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Jean Pierre Page

Mélenchon  qui a un certain talent l'a compris, il a un espace il l'occupe d'autant que le PCF en est incapable,  il a un projet, une vision, une ambition, il est cultivé et il a aussi du tempérament, et en plus il n'y a plus que lui comme orateur et polémiste dans la tradition socialiste française.

Mais bon, Melenchon à son agenda politique et il est bien loin de faire le compte si on veut amorcer un changement radical, digne de ce nom. Pourtant et sans doute à cause de ce que sont les traditions ouvrières dans notre pays je ne le mettrai pas dans le même sac que Syriza ou Podemos. …

Claude Beaulieu

Cette opinion de Jean-Pierre me semble très dangereuse, aventuriste et particulièrement inquiétante. Il nous propose plus ou moins implicitement de faire confiance à la mise en scène théâtrale de l’entrisme trotskiste de Mélenchon. Il est séduit par le talent évident de celui-ci.

Je rappellerai en passant que celui-ci a toujours refusé toute discussion avec des représentants du Comité Valmy en particulier lorsqu’on les lui proposait par l’intermédiaire de notre ami commun, l’ancien député socialiste, membre de Valmy, Jean Claude Ramos.

Affirmant que le traité de Maastrischt est un compromis de gauche, JL Mélenchon s’est longtemps affirmé fédéraliste avant de se rendre compte que cela devenait contre-productif au regard de ses ambitions politiques. Lorsqu’il était persuadé que l’Europe supranationale avait le vent en poupe et était irréversible, il énonçait clairement quelle était sa vision politique, découlant du nihilisme national des trotskistes de l’OCI au biberon desquels il a été formaté. Il s’est très précisément affirmé pour « une nation européenne », « une république européenne », une souveraineté populaire à l’échelle de l’Europe ». S’il affirmait toujours ces idées-là aujourd’hui, il serait mort politiquement. Mais qui peut dire qu’il les a abandonnées ? Ses positions actuelles restent ambiguës et à mon sens ne permettent pas de considérer qu’il a changé et que nous pouvons lui faire confiance.

A une autre époque le Pcf a fait confiance à Mitterrand et l’a transformé en représentant de « l’union de la gauche » dont la politique a conduit à la situation catastrophique que nous subissons encore aujourd’hui.  Si les communistes faisaient aujourd’hui sur Mélenchon le même pari aventuriste, que celui qui a été fait avec Mitterrand en son temps, il est fort probable que cela conduirait à un nouveau désastre. Ne lui donnons pas cette stature !

La question principale aujourd’hui est la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. C’est la nécessité de rétablir la souveraineté du peuple nation et de l’indépendance nationale. La lutte de classe a pris un caractère national, comme à d’autres époques. S’ils veulent reconstruire un parti communiste de façon conséquente, les camarades devront prendre en compte le fait que la question nationale et la question sociale sont intimement liées. Claude Beaulieu

 

Tag(s) : #Politique française

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