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LE HAVRE. Vers 15 h 30 hier, arrivée place de l’hôtel de ville, après une heure de défilé bon enfant. Près de 650 personnes sont parties du cours de la République en passant par l’avenue Coty en soutien aux salariés de Sidel, menacés d’être licenciés (photo Quentin Dehais)

LE HAVRE. Vers 15 h 30 hier, arrivée place de l’hôtel de ville, après une heure de défilé bon enfant. Près de 650 personnes sont parties du cours de la République en passant par l’avenue Coty en soutien aux salariés de Sidel, menacés d’être licenciés (photo Quentin Dehais)

PARIS

NORMANDIE.fr

 

Il part pour 10€. Le tee-shirt noir siglé devant et derrière avec un très marquant « Boycott des emballages Tetra Pak, retrait plan de casse chez Sidel » était multiplié par dizaines hier après-midi dans le cortège parti de la Maison des syndicats au Havre .

Aussi présents que les banderoles de la CGT (avec plusieurs unions locales de toute la région), le syndicat à l’origine (avec FO, Solidaires, FSU et Unef) de la manifestation organisée en soutien aux employés de Sidel menacés par un plan de licenciements d’ampleur (290 emplois, 35% de la masse salariale).

Un défi de rassembler, alors que jeudi, (journée de grève nationale), un millier de personnes sont venues se masser devant le site octevillais de l’entreprise industrielle des emballages légers, racheté en 2003 par le groupe Tetra. D’ailleurs, hier, sous un ciel léger d’automne, le tramway déverse une bonne partie des voyageurs vers la foire Saint-Michel. « C’est une concurrence, c’est vrai. Mais un samedi permet aux familles de se mobiliser », lance Reynald Kubecki (CGT-Sidel), avant le départ du défilé cours de la République vers 14 h 30.

La lutte continue

Ils se retrouvent quand même à près de 650 dans une ambiance familiale et bon enfant. Eloïse, 38 ans, chargée d’affaires au service pièces de rechange, depuis douze ans chez Sidel, est venu en famille. Avec fils et belle-mère. « C’est important que tout le monde soit impliqué. En interne, nous sommes tous solidaires. Il est vrai qu’il n’y a pas encore de liste (des futurs licenciés) qui circule », lance t-elle. Jérôme, 38 ans, salarié dans une entreprise de l’agglo n’a pas pu se déplacer jeudi. Son fils Lucas à côté de lui, il dit « Je viens en soutien, cela peut arriver à n’importe qui aujourd’hui. »

Depuis l’annonce du plan, il y a plus d’un mois, pas une semaine sans action. Et pas question de relâcher la pression, alors que la date de la rencontre entre l’actionnaire le groupe Tetra et le gouvernement n’est pas encore fixée. « Tous ensemble, nous pouvons faire plier la direction. Sans les salriés de Sidel, nous n’aurions pas pu réaliser ce qui a été fait », s’égosille une voix au haut-parleur.

Après avoir bloqué quelques minutes le tramway, ils sont nombreux à le promettre : « Ce n’est pas terminé ! La lutte continue !»

PA.L.

Tag(s) : #Luttes de classes
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