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La direction d’Airbus a tranché. Quelque 1.164 postes seront supprimés en Europe dans le cadre de la restructuration du groupe, a confirmé l’avionneur au cours d’un comité européen qui s’est tenu ce mardi 29 novembre à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse. Un plan social qui fait d’ores et déjà craindre des licenciements secs, bien qu’officiellement les négociations ne débutent qu'en janvier 2017.

Premier impacté en France : le site de Suresnes, en région parisienne. L'activité y prendra officiellement fin mi-2018, laissant plus de 300 employés sur le carreau et 150 autres en "mobilité". Sur place, la décision suscite la stupeur. "Les salariés sont estomaqués" parce qu'"on ne peut pas dire que le groupe a des problèmes, il est en plutôt bonne santé financière", a en effet déploré auprès de l’AFP, sous le couvert de l'anonymat, un représentant du personnel.

Airbus : casse sociale et bénéfices records

Car en 2015, Airbus a réalisé des bénéfices records, son chiffre d'affaires ayant progressé de 6% à 64 milliards d'euros, soit un bénéfice net de 2,7 milliards d'euros (en hausse de 15%), qui a notamment permis à la direction d'augmenter de 8% la rémunération des dividendes versées aux actionnaires.

 

Mais le groupe, qui emploie 140.000 personnes dans le monde et 54.000 en France, compte poursuivre, malgré ces bons résultats, sa réorganisation. Interrogé il y a quelques jours sur la possibilité d'avoir recours à des licenciements secs, le patron d'Airbus, Fabrice Brégier, a cependant assuré que la "tradition de dialogue social" au sein de la compagnie "toujours permis" et devrait "normalement"continuer de permettre "de trouver des solutions".

Les mutations géographiques à Toulouse, bientôt proposées aux 150 effectifs de Suresnes, n'apparaissent toutefois pas comme une "solution" pour tous. "Encore faut-il être en capacité de déménager" avec sa famille, explique de fait le représentant du personnel précédemment cité.

La réorganisation d'Airbus, baptisée "Gémini", vise à supprimer les doublons à la suite de la fusion, à Toulouse, des sièges de la branche d'aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l'activité) avec le groupe (Airbus Group SAS). 

 

 

Tag(s) : #Capitalisme