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 L'Union européenne ne peut plus supporter la liberté : ça commence en Allemagne, et en France la loi sur le Renseignement ouvre la voie à la même répression...

C'est la première fois depuis plus de cinquante ans que des journalistes risquent d'être poursuivis pour trahison en Allemagne. (Photo d'illustration)

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Allemagne. Un site d'information suspecté de trahison

La justice allemande a ouvert jeudi une enquête pour trahison visant un site d'information sur internet, Netzpolitik.org.

Le site est soupçonné d'avoir publié des informations confidentielles sur les activités de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV). 

C'est la première fois depuis plus de cinquante ans que des journalistes risquent d'être poursuivis pour trahison en Allemagne.

« Le procureur fédéral a lancé une enquête sur des soupçons de trahison à propos des articles (...) publiés par le blog internet Netzpolitik.org », a déclaré une porte-parole du parquet fédéral.

Fuite d'informations confidentielles

Cette enquête fait suite à une plainte du BfV, les services de renseignement intérieurs, après des articles publiés sur le site internet le 25 février et le 15 avril et qui seraient basés sur des fuites d'informations confidentielles.

Selon le groupe de radiotélévision public ARD, Netzpolitik.org a publié un article selon lequel le BfV voulait des fonds supplémentaires pour renforcer sa surveillance d'internet et créer une unité spéciale chargée de contrôler les réseaux sociaux.

 « Nous ne nous laisserons pas intimider. » 

« C'est une attaque contre la liberté de la presse », a réagi Andre Meister, journaliste de Netzpolitik.org visé par l'enquête avec le rédacteur en chef du site, Markus Beckedahl. « Nous ne nous laisserons pas intimider. » 

Michael Konken, président de l'association de la presse allemande (DJV), a dénoncé « une tentative inacceptable de faire taire deux journalistes critiques »

francetvinfo.fr.

Ce que la loi française sur le Renseignement

va finalement changer

Des logiciels espions pour surveiller le web

Le projet de loi prévoit d'installer, chez les fournisseurs d’accès à internet et les hébergeurs de données, des "boîtes noires" contenant des algorithmes destinés à filtrer les communications, pour surveiller l’ensemble du web français. L'objectif est de détecter et de signaler aux services de renseignement des "comportements suspects" en analysant les recherches des citoyens sur la toile. 

C'est l'une des dispositions les plus contestées de ce projet de loi. Les opposantsdénoncent le caractère systématique et indistinct de la surveillance à travers l'installation de ces logiciels espions. Ils estiment que ce dispositif introduit dans la loi française la surveillance de masse, qu'ils jugent dangereuse pour les libertés individuelles.

Des écoutes plus intrusives 

Les services de renseignement seront désormais autorisés, sans l'accord préalable d'un juge, à poser des micros chez des particuliers, des mouchards sur des objets, tels que les ordinateurs, ou encore à installer des balises GPS sur des véhicules. Le texte légalise aussi l'utilisation des très controversés "Imsi-catchers", qui interceptent dans un périmètre donné toutes les communications, sans distinctions, en imitant le fonctionnement d'un relais de téléphonie mobile.

Sur la question de la durée de conservation des renseignements collectés, un compromis a été trouvé entre députés et sénateurs : 30 jours pour les correspondances interceptées, 120 jours pour la captation d'images ou de données informatiques et quatre ans pour les données de connexion.

Une instance de contrôle purement consultative

Pensé comme un garde-fou, le contrôle de la surveillance des citoyens sera confié à une nouvelle autorité administrative indépendante : la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). L'instance de contrôle, qui remplacera l'actuelle Commission de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), sera composée de magistrats, de députés de la majorité et de l'opposition, et d'un expert technique, rapporte Le Monde

Tag(s) : #Libertés
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