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Plan d’austérité en Finlande, Bruxelles se réjouit

Le Premier ministre finlandais, Juha Sipila, a annoncé le 8 septembre un plan d’austérité pour son pays, qui suscite un fort mécontentement. Les fonctionnaires verront le nombre de leurs jours de congés réduit de 20%. Pour l’ensemble des salariés, deux jours fériés – l’Ascension et l’Epiphanie – ne seront plus rémunérés. La protection sociale est également touchée, puisque le premier jour d’arrêt-maladie ne sera plus indemnisé. Quant aux heures supplémentaires, les majorations seront fortement réduites. Les mesures devraient entrer en vigueur aux échéances des différentes conventions collectives de branche.

La situation économique du pays, jadis cité en exemple, n’est guère brillante. Le taux de chômage officiel ne cesse de grimper, et atteint aujourd’hui 9,7%. Outre les problèmes qui touchent deux secteurs importants pour l’économie nationale – la filière bois-papier, et l’électronique – le blocage des importations russes en provenance de l’UE (une décision de Moscou en rétorsion aux sanctions prises à son égard) touche rudement la Finlande, qui a d’importantes relations commerciales avec son voisin oriental.

Mais M. Sipila affirme avoir trouvé la vraie cause des malheurs finlandais : le « coût du travail » unitaire est aujourd’hui 20 % supérieur à la moyenne européenne, selon Eurostat. Or, le pays ayant adopté l’euro, une dévaluation n’est pas possible. Le chef du gouvernement entend donc baisser de 5% ledit « coût du travail » en quatre ans à travers le plan annoncé.

Avant les élections de 2015, le précédent gouvernement finlandais s’était déjà illustré par son attitude particulièrement intransigeante dans les négociations avec la Grèce. Il était dirigé par Jyrki Katainen, qui est brièvement devenu, en 2014, Commissaire européen aux Affaires économiques, en remplacement d’un compatriote et camarade de parti, Olli Rehn, lui aussi considéré comme un faucon.

Inutile de préciser qu’Helsinki n’a donc rien à refuser à Bruxelles.

 

Et n'oubliez pas...

Le 29 septembre, c'est le numéro 2 de

Ruptures

Tag(s) : #Europe
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