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 Air France : une manifestation bruyante à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

Air France : une manifestation bruyante à l'aéroport de Toulouse-Blagnac

Actualités

«Non aux licenciements ! Fin des poursuites ! On n'est pas des voyous !» Le défilé de quelque 200 salariés d'Air France, rejoints par des salariés d'autres entreprises comme Tisséo, n'est pas passé inaperçu, hier au milieu des voyageurs de l'aéroport Toulouse-Blagnac.

Au moment où se tenait le premier comité central d'entreprise (CCE) depuis celui du 5 octobre, au cours duquel des violences avaient été commises à l'encontre de cadres d'Air France, les salariés ont dénoncé les «conditions d'interpellation des salariés d'Air France, présumés innocents».

«Ces méthodes apparaissent plus proches de celles employées pour interpeller de potentiels terroristes que des salariés désespérés, victimes eux aussi de la violence sociale dans laquelle ils sont plongés», expliquait Vincent Salles, secrétaire CGT du site Air France Industries de Blagnac. Les organisations syndicales CGT, Unsa, FO et Sud demandent la levée des poursuites et des procédures disciplinaires engagées contre tous ces salariés.

Les manifestants ont également dénoncé les orientations prises par l'entreprise en matière d'emploi. Pas moins de 2 900 suppressions de postes sont envisagées (300 pilotes, 900 hôtesses et stewards, 1 700 personnels au sol).

«Au centre de maintenance Air France Industries, nous étions près de 600 en 2004. Nous sommes aujourd'hui 380», dénonce Frédéric, futur retraité de 61 ans, mais «solidaire des jeunes générations». «Même ceux que nous formons chez nous partent travailler dans des compagnies étrangères, car ici on n'embauche plus…» Les manifestants dénoncent le «manque de vision stratégique de l'entreprise, et le manque de soutien de l'État, premier actionnaire».

Le P.-D.G. d'Air France, Alexandre de Juniac, a expliqué dimanche que la deuxième phase du plan social (PSE) «pourrait être évitée» si un accord intervenait sur de nouveaux efforts de productivité d'ici à début 2016. Mais la première phase est lancée, et les suppressions de postes qui vont avec, «moins d'un millier», a dit le P.-D.G. de l'entreprise.

 
Tag(s) : #Lutte de classes
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