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Défaite des conservateurs aux législatives sud-coréennes : la réaction de Jean Salem, Président du CILD
Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud

 

Aux élections législatives sud-coréennes du 13 avril 2016,l’opposition progressiste a remporté 167 des 300 sièges (122 sièges pour le Parti Saenuri, conservateur, au pouvoir, et 11 sièges pour des députés indépendants). Jean Salem, Président du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD), a réagi en publiant le communiqué ci-après.

Au regard du combat mené depuis plus d’un an pour le CILD pour faire triompher les libertés démocratiques en République de Corée, je me félicite de la victoire de l’opposition aux élections législatives du 13 avril. Les électeurs ont dit non aux velléités du pouvoir sud-coréen de faire passer de nouvelles lois déréglementant toujours davantage le marché du travail. Ils ont dit non aux emprisonnements d’opposants politiques et syndicaux, qui ont été jusqu’à l’interdiction, à l’issue d’un procès truqué, du Parti progressiste unifié, principale formation politique de gauche dans le Parlement élu en 2012 (10 % des voix). Enfin, ils ont dit non aux atteintes croissantes aux libertés d’opinion, d’expression et de réunion, sur fond de renforcement continu des pouvoirs des services de renseignement au nom de la prétendue lutte contre une menace terroriste fantôme.

A l’heure où je m’exprime, nul ne sait si la Présidente Mme Park Geun-hye continuera d’être sourde aux exigences de la population en nommant un Gouvernement dépourvu de toute majorité parlementaire. La cohabitation n’a pas été, jusqu’à présent, dans la culture politique sud-coréenne.

Ce qui est revanche certain est que les démocrates, désormais majoritaires au Gukhoe, auront le devoir de protéger les droits des travailleurs et les libertés démocratiques, de permettre que toute la lumière soit faite sur les dramatiques naufrages du Cheonan et duSewol et que les services de renseignement ne s’ingèrent plus dans la vie politique. Car le combat pour les libertés publiques ne doit pas d’arrêter : nous demandons encore et toujours l’abrogation de la loi de sécurité nationale, adoptée en 1948, et la libération des prisonniers politiques et de tous les objecteurs de conscience. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud restera à l’avant-garde de la bataille pour les libertés.

 

Tag(s) : #International

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