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Le PCF dans un cul de sac   par Jean Ortiz

par Jean Ortiz

Oui, on aurait pu construire avec Mélenchon et bien d’autres, d’autres

un pôle ouvert de la gauche de gauche, un pôle afin de créer un rapport de forces capable de peser sur toute la gauche

Oui, cela aurait dû être engagé depuis longtemps dans le prolongement de ce Front de gauche que l’on a cantonné à un cartel d’appareils parisiens, et à une vie essentiellement électorale.

Oui, les communistes avaient la majorité des clefs en main

Oui, ils ont eu peur de leur ombre, de la dynamique populaire FG

Oui, pratiquer le TSM (Tous Sauf Mélenchon) ne conduit qu’à l’affaiblissement mutuel

Oui, on a voulu, sans mandat, nous engager dans le jeu des primaires à l’Américaine

Oui, on a pris langue avec Montebourg, dans une certaine opacité, le même Montebourg devenu infréquentable suite à ces récentes déclarations

Oui, l’appel de Pierre a été tardif, et a pu apparaître comme « par défaut » sans enthousiasme, comme un « ralliement », la pire des choses...

Oui, Mélenchon doit élargir son dispositif pour permettre un rassemblement plus large, partagé, pluriel

Oui, Mélenchon a plusieurs longueurs d’avance, parce que nous sommes restés spectateurs.

Oui, Mélenchon est « charismatique », et alors ?

Que ceux qui sont jaloux achètent du charisme au supermarché. Le contenu du programme de la France Insoumise est globalement très progressiste, même s’il ne doit pas être verrouillé

Oui, une majorité de camarades a proposé malgré tout une candidature communiste pour affirmer des convictions et la nécessité d’un Parti communiste visible, utile, préservant son identité, sans tentation politicienne, et pour sortir de la « socialo-dépendance »

Cette démarche est respectable.

Mais ne sera-t-elle pas bradée demain par des négociations avec le vainqueur des primaires PS pour obtenir quelques cacahuètes aux législatives ?

Que de temps, de forces et de camarades, d’amis, « perdus » ! Eloignés !

Que de gâchis, de trains ratés...

Alors que nous avons plus besoin que jamais d’un grand PCF, unitaire et de classe, combatif, inventif, internationaliste

Que de coups portés à ceux, communistes, encartés ou sans carte, pour qui militer relève du don de soi, de l’altruisme, de la solidarité, et non du carriérisme !

Qui nous a conduits dans ce cul de sac ?

Jean ORTIZ,

universitaire communiste.

URL de cet article 31113 
Tag(s) : #Politique française

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