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Tulle : quand une banque porte plainte contre la cgt, cela va beaucoup plus vite !
Tulle : quand une banque porte plainte contre la cgt, cela va beaucoup plus vite !

L'Echo

La volonté de casser la CGT

 

Une centaine de personnes s’est rassemblée devant le commissariat de Tulle ce vendredi après-midi pour soutenir Sylvain Roch, secrétaire de l’UL CGT de Tulle, entendu par la Police suite à un dépôt de plainte de la Banque Populaire «pour dégradation volontaire» dans le cadre d’une action menée le 2 juin dernier.

L’audition a duré presque 2h30. Pendant tout ce temps, une centaine de personnes sont restées rassemblées devant l’Hôtel de Police: des syndicalistes CGT, FSU et Sud, des communistes, des militants associatifs (LDH, RESF...), des citoyens du mouvement Nuit Debout solidaires de Sylvain Roch.
 

Le secrétaire de l’UL CGT de Tulle a été entendu au commissariat suite à une plainte de la Banque Populaire pour «dégradation volontaire». Le 2 juin dernier, dans le cadre d’une action contre la loi Travail à Tulle, l’intersyndicale CGT, FO, Solidaires, FSU, avait décidé de manifester devant l’agence de Souilhac de la Banque Populaire pour soutenir une employée, syndiquée à la CGT, victime d’un «licenciement abusif». A cette occasion, des affiches avec des slogans avaient été collées sur la façade de la banque. Ce sont ces faits qui sont reprochés. «Ils m’ont demandé comment cela s’était passé, je leur ai dit que c’était l’AG qui avait tout décidé», raconte Sylvain Roch à la sortie de son audition. «Ils ont voulu savoir qui était dans cette assemblée générale, je leur ai répondu : “tout ceux qui étaient présents”. Donc l’AG est dans la merde parce que la Banque Populaire veut l’attaquer ! Le policier m’a demandé aussi si l’assemblée générale comptait rembourser la banque. Je lui ai dit qu’il fallait poser la question à l’AG mais que cela m’étonnerait», s’amuse-t-il avant d’indiquer qu’il allait y avoir des suites. «Il y a un risque pénal et civil : une contravention et un dédommagement de la banque».
 

Sylvain Roch a rappelé que la CGT avait auparavant porté plainte contre la Banque Populaire pour «harcèlement et discrimination» envers l’employée syndiquée CGT qui a été  licenciée. «Cela fait plus d’un an et nous n’avons eu aucun retour des autorités. Bizarrement quand une banque porte plainte pour des affiches collées, cela va beaucoup plus vite. C’est ce qui s’appelle la justice de classe !», s’agace le responsable syndical. Ce dernier a aussi été questionné sur les coupures de courant qui avaient aussi été effectuées dans le cadre des manifestations contre la loi Travail.
 

Sur ce sujet, Béatrice Dubreuil, responsable de la CGT Energie Corrèze-Cantal a été entendue le 25 août au commissariat de Tulle. «Enedis (ex-ErDF) a déposé deux plaintes», souligne-t-elle. Quinze jours plus tard c’était au tour du secrétaire départemental de la  CGT d’être au poste. «J’ai été convoqué pour nécessité pour une enquête», commente René Peyrical. «ça a duré 45 minutes, ils voulaient savoir qui avait coupé l’électricité et organisé la manifestation devant la banque», ajoute-t-il.*
 

«Derrière tout cela, il y a une volonté de l’appareil gouvernemental de casser la CGT. Des militants sont aussi inquiétés dans les autres départements», analyse-t-il. «On sent bien que c’est notre syndicat qui est visé. Mais on ne lâchera pas ! De tout temps la CGT a toujours tenu. Elle est toujours là malgré les hauts et les bas car elle se base sur les revendications des salariés», souligne René Peyrical qui rappelle que «le gouvernement socialiste a refusé de voter la loi d’amnistie syndicale».

Karène Bellina

Tag(s) : #Lutte de Classe

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