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Crimes allemands en Limousin : les 99 pendus de Tulle, le 9 juin 1944, la veille du massacre d'Oradour, ordonné par le général SS Lammerding, jamais condamné en Allemagne
Crimes allemands en Limousin : les 99 pendus de Tulle, le 9 juin 1944, la veille du massacre d'Oradour, ordonné par le général SS Lammerding, jamais condamné en Allemagne
Crimes allemands en Limousin : les 99 pendus de Tulle, le 9 juin 1944, la veille du massacre d'Oradour, ordonné par le général SS Lammerding, jamais condamné en Allemagne

TEXTE REPRIS SUR 
EL DIABLO

Crimes allemands en Limousin  :

les 99 pendus de Tulle,

la veille du massacre d'Oradour,

par la division Das Reich

 Il faut en garder le souvenir !

Le 9 juin 1944, la division Das Reich, après une rafle des hommes présents à Tulle et une matinée de tri, pend 99 hommes aux balcons du quartier de Souilhac et en déporte, 149 autres à Dachau. 101 ne revient pas.

Quelques jours avant le débarquement, le message de la BBC - constitué par la première partie du célèbre poème de Verlaine : les sanglots longs - demande aux forces de la Résistance (les FFI) de retarder les déplacements des forces allemandes, en pratiquant des embuscades, des sabotages de routes et de voies ferrées...

En Corrèze, le mercredi 7 juin, dès 6 heures du matin, les F.T.P. (Francs-Tireurs et Partisans, proches des organisations communistes) attaquent la garnison allemande de Tulle afin de libérer la ville. Les combats font rage. 17 gardes-voies sont fusillés. La caserne du Champ de Mars siège des G.M.R. (groupe mobile de réserve, autrement dit la police de Vichy) est incendiée. La soirée est pratiquement calme.

Le jeudi 8 juin, les combats reprennent à l'Ecole supérieure de jeunes filles où se tient la garnison allemande et deux escadrons de gardes mobiles ; à l'hôtel Saint-Martin, le siège de la Gestapo ; à la maison Pradou, où se sont barricadés les miliciens et deux pelotons de gardes mobiles. Le Préfet Pierre Trouillé s'oppose à l'exécution de 25 blessés allemands par les maquisards FTP. Il les fait soigner à l'hôpital.

pendus-tulle01.jpg

A la nuit tombant, la division Das Reich, déroutée de son itinéraire d'origine : le front de Normandie, entrent dans la ville par la route de Brive et se rendent maître de la situation. L'arrivée inattendue des renforts SS impose le repli aux maquisards. En se repliant, les maquisards laissent des armes dans les sous-sols de la préfecture.

Le lendemain vendredi 9 juin 1944, dès 6 heures du matin, les SS, prétextant de la mort d'une quarantaine de soldats allemands et invoquant un simple contrôle de papiers, fouillent toutes les maisons et effectuent une rafle gigantesque de tous les hommes et adolescents : 5 à 700 personnes sont ainsi détenus dans la cour de la Manufacture d'armes. Ils sont répartis en 3 groupes.

Les Allemands découvrent les armes des maquisards à la préfecture. Le préfet est roué de coups, et traité de «terroriste». Après de longues négociations, il sauve sa vie pour s'être opposé à l'exécution des soldats allemands blessés.

Avec l'Abbé Espinasse, ils effectuent de longues négociations avec les autorités allemandes et les miliciens pour éviter le pire. En effet les SS veulent incendier la ville et fusiller tous les hommes valides. Mais, en raison de votre geste humanitaire à l'égard de des blessés allemands, le haut commandement allemand renonce. Il demande que 120 « Tullistes complices du Maquis » soient pendus et que leurs corps soient jetés dans la rivière, la Corrèze.

Leurs négociations permettent encore de réduire le nombre des otages. Finalement, le tri ayant été achevé vers 16 heures, les SS pendent aux balcons et aux lampadaires du quartier de Souilhac 99 hommes.

149 autres hommes sont déportés à Dachau. 101 ne reviendront pas.

 

pendus-tulle02.jpg

Autre fait peu connu ou occulté : alors que la population de Tulle est encore abasourdie, le 24 juin 1944, les Allemands raflent 74 jeunes et les envoient au Service du Travail Obligatoire (STO) dans un camp de la ville de Judenburg, au centre de l'Autriche. Ils y restèrent jusqu'à la fin de la guerre et ne revinrent pas forcément en bonne santé.

Après la Libération, le Préfet Pierre Trouillé est décoré de la Croix de guerre avec deux citations.

Ces événements dramatiques sont toujours présents dans la mémoire collective de Tulle. Chaque année, les habitants commémorent avec ferveur auprès des familles de survivants ce douloureux anniversaire. Les balcons de Souilhac sont fleuris.

Un mémorial a été construit à l'entrée de la ville

Tag(s) : #Histoire
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