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Giscard des Finances à l'Elysée
Giscard des Finances à l'Elysée
Giscard des Finances à l'Elysée
Giscard des Finances à l'Elysée

Giscard des Finances à l'Elysée

 

par Jean LEVY

 

La démission d'Emmanuel Macron du gouvernement et sa mise en orbite présidentielle sont traitée par l'ensemble des médias comme s'il s'agissait d'une péripétie politicienne, certes de première grandeur,  mais s'inscrivant simplement dans la campagne de conquête de l'Elysée, une candidature de plus, mais qui pourrait chambouler les pronostics. 

S'agit-il vraiment d'une ambition de plus, qui entre dans la course aux égos ?

Ou d'un évènement, résultant de la crise profonde du capital, et l'expression de la volonté de celui-ci de trouver une issue politique nouvelle pour tenter d'y faire face ?

 

Ce divorce entre le responsable de l'Economie et le Président de la République n'est pas chose nouvelle. Rappelons-nous l'opposition de Giscard d'Estaing à de Gaulle, de son "Oui, mais..."de 1967 jusqu'à son appel à voter NON au référendum annoncé par le général en 1969. 

Dans ce temps-là, il était moins facile de s'opposer publiquement au grand homme, qu'aujourd'hui à François Hollande...cela prenait plus de temps...

On sait que la rupture avait pour raison la vision de Giscard de l'évolution du capital, celle d'un futur mondialisé, alors que de Gaulle était resté au schéma de 1958 : celui d'un capitalisme monopoliste d''Etat, en forte friction avec la volonté dominatrice de Wall Street. Giscard avait alors fait siens les intérêts américains et devenait,  à terme,  l'homme qui les assumerait en 1974. 

Aujourd'hui, le capital mondialisé est en pleine crise. Il ne peut plus supporter les demi-mesures, "les choses faites à moitié". François Hollande, pour l'oligarchie, n'est plus l'homme de son temps. Et même les leaders politiques de la droite classique ne répondent plus aux besoins d'un ordre nouveau visant à une déréglementation généralisée de l'économie. L'assise électorale des Sarkozy, Juppé et Fillon, s'est restreinte,  à l'égal de celle du PS. La base sociologique des uns et les autres leur permet plus difficilement de  "renverser la table" .  Leurs leaders déconsidérés ne conviennent plus aux oligarques qui mènent la danse. Il leur faut un personnel politique "neuf", avec un langage "jeune" - comme Giscard dans son temps, incarnant la "modernité".

Souvenons-nous du droit de vote à 18 ans et de la loi Veil sur l'avortement, mesures qui n'entament pas les marges de profit.

Aujourd'hui, l'ex- gérant de la banque Rothschild, est un homme du sérail. Il prêche d'ouvrir toute grande la liberté d'entreprendre, sans règlement, sans frontières, sans restriction, sans aucune obligation, la libre circulation du loup dans la bergerie...Au niveau de l'Europe, et demain, avec le TTIP, dans le monde entier !Que le meilleur gagne ! Tant pis pour le perdant ! La Loi Khomri poussée à ses extrêmes, pas seulement "à moitié". 

Le capital mondialisé n'a plus le choix - ni le temps - de finasser : les dividendes doivent encore et toujours augmenter. Sur le dos, en premier, des salariés, mais aussi au détriment de l'ensemble du peuple français. 

Jusqu'au jour où celui-ci...mais ceci est une autre histoire, qu'il faudra bien vite raconter !

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Derrière l'"Opération Macron", le "Uber" de la politique... par Jean LEVY

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http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2016/08/derriere-l-operation-macron-le-uber-de-la-politique-par-jean-levy.html

 

 
 

Tag(s) : #Politique française

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