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Alors qu'elle lançait une campagne de calomnies contre les cheminots en grève, la direction de la SNCF faisait pression sur ceux-ci pour qu'ils cachent la vérité sur la vétusté du réseau, motif de la tragédie de Brétigny !

"canempechepasnicolas"

avait raison, avec la FD Cheminots CGT,  de dénoncer, non seulement la responsabilité de la SNCF dans la catastrophe  de Brétigny , mais aussi ses mensonges et sa volonté de dissimulation de la vérité par la pression exercée sur  les salariés.

 

Le Monde  du 27 janvier 2016 :

« Le Canard enchaîné » accuse la SNCF

d’avoir manipulé l’enquête sur la catastrophe      

de Brétigny"

 

La SNCF aurait voulu « manipuler l’enquête » sur la catastrophe ferroviaire survenue à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et qui fit sept morts  et des dizaines de blessés le 12 juillet 2013, écrit le Canard enchaîné, mercredi 27 janvier.

 

L’hebdomadaire satirique, qui dit avoir eu accès à de « nombreuses pièces de l’enquête », révèle que des dirigeants de la SNCF ont été placés sur écoute par les juges. Ces écoutes mettent en évidence « un double langage » de certains témoins, écrit le Canard enchaîné.

 

Tel ce cadre qui déclare dans une conversation interceptée : « Brétigny, c’est des crevards. Faut tous les foutre dehors ! », mais qui assure ensuite aux juges ne pas savoir si les travaux de maintenance y sont correctement menés. L’hebdomadaire rapporte que chaque cheminot concerné par l’enquête a été « invité à un entretien avec le service juridique » de la SNCF, suivi d’un débriefing après son audition par les enquêteurs.

 

« Moi, je t’invite à ne rien apporter [aux policiers]... Tu viens avec rien... Il faut attendre leurs demandes », déclare ainsi à un cheminot une cadre du service juridique, chargée, selon l’hebdomadaire, de préparer les employés.

 

Secret de l’instruction

 

Mardi soir l’entreprise ferroviaire a réagi par un communiqué disant qu’elle se refuse à commenter un article fondé sur des « documents (...) couverts par le secret de l’instruction » :

 

« La direction juridique de SNCF (...) défend et accompagne ses salariés lorsqu’ils sont mis en cause dans l’exercice de leur fonction. C’est le cas pour l’instruction concernant l’accident de Brétigny. Les salariés auditionnés par les juges sont totalement libres de leurs propos. »

Le déraillement du train Paris-Limoges à Brétigny avait été causé par une éclisse — sorte de grosse agrafe sur l’aiguillage —, sur laquelle une fissure n’avait pas été détectée lors de tournées de surveillance et dont trois des quatre boulons s’étaient cassés ou dévissés. L’éclisse avait alors pivoté, provoquant l’accident.

 

L’ensemble des rapports d’expertise arrivent à la conclusion qu’un défaut de maintenance sur les voies est à l’origine de l’accident.

Depuis l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet d’Evry, seules deux personnes morales ont été mises en examen, la SNCF et le Réseau ferré de France (RFF), toutes deux mises en cause pour homicides et blessures involontaires. Trois cheminots de la SNCF, chargés de la surveillance des voies au moment du déraillement, ont été placés à la mi-janvier sous le statut de témoin assisté.


Ce qu'écrivait, un an après,  

 

Publié par Jean Lévy

 

Les cheminots avaient raison de faire grève :

ils luttaient contre les restrictions bugétaires à la SNCF,

cause du drame de Brétigny-sur-Orge !

Carcasses de wagons sur le lieu de l'accident de train de Brétigny-sur-Orge (Essonne), 13 juillet 2013 © AFP/Archives Kenzo TribouillardCarcasses de wagons sur le lieu de l'accident de train de Brétigny-sur-Orge (Essonne), 13 juillet 2013 © AFP/Archives Kenzo Tribouillard

 

"canempechepasnicolas"

 

Ce sont les gouvernements, de droite comme de gauche, 

et la direction des Chemins de fer,

qui prennent les Français en otage

au nom de l'austérité,

et sont responsables des sept morts de Brétigny-sur-Orge,

en juillet 2013.

Ce sont les experts qui en apportent la preuve !

Des rails endommagés en gare de Brétigny-sur-Orge après la catastrophe ferroviaire qui a fait 7 morts, le 12 juillet 2013.Des rails endommagés en gare de Brétigny-sur-Orge après la catastrophe ferroviaire qui a fait 7 morts, le 12 juillet 2013. (Photo Romain Da Costa. AFP)

 

Le Monde 

au lendemain de la catastrophe

 

Accident de Brétigny :

"délabrement jamais vu

 

Les experts désignés par la justice pour déterminer les causes de la catastrophe ferroviaire du 12 juillet 2013 à Brétigny-sur-Orge (91), qui a fait sept morts, dénoncent "un état de délabrement jamais vu" du réseau, selon un rapport que Le Monde s'est procuré.

 

Les conclusions des experts Michel Dubernard et Pierre Henquenet soulignent que "nous ne sommes pas en présence d'un acte de malveillance, et que le processus ayant abouti à la désagrégation complète de l'assemblage s'est bien au contraire étalé sur plusieurs mois et a concerné l'ensemble de l'appareil de voie incriminé, sur lequel ont été relevées plus de 200 anomalies de divers degrés de criticité".

 

Selon ces experts, "la plupart de ces anomalies étaient connues de la SNCF ou de ses agents sans pour autant" qu'il y ait été remédié "de façon adéquate". 

 

Le rapport précise que "l'armement a péri par fatigue, vibrations, battement, défauts de serrage, usure, etc. Tous dommages relevant de la qualité de la maintenance", et que l'état du réseau à Brétigny "aurait logiquement dû conduire la SNCF à une surveillance accrue, et surtout adaptée" 

 

En raison de l'état du réseau, les experts jugent "souhaitable de limiter à 100 km/heure la vitesse des trains à l'approche de la gare de Brétigny", et conseillent à la SNCF de faire vérifier chaque année les liaisons éclissées (qui servent à raccorder deux rails consécutifs), qui ne sont actuellement contrôlées que tous les trois ans.

 

Tag(s) : #Capitalisme
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