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Les syndicats CGT et UNSA invitent les salariés à débrayer une heure, en contestation de la baisse envisagée de la prime de froid. Photo archives Pascal Bonniere

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Deux syndicats, la CGT et UNSA, appellent depuis mercredi les salariés d’un service d’Herta à débrayer une heure par jour afin de s’opposer à la baisse de leur prime de froid. Ils devraient être reçus lundi matin par la direction.

Pourquoi cette grève ?

D’après la CGT et l’UNSA, la direction d’Herta envisage « une baisse dégressive, sur six mois, de la prime de froid  » des salariés des ateliers « Optiflux ». C’est-à-dire du nouveau système mis en place par l’usine ces derniers mois pour empaquetter directement les produits (knacki, lardons et jambon) en bout de ligne. Cela concernerait une cinquantaine de salariés sur le millier embauché dans l’entreprise.

Pour eux, la prime passerait «  de 8 à 4 %  » de leurs salaires. «  Ce qui représente une baisse de 60 euros par mois pour le plus petit salaire  » des ateliers, alerte Sylvain Proyart, délégué central de la CGT Herta.

Son syndicat et l’UNSA ont appelé les salariés du matin à quitter leur poste une heure plus tôt et ceux de l’après-midi à arriver une heure plus tard, afin de signifier leur opposition. «  Cette grève sera reconductible jusqu’à l’ouverture d’une négociation salariale  », préviennent les deux organisations, qui devraient être reçues lundi matinpar la direction.

Force Ouvrière, le syndicat majoritaire, ne s’est pas joint à cet appel.

Que dit la direction ?

La direction d’Herta Saint-Pol n’a pas souhaité s’exprimer sur ce mouvement de grève. Elle n’a pas, non plus, souhaité communiquer son suivi et son impact au sein de l’entreprise.

Comment se porte l’entreprise ?

Peut-on expliquer cette baisse, dénoncée par les syndicats, par des difficultés au sein de l’usine ? Non, si l’on en croit le discours du directeur Régis Dabert début octobre, lors de la remise de médailles du travail aux salariés. « L’entreprise va bien  », avait-il alors assuré.

Son usine reste de loin le plus gros employeur du Ternois, avec ses plus de mille salariés et 250 à 300 intérimaires en moyenne, et devrait avoir sorti quelque 68 000 tonnes de produits d’ici fin décembre. On parle même d’une nouvelle vague d’embauches.

Herta a investi des dizaines de millions d’euros ces dernières années, en particulier pour ces ateliers Optiflux.

Tag(s) : #Lutte de classes