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Abdallah, ancien instituteur devenu fondateur et chef des Fractions armées libanaises (FARL), a déjà réclamé neuf fois sa libération, sans succès, alors qu'il est libérable depuis 1999, selon le droit français.  "Des Basques, des Bretons, des habitants de Bagnolet (banlieue parisiennes) Bordeaux, Toulouse et Montpellier sont arrivés en bus et en train pour réclamer sa libération, a indiqué par téléphone à l'AFP l'un des organisateurs, Gilbert Hanna.  Selon lui, la manifestation a rassemblé 400 personnes
Abdallah, ancien instituteur devenu fondateur et chef des Fractions armées libanaises (FARL), a déjà réclamé neuf fois sa libération, sans succès, alors qu'il est libérable depuis 1999, selon le droit français.  "Des Basques, des Bretons, des habitants de Bagnolet (banlieue parisiennes) Bordeaux, Toulouse et Montpellier sont arrivés en bus et en train pour réclamer sa libération, a indiqué par téléphone à l'AFP l'un des organisateurs, Gilbert Hanna.  Selon lui, la manifestation a rassemblé 400 personnes

Abdallah, ancien instituteur devenu fondateur et chef des Fractions armées libanaises (FARL), a déjà réclamé neuf fois sa libération, sans succès, alors qu'il est libérable depuis 1999, selon le droit français. "Des Basques, des Bretons, des habitants de Bagnolet (banlieue parisiennes) Bordeaux, Toulouse et Montpellier sont arrivés en bus et en train pour réclamer sa libération, a indiqué par téléphone à l'AFP l'un des organisateurs, Gilbert Hanna. Selon lui, la manifestation a rassemblé 400 personnes

Cher"e"s camarades, cher"e"s amies,

 

À quelques mètres de ces murs, de ces barbelés et autres miradors, l’écho de vos slogans résonne dans nos têtes et nous transporte loin de ces sinistres lieux. Certainement votre mobilisation aujourd’hui ne laisse personne indifférent ici ; si près de nos cellules, elle nous apporte beaucoup de chaleur et suscite autant d’émotion et d’enthousiasme. Quant aux gardiens, ils s’y attendaient ; en quelque sorte, depuis le temps qu’il y a des prisonniers politiques ici, ils s’y sont habitués…
 

À l’aube de cette 32ème année de captivité Camarades, force est de constater que la politique d’anéantissement dont font l’objet les protagonistes révolutionnaires incarcérés, est vouée immanquablement à l’échec, dans la mesure où l’on assume la solidarité sur le terrain de la lutte anticapitaliste/ anti-impérialiste. On n’y insiste jamais assez camarades, ce n’est qu’en assumant la solidarité sur le terrain de la lutte de classe en cours et dans toutes ses dimensions que l’on apporte le soutien le plus efficace à nos camarades prisonniers.
 

Dans la guerre déchainée contre les masses populaires ici, dans les centres du système ainsi que dans ses périphéries, les réactionnaires de tous bords cherchent par tous les moyens à en finir avec les prisonniers révolutionnaires en tant que référence vivante de la Résistance et de la lutte. Ils leur faut absolument les transformer en épouvantail servant à terroriser les jeunes rebelles récalcitrants. À défaut de pouvoir les briser afin qu’ils abjurent et renient leurs convictions, il faut les enterrer vivants, et ainsi s’en servir pour peser sur le moral de ceux et celles qui luttent.
 

Camarades, les diverses initiatives solidaires que vous avez su développer ce dernier temps, non seulement ont participé efficacement à démasquer l’absurdité de l’acharnement judiciaire et de la vengeance d’État, mais surtout elles ont apporté un cinglant démenti à tous ceux et celles qui misaient sur l’essoufflement de votre élan solidaire. Vous êtes toujours là Camarades, sur le terrain de la lutte et vos multiples initiatives réconfortent et fortifient plus que jamais ma résolution et ma détermination. À mes côtés ici des valeureux camarades Basques résistent aussi depuis tant d’années. La suspension des peines pour raison médicale est systématiquement refusée du moment où l’on est un militant Basque. Le cas du camarade Ibon Fernandez est symptomatique à cet égard.
 

Comme vous voyez Camarades, du début de ce mois les masses populaires palestiniennes et tout particulièrement les jeunes ont réussi à mettre en évidence la place de la Palestine sur le devant de la scène dans la lutte contre la barbarie de l’occupant sioniste. Une troisième grande Intifada est déjà en cours. Nul besoin d’experts pour expliquer les raisons de cette Intifada et de ses diverses modalités de lutte. Le niveau d’oppression et d’humiliation que les sionistes infligent au quotidien à tout un peuple ne peut que susciter cette explosion et nourrir son affirmation et sa propagation et à plus forte raison sa victoire…
 

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la Palestine et sa prometteuse Intifada.
 

Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveur de la jeunesse libanaise en lutte !
Que mille initiatives solidaires fleurissent en faveurs des masses populaires kurdes et ses valeureux combattants.

