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Syrie : les sources occidentales indiquent que la trêve parrainée par Moscou et Washington n'affectent que "10% du territoire syrien", les 90% autres sont des zones de combat contre Daesh et Al Nostra, la branche syrienne d'Al Qaïda, jugées organisations terroristes par l'ONU : cela signifie que le combat mené par Bachar Al Assad et l'armée de Damas vise essentiellement l'offensive djihadiste menée de l'extérieur. Ce n'est donc pas une "guerre civile", comme le prétend le gouvernement Hollande-Valls…
DIEU ME PARDONNE C'EST SON MÉTIER
 

POUTINE : LE PROCESSUS DE PAIX

EN SYRIE

SERA « DIFFICILE »

 

Vladimir Poutine a estimé vendredi qu’un règlement pacifique du conflit syrien serait « difficile » mais qu’il n’existait pas d’autre solution, quelques heures avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre régime et opposition.

Le président russe a également martelé sa résolution à continuer sa « lutte implacable » contre les jihadistes de l’État islamique et du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, exclus du cessez-le-feu.

« Nous comprenons et réalisons parfaitement que ce sera un processus difficile et peut-être même contradictoire, mais il n’existe pas d’autre voie que d’aller vers un règlement pacifique » du conflit, a déclaré M. Poutine devant les responsables des services de renseignement russes, selon des propos retransmis à télévision.

La trêve, dont les modalités ont été déterminées par Moscou et Washington et qui doit entrer en vigueur vendredi à 22H00 GMT, est destinée à « donner une impulsion vers un règlement politique du conflit et pour créer les conditions pour qu’un tel processus débute », a souligné M. Poutine.

M. Poutine a toutefois promis de poursuivre les bombardements contre l’État islamique, le Front al-Nosra et les autres « organisations terroristes » reconnues en tant que telles par l’ONU et exclues de l’accord de cessez-le-feu.

« La lutte implacable contre ces organisations sera, bien entendu, poursuivie. J’ai l’espoir que nos partenaires américains partent également de ce principe », a-t-il lancé.

Le Haut comité des négociations (HCN), qui rassemble des groupes clés de l’opposition et de la rébellion syrienne, a annoncé vendredi que près de 100 factions rebelles avaient accepté de respecter l’accord russo-américain de cessez-le-feu pour deux semaines.

L’application de la trêve devrait toutefois être compliquée au vu des alliances formées entre rebelles islamistes et non islamistes dans certaines zones du pays.

Dans la matinée, le Kremlin avait annoncé la poursuite de ses bombardements sans toutefois confirmer si l’armée russe avait mené des frappes intenses vendredi contre des bastions rebelles, comme l’en accuse l’ONG Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a pour sa part indiqué vendredi que Washington et ses alliés devaient s’abstenir de parler « d’une sorte de plan B (pour la Syrie), de préparation d’une opération terrestre et de la création de sortes de zones tampons inutiles » en cas d’échec du cessez-le-feu.

S’exprimant après des pourparlers avec le président de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, M. Lavrov a également critiqué le fait que les groupes de l’opposition syrienne ne se sont engagés à respecter la trêve « que pour deux semaines ».

« L’initiative russo-américaine ne prévoit pas de conditions préalables ou de clause » d’un tel genre, a-t-il souligné.

SYRIE Les principales villes de Syrie se réveillent sans le bruit du canon. Un calme sans précédent depuis le début du conflit régnait, après l’entrée en vigueur ducessez-le-feu dans la nuit de vendredi à samedi.

Publié le 27/02/16 à 9:02

 


(KARAM AL-MASRI / AFP)

Le calme régnait dans les régions de Syrie tenues par les rebelles et le régime après l’entrée en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi d’un cessez-le-feu initié par Washington et Moscou et soutenu par l’ONU.

A minuit heure locale (23 heures à Paris), les armes se sont tues dans la banlieue de Damas, dans la ville d’Alep (nord) et dans sa banlieue ouest, contrôlée par les rebelles, où les gens veillaient dans les rues en profitant de ce moment exceptionnel de quiétude, selon les correspondants de l’AFP.

« Je me sens plus en sécurité, c’est très calme depuis une demi-heure. Je vais peut-être me coucher tard ce soir et je souhaite ne pas être réveillé demain par le son des avions », a déclaré à l’AFP Mohamad Nohad, un jeune marié qui habite le quartier rebelle al-Kalassé à Alep.

A Jobar, quartier périphérique de Damas, Abdel Rahmane Issa, soldat de l’armée syrienne âgé de 24 ans et mobilisé depuis plus de trois ans, profitait lui aussi de la trêve.

« Je ne peux pas cacher que je suis heureux que la guerre s’arrête même pour quelques minutes, et si cela continue on pourra rentrer chez nous », a-t-il confié à l’AFP.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation non gouvernementale, l’aviation de la Russie, alliée du président syrien Bachar al-Assad, n’a effectué aucune sortie depuis minuit au nord de Lattaquié, et le calme régnait dans les provinces centrales de Homs et de Hama.

Le cessez-le-feu ne concerne que 10% du territoire.

Tag(s) : #Contre l'impérialisme
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