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Pour la première fois, hier, le P-DG dAir France-KLM, Alexandre de Juniac, a...

Le P-DG d'Air France-KLM a indiqué, hier, que près d'un millier d'emplois seront supprimés, en 2016, au sein de la compagnie tricoloreLe Télégramme, l'info vous suit partout

 

Cette décision a été prise sans concertation avec avec les organisations syndicales, et notamment avant le comité central d'entreprise (CCE), prévu jeudi, date à laquelle les salariés sont appelés à manifester à Paris pour la défense de l'emploi.

 

Air France a annoncé, le 5 octobre, lors d'un précédent CCE éclipsé par des violences à l'encontre de deux dirigeants, la mise en oeuvre d'un plan « alternatif » au projet de développement « Perform 2020 », générant un sureffectif 2.900 postes. Décidé après l'échec de négociations avec les navigants sur de nouveaux efforts de productivité, ce « plan B » comprend une réduction de 10 % de l'offre long-courrier, en deux phases (- 3 % en 2016, puis - 7 % en 2017), ce qui laisse entendre aux syndicats qu'un millier d'emplois seraient supprimés en 2016 et 2.000 en 2017.

La direction s'était refusée, jusqu'à présent, à livrer publiquement une estimation du nombre de postes supprimés pour chacune des deux années, même si, logiquement, il devait être proportionnel à la baisse d'activité. « 2017 concentre l'essentiel des mesures du plan B », a confirmé, hier, sur RTL, le patron de la maison-mère AF-KLM, Alexandre de Juniac. Les suppressions d'emplois, selon lui, seront « très limitées » en 2016 : « Moins d'un tiers du total ». Interrogé sur un chiffre plus précis, il est resté évasif quand on lui demandait s'il y aurait « presque 1.000 » postes supprimés.

Colère des syndicats

 

Cinq jours avant la manifestation et le CCE d'Air France, la sortie médiatique d'Alexandre de Juniac a été peu goûtée par les syndicats. « Les instances représentatives ne sont pas respectées, une fois de plus », a répliqué Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT.

Christophe Malloggi, de Force ouvrière, a relevé, quant à lui, que la colère exprimée par les salariés, au début du mois, n'a pas été entendue au sommet de la compagnie. M. de Juniac « continue sa feuille de route, sans même prendre la peine d'analyser ce qui s'est passé le 5 octobre. Éluder les problèmes ne les fait pas disparaître », a-t-il réagi.


© Le Télégramme

 

Tag(s) : #Lutte de classes
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