 

À bas l’impérialisme et ses chiens de garde sionistes et autres réactionnaires arabes !
 

Honneur aux martyrs et aux peuples en lutte !
 

La solidarité, toute la solidarité avec les résistants dans les geôles sionistes, et dans les cellules d’isolement au Maroc, en Turquie et ailleurs de par le monde !
 

Ensemble Camarades, et ce n’est qu’ensemble que nous vaincrons !
À vous tous Camarad
es et ami«e»s mes plus chaleureuses salutations.

Votre camarade Georges Abdallah

Actualités

«Libèrez Georges Ibrahim Abdallah»

Société

«Libèrez Georges Ibrahim Abdallah»
«Libèrez Georges Ibrahim Abdallah»

Hier, ils étaient environ 400 à manifester devant la centrale pénitentiaire de Lannemezan, afin d'exiger la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah, le militant révolutionnaire libanais condamné à la prison à perpétuité pour complicité d'attentats, détenu depuis plus de trente ans en France, et pour lequel la justice française a rejeté une nouvelle fois sa demande de liberté alors qu'il peut y prétendre.

La Croix
 
QUI EST GEORGES IBRAHIM ABDALLAH ?

 

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon en 1987 pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en 1982 à Paris, l’Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Barsimentov.

Se décrivant comme un « révolutionnaire », militant de la cause palestinienne, Georges Ibrahim Abdallah a cofondé en 1980 les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), groupuscule marxiste pro-syrien et anti-israélien qui a revendiqué cinq attentats, dont quatre mortels, entre 1981 et 82 en France.

Ses objectifs étaient la libération du Liban de toute présence étrangère (France, États-Unis, Israël) et la création d’un État palestinien.

CONDAMNÉ DANS UN CONTEXTE POLITIQUE TENDU
 
La condamnation de ce militant libanais est intervenue dans un contexte politique particulièrement tendu alors qu’il était soupçonné d’être l’instigateur d’une série d’attentats commis en 1985 et 1986 en France (treize morts et des centaines de blessées) et revendiqués par le CSPPA (Comité de Solidarité avec les Prisonniers Politiques Arabes), un groupuscule qui réclame alors notamment la libération de George Ibrahim Abdallah.

 

Ce n’est qu’après sa condamnation que l’on apprendra qu’il n’avait pas de lien avec ces attentats.

NEUF DEMANDES DE LIBÉRATION REFUSÉES

Éligible à la libération conditionnelle depuis 1999, il a déjà déposé en vain neuf demandes en ce sens.

En 2003, la justice française avait accepté sa libération mais Dominique Perben, alors ministre de la justice, s’y était opposé et avait demandé au parquet général de faire appel. Les Américains étaient également intervenus considérant le détenu comme une menace encore active. La Cour d’appel avait finalement refusé sa libération.

En 2013, la justice acceptait de libérer Georges Ibrahim Abdallah et il revenait alors à Manuel Valls, ministre de l’intérieur, de prendre l’arrêté d’expulsion. Mais la Cour de Cassation intervenait alors pour annuler la libération conditionnelle au motif que le détenu aurait dû être soumis « à titre probatoire, à une mesure de semi-liberté ou de placement sous surveillance électronique pendant une période d’un an au moins ».

UNE ATTEINTE À LA SÉPARATION DES POUVOIRS ?

 

Le 5 novembre 2015, le tribunal d’application des peines a de nouveau refusé de remettre en liberté l’ancien chef des FARL, décision confirmée aujourd’hui en appel.

Sa nouvelle demande a été déclarée irrecevable au motif qu’il n’avait pas fait préalablement l’objet d’un arrêté d’expulsion. La cour d’appel a ajouté à cet argument le fait que l’ancien militant « ne regrettait pas les actes pour lesquels il avait été condamné » et rappelé qu’il n’avait pas indemnisé les ayants droit des victimes.

Pour Me Jean-Louis Chalanset, subordonner la libération conditionnelle à la signature préalable d’un arrêté d’expulsion constitue une « entrave à la séparation des pouvoirs », l’exécutif dictant ainsi sa conduite au judiciaire. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il formerait un pourvoi en cassation contre cette décision.

DE NOMBREUX SOUTIENS

Me Jean-Louis Chalanset assure que Georges Ibrahim Abdallah souhaite rejoindre le Liban craignant pour sa sécurité en France. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’avait pas demandé de semi-liberté. Il devrait selon lui, « être très bien accueilli » au Liban où il est « attendu » depuis de nombreuses années par les autorités du pays.

> À lire : 300 personnes réclament sa libération

Le sort de Georges Ibrahim Abdallah a ému de nombreuses associations, partis politiques et élus de gauche dont certains lui ont encore aujourd’hui manifesté leur soutien. Yves Bonnet, patron de la DST au moment de l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah, dénonçait, déjà en 2012, dans les colonnes de La Dépêche, une « vengeance d’État" trouvant « anormal et scandaleux de maintenir encore Georges Ibrahim Abdallah en prison ».

Tag(s) : #Libertés
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