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La CGT, le Brexit et l'Union européenne : l'opinion de Jean LEVY et du Diablo

"canempechepasnicolas" s'exprime :  

 

La CGT, ses organisations, ses militants et syndiqués se battent depuis le mois de mars contre le saccage programmé du Code du Travail, pour le retrait de la loi Makhri, qui illustrent cette offensive de contre-révolution sociale menée conjointement par le pouvoir  PS et le Medef, et soutenue par la CFDT.

Or, face à la mobilisation ouvrière, se dresse la Commission de Bruxelles et, en première ligne, son président, Jean-Claude Juncker, qui pressent, au nom de l'Union européenne, le gouvernement Hollande-Valls-Macron d'aller plus vite et plus loin dans la regression sociale et l'austérité.

Cette attitude illustre bien le rôle dévolu à la construction européenne depuis ses origines  : celui d'établir "un marché intérieur comportant un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée". 

Les salariés, en se battant courageusement pour le retrait de la loi Makhri, mesurent bien aujourd'hui la néfaste réalité de la politique qui découle des objectifs de l'Union européenne. 

C'est à l'honneur de la CGT d'avoir combattu frontalement dès le premier jour, la mise en place de de l'UE.

Aussi, la prise position confédérale - que nous portons à la connaissance de nos lecteurs - mettant en cause le vote démocratique du peuple britannique, se place ainsi, non seulement sur les positions exprimées par l'oligarchie bruxelloise, mais également sur celles de la City de Londres et des salles de marché européennes, qui déplorent le choix des masses populaires d'outre Manche, comme sur celles de la CFDT et du gouvernement PS.

Cette attitude de la direction confédérale est préjudiciable à la difficile lutte de classe que méne aujourd'hui les salariés français.

Il est nécessaire qu'un débat national s'ouvre au sein de la CGT à tous les niveaux sur l'appartenance néfaste de la France à l'Union européenne, à celle de notre organisation à la Confédération Européenne des Syndicats, qui en épouse les objectifs et sur la solidarité que nous devons développer avec la classe ouvrière britannique, fidèle par son vote massif pour le Brexit, à la lutte qu'elle mène ainsi contre sa propre ologarchie.

 

La cgt

 

Brexit. L’urgence est à l’Europe sociale !

 

La Cgt rappelle que l’urgence est à la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, la démocratie, la coopération, l’égalité de traitement et le progrès social.

Le Royaume-Uni a choisi majoritairement de quitter l’Union européenne. Plus d’un million de voix séparent les partisans du Retrait de ceux du Maintien dans un référendum qui a rassemblé plus de 72 % des inscrits, ce qui est un record.

Ce vote est avant tout le résultat d’une construction européenne fondée sur l’austérité et le dumping social.

Loin de contribuer à la cohésion des peuples européens, ces politiques ont entraîné une dégradation des conditions sociales, et des services publics, pesé sur les salaires et généralisé la précarité l’emploi. Elles ont ouvert en grand la porte au repli nationaliste, aux partis populistes voire xénophobes.

 

La Cgt rappelle que l’urgence est à la construction d’une Europe fondée sur la solidarité, la démocratie, la coopération, l’égalité de traitement et le progrès social.

 

La Cgt poursuivra ses efforts au sein de la Confédération européenne des syndicats pour construire cette Europe sociale qu’appellent tous les peuples de leur vœu. Elle assure de son soutien la confédération des syndicats britanniques pour que les travailleurs britanniques ne fassent pas les frais du Brexit.

 

Elle appelle de rompre immédiatement avec les politiques d’austérité et à mobiliser les moyens et ressources européens pour lutter contre les inégalités et la précarité, augmenter les salaires et les minima sociaux, renforcer les services publics et réaliser les investissements publics comme nous le proposons avec la CES.

C’est pour lutter contre le dumping social que les peuples se mobilisent en Europe notamment en Grèce, en Belgique, en Espagne et bien sûr en France avec la mobilisation contre la loi travail.

La CGT avec six autres organisations syndicales, d’étudiants et de jeunes, appelle les salariés, les privés d’emploi et les retraités à poursuivre cette bataille pour le progrès social et à se mobiliser massivement lors de la prochaine journée d’actions du 28 juin.

 

Montreuil, le 24 juin 2016

 

A propos d'un communiqué intempestif de la CGT sur "l'Europe sociale"

Alors que les militants de la CGT sont à la pointe de la lutte pour le retrait de la loi El Khomri qui se poursuit avec le soutien largement majoritaire des Français et particulièrement du monde du travail. Alors que cette loi est précisément la transposition des directives et autres « recommandations » de la Commission européenne, la confédération nous inflige, après le vote du BREXIT des britanniques, un communiqué qui nous afflige, en continuant à nous jouer le refrain de « l’Europe sociale ».

L’Union Européenne est, en fait, un outil conçu par le grand capital (Business Europe). L’ultralibéralisme étant gravé dans le marbre de ce monstre qui selon les propos même de Madelin est « un vaccin contre le socialisme ».

Ainsi, alors qu’à travers l’Europe les plans d’austérité se succèdent dans avec leurs cortèges de chômeurs et de pauvres, que les peuples rejettent, avec les moyens dont ils disposent, cette politique mortifère, le mot d’ordre commun à nombre d’organisations syndicales et politiques situées à « gauche » ne change pas !

Que disent-ils ? « Il faut changer l’Europe, il faut refonder l’Europe, il faut une Europe sociale…etc ». Mais le bon sens populaire ça existe et ces propos rabâchés ne s’avèrent pas convaincants, pris pour ce qu’ils sont : des balivernes !

Il est en effet illusoire d’imaginer que l’on puisse, à l’unanimité de 28 (27 ?) pays, se mettre d'accord, à la virgule près, pour réécrire des traités d’un toute autre nature que ceux existants et donc abandonnant la logique de la « concurrence libre et non faussée » au nom de laquelle on liquide les services publics, la Sécu, les entreprises nationales…

Dans ces conditions, il ne nous reste que le combat pour sortir de cette prison des peuples et pour retrouver notre souveraineté.

Naturellement, cette sortie ne déboucherait pas directement sur le « paradis socialiste » mais notre peuple retrouverait les leviers qui pourrait actionner dans un sens ou dans un autre y compris dans le sens du progrès social, ce qui est impossible aujourd’hui puisque les traités européens les en empêchent.

Loin du « repli nationaliste », notre peuple souverain, pourrait alors valider une politique de coopération internationale mutuellement avantageuse sur le continent européen et bien au-delà, je pense particulièrement à l’Afrique.

Malheureusement, la déclaration confédérale de la CGT ne prend pas cette voie et j’y perçois une sorte d’aveuglement qui m’inquiète.

En effet, nous devons être conscients que si les forces de progrès, qui incluent les syndicats, s’obstinent, des forces politiques détestables mais expertes en démagogie finiront par enlever la mise pour le plus grand malheur de notre pays et de notre peuple.

El Diablo

 

Tag(s) : #Europe

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