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Rififi chez les députés PS autour de la candidature de Hollande

Le Point

EXCLUSIF. La traditionnelle réunion du groupe PS à l'Assemblée, ce mercredi, a tourné au pugilat autour de la candidature de François Hollande à sa réélection.

C'est habituellement dans une ambiance détendue que se tient la traditionnelle réunion de groupe du mercredi. Mais, hier, la vingtaine de députés socialistes venus assister à la petite causerie informelle de Bruno Le Roux, chef de file des élus PS à l'Assemblée, n'étaient pas d'humeur à badiner.

David Habib, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques, est le premier à mettre les pieds dans le plat. Et d'évoquer la sortie, la veille dans les médias, du vice-président du Sénat Didier Guillaume annonçant une entrée en campagne plus rapide que prévu de François Hollande, sans doute dès le 10 décembre. « Cette décision doit être collective, elle réclame un temps d'échanges avant », s'affole Habib.

Même rejet de François Hollande que de Nicolas Sarkozy

Réputé proche de Manuel Valls, François Loncle s'engouffre alors dans la brèche : le député de l'Eure refuse, à titre personnel, d'aller défendre la cause de François Hollande auprès de ses administrés, très remontés depuis la parution du livre des journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme Un président ne devrait pas dire ça…Il regrette de ne pas avoir eu de nouvelles de l'Élysée depuis la réunion de remobilisation organisée il y a deux semaines par Stéphane Le Foll, en présence de François Hollande. « Si la décision du président de la République tombe le 10 décembre sans dialogue préalable, c'est un vrai problème. Il y a le même rejet envers lui qu'envers Nicolas Sarkozy », prévient-il.

Les élus ont aussi leur mot à dire

L'élu du Pas-de-Calais Guy Delcourt, qui raconte s'être pris une bronca de ses troupes lorsqu'il leur a annoncé qu'il soutiendrait une candidature Hollande, réclame du temps pour les reconquérir. Plus offensif, le député mosellan Michel Liebgott plaide pour une consultation des élus PS avant toute décision du chef de l'État : « les primaires changent la temporalité de l'élection. Une partie du peuple tranche, mais les élus ont aussi leur mot à dire. » Et de déplorer le climat délétère qui règne au sein de son parti : « Certains d'entre nous sont en campagne pour déglinguer Hollande. Je voudrais pouvoir le lui dire en direct. »

 

 

Tag(s) : #Politique française

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