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Quand "Le Monde" se réjouit des manifestations "populaires" au Brésil contre l"austérité"...c'est l'esprit de Vichy qui domine !    par Jean LEVY

Le Monde n'a pas l'habitude de se réjouir de l'ampleur des manifestations populaires contre l'austérité. En France, en particulier. Et quand le nombre de ceux qui décendent dans la rue

atteint - selon les chiffres de la police - 600.000 pour tout le pays, le quotidien du soir titre sur "l'échec de la CGT" à rassembler les foules...

Mais quand cela se passe au Brésil, avec ces mêmes chiffres de manifestants, ici  contre la présidente, le Monde porte aux nues la mobilisation populaire. Pour le quotidien, c'est tout le peuple qui se lève contre Dilma Rousseff...Et pourtant, au Brésil la population est trois fois plus élevée que celle de France ! 209 millions d'habitants contre 65 millions.  ?

Pourquoi cette différence de traitement de l'information ?

La raison est bien simple : le journal des grands patrons Pigasse-Niel-Berger défend en France la politique d'austérité décrétée par l'Union européenne, et donc se félicite quand la mobilisation populaire est faible. Par contre, au Brésil, le gouvernement de Dilma Rousseff pratique une politique économique

indépendante vis-à-vis des multinationales américaines. Péché mortel vis-à-vis du capital financier international et naturellement vis-à-vis du Monde et de ses patrons ! Donc haro envers la présidente brésilienne, considérée comme ennemie des Etats-Unis, donc de la France, donc du Monde.

Certes, loin de nous de défendre la politique suivie par la dirigeante brésilienne, adepte du libre marché

et des intérêts capitalistes de son pays. Simplement, nous signalons l'alignement systématique des médias français - dont Le Monde -  en toutes circonstances sur Big Brother. en ce qui concerne le Brésil,  mais aussi vis-à-vis de tous les "ennemis" de Washington : la Russie de Poutine, la Chine populaire, l'Iran comme la Syrie, Cuba comme le Venezuela et de bien d'autres pays.

Nos médias sont "collabos" du capital financier dominateur, comme l'est le gouvernement Hollande, comme l'était celui de Sarkozy. 

C'est l'esprit de Vichy qui prévaut en France.

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Qu'attend l'esprit de la résistance pour s'organiser ?

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Le Monde

 

Manifestations au Brésil contre Dilma Rousseff
 

Ils étaient au moins 866 000 selon la police, près de 2 millions selon les organisateurs – notamment des mouvements citoyens de droite. Vêtus de vert et jaune, des Brésiliens ont de nouveau manifesté dimanche, dans une ambiance familiale et à travers tout le pays, pour réclamer le départ de la présidente de gauche, Dilma Rousseff.

Sur leurs pancartes : "Dehors Dilma !" ou"Non à la corruption !" "Nous allons protester jusqu'à la fin, jusqu'à ce que la présidente tombe, a déclaré une manifestante dans la capitale, Brasilia. Elle doit s'en aller définitivement et laisser ce pays libéré de la mafia du Parti travailliste (PT)." Mme Rousseff, qui a commencé son deuxième mandat en janvier après une difficile réélection à la fin d'octobre, doit faire face à une triple crise.

La récession économique l'a conduite à adopter des mesures d'austérité impopulaires ; le vaste scandale de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras éclabousse son parti, le PT, ainsi que d'autres partis alliés, et des divisions politiques aiguës mettent en péril sa majorité parlementaire. Alors qu'elle affichait plus de 70 % d'opinions favorables durant ses premières années à la tête du pays, la chef de l'Etat a vu sa cote de popularité chuter brutalement dans les sondages, pour atteindre un niveau historiquement bas de 8 %. Dilma Rousseff est même discréditée dans son propre camp, où des élus et des militants lui reprochent son programme de réduction des dépenses. Aécio Neves, président du Parti social-démocrate brésilien (Partido da Social Democracia Brasileiro, PSDB, centre droit), avait pour la première fois appelé ses militants à se joindre aux cortèges, dimanche.

Alors que la question de savoir si elle parviendra à achever son deuxième mandat est désormais posée au Brésil, Dilma Rousseff a encore répété récemment qu'elle ne céderait "ni aux pressions ni aux menaces", rappelant qu'elle tenait sa légitimité du vote populaire. 

 

 

 

Tag(s) : #Souveraineté
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