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Il n'y a pas de loi Khomeri...C'est une directive de la Commission européenne que le gouvernement PS veut faire appliquer en France comme dans les autres pays de l'Union européenne !  Pourquoi personne n'en parle ?   par Jean LEVY

Depuis des semaines  et des semaines, des militants syndicaux, CGT pour la plupart, sont sur la brèche, jour après jour dans les raffineries comme sur les docks, face aux CRS sur les barrages des dépôts pétroliers,  dans les transports comme dans la chimie et dans de nombreuses autres entreprises en grève.  

Tous, avec courage et détermination, sont engagés dans un "bras de fer social" avec le pouvoir PS, qui veut faire table rase de la législation sociale, fruit de plus d'un siècle de luttes ouvrières. Du repos dominical acquis en 1906 - il y a 110 ans ! - aux Conventions Collectives,  conquêtes de 1936, de la représentation du personnel dans les entreprise (DP, CE, Délégués syndicaux gagnés en 1936 comme en 1968), les Prud'hommes, le temps de travail, la hiérarchie des normes juridiques tout est remis en cause par le pouvoir PS.

C'est l'enjeu du patronat, qui en exige toujours plus.

L'enjeu est clair : refaire des salariés des esclaves taillables et corvéables à merci.

Mais limiter la bataille à des enjeux franco-français limiterait la lisibilité du combat et nuirait à sa victoire. S'il ne s'agissait que d'une lutte d'une telle ampleur limitée à l'hexagone, la négociation avec le pouvoir et le patronat aurait déjà commencé.

Non, en vérité le gouvernement PS obéit aux lois  - les fameuses "directives" - promulguées par la Commission Européenne. Ce n'est plus à Paris que se définit la politique française, mais à Bruxelles et à Francfort, dans le cadre de la BCE, orientation définie par le grand patronat européen, les firmes transnationales, en premier lieu les allemandes, regroupées dans Business Europe. Plus de frontières, jugées obstacles à la libre circulation des marchandises, des capitaux et des hommes, réduire l'Europe à un grand marché "libre et non faussé", ce sont les objectifs du capital financier, que leurs hommes de lois, leurs fondés de pouvoir,  doivent traduire dans la législation de chaque pays membre de l'Union européenne.

C'est si vrai que la bataille sociale en France voit son double en Belgique où se mène un combat parallèle contre une "loi Khomri" menaçant leur acquis sociaux, déjà fracturés en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Italie...

Et ce n'est pas seulement nous qui le disons : monsieur Juncker, le président de la Commission européenne ne se cache pas pour admonester le gouvernement français, jugé trop lent à mettre en application ses "réformes", qu'il juge à minima de ce qu'il faudrait faire.

C'est dommage que la filiation européenne de la contre-révolution sociale, que nous connaissons en France, soit occultée, y compris par la direction de la CGT. Ce silence confédéral nuit et freine le développement des luttes, faute de cibler convenablement le donneur d'ordre.

C'est en cernant bien les forces qui sont aux manettes du "grand retour en arrière de la civilisation", que nous mènerons efficacement et dans la clarté, l'immense lutte dans laquelle les secteurs les plus combatifs de la classe ouvrière française sont engagés aux côtés de leurs syndicats, de ceux de la CGT, en particulier. 

 

PS :  "Canempechepasnicolas" a publié il y a quelques semaines un article dans ce sens, que nous rappelons aujourd'hui.

 

POUR LE LIRE 
CLIQUEZ CI-DESSOUS

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/04/la-grande-absente-des-manif-s-par-jean-levy.html

Tag(s) : #Lutte de classes
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