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La leader du Parti pirate, Birgitta Jonsdottir (à dr.) entourée de militants le 29 octobre 2016 lors des élections législatives

 

Législatives en Islande:

le Parti pirate ne réalise pas la percée espérée

REUTERS/Geirix

Les « pirates » islandais ont réalisé une belle percée lors de législatives anticipées qui ont sanctionné la droite sortante, mais sans cependant assurer de majorité à l'opposition, selon des résultats partiels. Le Parti pirate ne fait cependant pas aussi bien que le laissaient entendre certains sondages d'opinion.

L'Islande est entrée ce dimanche 30 octobre dans une phase d'intenses marchandages politiques au lendemain de législatives anticipées qui n'ont pas dessiné de majorité, malgré la percée du Parti pirate face à la droite gouvernementale. Le scrutin assure 29 sièges sur 63 à la coalition de centre-droit sortante, contre 27 sièges aux « pirates » et leurs alliés de centre-gauche, selon des résultats définitifs proclamés ce dimanche matin.

L'élection à un tour convoquée avant la fin de la mandature du fait de la démission du Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson (Parti du progrès), seul chef de gouvernement au monde victime du scandale des Panama Papers, est un succès en demi-teinte pour le Parti pirate qui avait juré « d'écrire l'Histoire ».

Avec neuf élus à l'Althingi, le Parlement monocaméral, il triple son score de 2013 et devient la deuxième formation politique du pays, à parité avec le mouvement Gauche-Verts. Mais il n'atteint pas les 12 députés prévus par les sondeurs et échoue à sécuriser la majorité absolue avec ses alliés.

Démission du Premier ministre 

 

« Ce qu'on pouvait supposer s'est produit : les jeunes électeurs ne se sont pas déplacés » alors qu'ils constituent le coeur de cible des « pirates », analyse Gretar Eytorsson, professeur de sciences politiques à l’Université d’Akureyri. « Nous sommes très satisfaits », a réagi de son côté samedi soir Birgitta Jonsdottir, la leader des « pirates », comparant ses supporters et militants à des « »Robin des Bois » déterminés à « prendre le pouvoir aux puissants pour le donner au peuple ».

Attelage hétéroclite de hackers, militants écolos et libertaires créé en 2012, les « Piratar » semblaient pourtant avoir fait le plus dur en scellant un accord de coalition avant l'élection avec trois partis de l'opposition de gauche et du centre. Si le mouvement Gauche-Verts obtient 10 sièges, trois de plus qu'en 2013, les sociaux-démocrate en perdent six pour descendre à trois mandats tandis que les centristes d'Avenir radieux n'en conservent que quatre sur six.

Côté majorité sortante, le Parti de l'indépendance sort en tête avec 21 sièges. Un score inattendu et cependant insuffisant pour contrebalancer la déroute de son partenaire, le Parti du progrès qui ne compte plus que 8 députés. Son président, le Premier ministre Sigurdur Johannsson,a remis ce dimanche sa démission au président de la République Gudni Johannesson.

(Avec AFP)

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