Oui, je sais que Russia Today et Sputnik sont de parti pris pro-russe. De même que Reuters et l’AFP défendent naturellement les points de vue américain et français. Et alors ? Ne suis-je pas assez grand pour faire moi-même la part des choses, démêler le bon grain de l’ivraie ?

Et si je ne lis plus les torchons que sont Le Monde, Libération, le Point ou autre Obs, c’est parce qu’ils n’ont plus de journalistes, mais des chroniqueurs serviles qui relaient les dépêches d’agence en les assaisonnant à la sauce de leur petite clique de riches patrons.

Où puisé-je les sources d’information qui inspirent mes chroniques ? Sur des supports divers et alternatifs[1, sur les réseaux sociaux. Des sources de tous horizons, française, américaine, allemande… Et russe. À quel insigne degré de confusion sont donc tombés nos députés européens en prétendant m’interdire certaines de ces sources d’information ?

Suis-je conscient de leurs imperfections, des risques de manipulations qu’elles représentent ? Bien évidemment. Je n’ignore pas quels intérêts privés ou publics défendent des supports comme Facebook, Twitter, l’agence Chine nouvelle… ou Russia Today et Sputnik. Et alors ? Je préfère mille fois me fier à une information incertaine mais plurielle, qu’au prêche outrancier de notre insupportable clergé médiatique, appuyé par une brochette de députés européens en plein désarroi.

L’avantage de l’info diffusée sur le web, c’est que les “fakes” et autres impostures y sont la plupart du temps instantanément dénoncés et contrebalancés. L’erreur n’y est que momentanée, ce qui constitue un indéniable progrès par rapport à la pensée unique que prétendent  verrouiller les médias dits “mainstream”.

Alors oui, je vais continuer à suivre Russia Today et Sputnik (que je trouve particulièrement intéressants), de même que j’écoute attentivement les discours de Poutine, tout comme ceux d’Obama, de Theresa May ou d’Angela Merkel (non, pour Hollande, j’ai abandonné, il y a des limites à la bêtise).