Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean-Pierre Chevènement pour la République "Une et indivisible"
Jean-Pierre Chevènement pour la République "Une et indivisible"

Jean-Pierre Chevènement

était l'invité d'

Europe 1,

vendredi 18 décembre 2015.

Il répondait aux questions de Jean-Michel Apathie.

 

 Je souhaite que le gouvernement s'oppose à la co-officialité de la langue corse, et qu’il retire le projet de réforme constitutionnel qui autorise la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires.

Qu’il retire également le projet d’intercommunalité unique pour le Pays Basque - 70 communes - c’est à dire qu’on va offrir le département à l’ETA, qui trouvera en France, une caisse de résonance pour ses activités aujourd’hui pacifiques, mais qui hier ne l’étaient pas.

Et demain, qui sait ?

 

J’ai été choqué que le nouveau président de l’Assemblée de Corse prononce son discours en Corse]. Je me souviens qu’il y a 16 ans s’ouvrait le processus de Matignon. On avait renoncé à opposer le préalable de la renonciation à la violence aux nationalistes. Je rappelle quand même leur bilan : plus de 50 assassinats.

Aujourd’hui, la co-officialité de la langue corse, que réclament les nationalistes, d’autres la réclament par ailleurs. Et si on votait cette charte des langues régionales et minoritaires, il faudrait que les actes de mariage, de décès, les successions, les contrats puissent être rédigés non seulement en Français, mais dans une soixantaine d’idiomes.

Ce serait l’éclatement de l’espace national.

RAPPEL HISTORIQUE

Il y a 223 ans à la Convention :

DANTON

CONSIDÈRE QUE LA FRANCE DOIT ÊTRE UN TOUT INDIVISIBLE

La France doit être un tout indivisible: elle doit avoir unité de représentation. Les citoyens de Marseille veulent donner la main aux citoyens de Dunkerque. Je demande donc la peine de mort contre quiconque voudrait détruire l’unité en France, et je propose de décréter que la Convention nationale pose pour base du gouvernement qu’elle va établir l’unité de représentation et d’exécution ».

MAXIMILIEN DE ROBESPIERRE

PROPOSE DE DÉCLARER QUE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE NE FORMERA QU’UN SEUL ETAT POUR S’OPPOSER AU FÉDÉRALISME

Une autre proposition est celle de déclarer que la République française ne formera qu’un seul état. Qu’y a-t-il donc de difficile dans une pareille déclaration ? La nécessité de l’unité de la République n’est-elle pas reconnue ?

Que signifient ces demandes éternelles de renvoyer à des commissions ? N’est-il pas vrai qu’une grande assemblée, chargée de construire le grand édifice d’une constitution, doit faire par elle-même tout ce qu’elle peut faire; qu’elle ne peut en confier le travail à quelques personnes, sans compromettre à certains points les intérêts du peuple ? Qu’on renvoie des objets de détails, à la bonne heure, mais renvoyer ces propositions, c’est violer tous les principes. 

Déclarons que la République française formera un Etat unique, soumis à des lois constitutionnelles, uniformes. Il n’y a que la certitude de l’union la plus forte entre toutes les parties de la France qui puisse fournir les moyens de repousser ses ennemis avec autant d’énergie que de succès. Je demande donc que ces propositions aussi simples que naturelles, soient adoptées sur le champ, et qu’on examine à fond l’objet qui me regarde » .

FINALEMENT,

LA CONVENTION NATIONALE ADOPTE À L’UNANIMITÉ :

« La République française est une et indivisible »

Aujourd’hui encore, l’article premier de la Constitution du 4 octobre 1958 modifiée, est l’héritier de ce vote du 25 septembre 1792 :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale »

 

 

Tag(s) : #Histoire
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :