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Pour un nouvel "Appel du 18 juin" pour libérer la France prisonnière de l'Union européenne, forteresse du capital financier, par Jean LEVY

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L'appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon, éclipsé par celui du 18...

Le 17 juin 1940, le dirigeant communiste Charles Tillon (1897-1993) lançait depuis 

Gradignan un appel à la résistance contre l'occupant nazi. L'appel n'aura pas connu

le même écho que celui du général De Gaulle, dont Charles Tillon sera le ministre à

la LibérationImage issue d'un article pour la recherche "Appel de Charles tillon 17 juin 1940" (source : Francetv info)

 

 

 

 

 

 

 

 

Anniversaire

par Jean LEVY

 

Tout semblait perdu, ce 18 juin 40 : un gouvernement de rencontre venait la veille de livrer la France à l'Allemagne, aboutissement de la trahison des élites des affaires (et de la politique) qui voulaient régler leur compte aux ouvriers de 36, coupables d'avoir occupé leurs usines et leurs plages.

Sous la protection de la Wehrmacht et avec la complicité de la majorité des parlementaires (socialistes en tête), ils avaient abattu la République le 10 juillet 40.

Dans ce vacarme de trahison et de revanche, un militaire qui croyait en la France, s'adressait à son peuple pour l'appeler à dire non à l'asservissement et oui à la résistance. Le général de Gaulle lançait son appel du 18 juin.

En cela, il rompait courageusement avec sa classe fasse à un pouvoir oligarchique traître.

.Dans les mêmes jours, un communiste, l'ouvrier Charles Tillon, lançait de France un appel similaire, repris par le Parti communiste français.

Quatre mois plus tard, Philippe Pétain, le nouveau chef de cet Etat-croupion, annonçait à Montoire la collaboration avec l'Allemagne, dans le cadre de ce qu'ils appelaient déjà, "l'Europe nouvelle" où les Krupp et Thyssen (déjà) tissaient avec les capitalistes français des ententes, que bien sûr, les Allemands dominaient...

Personne n'avait le droit de critiquer ni les fantoches de Vichy, ni l'Europe allemande.

Des milliers et des milliers de résistants - les communistes les premiers - allaient payer de leur vie

leur courage patriotique, torturés, fusillés, déportés.

 

Aujourd'hui, les dirigeants politiques (de droite comme du PS), toujours au nom de "l'Europe nouvelle", petites mains de la nouvelle oligarchie financière, imposent au peuple français de se soumettre aux intérêts des multinationales, allemandes en premier, en collaboration étroite avec le capital d'outre-atlantique, jetant par dessus bord la souveraineté populaire et l'indépendance nationale. Nul n'a le droit de contester publiquement cette nouvelle servitude : tous les grands moyens d'information sont aux mains des donneurs d'ordre du pouvoir politique.

Règne une nouvelle Propaganda Abteilung, comme nous l'avions vécu durant l'Occupation.

Certes, celle-ci n'est plus militaire. Elle est politique et médiatique.

Mais la population en subit, de plein fouet, les effets néfastes et mortifères pour notre pays, que nous voyons chaque jour se déliter un peu plus.

Face à cette situation, face au danger de guerre que fait courir le capital oligarchique, menacé par l'émergence mondiale de puissances qui mettent en cause sa suprématie, le peuple français est dans l'attente d'un nouvel appel du 18 juin, afin permette de se rassembler dans une nouvelle résistance, gage d'une seconde libération du peuple français.

Mais suffit-il d'attendre le messie ?

 

 

 

Tag(s) : #Histoire
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