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Union locale CGT de Tourcoing : Contre l'expulsion de son local et pour l'ancrage sur le terrain !

 

C’est évidemment dans l’hôtel particulier de la rue de Lille que l’union locale CGT a tenu son congrès. Parce que les adhérents en ont fait un symbole de la lutte sociale. L’ancienne demeure de la famille Lorthiois-Motte, patron textile, est aujourd’hui propriété municipale et accueille la maison des syndicats. Si les organisations syndicales s’acquittent des impôts locaux, elles y sont hébergées gratuitement depuis trente ans.

 

 

En décembre dernier, Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, a annoncé sa décision de leur faire payer un loyer. «  Déjà il nous a supprimé la subvention de 9 000 €, compensée par une hausse de nos adhésions. Mais là nous expulser de notre union locale est inadmissible. Nous sommes maintenant dans un rapport de force  », s’emporte Samuel Meegens, à la tête de l’UL CGT.

Le syndicat revendique son rôle social et affiche des chiffres : «  En 2015, deux mille personnes sont venues nous rencontrer. 150 salariés ont été assistés et 150 syndiqués ont rencontré notre avocat. Nous avons également reçu 90 personnes lors de nos permanences pour les salariés consommateurs. Nous avons un rôle social !  »

Lors du congrès de vendredi, les adhérents ont décidé de poursuivre la lutte. «  On ne paiera pas le loyer en 2018. On est sans doute l’association qui a la plus grande vitalité sur Tourcoing avec un rôle culturel et social. Il n’est pas possible de nous mettre dehors. » Et les adhérents se sont dits prêts à s’installer sur le parvis de la mairie si leur union était expulsée.

Être présent dans les quartiers

Preuve de « l’utilité sociale » de l’union locale : la défense de l'hôtesse de caisse d'Auchan City et le caissier de Dia. «  Et aujourd’hui toutes les personnes qui viennent nous voir connaissent l’affaire Auchan City. Cela a relayé le combat de notre section. Mais l’affaire la plus importante aujourd’hui est peut-être celle qui nous oppose à Dia.  »

 Un salarié de 57 ans a été licencié suite à une erreur de caisse de 18 €. La CGT s’est alors mobilisée et a lancé une pétition dans le quartier du Chêne-Houpline. «  Lorsque nous avons recueilli la pétition, les gens étaient là. Il y avait même un monsieur de 90 ans qui s’était déplacé et qui nous a montré sa médaille de la CGT.  » C’est ce travail dans le terrain que la CGT aimerait bien mettre en place. «  Tout le monde ne vient pas jusqu’à notre permanence.  » Pourtant celle-ci est encore là… rue de Lille.

Il y a un autre combat que l’union locale CGT ne veut pas abandonner : la lutte contre la loi Travail. «  Il n’y aura pas seulement une lutte dans les entreprises mais aussi une mobilisation jusqu’à l’abrogation. Manifestations, initiatives... nous continuons.  »

 

 

Tag(s) : #Lutte de classes