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Boulevard Voltaire

Plantage monumental. Colossale méprise des élites et des “experts”.

Partout, c’était un concert de propos lénifiants. Alain Minc l’avait dit aux Échos : « On ne peut pas exclure » une victoire de Donald Trump, même si ses chances de remporter le scrutin sont faibles. Et comme il lisait dans sa boule de cristal, il concluait déjà : « 40 % des Américains auront voté pour cet homme, c’est-à-dire une Amérique incroyablement populiste, incroyablement isolationniste, extraordinairement dangereuse pour le monde extérieur. »

Intéressé, tout de même, Sarkozy disait au printemps dernier : « Ce monsieur Trump, qui est consternant, il réussit parce qu’il ne se refuse aucune outrance. » Un sujet d’inspiration, en somme. Toutefois, en septembre, il souhaitait la victoire de Clinton.

Idem dans l’entourage des Républicains :

Juppé « Quand j’entends monsieur Trump, quand je vois son ignorance de l’état du monde, quand je vois le jugement qu’il porte sur l’Europe et la France, j’appelle mes amis américains à bien réfléchir à ce qu’ils vont faire. »

Bruno Lemaire : « Donald Trump est un homme dangereux, qui divise. Je préfère voir Hillary Clinton gagner. »

Quant à Mélenchon, qui se pose en pompier de la gauche, il y est allé avec sa délicatesse habituelle : début 2016, il tweetait : « Trump est un con, ça, c’est prouvé. » Dernièrement, il l’accusait d’être « un dingo fascisant ».

Bref, tous étaient d’accord : au pire, on allait se faire un petit coup de chaleur comme avec nos voisins anglais, et puis tout rentrerait dans l’ordre : les bouseux à la ferme, les sans-dents sous la tente, les chômeurs à la niche… Hillary sablerait le champagne à Wall Street avec ses amis contributeurs et tout repartirait comme avant. Déjà, à Hollywood, on commençait à peaufiner les scénarios sur cette « campagne haineuse ».

 

 

Tag(s) : #Politique française

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