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Selon la CGT-Air France, "Toutes les violences se condamnent".., ou, comme l'écrivait Blanqui, parlant du peuple - "Cet animal est si féroce qu'il se défend quand on l'attaque" par Jean LEVY

A propos des évènements d'Air France,

Les incidents, qui se sont déroulés dans les locaux du Comité central d'entreprise d'Air France, ont suscité une vague d'indignation de la sphère médiatique, française et internationale. Celle-ci, s'alignant naturellement sur la thèse patronale, s'en est pris aux syndicats comme aux salariés  coupables de recourir à la violence, et de crier au scandale - voire à la répression- .

Et le gouvernement PS  de lui faire, bien entendu, écho.

De quoi s'agit-il ?

D'un DRH dont la chemise a été déchirée, et de quelques contusions...Au-delà de la photo qui a fait le tour du monde pour désigner à la vindicte publique les auteurs de cet attentat à la puissance patronale, la hargne de la bonne société s'exerce à sens unique contre ces "sauvages" qui ont osé s'en prendre à ceux qui leur annoncent leur prochain licenciement.

Mais si le CCE s'était déroulé dans le calme, entre gens de bonne compagnie,  si les 2900 licenciements avaient été accueillis sereinement par les salariés, qui, dans nos médias,  aurait une pensée pour ces privés d'emploi, par décision de la direction d'Air France ? Qui aurait songé à leur avenir,  de leur souffrance, aux drames domestiques  qui s'en suivraient ? Qui aurait fait la "Une" de cette purge patronale ?

Nécessité économique, nous aurait-on doctement expliqué, statistiques comptables à l'appui. On entend d'ici à France 2 et sur France Inter, les Lenglet, les Dominique Seux justifier les suppressions d'emploi, comme nécessaires à la bonne marche de l'entreprise...

Mais voilà, les salariés se sont rebellés ! "Des voyoux !" selon Manuel Valls : crime de lèse majesté patronale ! Un DRH a perdu sa chemise alors que 2900 agents d'Air France risquent de perdre plus que la leur. 

C'est la preuve, comme l'écrivait Louis-Auguste Blanqui :

"Oui, ceci est la guerre entre les riches et les pauvres; les riches l'ont ainsi voulu, car ils sont les agresseurs. Seulement ils trouvent mauvais que les pauvres fassent résistance; ils diraient volontiers en parlant du peuple - "Cet animal est si féroce qu'il se défend quand on l'attaque"

 

 

 

Tag(s) : #Lutte de classes
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