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C'était à Verdun, le 13 juillet 1936, Otto Abetz, le futur "ambassadeur" nazi en Frace occupée, et une délégation allemande célèbredéjà " l'amitié franco-allemande" et la paix...

C'était à Verdun, le 13 juillet 1936, Otto Abetz, le futur "ambassadeur" nazi en Frace occupée, et une délégation allemande célèbredéjà " l'amitié franco-allemande" et la paix...

Déjà une cérémonie franco-allemande

pour la Paix

à Verdun...en 1936

par Jean LEVY

 

Le centième anniversire de la bataille de Verdun a donné lieu à une mise en scène d'ampleur nationale à la gloire de l'amitié entre les peuples de France et d'Allemagne, exprimée en premier lieu par la proximité du couple Hollande-Merkel.

Comme n'ont pas manqué de le rappeler les médias mobilisés à cette occasion, cette cérémonie, déjà à Verdun, s'inscrivait dans le droit fil de l'initiative prise par le président Mitterrand et le chancelier Kohl, une rencontre illustrée par le célèbre 'mano à mano' des deux dirigeants, dont on nous ressert l'image à chaque occasion.

Ainsi, se sont apaisées, selon ce double message,  les relations conflictuelles entre les deux Etats. Et la paix règne ainsi sur le continent. 

Faut-il croire pourtant que ces manifestations ostentatoire d'amitié franco-allemande sont gage de paix  des deux côtés du Rhin ?

Le Figaro nous apprend qu'une précédente mise en scène, avec le même objectif, avait été déjà organisée par l'Allemagne, alors nazie, en 1936...:

 

Le Figaro

28 et 29 mai 2016

 

Verdun, un siècle de relations franco-allemandes

 

Extrait

 

Car le plus singulier, aujourd’hui, est de découvrir le rôle joué par la bataille de Verdun dans l’histoire allemande, en particulier nazie (…).

Tout change avec l’arrivée de Hitler au pouvoir. Un phénomène très bizarre (tout au moins à nos yeux contemporains) se dessine : on découvre, à lire Prost et Krumeich, que les nazis ont été les premiers à avoir proposé sournoisement une commémoration franco-allemande à Verdun ? A l’initiative d’Otto Abetz, un « Comité France-Allemagne » est créé et il va réussir à exploiter très habilement le pacifisme d’une bonne partie des Français, notamment les associations d’anciens combattants de gauche, comme la plus importante, l’Union fédérales des mutilés (UF), qui semblaient déjà acquises à l’idée de se rapprocher des Allemands. Les nazis parviennent aussi à vaincre les réticences des associations d’anciens combattants français de droite, notamment ceux de l’Union nationale des combattants (UNC).

 

Au moment ou Hitler remilitarise la Rhénanie, au printemps 1936, , tout est paradoxalement prêt pour une célébration franco-allemande en fanfare, les 12 et 13 juillet 1936, qui se veut pacifique, vingt ans après les terribles combats. Du côté français, on veut tellement préserver la paix que toutes les renonciations paraissent souhaitables. Rappelons que cette cérémonie se fait peu de temps avant les Jeux olympiques de Berlin et le début de la guerre d’Espagne. L’aveuglement ‘pacifiste’ est a son comble parmi les dirigeants français. Plus de 30.000 représentants des soldats des nations ayant pris part à la Grande Guerre se retrouvent en ce mois de juillet 1936, à Verdun pour célébrer l’évènement. A cette occasion, un orateur de la délégation nazie déclara, en s’adressant aux Français : «  Tous les Allemands, et d’abord le Führer, (croient) fermement à la possibilité que les deux peuples puissent vivre désormais en voisins pacifiques » (sic). Toutes les délégations se rassemblèrent devant l’ossuaire de Douaumont et prononcèrent ensemble un très étonnant « serment de Douaumont » qui évoquèrent les morts en ces termes : « Ceux qui demeurent ici ne sont entrés dans la paix des morts que pour fonder la paix des vivants(…) La paix que nous devons à leur sacrifice, nous jurons de la sauvegarder et de la vouloir ».

LIRE LA RELATION DE LA CEREMONIE
PAR LE "Petit Dauphinois"

EN CLIQUANT CI-DESSOUS

http://www.memoireetactualite.org/presse/38PETITDAUPH/PDF/1936/38PETITDAUPH-19360714-P-0002.pdf9360714-P-0002.pdf

 

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Le maréchal Pétain salué par Otto Abetz

Ce rapprochement franco-allemand, triste manifestation d’hypocrisie, d’un côté, d’illusions et de renoncement, de l’autre, se poursuivit jusqu’en 1939, lorsqu’il ne fut plus possible de s’aveugler sur les véritables intentions hitlériennes"  

 

"canempechepasnicolas"

Ainsi, Le Figaro nous le rappele : deux ans avant la capitulation de Munich, 

...le gouvernement hitlérien et les autorités françaises inauguraient déjà la "collaboration" qui sera officiellisée à Montoire par Pétain et Hitler, le 24 octobre 1940, seulement quatre ans après la cérémonie de Verdun de 1936, déjà présentée comme une "ode à la Paix" entre la France et l'Allemagne...

Discours aux français 30 octobre 1940

Philippe Pétain

Une leçon pour aujourd'hui

 

 

 

 

Tag(s) : #Histoire

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