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La révolution de Macron, un programme bien plus complet que celui de Fillon...C'est ce que pense Challenge's

"canempechepasnicolas" : 

Des lecteurs peuvent s'étonner que leur blog publie divers articles de Challenge's. En fait ce média, que ne lit pas la grande foule, aborde de son point de vue, l'actualité sans camouflage. Challenge's soutient, c'est évident, la candidature Macron, l'ex-gérant de la Banque Rothschild. Et dénonce celle de François Fillon qui fait de l'ombre à son poulain.

D'où l'article publié également ce jour par notre blog contre le dirigeant des "Républicains" en prenant "de gauche" ce dernier. Cette prise de position ne nous étonne pas : aux lois et ordonnances annoncées par Fillon, Macron oppose - avec les mêmes buts - la "liberté" donnée aux Français de choisir eux-même de se faire hara-kiri sur les sacrifices sur le temps de travail, la retraite, la Sécurité sociale...

Il est important que nos lecteurs en soient informés.

Challenge's

Avec "Révolution", Emmanuel Macron dévoile son programme pour la France : plus d'autonomie, moins de charges, et une responsabilisation des individus.

Après « Faire », « Ne vous résignez pas », « Tout pour la France » ou « La France pour la vie », le candidat Macron se prête au jeu du livre programmatique pour annoncer en dix lettres son plan pour la France : une « Révolution ». Comme pour les autres candidats, on y découvre d’abord une enfance paisible dans une ville de province tranquille. Comme dans les autres livres, on y lit un discours combatif, optimiste, se voulant ambitieux. Comme dans l’ensemble des discours politiques, paroles et promesses ne coïncident pas toujours… parfois pour le meilleur.

« Je ne crois pas que le programme de François Fillon soit ­libéral sur le plan économique, il est au contraire profondément conservateur », expliquait Emmanuel Macron récemment. Et pourtant, sa « révolution » y ressemble bien à s’y méprendre. Alléger le coût du travail, favoriser l’apprentissage au lieu de vouloir un SMIC jeunes, réduire les cotisations salariales et cotisations payées par les indépendants pour augmenter le salaire net, favoriser les accords de branches et entreprises pour déroger à la loi, introduire un plafond et plancher pour les dommages et intérêts aux prud’hommes… le programme est tout aussi ambitieux. Et bien plus complet.  

Un programme libéral embrassant aussi le plan sociétal

Car sans se limiter à des propositions d’ordre économique se dessine, pour une fois, un programme libéral embrassant également le plan sociétal et s’adaptant aux enjeux de la modernité. Les premières propositions sociétales s’éloignent de la tentation, trop souvent répandue, de vouloir protéger l’individu contre lui-même. Sévère à l’égard de la sanction pénale trop souvent inefficace, Emmanuel Macron préconise le régime des contraventions pour certaines infractions (au code de la route, vol, détention cannabis). Soucieux des dérives liées à l’état d’urgence, il rappelle que la diminution des libertés de tous n’a jamais accru la sécurité, tout comme « les crimes ne sont pas devenus plus nombreux après l’abolition de la peine de mort »

Mais la « révolution » Macron est surtout conceptuelle. « Le système est organisé pour protéger l’ordre existant » et « les protections corporatistes doivent laisser la place aux sécurités individuelles ». En faveur d’« une société du choix libérée des blocages de tous ordres, d’une organisation obsolète, et dans laquelle chacun pourrait décider de sa vie », Emmanuel Macron engage une vraie lutte contre la rente, en faveur de la mobilité sociale et de l’ « égalité réelle ». En construisant des propositions sous le prisme de l’individu, il renoue avec la tradition libérale de gauche, attachée à la fin des privilèges et au combat pour l’autonomie.

Comme les Britanniques ont réalisé la « Big Society », Emmanuel Macron propose dans sa « Révolution », une « république contractuelle ». En voulant « donner plus d’autonomie à ceux qui sont chargés d’agir », il s’inscrit dans la logique libérale de délégation du pouvoir et de confiance en l’individu. En définissant le rôle de l’Etat comme celui de « faire fructifier les énergies », il reprend la logique libérale  des « capabilities » d’Amartya Sen : « le rôle de l’Etat est bien de garantir (…) à chacun les moyens de sa vie ».

Libéral tout court

Last but not least, peut-être pourra-t-on bientôt parler d’une forme de « leapfrogging » des idées libérales. Faute d’avoir échoué à réaliser les réformes libérales classiques des années 80, le candidat Macron pense le coup d’après. « Le bon débat n’est pas tant entre ceux qui voudraient passer la retraite à 65 ans ou la laisser à 62 ans » et « l’enjeu n’est pas de chercher à protéger la frontière entre le salarié et le travailleur indépendant ». La « révolution » Macron conçoit la protection sociale autour et pour l’individu via un régime universel de retraite et un droit universel à la mobilité professionnelle – en d’autres termes, l’ouverture des droits à l’assurance chômage aux démissionnaires et aux indépendant.  

Si le mot « libéral » explose le « temps d’antenne » depuis le début de la campagne, c’est généralement accolé à l’adjectif « social » ou « pragmatique » pour lui accorder une connotation positive ; ou bien précédé d’ « ultra » ou suivi de « conservateur » pour mieux en marquer le rejet. Comme si le mot ne pouvait se suffire à lui-même. Comme s’il ne constituait pas un programme en tant quel tel. Ce livre prouve l’inverse. Une « Révolution » serait-elle « En Marche » ?

Tag(s) : #Politique française

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