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 D'hier à aujourd'hui : du Chili 1973...à la Syrie 2016,    par Jean LEVY
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 D'hier à aujourd'hui : du Chili 1973...à la Syrie 2016,    par Jean LEVY
 D'hier à aujourd'hui : du Chili 1973...à la Syrie 2016,    par Jean LEVY

par Jean LEVY

 

Ca s’est passé un 11 septembre, en 1973, là-bas en Amérique du Sud.

Une action terroriste de grande ampleur, mise au point à l’étranger, s’en est prise à une démocratie, à son gouvernement, au peuple qui l’a librement élu. Des avions ont lâché des bombes sur la ville et sur les immeubles, symboles de son pouvoir.

L’opération a coûté la vie à plus de 3.000 citoyens et 35.000 ont été torturés.

Et combien d’autres victimes… ?

Mais ce 11 septembre-là, personne ne le célèbre dans les médias.

C’était en 1973, à Santiago, au Chili

La puissance étrangère incriminée, dans la préparation et le soutien de cet acte terroriste, c’est les Etats-Unis. Et dans le rôle de meneur de jeu, son Secrétaire d’Etat, Henry Kissinger et ses services, la CIA en premier lieu.

 

Le Monde n’a pas titré, pour l’occasion :

« Nous sommes tous Chiliens ! ».

 

Et dix ans, vingt ans, trente ans plus tard, France Inter n’a pas déplacé ses studios sur place pour célébrer l’évènement, et mobilisé l’antenne tout le jour durant.

 

Cependant, le Président du Chili, Salvador Allende est mort, ce jour-là, les armes à la main, alors que les chars de Pinochet sillonnaient les villes et cernaient les bidonvilles, alors que s’emplissaient les stades d’hommes, de femmes et d’enfants, d’ouvriers, d’étudiants coupables d’avoir soutenu leur président,

 

Le Chili s’installait dans la nuit glacée de la dictature pour 17 ans.

La vie de dizaines de milliers de civils était menacée, sans que ceux-ci réclament, pour les secourir, l’intervention armée de l’étranger.

Le peuple chilien ne le demandait pas, comptant sur ses seules forces pour organiser la résistance.

 

A Paris, la tête de Pinochet n’était pas mise à prix. Et le gouvernement d'alors ne comptait pas les jours du dictateur, avec lequel de juteuses affaires étaient réalisées. L’Elysée, en ces temps-là,  ne clouait pas au pilori la Maison Blanche, pour son coup d’Etat et le meurtre de Salvador Allende.

Nous demeurions « les plus fidèles alliés » des USA ».

Comme aujourd’hui en Syrie où le gouvernement PS considère comme "ennemi" le gouvernement légal du président Assad, élu par son peuple, et comme "ami", et même "alliées" les forces étrangères qui lui ont déclaré la guerre depuis 2011...

Aurait-on vu un ministre "socialiste" des Affaires Etrangères, tel Laurent Fabius, déclarer que "Salvador Allende ne méritait pas de vivre"...Aurait-on admis  que la France fournisse armes et munitions à Pinochet ?

 

C'est pourtant ce que se passe dans notre pays aujourd'hui.

Le pouvoir PS, caniche des Etats-Unis, soutient diplomatiquement et militairement, les "rebelles" djihadistes", de la mouvance Al Qaida, au nom de la liberté et de la démocratie, tout en prétendant combattre en France, leurs homologues d’EI...

Et notre ennemi déclaré, c'est le gouvernement laïc de Damas, agressé de l'étranger par des hordes soutenues par l'Arabie Saoudite et le Qatar, nos meilleurs clients de Rafales et de missiles... 

 

On mesure ainsi l'ampleur de la duplicité du gouvernement Hollande-Valls, qui ose encore se présenter comme le meilleur défenseur de la démocratie...

 

Tag(s) : #Histoire
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