deux ont voté pour le traité de Maastricht, le TCE et le traité de Lisbonne. Ce dernier choix est une contradiction cinglante avec les propos tenus par les deux protagonistes samedi et dimanche où ils ont prétendu défendre la souveraineté et la nation, alors qu’ils les ont trahis en ratifiant un traité copie conforme de celui que nous avions rejeté il y a 10 ans, le 29 mai 2005.

Malgré tout, parce qu’il faut bien se positionner, les deux hommes ne défendront pas la même chose. Sur Europe 1, Alain Juppé a annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la loi du mariage pour tous et se positionne comme plus modéré, tout en n’oubliant presque aucune clientèle ou attente des électeurs de droite. Nicolas Sarkozy se positionne un peu plus à droite, notamment sur les questions de société. Mais au final, ce qui est frappant, derrière la critique sans nuance du gouvernement, c’est la superficialité de l’analyse des deux rivaux, qui se contentent de relayer les mêmes idées qui les ont mené à la défaite en 1997 et en 2012. En fait, élus, ils ne remettraient pas grand chose en cause.

Deux variantes de l’ambition personnelle

Finalement, derrière le discours de ces deux candidats à la candidature, on ne sent que des postures sans véritable réflexion, et ce qui les différencie est bien plus leur caractère. Dans un débat politique toujours plus superficiel, cela correspond bien à notre époque, comme l’illustrait l’interview d’Alain Juppé sur Europe 1 dimanche matin. Les questions portaient plus sur la tactique ou les petites phrases, sans jamais rentrer dans le dur des sujets. L’ancien premier ministre a pu développer son histoire, sans le faire explicitement, vantant la réflexion, et le refus de réagir sans réfléchir. Il se construit l’image d’un homme réfléchi, responsable et posé, rassurant, même s’il ne fait que survoler les sujets.

En face, Nicolas Sarkozy a essayé de jouer sur tous les tableaux. Samedi, son discours était offensif, très dur à l’égard du gouvernement, ne s’embarassant par pour dénoncer des politiques que lui-même avait pourtant mené au pouvoir, et parlant comme le président d’une formation politique depuis longtemps dans l’opposition. Mais dimanche soir sur France 2, le président des Républicains s’est fait plus doux, sans doute pour corriger son image face à un Alain Juppé favori des sondages, ayant l’à propos et l’ironie de répliquer que les sondages n’étaient pas forcément des indicateurs très fiables, comme ils l’avaient alors montré pour le duel entre Edouard Balladur et Jacques Chirac.

Le duel qui s’annonce est une nouvelle scène de cette vaine comédie du pouvoir avec des dirigeants qui n’ont eu de cesse de confier leurs pouvoirs à d’autres (banque centrale, UE, cours diverses et variées).

Le salut de la France et des Français ne viendra pas plus des Républicains que de l’UMP…

Tag(s) : #Politique frnçaise
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