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Le G20 Made in China : un séisme géo-économique

Le Saker

Francophone

 

par Pepe Escobar  

Le 6 septembre 2016 –

Source CounterPunch

 

Ce qui vient d’avoir lieu à Hangzhou, en Chine, est d’une immense importance géo-économique. Depuis le début, Pékin a pris le G20 très au sérieux ; cela a été conçu comme l’affaire de la Chine, et non celle de l’Ouest déclinant. Et encore moins celle de Washington.

 

Annonçant l’ordre du jour pour les discussions, le président Xi Jinping est allé droit au but géopolitique, lorsqu’il a donné le ton : «La mentalité caduque de Guerre froide doit être rejetée. Il est urgent de développer un nouveau concept de sécurité inclusive, globale, concertée et durable.»

Rapprochez-le des quatre prescriptions de Xi − «innover, revigorer, interconnecter et inclure» − ​​nécessaires pour redynamiser l’économie mondiale.

Agissant de facto comme chef d’État-mondial, Xi a ensuite procédé, lors de l’ouverture du sommet, à l’introduction d’un paquet très ambitieux − le résultat d’une planification épuisante qui a duré des mois dans la perspective du G20 de Hangzhou.

Le paquet est conçu pour propulser à nouveau l’économie mondiale vers la croissance et installer en même temps plus de règles chinoises amicales dans l’architecture économique mondiale et dans sa gouvernance.

Le projet ne pouvait pas être plus ambitieux pour contrecarrer le sentiment croissant anti-commerce et anti-mondialisation, en particulier à l’Ouest − du Brexit à Trump − en plaisant simultanément à un auditoire choisi, sans doute le rassemblement le plus important de leaders mondiaux dans l’histoire de la Chine, et en même temps, à long terme, en visant à prévaloir pour de bon sur la domination occidentale menée par les USA.

Voilà un revirement prévisible mais toujours remarquable pour la Chine, qui a bénéficié, comme toute autre nation, de la mondialisation − par sa croissance au cours des trois dernières décennies − essentiellement alimentée par des investissements étrangers directs et un déluge d’exportations.

Mais maintenant la géo-économie a atteint une zone de turbulence extrêmement préoccupante. Depuis la fin de la guerre froide en 1989 − et de l’Histoire elle-même, s’il faut en croire les nigauds académiques − cela n’a jamais été aussi terrible. L’appât du gain a conduit l’inégalité à vaincre la mondialisation. En un mot, une faible inflation − en raison de la concurrence mondiale − a conduit à de proverbiales politiques monétaires expansionnistes [QE : planche à billets, NdT], qui ont gonflé les bulles du logement, de l’éducation et des soins de santé, étouffant les classes moyennes et permettant à une richesse illimitée de couler à flot vers la minorité du 1% des propriétaires d’actifs.

Pourtant, même pendant la décélération, la Chine était encore responsable de plus de 25% de la croissance économique mondiale en 2015. Elle reste le turbo-propulseur principal, tout en supportant, en même temps, le fardeau du titre – auto-attribué – de représentant des pays du Sud dans la gouvernance économique mondiale .

L’investissement de la Chine, hors de ses frontières, a bondi de 62% à un niveau record de $100 milliards au cours des sept premiers mois de 2016, selon le ministère chinois du Commerce.

Mais il y a un problème, 

 

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Tag(s) : #Chine

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