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Ce mercredi, Carlos Ghosn rencontre les organisations syndicales du site durant trente minutes. Une entrevue express que la CGT prépare depuis plusieurs jours. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

Ce mercredi, Carlos Ghosn rencontre les organisations syndicales du site durant trente minutes. Une entrevue express que la CGT prépare depuis plusieurs jours. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

La Voix du Nord

 

À l’usine George-Besse, la production repart et les prévisions confirment une nouvelle progression. « Les indicateurs sont dans le vert », expose la CGT qui compte interpeller Carlos Ghosn, en visite ce mercredi à Renault-Douai. Elle souhaite que 800 des 1 000 intérimaires du site soient embauchés en CDI.


Ce mercredi, Carlos Ghosn rencontre les organisations syndicales du site durant trente minutes. Une entrevue express que la CGT prépare depuis plusieurs jours. 

PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ
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« Une visite interne sans annonce. » C’est par ces termes que le service communication de Renault annonce la venue de Carlos Ghosn ce mercredi à l’usine George-Besse. Un rendez-vous fermé à la presse et révélé la semaine dernière. « Les salariés sont en attente, confie Ludovic Bouvier, responsable régional de la métallurgie CGT. Si aucune annonce n’est faite, ce sera une provocation. »

Le PDG de Renault se déplace-t-il pour une simple visite de courtoisie ? Abdel Miraoui, secrétaire général adjoint à la CGT et ses camarades, n’envisagent pas cette possibilité. « Ce n’est pas ce qu’on attend de lui. » L’accord de compétitivité de 2013 – que la CGT n’a pas signé – en mémoire, Abdel Miraoui martèle : « il doit donner des réponses concrètes sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail. »

 

Cinq questions en trente minutes

Carlos Ghosn arrive à Renault-Douai ce mercredi midi. Durant trente minutes, il rencontre les cinq organisations syndicales du site. Au petit jeu du chronomètre, le PDG de Renault consacre six minutes de sa visite à chaque syndicat. « La direction nous a demandé de communiquer notre question avant, sourit Abdel Miraoui. Peut-être pour être sûr qu’il sache répondre. »

Abdel Miraoui tend une feuille devant lui et lit à voix haute sa question à Carlos Ghosn. Comme promis, elle concerne l’embauche en CDI de 800 des 1 000 intérimaires en activité sur le site. «Si on nous donne le temps, on lui en posera une deuxième sur nos salaires. » Depuis l’accord de compétitivité de 2013, ils ont été gelés deux années consécutives. « On nous a quand même lâché +0,2 % la troisième année », ironise un syndicaliste.

Le PDG de Renault se rend ensuite dans les ateliers où des petites mains s’activent depuis plusieurs jours. Des travaux d’embellissement ont été entrepris à l’atelier montage, dont 180 000 € de peinture selon la CGT. « C’est démesuré », souffle un cégétiste, surtout pour ce qui est annoncé comme une « visite sans annonce ». Un scénario qui reste inenvisageable pour Abdel Miraoui et ses camarades de la CGT. Le ton un tantinet provocateur, ils préviennent en riant : « S’il vient en touriste, on lui taille un short ! » Pas question que cette visite reste un non-événement : « il doit annoncer des embauches. »

Tag(s) : #Lutte de classes
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