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COMITE VALMY

Quinze jours avant la confirmation officielle de sa pneumonie...
Le Monde  du 29 août écrivait :
La « maladie » de la candidate Clinton,
intox persistante de la presse de droite aux Etats-Unis

 

Certains blogs américains de droite et d’extrême droite, mais également la chaîne d’information Fox News, déploient des trésors d’énergie pour alimenter la rumeur : Hillary Clinton serait « malade ».

 

Plusieurs commentateurs ont affirmé que Hillary Clinton avait eu, ce jour-là, un sérieux problème de santé. Outre le fait qu’il serait discutable de refuser l’investiture à quelqu’un pour cause d’épilepsie, une journaliste de l’agence Associated Press, présente au moment où la vidéo est tournée, a démenti cette version.

« Deux mois après, cet échange est devenu le fondement de l’une des théories conspirationnistes les plus répandues chez certains partisans de Donald Trump : la santé faiblissante de Hillary Clinton.
Une autre image, où l’on voit la candidate se faire aider pour monter des marches, a permis à certains de spéculer sur sa force physique.
Or, il est clair qu'Illary Clinton est en pleine forme...

Le Washington Post 

se moque également de l’éruption de théories du

complot sur la santé d’Hillary Clinton. « Ha ! Ha ! Ha !

Regardez-moi ces crétins ! » :

 

Doubles, médecins secrets : les théories du complot sur Clinton fleurissent après le diagnostic de pneumonie

les théories conspirationnistes recueillies dans le cadre du hashtag #HillarysHealth (La santé d’Hillary) se sont multipliées avant dimanche matin.

...

Pendant quelques heures, le fait que Clinton ait titubé en allant vers la voiture qui l’a conduite à l’appartement de sa fille, à New York, a été interprété comme la preuve que les pires théories du complot étaient vraies- et, chose tout aussi importante, que les médias les avaient occultées.

 

L’accusation d’avoir occulté ces théories était quelque chose que les éditeurs du Washington Post ne pouvaient pas supporter. Ils en ont immédiatement trouvé une pour accréditer la leur :

 

L’homme qui a découvert la CTE* pense qu’Hillary Clinton a pu être empoisonnée

Bennet Omalu, le médecin légiste qui a tellement embarrassé la National Footbal League avec sa découverte d’encéphalopathie traumatique chronique dans le cerveau des joueurs décédés, dit que le staff d’Hillary Clinton devrait effectuer des contrôles sur un éventuel empoisonnement, après sa chute dimanche à New York.

 

La seule question qui reste, c’est : Qui a fait ça ? Enfantin, pour le Washington Post : « Poutine, Poutine, Poutine, Trump ... »

 

Le WP l’a répété sur Twitter, en ajoutant que sa déduction venait du fait qu’il ne faisait pas confiance au président russe Vladimir Poutine, ni à Donald Trump, le candidat républicain à la présidentielle, qui a exprimé son admiration pour Poutine.

 

Quelques jours avant ce dernier épisode, Fred Hiatt Funny Funny Pages**, alias la page des Opinions du wapo, avaient lancé une autre théorie conspirationniste démente sur Poutine / Clinton :

 

Les Russes tentent de fausser l’élection. Ils pourraient essayer de faire élire Trump. A moins - et cela, bien sûr, serait encore bien pire – qu’ils n’essaient de truquer l’élection pour que Clinton soit élue, en plantant probablement des preuves qui relieraient la fraude à la campagne de Clinton.

 

Ainsi, selon Anne Applebaum, les Russes veulent que Trump soit élu. Mais, en même temps, ils ne veulent pas que Trump soit élu. Ils vont donc faire en sorte que Clinton soit élue. Par conséquent, quel que soit le résultat des élections ce sera l’œuvre de Poutine. Et pourquoi ferait-il cela ? Parce que « Poutine, Poutine, Poutine, Trump .... » N’est-ce pas une raison suffisante ?

 

Ces articles obéissent à la « Loi du journalisme en Corée du Nord » commeAdam Johnson l’a si bien dit :

 

Le respect des règles éditoriales est inversement proportionnel au statut d’ennemi d’un pays, tel que décrété par le Département d’Etat américain.

 

Le temps de l’élection est toujours une période où les médias américains perdent la tête. Mais je ne me souviens pas d’une autre campagne aussi ridicule que celle-ci. Cette réaction obsessionnelle : « c’est Poutine ! C’est Poutine ! », à propos de tout ce qui pourrait éventuellement se produire est carrément démente.

 

Vraiment, c’est triste de voir un journal comme le Washington Post, qui était autrefois sérieux, se noyer dans un marécage des ragots inventés et de journalisme de caniveau.

 

Moon of Alabama 
13 septembre 2016

Notes : * Encéphalopathie traumatique chronique ** Les pages drôles de Fred Hiatt

Traduction : Dominique Muselet


 

Tag(s) : #Médias
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