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Les salariées de l’ADMR montent au créneau

Les salariées de l’ADMR de Soustons ont défilé sur la route entre le siège de l’association et la fédération pour réclamer « leur dû ».© 

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Les salariées de l’association locale, mise en liquidation judiciaire ont manifesté , soutenues par la CGT.

Hier après-midi, une partie des salariées (14) de l'antenne locale de l'ADMR (Aide à domicile en milieu rural) de Soustons a manifesté devant les bureaux de l'association. Elles étaient soutenues par des membres de l'union locale de la CGT, Gilles Baudonne, représentant syndical, d'anciennes salariées et des bénéficiaires, représentant 35 personnes. Les manifestants ont déployé de larges banderoles réclamant « leur dû ».

Nélia Benquet, déléguée syndicale et porte-parole, a expliqué le pourquoi d'un tel mouvement : « Nous sommes là pour revendiquer le salaire du mois de septembre. À ce jour, nous n'avons rien perçu. Le 6 octobre, nous avons appris que nous ne serions pas payées ! Pour pallier ces difficultés, on ne nous a proposé aucun acompte. La direction n'a pas joué son rôle de bon père de famille. »

Échanges tendus

Les membres de la direction sont allés à la rencontre des salariées, afin d'apporter une mise au point et de nouvelles informations. Françoise Petit, responsable de l'ADMR, rappelle son statut de bénévole, ajoutant ne plus maîtriser le dossier désormais sous la tutelle des administrateurs judiciaires Mes Paillaugue et Livolsi. Elle précise que les documents nécessaires à l'établissement des salaires ont été déposés chez Me Guérin, le liquidateur judiciaire. « Un acompte sur le mois d'octobre sera versé incessamment, et le salaire du mois de septembre devrait l'être prochainement, souligne-t-elle. On aurait souhaité que cela se passe autrement. » Un dialogue un peu vif s'est engagé, sans pour autant aboutir, chacun restant dans son camp avec ses convictions. M. Darricau, de l'UL CGT, va plus loin. Pour lui, ces salariées travaillent sans discontinuer et les plannings des prestations se poursuivent pendant que l'association perçoit les contributions des bénéficiaires et que le non-paiement de leurs salaires et indemnités rend la situation des employées insupportable.

La plupart effectuent six à sept trajets par jour et de nombreux kilomètres, plus de 60 pour certaines, voire jusqu'à 150. Dans de tels cas, les prestations s'effectuent dans des communes éloignées. « Je fais deux pleins d'essence par semaine, je n'ai plus d'argent pour remplir mon réservoir », explique une salariée. Les professionnelles insistent sur le côté humain et solidaire de leur profession.

Un défilé s'est ensuite organisé en direction du siège de la Fédération de l'ADMR, sous la surveillance de la gendarmerie et de la police municipale, perturbant quelque peu le trafic.

Tag(s) : #Lutte de classes
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