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Une cinquantaine de salariés s'est réunie dès cinq heures du matin pour exprimer sa colère./ Photo DDM, Émilie Garcin  Zoomer

Une cinquantaine de salariés s'est réunie dès cinq heures du matin pour exprimer sa colère./ Photo DDM, Émilie Garcin Zoomer

Actualités

Le rond-point de la D 820 à hauteur de la base logistique de Montbartier est décidément le centre de toute la tension sociale. Après les agriculteurs il y a deux semaines, c'était au tour des salariés de l'entrepôt logistique de Denjean de manifester sur ce giratoire dès cinq heures du matin hier.

À l'appel de l'Union départementale CGT 82, une cinquantaine des 95 employés à temps plein et de la trentaine de travailleurs intérimaires a stoppé le travail. Elle se dit mécontente des décisions de la direction générale du groupe. Après les négociations annuelles obligatoires, le patronat refuse notamment une augmentation des revenus. Les salariés du siège de l'entreprise de Mazères (09) ont eux aussi levé le pied.

Pas d'augmentation prévue

«Nous avions quatre revendications simples, expliquait Fouad Sarfouh, délégué CGT et membre du CCE. Une revalorisation des salaires de 3,5 %, des paniers-repas à 3 € contre 2,40 € actuellement, le passage de la part mutuelle collective à 50 % pour les employés et 50 % pour la direction (contre 60/40 aujourd'hui), et une prime de polyvalence de 3 euros net par jour travaillé».

Mais la direction n'a cédé que sur ce dernier point lors de l'annonce de sa décision, vendredi dernier. Sans accepter d'augmentation pour les salariés. Au contraire de l'an dernier, où ils avaient obtenu 20 euros de plus par mois. Les syndicats, CGT pour Montbartier et CFDT pour Mazères, ont donc demandé de nouvelles négociations.

Des discussions hier après-midi

«La direction n'est d'ailleurs pas contre, continuait Fouad. Mais elle veut que l'on se déplace en Ariège, alors que nous demandons à ce que ce soit elle qui vienne à notre rencontre ici».Avec un autre délégué du personnel, Ludovic, les deux hommes se sont finalement rendus au siège de l'entreprise à Mazères pour une entrevue avec la direction de l'entreprise, qui a eu lieu en fin d'après-midi. Cette dernière n'a pas souhaité s'exprimer à ce propos.

Tag(s) : #Lutte de classes
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