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Avant de les interdire ? Manuel Valls sur France Inter le 15 juin : "Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris" Les infos du 7/9 en direct et les réflexions de Jean LEVY
Avant de les interdire ? Manuel Valls sur France Inter le 15 juin : "Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris" Les infos du 7/9 en direct et les réflexions de Jean LEVY

Et François Hollande d'ajouter,

ce mercredi 15 juin en Conseil des ministres  

"Il n'y aurait plus d'autorisation de manifester si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie".

"Les conditions dans lesquelles on autorise une manifestation sont une discussion entre les organisateurs et les autorités représentant l'Etat. Si les conditions ne sont pas réunies pour protéger les biens personnels ou publics, et pour l'instant elles ne le sont pas, à ce moment-là les décisions seront prises au cas par cas de ne pas autoriser les manifestations", a-t-il insisté.

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-7-9/le-7-9-15-juin-2016

Manuel Valls provoque :

Sur la manifestation contre la loi travail mardi 14 juin

« Il y a eu sur toute la France moins de manifestants que dans les autres rendez-vous »
« Le Gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat de négociations avec les syndicats, c’est un texte qui est bon pour les salariés, pour les entreprises, qui créé de nouveaux droits »
« Il y a une vraie clarification sur ce qu’est le dialogue social au sein de l’entreprise, c’est pour cela que le texte est moderne (…). Il permet aussi une clarification sur l’idée du dialogue social dans la société française »
« Si ce texte n’allait pas jusqu’au bout, ce serait la victoire de ceux qui peuvent bloquer un texte dans la rue où ceux qui voudraient faire passer en force leur vision ultra-libéral de la société »
« Je ne parle pas de concessions mais de compromis »
« Il y a eu un accord avec la SNCF qui avait été préparé depuis plusieurs mois par Alain Vidalies (…) qui prépare la SNCF aux grands défis tout en protégeant les cheminots »
« Sur l’article 2 comme sur les autre articles de la loi, de mon point de vue, ne peuvent pas bouger »

Violences en marge de ces cortèges
« J’en appelle à la responsabilité de la CGT qui hier était débordé. Il y avait beaucoup plus d’ultras que d’habitude. Ils voulaient frapper, s’en prendre à la police, sans doute tuer »
« Il y a eu une attitude ambiguë du service d’ordre de la CGT qui n’assume plus ses responsabilités »
« Je demande à la CGT de ne plus organiser ce type de manifestation sur Paris. Au cas par cas, nous prendrons nos responsabilités. On ne peut plus avoir ce spectacle désolant»

 

Les réflexions de "canempechepasnicolas"

par Jean LEVY :

Ainsi, le Premier ministre ose évoquer l'interdiction des manifestations syndicales sous prétexte que le "service d'ordre de la CGT" n'effectue pas, vis-à-vis des 'casseurs' le rôle dévolu à la police ! 

Mais le SO de la Confédération n'est pas une milice armée. Elle vise simplement à protéger les manifestants CGT d'agressions des commandos cagoulés et entrainés pour les combats de rue. 

C'est aux CRS et aux gendarmes mobiles, en tenue de guerre et armés jusqu'aux dents, à interdire le regroupement de ces bandes "incontrôlées". Or, à chaque manifestation, celles-ci peuvent impunément prendre la tête du cortège, bien équipées et qui brisent  systématiquement les abribus, les devantures des magasins, face aux multiples forces de polices qui, manifestement, ont la consigne de regarder ailleurs. Et ce n'est que quand celles-ci sont l'objet d'attaques, et que l'ordre leur en soit donné, qu'elles réagissent à coup de bombes lacrymo, qui tombent indistinctement sur les manifestants pacifiques... Le pouvoir politique, Manuel Valls en premier, peut alors dénoncer les violences et en rejeter la responsabilité sur les organisations syndicales, sur la CGT, en particulier. 

Coup double pour le gouvernement PS : celui-ci peut ainsi tenter d'opposer l'opinion publique aux organisations syndicales accusées d'être responsable du désordre, et tenter ainsi de d'isoler celles-ci pour faire passer sa loi patronale au nom de 'l'ordre républicain'.

Pour cet objectif, François Hollande et ses ministres sont prêts à tout, car la loi appelée "El Khomeri" n'est que le copié-collé des directives bruxelloises imposées par la Commission européenne à tous les gouvernements sous contrôle : réduire à néant toutes les protections sociales - le Code du Travail, en France - qui sont autant d'obstacles à la "concurrence libre et non faussée" des marchés, le crédo sacré de l'Union européenne. 

Chaque Français doit être averti des enjeux de la bataille sociale en cours dans notre pays : c'est la menace d'un Etat policier, totalitaire pour contraindre le peuple français à passer sous les fourches caudines du Medef, et, au-delà, de l'oligarchie financière européenne.

C'est à travers l'affrontement capital-travail que connaît notre pays, le combat pour la souveraineté de notre peuple et l'indépendance de la France qui sont en cause.

Ce n'est pas sans rappeler les années 1938-1940 où l'écrasement de la classe ouvrière, le 30 novembre 1938, a précédé de peu l'interdiction des organisations démocratiques, la défaite, la guerre, l'Occupation et la dictature de l'Etat français.

 

 

 

Tag(s) : #Lutte de classes

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