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Réflexion sur l’expérience SOCIALISTE dans les pays de l’Est,    par Bruno Drewski

 
 
 

Un certain nombre d’entre nous ont reçu cette invitation à participer à une réflexion sur un bilan réel des expériences socialistes :  

La municipalité de Calonne-Ricouart et les Amis d’Edward Gierek organisent, ce vendredi 14 mai à partir de 18h 30 en l’hôtel de ville de Calonne-Ricouart (Pas-de-Calais), un débat sur le thème du bilan de l’expérience socialiste à l’Est… afin, à notre niveau, de faire face au rouleau compresseur  de la désinformation.  Nous sommes preneurs de toutes réflexions sur le sujet afin de le préparer  au mieux…Voici la réponse de Bruno Drewski qui collabore à notre blog.(note de DB)

En ce qui me concerne, j’ai eu une expérience régulière des pays de l’ancien bloc socialiste, en particulier de la Pologne et depuis, je suis l’évolution de ces pays à travers mes activités de chercheur, en contact avec ces sociétés.

Militant dans le département international de l’association étudiante en Pologne dans les années 1970, j’étais chargé des relations avec les étudiants étrangers, pour beaucoup originaires des autres pays socialistes ou du tiers monde, ce qui m’a donné une bonne idée de la situation dans chacun d’entre eux. Mon souvenir est que deux pays faisaient nettement la différence : Cuba et le Viet-Nam. Là on avait à faire à des gens réellement politisés. Les étudiants de RDA aussi étaient très politisés mais avec une discipline un peu « prussienne » qui heurtait les « Slaves ». Pour les autres pays, la dépolitisation et le conformisme faisaient déjà des ravages dans les années 1970. Mais je tiens à dire que l’ambiance générale à cette époque était « bon enfant », pas du tout la « dictature sinistre » dépeinte par les médias occidentaux dans les années 1980.
C’était plutôt le contraire, on ne pouvait être mis à la porte de son boulot, même si on n’y faisait preuve d’une paresse incurable, on pouvait critiquer autant qu’on voulait ses chefs. La différence entre l’Est et l’Ouest, c’était qu’à l’Ouest on pouvait dénoncer le président de la République, mais qu’il était impossible de s’attaquer publiquement à son patron, à son entreprise et à ses chefs. Exactement le contraire à l’Est. Le chef de l’Etat était inattaquable publiquement, en réunion, mais tous ses chefs au boulot pouvaient être publiquement dénoncés en réunion et personne ne s’en privait. Résultat, le directeur hésitait à exiger des salariés trop d’efforts pour qu’on n’intervienne pas en haut lieu afin de lui faire perdre son poste.
On n’avait alors peur de rien, on savait (ou pensait savoir) que la vie serait paisible, on savait qu’on la vivrait en sécurité et, à cette époque, on pouvait dire tout ce qu’on voulait.

Et même la police politique...

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http://www.communcommune.com/2016/08/reflexion-sur-l-experience-socialiste-dans-les-pays-de-l-est-par-bruno-drewski.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail 

Tag(s) : #Histoire
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